Église en France

Un appel aux évêques
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L’universitaire Edouard Husson et quelques autres ont lancé cet appel aux évêques, que nous relayons volontiers.

Catholiques libres et responsables: nous voulons communier le jour de Pâques.
Notre pays traverse une terrible épreuve. Les vies de nos concitoyens sont bouleversées. Le confinement nous invite à retrouver l’essentiel. Catholiques, nous sommes confrontés depuis plusieurs semaines à l’interdiction de célébrer la messe en public. C’est une situation étonnante puisqu’il il est possible de sortir du confinement pour se livrer une activité physique, promener un animal domestique, pour aller faire des courses alimentaires ou effectuer toute démarche de “première nécessité”. En revanche il ne nous est pas possible de répondre au besoin spirituel élémentaire qu’est pour tout catholique l’assistance à la messe et la communion eucharistique. Besoin impérieux, particulièrement dans ces circonstances tragiques, comme l’atteste toute l’histoire des grands malheurs de notre pays. Cette situation ne saurait perdurer, sauf à violer la liberté de conscience et porter atteinte à la liberté religieuse en cette matière. Le Pape François l’a d’ailleurs fait clairement remarquer dans son homélie du 12 mars 2020, lorsqu’à propos de la situation créée par le COVID 19, il a déclaré: “Les mesures drastiques ne sont pas toujours bonnes si elles laissent le peuple de Dieu seul”.
C’est pourquoi nous adressons une demande pressante à nos évêques: que soit organisée pour tous les catholiques qui le voudrons, la possibilité de communier le jour de Pâques, fête de la Résurrection du Seigneur. Nous comprenons bien toutes les précautions qu’il faut prendre. Bien que ce soit une souffrance, nous ne demandons pas à participer à la messe ce jour-là, nous prierons en union avec les prêtres qui la célèbrent pour nous.
Mais nous voulons communier.
Nous demandons qu’il soit possible, en respectant strictement les règles de la distance sociale, comme demandé, de venir, au besoin sans entrer dans les églises, communier au corps du Christ ressuscité. Face à la peur qui paralyse le monde, nous voulons manifester la confiance qui libère. Nous voulons attester que c’est bien le Christ ressuscité qui est là vivant, présent au milieu de nous. Seule assurance ultime que nous puissions jamais avoir en ce monde.
Nous sommes prêts, dans un esprit de responsabilité, à aider nos paroisses pour que soient mis en place des dispositifs qui rassurent l’Etat sur la faculté des catholiques à respecter les règles sanitaires des temps de confinement.
Si vous voulez le signer, c’est ici.
Les visites de l’archevêque de Paris
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Lundi, Mgr Michel Aupetit s’est joint à la distribution alimentaire à Saint Jean-Baptiste de la Salle (15e). Il a remercié les équipes de bénévoles qui assurent ces distributions. Il a également remercié les équipes du Service catholique des funérailles très sollicitées.

Mardi, Mgr Michel Aupetit a visité la maison Marie-Thérèse (14e) qui accueille les prêtres aînés.

Mercredi, l’archevêque de Paris a prêté main forte à la paroisse Saint Ambroise (11e) pour la distribution alimentaire.

Toutes ces visites sont une excellente chose. Mais alors ? Serait-il possible que l’archevêque, et ses prêtres, visitent les personnes pour les confessions ? Et si l’archevêque distribue de la nourriture pour les personnes dans le besoin, ne peut-il pas aussi distribuer la sainte communion ?

Les avertissements prophétiques ne sont prophétiques que pour ceux qui croient aux prophètes !
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A l’occasion de la pandémie, le cardinal André Vingt-Trois a été interrogé dans le journal de l’archidiocèse de Paris :

Un simple virus terrasse toute l’humanité, y compris l’homme occidental qui se montrait omnipotent. Comment l’interpréter ?

