Le dernier livre de Madiran vient de paraître : à lire de toute urgence

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Le dernier livre de Jean Madiran vient de sortir aux éditions Via Romana. Son titre ? Chroniques sous Benoît XVI. Il s’agit d’un recueil
d’articles, qui vont du 5 avril 2005 (article sur la mort de Jean-Paul II) au 1
er janvier 2010. En tout
430 pages. À lire de toute urgence et sans plus attendre.

Jean Madiran est non seulement notre grand témoin, celui de l’espérance française et de l’espérance tout court, face notamment à la débâcle liturgique. C’est aussi
un très fin analyste qui met très souvent le doigt, sinon toujours, sur les points essentiels et importants, touchant une question. Le Père Bruckberger a dit de lui naguère qu’il continuait
Charles Péguy. Il ne faudrait pas que comme les lecteurs étonnés des Cahiers de la Quinzaine nous n’entendions pas la forte parole de Madiran. Après 1914, il était trop tard pour
entendre, lire et apprendre de Péguy. Le souvenir seul et le culte des morts, l’entretien d’une mémoire, pouvaient encore donner lieu à quelque chose. Pas la voix vivante de Péguy qui a
terriblement manqué à la France d’après le choc de la Première Guerre mondiale.

Dans ses Chroniques sous Benoît XVI, Jean Madiran n’évoque pas seulement les questions sur lesquelles ce blog se penche chaque jour. Chacun prendra ce
qu’il veut ou refusera ce qu’il ne veut pas sur ces questions politiques, sociales et culturelles, quoique d’une certaine manière beaucoup de choses se tiennent. Mais Jean Madiran parle beaucoup
de l’Église notre mère, de la crise qui la touche, du catéchisme, de la liturgie et du Motu Proprio.

L’éditeur (Via Romana) qui a fait un
travail remarquable – je salue notamment l’index très pratique et… très riche – nous explique que ces chroniques sont celles « d’un laïc catholique ». Elles le sont certes, mais elles
sont davantage, bien plus même. Je suis un « laïc catholique ». Madiran est davantage. Il est comme disait naguère, je crois, François Brigneau, « un père de l’Église laïc »
ou un « cardinal laïc ». Ne nous en privons-pas. Sus aux libraires !