L’évêque des Chaldéens du Michigan, rend l’administration Bush responsable de la mort de l’archevêque de Mossoul

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Dans une déclaration du 13 mars [1] – jour où fut retrouvé le corps sans vie de Mgr Paulos Faraj Rahho, archevêque de Mossoul en Irak –, Mgr
Ibrahim N. Ibrahim (notre photo), évêque de l’éparchie des catholiques chaldéens de Southfield (près de Detroit, Mich

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igan), estime que la politique de l’administration Bush en Irak porte une grande part
de responsabilité dans la mort du prélat chaldéen : « Nous savons bien qu’avant l’invas
ion de l’Irak par les Américains [le terrorisme] ça
n’existait pas. Les chrétiens et les musulmans vivaient ensemble comme frères et sœurs, mais depuis l’invasion tout a changé. Quelqu’un doit assumer cette responsabilité. Dès lors que les
Américains occupent l’Irak, ils sont responsables de la sécurité de tous les Irakiens, et en premier lieu des minorités – je ne parle pas que des seuls chrétiens – mais ils ne font rien pour eux.
Personne ne nous défend. On tue des chrétiens au seul motif qu’ils sont des chrétiens »
. L’évêque Ibrahim, originaire de Mossoul comme les 70 000 catholiques chaldéens dont
il a la charge dans son éparchie, connaissait bien l’archevêque Rahho : « Il était très près de son troupeau, très près, particulièrement des marginalisés, des pauvres et des
handicapés. Il était très bon avec les musulmans »
. Depuis 2003, plus de 75 % des catholiques chaldéens ont quitté Mossoul pour l’exil. Il reste aujourd’hui à peine 3 % de chrétiens dans la
population irakienne, désormais terrorisés et en voie d’éradication totale dans ce malheureux pays. Le “coup de gueule” de l’évêque Ibrahim se comprend à ces constats.

[1] Plus de détails sur www.catholicnews.com/data/stories/cns/0801432.htm

2 comments

  1. Adamastor

    oui malheureuses paroles dues au chagrin, on peut l’espérer. Bien sûr que ce sont les américains qui sont responsables, et Bush qui l’a enlevé. Heureusement qu’il y a des terroristes pour faire sauter des pétards ou courir dans les rues. On est en guerre. C’est difficile.