Il y a eu la Chine, puis l’Italie. Et cette tendance à penser que cela n’arriverait pas en France. Aujourd’hui, tout le monde est concerné. Il n’y a plus de compétition ou de concurrence, mais un sort commun. Cette vulnérabilité est la première leçon de cette crise. La vulnérabilité des individus qui peuvent être contaminés sans même en avoir conscience, la vulnérabilité du système économique mondial, et, en ce qui concerne les pays occidentaux, la vulnérabilité d’un mode de vie. Nous sommes amenés à vivre ce moment à travers le confinement, c’est-à-dire à travers la suppression d’un nombre considérable d’éléments de notre vie qui nous semblaient aller de soi alors qu’ils étaient fondés sur une inégalité de répartition des richesses. Ce déséquilibre économique et social, qui était notre équilibre, est en train de s’effondrer.

Pour continuer à vivre, il faut s’arrêter. Une aberration pour un système fondé sur la croissance. N’est-ce pas le symptôme que ce système est invivable ?

Tout à fait. La Première guerre mondiale a été la fin du mythe du salut par le progrès scientifique tel qu’il s’était élaboré au XIXe. Le XXe siècle a élaboré son propre mythe du progrès, un progrès économique fondé sur la croissance appuyée sur la consommation. Ce système de développement permanent de la consommation s’inscrit dans la perspective que l’univers est illimité. Nous voyons bien, aujourd’hui, à travers cette crise sanitaire, la difficulté de notre société à prendre conscience que les ressources ne sont pas illimitées. Qu’il faut les économiser, ne pas les gaspiller, et, les partager. Cette crise impose un certain dénuement, de relations, de loisirs, d’activités. Ce dénuement nous force à reprendre en considération des aspects de l’existence auxquels plus personne ne pensait. Des choses qui tiennent à la vie, à la mort, à la santé, à la précarité de nos relations affectives, de nos relations sociales. René Descartes disait qu’il fallait s’enfermer dans sa chambre pour pouvoir penser. Pour prendre une référence chrétienne, nous sommes en train de vivre un Carême de réalité et non plus un Carême d’intention. Débarrassés d’un certain nombre de divertissements, les conditions nous sont plus favorables pour nous recentrer sur l’essentiel de notre vie.

Ne pouvons-nous pas voir dans cette crise mondiale un avertissement prophétique ?

Les avertissements prophétiques ne sont prophétiques que pour ceux qui croient aux prophètes ! Le prophète ne dit-il pas précisément : « Ils ont des yeux et ne voient pas, des oreilles et n’entendent pas ! » (Jérémie 5, 21) ? Le système dans lequel nous vivions était un système paradoxal. D’un côté, il exaltait la dimension universelle et internationale ; de l’autre, il ne tenait compte que de l’individu. C’était l’individu versus le monde entier. Or, on comprend aujourd’hui que l’individu n’est pas le summum de l’existence humaine. L’individu ne peut vivre que s’il est dans un système de relations et donc dans un système de solidarité avec le monde. Celle-ci ne consiste pas à déporter le travail à l’endroit où il est le moins cher. Mais bien à reprendre conscience de nos solidarités immédiates, de reprendre conscience qu’une nation n’est pas simplement une somme d’individus indépendants les uns des autres, mais bien une collectivité dans laquelle tous dépendent de tous. La question posée aux jeunes adultes d’aujourd’hui est : qu’allez-vous rechercher ? La situation la plus profitable pour vous ? Ou bien le désir de faire entrer, d’une façon ou d’une autre dans l’élaboration de votre projet, la question du service des autres ?

Comment vivre au mieux cet événement, sans le fuir mais l’accueillir pleinement ?

