Le livre de Philippe Levillain sur Mgr Lefebvre est scandaleusement militant

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Hasard ? Le livre de Philippe Levillain, Rome n’est plus dans Rome, Mgr Lefebvre et son église, paraît pendant la période de bilan de l’application du Motu Proprio Summorum Pontificum. En évoquant récemment ce livre, j’ai voulu garder une certaine réserve critique, malgré un titre qui laissait transparaître son orientation foncière.

Ce livre vient de m’être transmis. Je ne l’ai pas lu intégralement, mais j’ai pris quand même le temps de lire sa conclusion, qui résume la vision de l’auteur. Mon jugement ? Visiblement, nous sommes confrontés sous couvert de démarche historique à une œuvre militante. En voici trois extraits, pour l’instant. C’est tout ce que je peux faire pour le moment. Je laisse mes lecteurs, en gardant en mémoire qu’un livre de ce type doit être lu intégralement. J’y reviendrai donc :

«Le schisme qu’il (Mgr Lefebvre, ndlr) rechercha après l’avoir craint, valut comme un écho orgueilleux de la condamnation – du départ en tous cas – du père Le Floch en 1927, et de l’échec de son OPA sur la Congrégation du Saint-Esprit. »

« Dans le combat séculaire, voire davantage, entre modernité et modernisme, Lefebvre a contribué à brouiller le débat. Il a rendu clairs, parce que évidents, ses objectifs passéistes, dits traditionnalistes. Il fit naviguer sous le pavillon de la messe de saint Pie V ses revendications simplifiées par référence à un pontife romain qui fut aussi le fondateur du Saint-Office, ancêtre de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, patronnant l’Index ».

« Rome s’est peu à peu arrangée avec le traditionnalisme et la liturgie, en concédant la célébration de la messe dite de saint Pie V pour autant que l’épiscopat y consente ». L’historien Philippe Levillain ne sait pas que l’année 2007 existe, ou il fait comme. Il ne semble pas savoir lire les textes, ou il fait comme. En 2007, soulignons-le pour l’historien Philippe Levillain, un Motu Proprio fut décrété par le Pape, accompagné d’une lettre aux évêques. Ce Motu Proprio remettait la décision de célébrer la messe selon le rite de saint Pie V, appelée forme extraordinaire, entre les mains des curés. Curés, pas évêques. Et dans sa Lettre aux évêques, le Pape Benoît XVI écrivait : « Quant à l’usage du Missel de 1962, comme Forme extraordinaire de la Liturgie de la Messe, je voudrais attirer l’attention sur le fait que ce Missel n’a jamais été juridiquement abrogé, et que par conséquent, en principe, il est toujours resté autorisé. »

3 comments

  1. Ce professeur est membre de l’Académie Pontificale…! Faut pas s’étonner si les fidèles de “Lefebvre”,(comme c’est si courtoisement écrit, désignant un Archevêque)ruent dans les brancards…?Car ils se sentent solidaires sous ces insultes.Misère de misère…

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