Toujours l’affaire Escher : pour qui marche SPO ?

Download PDF

 

 

La publication de plusieurs post sur l’affaire Escher, du nom de ce religieux de l’Abbaye Saint-Maurice, en Suisse, qui a rejoint la Fraternité Saint-Pie X,
m’a valu plusieurs réactions de lecteurs.

À mon grand étonnement, ces réactions furent principalement négatives. Plusieurs lecteurs se sont désabonnés des « alertes » concernant ce blog, estimant
que mon premier article sur le sujet était « scandaleux ».

Pourquoi « scandaleux » ? Avant de répondre, il faut signaler cet apparent paradoxe : ces lecteurs se sentent proches de la Fraternité
Saint-Pie X. Ils auraient donc dû se réjouir de cette information, dont DICI, à ma connaissance, n’a toujours rien dit, même si un texte est en préparation.

Seulement, dans ce premier article, j’indiquais que si le chanoine Escher avait rejoint la Fraternité Saint-Pie X, il arrivait que des prêtres de la Fraternité
Saint-Pie X quittent celle-ci pour rejoindre les diocèses. Et, étrangement, il s’avérait que beaucoup se mettaient alors à célébrer la messe de Paul VI. C’était 
anecdotique  au regard de l’information livrée, mais cela a entraîné des réactions étonnantes.

Autre son de cloche sur le sujet : mon analyse a été contestée parce que je pointais du doigt les errances liturgiques, sans mettre en avant les causes
doctrinales du départ du chanoine Escher. Ce type d’analyse, me dit un correspondant, est la preuve que vous marchez pour Ecclesia Dei ! Sous-entendu : vous êtes contre la Fraternité
Saint-Pie X et vous ignorez donc les vrais problèmes.

Je ferai donc remarquer que j’ai été prudent dans l’affaire Escher. J’ai posé des questions, ne sachant pas exactement les motifs du départ du chanoine Escher.
Suite à ces questions, celui-ci m’a envoyé quelques indications où il apparaît que les raisons sont liturgiques (impossibilité de mettre en application le Motu Proprio) et doctrinales. Impossible
de dire plus !

J’ai donc proposé au chanoine Escher de réaliser un entretien écrit avec lui, pour lui donner la possibilité de s’expliquer davantage, notamment sur ces raisons
doctrinales. Car, après tout, ces précisions n’allaient pas très loin et je n’ai pas reçu la lettre de 5 pages envoyée à Mgr Roduit.

Il semble que le chanoine Escher a eu comme consigne de ne pas répondre sur le sujet. Il est actuellement au « vert » dans un prieuré de la Fraternité
Saint-Pie X, qui entend gérer au mieux la communication sur le sujet.

Il est facile après de dire que je marche pour « Ecclesia Dei ». Sur ce sujet, disons plus simplement que j’observe l’application du Motu proprio et que
la célébration de la messe traditionnelle me semble entrer dans un processus plus vaste qui doit poser les questions d’ordre doctrinal. Quand j’ai parlé du livre de Mgr Gherardini et de la
nécessité de débattre des problèmes soulevés par le Concile, il me semble que je ne me contentais pas de poser la question liturgique. Pour aller plus loin sur les raisons doctrinales de
l’affaire Escher, il faudrait encore qu’un mur du silence n’empêche pas de présenter ces raisons doctrinales. Il serait intéressant, par exemple, de savoir si la Fraternité Saint-Pie X estime que
le chanoine Escher ne réponde pas à mes questions, comme certains interlocuteurs me le laissent entendre. Je le répète : j’ai adressé une demande d’entretiens au chanoine Escher. Je n’ai pas de
réponse – même pas non ! Pour quelles raisons ? 

Enfin, je signale que je n’ai rien contre la Fraternité Saint-Pie X. Je pense même qu’elle a un rôle historique à jouer. La présence de SPO dans la revue de presse
interne de la Fraternité montre malgré tout que ma place n’est pas celle qu’imaginent plusieurs lecteurs…