Comme tous les événements de notre vie. Ou bien nous vivons dans un univers clos sur lui-même. Ou bien nous vivons dans un univers qui se réfère à quelqu’un. S’il n’y a personne, si Dieu n’existe pas, nous n’avons alors pas d’autre horizon que le petit univers que nous connaissons. Chaque événement qui perturbe ou abime notre petite vision du monde devient alors toujours une catastrophe mortelle. Mais si nous considérons, dans la foi, que cet univers a été donné à l’homme pour qu’il en fasse un usage positif, alors il nous faut rechercher comment ce qui arrive peut être un chemin et un appel. Pour un certain nombre de personnes, la crise sanitaire actuelle est l’occasion d’un réveil. On redécouvre les relations de voisinage, de solidarité. On reprend conscience que, dans notre société, des personnes exercent une profession non simplement pour leur propre profit mais pour le service des autres. Je pense aux éboueurs, aux caissiers, au personnel soignant…

En tant que chrétiens, nous n’avons plus accès aux sacrements. Est-ce un désert spirituel à vivre ou une purification de notre manière de croire ?

La grâce de Dieu n’est pas limitée par les sacrements. La grâce de Dieu réside dans la profusion de son amour. Cette privation est peut-être l’occasion de reprendre conscience que les sacrements ne sont pas des rites sociaux que l’on fait par habitude mais vraiment une rencontre avec Dieu. Si elle n’a plus le support visible des signes liturgiques, sa réalité demeure.

Comment rendre ce moment fécond pour l’avenir ?

L’un des chemins est de prendre conscience qu’il existe une hiérarchie entre les valeurs. Une hiérarchie entre les activités auxquelles on consacre beaucoup de temps et d’argent. C’est peut-être une opportunité pour ne pas renouer avec le mode de vie précédent. Je pense à quelque chose. Beaucoup de familles vivaient avec des activités complètement dissociées. Une génération d’un côté ; une autre, de l’autre. Un époux d’un côté ; l’autre, de l’autre. Tout le monde était surbooké. Peut-être est-ce l’occasion de redécouvrir que la vie de famille est un moment fort, plus important que ce qu’on peut faire ailleurs ? Et pour ceux qui sont seuls ? Vous savez, nous ne sommes jamais seuls. Nous avons tous un monde intérieur. Un monde culturel de lectures, de musiques. Un monde où notre isolement peut devenir un espace de communication nouveau avec Dieu et avec les autres.

Rosaire pour la France
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L’équipe du Rosaire pour la France nous prie de diffuser ce message.

Samedi 4 avril 2020, 16h, aura lieu le Rosaire pour la France.

En raison des circonstances bien connues, nous ne pourrons nous réunir comme à l’accoutumée, aussi je vous propose de dire le Rosaire pour la France en union de prières, soit depuis votre maison, soit depuis une église proche et ouverte par la bonté du prêtre, si vous avez cette possibilité.

Vous pouvez bien sûr faire cette prière à une autre heure de ce samedi si 16h ne vous convient pas, l’essentiel étant d’honorer notre rendez-vous avec notre Sainte Mère du Ciel en ce premier samedi du mois.

Pour ceux qui auraient des difficultés à retrouver la façon de réciter notre Rosaire pour la France, j’en ai retranscris intégralement les paroles ici (je peux aussi vous les envoyer en PDF).

Nous pourrons consacrer ce Rosaire à toutes les âmes des personnes décédées, à leur entourage meurtri, au courageux personnel soignant qui se dévoue sans faille face à ce fléau incompréhensible.

Au-delà de ces blessures vives et concrètes, il en est une autre d’une profondeur invisible et immesurable.

Aujourd’hui nous n’avons plus de messes publiques, plus de sacrements, plus de funérailles chrétiennes.
La plus grande fête de la Chrétienté, Pâques, se déroulera semble-t-il dans un long silence.

Pourtant, que l’on se félicite des mesures prises par l’état ou qu’on les déplore, une seule chose demeure certaine : le plus sûr et le meilleur des recours demeure en Dieu seul.

Mais voilà la France retombée à un état de paganisme inédit. Faut-il remonter au baptême de Clovis, ou avant, pour retrouver pareil désert ?
Plus que tout autre mal, c’est peut-être celui-là qui doit inquiéter.

