Pèlerinage en l’honneur de Saint-Louis

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sortie_messe_saint_eugeneL’association Oriflamme,  en collaboration avec les paroisses Saint-Eugène Paris IXe),  Saint-Louis en l’Île (Paris IVe) et Sao,te-Élisabeth de Hongrie (Paris IIIe), a organisé samedi dernier 17 mai une grande procession vers Notre-Dame de Paris à l’occasion du 800è anniversaire de la naissance de Saint-Louis.

La procession a été précédée d’une messe dans la forme extraordinaire célébrée en l’église Saint-Eugène en présence de Mgr le Duc d’Anjou.

 

L’abbé Patrick Faure, curé de la paroisse, a donné l’homélie :

Saint Louis est le pendant laïc et royal de Saint François d’Assise. Le poverello avait fini sa vie stigmatisé par les plaies du Christ. Louis IX, le roi très chrétien, est mort pendant sa deuxième croisade, près de Tunis, les bras en croix sur un lit de cendres, à l’heure-même où le Fils de Dieu expirait à Jérusalem.
Voilà « le plus beau des chevaliers », comme l’appelait Joinville. Voilà ce guerrier qui menait sans état d’âme les guerres qu’il croyait justes, mais ce guerrier qui demandait aux princes chrétiens de ne jamais être agresseurs. Voilà ce beau roi, grand et mince aux yeux de colombe qui, souffrant dans son corps et dans son cœur a montré à son peuple ce que c’est qu’être juste et a bâti la paix. Grâce à lui le royaume de France a joui d’une longue période de paix.
« Ce fut l’homme du monde – nous dit Joinville – qui se travailla le plus pour mettre la paix entre ses sujets » mais aussi entre les étrangers, entre Bourguignons et Lorrains, entre le roi d’Angleterre et ses barons, entre la France et l’Angleterre, entre la France et l’Aragon. La paix dura au-delà de sa mort, aussi longtemps du moins que son fils l’imita. Il fut l’arbitre de la chrétienté, son chef moral.

Sa canonisation le donne aujourd’hui en exemple à l’Eglise universelle. Autant dire que sa sainteté n’est pas prisonnière de son époque. Bien entendu saint Louis dépend de son époque. Il est un produit du XIIIe siècle. Il en est aussi un acteur, modéré, qui cherche à limiter la répression et la violence, et qui vise la conversion plutôt que l’élimination de tout ce qui n’est pas chrétien de pure orthodoxie. Mais ses mérites ne s’arrêtent pas là. Ce roi qui condamne fermement les hommes d’église affamés de victoire et de puissance vénère, en revanche, ceux qui sont vertueux dans leur domaine spirituel : « cher fils, je t’enseigne que tu sois toujours dévoué à l’Eglise de Rome et à Notre Saint-Père le Pape, que tu lui portes respect et honneur comme à ton père spirituel. »

Saint Louis obéissait à l’autorité morale et spirituelle de l’Eglise. Cette obéissance canonisée veut dire que si saint Louis vivait de nos jours il obéirait pareillement à cette même autorité, en intégrant les évolutions acquises depuis le XIIIe siècle. Il ferait sienne la pensée de Pascal pour qui le respect qu’on doit aux Anciens n’oblige pas à répéter leurs propos à l’identique puisque, face aux faits nouveaux, les Anciens eux-mêmes auraient changé leur discours. On peut donc être sûr que l’ami très dévot des franciscains et des dominicains qui a construit pour les cisterciens l’abbaye de Royaumont réjouirait sa jeunesse encore aujourd’hui en écoutant à nouveaux frais, avec toute l’Eglise, la sagesse de saint Bernard, la sérénité de saint François et l’affection de saint Dominique.

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