Petite question dominicale…

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Bien qu’il appartienne à
l’équipe de Golias, dont je suis à des années lumières de partager les convictions, il faut toujours lire avec un œil attentif les chroniques romaines de Romano Libero, toujours bien
informé. Les lire avec attention, c’est-à-dire en pensant qu’une partie de l’information peut être juste mais aussi que l’ensemble est une arme par destination en vue de faire avancer les pions
de la cause portée par Golias.

Récemment, Romano Libero est revenu sur l’étrange erreur du Père Lombardi annonçant que les discussions entre la commission romaine et la commission FSSPX avaient
adopté un rythme bi-mensuel, précisant même qu’il s’agissait d’une cadence rapide pour le Saint-Siège. Depuis le Père Lombardi a corrigé ses propos, précisant que par bi-mensuel, il fallait
entendre bi-trimestriel. Romano Libero complète cette information en écrivant :

« En tout cas, selon le quotidien italien La Repubblica, une “polémique“ serait survenue dès les premières discussions entre Rome et les
traditionalistes. Polémique confirmée par nos informations, selon lesquelles les experts envoyés par la Fraternité Saint-Pie X auraient particulièrement relevé les “dangers“ liés à la liberté
religieuse voulue par le Concile Vatican II et “l’erreur“ que représente le choix de comparer la religion catholique aux autres religions. Ce qui ne prélude pas d’un consensus facile à
trouver. »

Dans ce texte, c’est évidemment la fin qui n’est plus de l’ordre de l’information mais du commentaire en vue de faire avancer la cause de Golias. Car, au
fond, il n’y a rien d’étonnant à savoir que les experts de la Commission FSSPX aient soulevé les problèmes liés à la liberté religieuse, qu’ils critiquent depuis des années. Que le consensus ne
soit pas facile à trouver, on s’en doute aussi.

Mais il reste possible effectivement que la « bourde » du Père Lombardi soit davantage qu’une erreur. Il est possible que la cadence prévue fut d’abord
bi-mensuelle avant de devenir bi-trimestrielle, devant les difficultés rencontrées, non au plan humain, entre les hommes des deux commissions, mais au plan de l’échange doctrinal. Il est possible
aussi  que le Père Lombardi sabote à sa manière ce processus de discussion. Ce ne serait pas la première fois qu’il « dérape ». Que l’on se souvienne de ses propos dans La
Croix
contre le cardinal Castrillon Hoyos. Étrangement, c’est une question que Golias ne se pose pas.

Il faut d’ailleurs compléter les affirmations  de Romano Liberio par ceux d’Ennemond, porte-parole quasi-officiel de la Fraternité Saint-Pie X, sur le
Forum catholique. Or dans un post du 5 novembre dernier, il précisait incidemment  que les experts de deux
commissions avaient pris un « amical repas » au Palais du Saint-Office ce 26 octobre 2009 à l’issue des premières discussions.

Affaire à suivre en tous les cas.