Il s’agit, nous dit-on, de préserver au mieux les corps.
Or pour un chrétien le bien des âmes n’est-il pas infiniment supérieur, dût-il aller parfois même contre celui du corps ?

Jadis durant les grandes épidémies, les églises étaient comble, les processions ferventes, on consacrait les villes touchées à la Sainte Vierge, au Sacré-Cœur de Jésus.
Et l’épidémie disparaissait.

Aujourd’hui on idolâtre la science et la technique, alors même qu’aucun consensus en ce domaine ne semble clairement établi vis-à-vis de la situation présente, que la cacophonie semble régner concernant la pertinence des mesures à prendre.

Enfin, puisqu’il nous faut rester à la maison, préparons-nous du moins le mieux possible.
Mettons à profit ce temps béni du Carême.
Je me permets à cet effet de vous joindre les conseils spirituels de nos bons prêtres :

https://francechretienne.forumactif.com/t1112-conseils-spirituels-en-temps-de-confinement

Et dès la plus petite ouverture, dès la première esquisse de levée des interdictions, remplissons les églises comme jamais, organisons des processions dans nos villes, clamons notre Foi au Christ, portons l’estocade au règne de Satan et de ses affidés sur cette terre !

Qu’ils voient bien que la France n’est pas à eux, qu’ils ont partie perdue et que Christ est vainqueur.

Par la grâce de la Très Sainte Vierge Marie, de l’Archange Saint Michel et de tous les saints de notre pays,

en union de prières et de combat pour la France,

A samedi !

Grande est la force d’une armée qui tient en main non l’épée mais le Rosaire.
Pape Pie IX

Bénédiction de la ville d’Albi
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Le 28 mars, le P. Paul de Cassagnac, curé de la cathédrale Sainte-Cécile d’Albi, a béni la ville avec le Saint-Sacrement, après une veillée de prière à à saint Roch, que l’on prie notamment contre les épidémies, et saint Salvi, protecteur de la ville.

N’attendons pas de Dieu qu’il fasse des miracles
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Ainsi va la foi de Mgr Stenger, évêque de Troyes… :

Chers amis,

Nous expérimentons tout particulièrement en ce moment, à cause de l’épreuve du coronavirus, la justesse de la phrase de l’apôtre Paul : « C’est quand je suis faible que je suis fort ». Devant cette pandémie, nous expérimentons combien nous sommes impuissants. Nous ne pouvons que prendre acte chaque jour du nombre des personnes touchées et de celles qui meurent, des réunions et manifestations ajournées ou annulées, des confinements qui demandent de nouvelles organisations. Où donc est notre force dans ce contexte de crise que nous subissons ?

Elle est dans notre capacité de rester debout. Dans notre système de santé, des hommes et des femmes se battent jour après jour pour faire face à l’épreuve vécue par ceux qui sont malades. Et nous-mêmes ? Ce qui est interpellé d’abord, c’est notre solidarité. Nous conformer aux attitudes recommandées est le signe que nous voulons du bien à nos frères humains, que c’est même ce qui nous importe le plus. Ce qui est interpellé aussi c’est notre sens de la responsabilité. De notre attitude dépend l’intégrité physique de nos frères. Ce qui est interpellé enfin c’est notre foi. Croyons-nous que la force de Dieu vient au secours de notre faiblesse ? N’attendons pas de lui qu’il fasse des miracles, qu’il nous débarrasse du « coronavirus ». Mais sachons reconnaître qu’il accompagne avec amour notre faiblesse, qu’il habite et veut combler nos manques.

Il y a de fortes chances que d’autres mesures nous soient prescrites dans les jours à venir, en particulier concernant les messes du dimanche et autres rassemblements ordinaires. Accueillons-les avec confiance, dans une volonté de solidarité avec nos frères, avec un vrai sens de la responsabilité, avec foi et espérance. A mesure que les informations sur ce qu’il faut faire nous parviendront, nous vous les communiquerons.

Il y a une chose que nous pouvons faire dès maintenant et qui ne dépend d’aucun règlement. C’est de nous rejoindre dans la prière. Je vous propose une prière toute simple que nous pourrions dire chez nous, en communion avec nos frères et sœurs, et ensemble chaque fois que nous nous retrouverons.

Fraternellement.

+Marc STENGER

Consécration du diocèse de Beauvais à la Sainte Vierge
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Mgr Jacques Benoit-Gonnin renouvellera la consécration de notre diocèse à la Vierge Marie. Célébration en direct sur Facebook et communion de prière lors de la fête de l’Annonciation : mercredi 25 mars à 18h30 :

Chers frères et sœurs,

J’ai annoncé une « Année avec Marie », pour qu’elle nous aide à avancer et persévérer, dans la marche que nous avons engagée depuis plusieurs années.

J’envisageais d’en dire les raisons et d’en préciser les modalités, dans une lettre de fin mai prochain. Le lancement de cette année était prévu pour le 8 septembre, en diocèse, et le 13 septembre, en paroisses, avec le renouvellement de la consécration du diocèse, faite en 1914, par Mgr DOUAIS, et renouvelée en 1916, par Mgr LE SENNE.

Les événements que nous sommes en train de vivre m’incitent à modifier ce calendrier, et à envisager le renouvellement de cette consécration du diocèse et de nos vies à Marie, à l’occasion de la solennité de l’Annonciation (mercredi 25 mars prochain). (Ce qui ne nous empêchera pas de nous retrouver, en septembre !)

Nous sentons bien que nous sommes en train de vivre un moment décisif de l’histoire, dont le sens profond nous échappe. C’est donc le temps d’offrir nos vies et nos libertés, comme Marie et avec elle, à Dieu qui aime tous les êtres humains et travaille notre temps pour faire advenir un monde de justice, de fraternité et de paix.

Mercredi 25 mars, à 18h30, je célébrerai la messe de l’Annonciation, (en privé, à cause du confinement), et je renouvellerai, en votre nom, l’offrande de nos vies et de nos communautés au Seigneur, par Marie. Chacun pourra s’y associer, en pensée ou par connexion sur facebook.com/jacques.benoitgonnin/ . La page est publique. Même ceux qui n’ont pas un compte facebook pourront y accéder.

À 19h30, en communion avec le pays et les diocèses de France, les cloches des églises du diocèse et de France qui le pourront (en concertation avec les Maires) sonneront, tandis que des lumières seront allumées sur nos fenêtres comme signes d’espérance, et que ceux qui le voudront réciteront le chapelet. Ils demanderont sa protection à la Mère de Jésus, et ils s’offriront, comme elle, à servir Dieu pour l’accomplissement de son projet d’amour et de paix.

Dans l’espérance et la joie de cette communion.

+ Jacques Benoit-Gonnin,

Évêque de Beauvais, Noyon et Senlis

Consécration du diocèse de Luçon au Coeur Immaculé de Marie
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Belle initiative de Mgr Jacolin, qui rejoint celle des évêques de Pologne, du Portugal et d’Espagne.

La consécration sera diffusée en direct sur

Elle sera rediffusée sur RCF Vendée

A 12h Introduction et prière du Notre Père en communion avec le Pape et tous les chrétiens du monde

Message vidéo de Mgr à tous les vendéens et aux fidèles catholiques de Vendée

Bénédiction du Saint Sacrement : 4 fois aux 4 points cardinaux du clocher de la cathédrale

Chant : En toi, j’ai mis ma confiance

En toi, j’ai mis ma confiance, Ô Dieu Très Saint,
Toi seul es mon espérance et mon soutien,

c’est pourquoi je ne crains rien, j’ai foi en Toi Ô Dieu Très Saint (bis)

Acte de consécration du diocèse au Cœur Immaculé de Marie

O Vierge Marie, Mère de Dieu et notre Mère,
je consacre notre diocèse de Luçon et tous ses fidèles à votre Cœur Immaculé
pour que nous soyons pleinement offerts et consacrés au Seigneur.

Veuillez s’il vous plaît nous prendre sous votre protection maternelle,
défendez-nous contre les dangers notamment contre cette épidémie,
aidez-nous à vaincre les tentations notamment du désespoir et du découragement,
à fuir les péchés,
et veillez, nous vous en supplions sur notre Eglise de Luçon et sur tous les vendéens.

Que votre Cœur Immaculé soit notre refuge et le chemin qui conduit jusqu’à Dieu.

Donnez-nous la grâce de prier
et de nous sacrifier par amour pour Jésus,
pour la conversion des pécheurs
et en réparation des péchés commis contre votre Cœur Immaculé.

En nous confiant à Vous
et en union avec le Cœur de votre divin Fils,
nous voulons vivre pour la Très Sainte Trinité
en qui nous croyons,
que nous adorons,
que nous espérons et que nous aimons.

Ainsi soit-il.

Puis ensuite acte personnel de consécration à Jésus par Marie selon la prière de St Louis-Marie :

Je vous choisis, aujourd’hui, ô Marie,
en présence de toute la Cour Céleste,
pour ma Mère et ma Reine.
Je vous livre et consacre,
en toute soumission et amour,
mon corps et mon âme,
mes biens intérieurs et extérieurs,
et la valeur même de mes bonnes actions
passées, présentes et futures,
vous laissant un entier et plein droit
de disposer de moi
et de tout ce qui m’appartient,
sans exception,
selon votre bon plaisir,
à la plus grande Gloire de Dieu,
dans le temps et l’éternité.

Amen !

Cœur Immaculé de Marie, cause de notre joie, priez pour nous !

Chant : Je Vous Salue Marie

Prions saint Roch!
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Nos amis du Centre grégorien saint Pie X (pour se former au chant grégorien) viennent de mettre en ligne une prière à saint Roch pour lutter contre les épidémies:

O Dieu, qui avez accordé à saint Roch, votre serviteur fidèle, la grâce de guérir par le signe de la croix tous ceux qui étaient atteints de maladies, nous vous prions, par ses mérites et son intercession, de nous préserver dans votre miséricorde, de ces dangereuses maladies ainsi que d’une mort subite et imprévue, par Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

 

 

Epidémie – Vivre et mourir
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Un lecteur nous propose cet article:

 

Il est inutile de s’attarder sur l’agenda mondialiste en cours pour lequel les épidémies et les attentats terroristes servent de prétexte à l’instauration du totalitarisme du Nouvel Ordre Mondial. Les informations en ce domaine sont largement partagées sur le Web pour qu’un esprit aimant la vérité soit au fait de cela.

Il est inutile aussi de s’attarder sur les conséquences mortelles possibles du coronavirus. La maîtrise efficace de l’épidémie par la Chine montre finalement que le nombre de morts chinois dû au coronavirus est largement inférieur à celui d’une grippe saisonnière en France.

Il est inutile de parler du saccage des hôpitaux français par l’Etat depuis des années, alors que les grèves du personnel hospitalier ne sont même plus évoquées depuis des mois par les médias aux ordres. Cela aussi, qui souhaite ne pas l’entendre restera étranger à ces réalités.

Sans vouloir prendre de grands risques, il est inutile de préciser que le nombre de morts en France servira de justification pour la mise en place d’un plus grand totalitarisme. Le principe de vaccination forcée sera bien entendu inoculé en premier lieu dans les esprits afin que la population apeurée demande elle-même sa vaccination générale. La grippe H1N1 de 2009 avait joué le rôle d’exercice grandeur nature d’une phase de test en vue d’une suite qui se déroule actuellement sous nos yeux.

Aujourd’hui, l’intérêt de l’épidémie de coronavirus est de montrer comment nous vivons de manière si différente les bouleversements de nos vies quotidiennes. Face à l’ “ordo ab chaos” qui est généré, la bonne question n’est-elle pas de savoir comment nous allons maintenant conduire notre vie ?

Accepter de vivre dans la matrice du mensonge ne peut que vous condamner à une vie terrestre d’angoisse que chaque jour les medias et les politiques vont venir amplifier. Il est normal que ceux qui refusent le réel, taisent la vérité et détruisent la vie finissent par devenir des morts-vivants devant leur poste de télévision. La véritable épidémie est celle qui fait accepter l’égoïsme, divertissement et mercantilisme comme norme sociétale. Actuellement, toute la population est très largement infectée. Vouloir guérir de cela devrait être la préoccupation première plutôt que stocker des aliments chez soi.

Une fois ces nombreux aspects évoqués, il est infiniment plus important de parler de ceux qui savent vivre et mourir. Ceux qui durant des épidémies et des famines, demeurent charitables, bâtissent des hôpitaux et aident leur prochain. Rappeler leur sainteté dans ces moments pourra être infiniment plus utile qu’énumérer les consignes élémentaires de protection contre la diffusion d’une épidémie. En ces temps de quarantaine imposée, entendre le film de Maurice Cloche “Monsieur Vincent” paru en 1947 et retraçant la vie de saint Vincent de Paul depuis une épidémie de peste sera plus secourable à la population que toutes les annonces officielles.

Chacun est libre de ses choix. Vivre dans Babylone ou vivre et mourir en homme.

La vieille Église de France apparaît en ce temps d’épreuve collective comme une Église 2.0 débordante de ferveur et de créativité
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Article de Mgr Rougé, évêque de Nanterre, paru dans le Figaro :

“L’épidémie de coronavirus, dans sa violence sidérante, nous a pris par surprise. Le monde entier, où la performance technologique et le consumérisme débridé semblaient régner en maîtres, a un genou à terre pour une histoire invraisemblable de pangolin et de chauve-souris!

«On franchit une montagne et on bute sur un caillou», a pu écrire Georges Bernanos. Notre époque est capable d’exploits apparemment sans limites mais trébuche sur un virus insaisissable et minuscule. Voilà qui nous met devant le mystère de la fragilité de toute vie humaine, cette fragilité que nous sommes constamment tentés de nier et qui se rappelle violemment à notre conscience aujourd’hui comme une réalité essentielle à assumer. Les figures bibliques de la tour de Babel et du colosse aux pieds d’argile n’ont décidément rien perdu de leur actualité salutaire.

«Esprits sans intelligence! Comme votre cœur est lent à croire…», a pu reprocher Jésus à ses disciples. De manière analogue, pourquoi tant d’incrédulité face à l’approche de la déferlante épidémique? Notre gallicanisme et notre orgueil impénitents nous ont conduits à faire preuve de condescendance à l’égard de nos amis italiens au point de rester sourds à leurs appels à une mobilisation accélérée. Un peu d’humilité ultramontaine nous aurait permis davantage de réalisme responsable. Comme évêque, j’ai été saisi d’émotion en apprenant que mon confrère de Bergame avait perdu un prêtre par jour durant la semaine du 9 mars.

Nous voici à présent entrés en quarantaine nationale. Ce carême (c’est le même mot que «quarantaine») profane et républicain est en train de nous faire redécouvrir les vertus d’un certain retrait, de relations familiales vécues sans stratégie d’évitement, de la lecture, voire de la prière. Même si les derniers jours avant le confinement ont vu un peu de précipitation dans les supermarchés, chacun va enfin s’exercer à cette sobriété joyeuse qui constitue le meilleur du souci écologique contemporain mais à laquelle nous peinons tous à nous convertir réellement.

Comme le carême des chrétiens, la quarantaine nationale passe parle recueillement, une forme de jeûne et le partage. Qu’il est important, en ces temps d’inquiétude et de solitude, de veiller en particulier sur les personnes fragiles, âgées ou malades! Il est magnifique de voir surgir ici et là de nouveaux modes de solidarité et se déployer une véritable créativité de la charité. Des voisins qui se connaissaient à peine il y a encore quelques heures veillent à présent attentivement les uns sur les autres tout en respectant soigneusement les consignes sanitaires.

On a beaucoup insisté dans les médias audiovisuels sur les entorses des premiers jours aux règles du confinement. Certains bars et certaines boîtes de nuit, quelques pelouses de jardins publics ont certes eu un peu de retard à l’allumage de la mobilisation générale mais beaucoup plus impressionnante est, me semble-t-il, la rapidité du passage du plus grand nombre au télétravail, au télé-enseignement et au confinement volontaire. Sans doute un réflexe viscéral de survie a-t-il sa part dans cette mise en œuvre disciplinée des directives gouvernementales. Mais elle constitue aussi un signe de la belle vitalité humaine et professionnelle de nos concitoyens.

Pour les catholiques – même pour cette majorité paradoxale que forment les croyants non pratiquants -, la suspension des messes ouvertes à tous est une source d’incompréhension et de douleur profondes, expression en creux d’un attachement plus grand que ce qu’on serait tenté d’imaginer au rendez-vous dominical. Mais, dans le même temps, des paroisses ont redoublé d’énergie, de compétence et de réactivité pour que leurs fidèles retrouvent, sans interruption liturgique aucune, la messe de leur paroisse sur les réseaux sociaux. La vieille Église de France, qui semble souvent fatiguée et affaiblie, apparaît en ce temps d’épreuve collective comme une Église 2.0 débordante de ferveur et de créativité.

Il ne s’agit pas de faire aujourd’hui comme si l’épreuve nationale en elle-même était bienfaisante. Le drame sanitaire en cours et les rudes conséquences économiques qu’il annonce causent et causeront beaucoup de souffrances. Le dévouement héroïque des soignants coexistera vraisemblablement avec les malhonnêtetés et les trahisons typiques des temps troublés. Mais, quoi qu’il en soit, ce que nous avons à vivre de douloureux peut et doit être l’amorce de renouveaux salutaires pour l’avenir. À condition que nous ne cherchions pas à résister par le divertissement avant de tourner la page dans l’amnésie.

Comme dans la chanson, le temps des retrouvailles et de la liberté «reviendra à Pâques ou à la Trinité». Mais cette quarantaine, ce carême national et mondial, est faite pour aboutir à la lumière. Nous avons un genou à terre mais c’est pour nous relever.”

Une Eglise de fonctionnaires
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La réflexion du Père Yoannis Lahzi Gaid, un des secrétaires du pape François, rapportée sur le Salon beigenous risquons de nous comporter davantage comme des salariés que comme des pasteurs ») consonne étrangement avec un document diffusé aux prêtres d’un gros diocèse français. C’est vraiment un document qui sonne curieusement. Le voici – j’ai seulement supprimé un mot et l’ai remplacé, entre crochet, par un autre. Voici :

Lettre aux curés de paroisses

La situation exceptionnelle que nous vivons aujourd’hui avec ce virus, doit être accompagnée de mesures exceptionnelles, prises avec détermination.
Les paroisses sont très exposées, et le site du diocèse communique au plus près les communiqués et les consignes données par notre archevêque.
La crise risque de durer dans le temps, il est nécessaire de prendre dès maintenant les bonnes mesures et ce, sans attendre.
Les ressources des paroisses sont depuis dimanche fortement impactées avec l’absence de quêtes dominicales et de cérémonies.

Pour les paroisses qui disposent de personnels salariés, nous recommandons de mettre en place des mesures assez radicales de chômage technique pour les emplois de secrétariat, liés à l’administration.
Pour les emplois de services à la personne (ménage, cuisine), merci de bien vouloir regarder de très près comment limiter les dépenses, soit en utilisant le chômage technique et en imaginant des circuits différents, soit en réduisant le temps de travail grâce au chômage partiel.

Il convient aussi de limiter toutes les dépenses au « strict nécessaire » et de reporter les investissements non déclenchés. [Le diocèse] est lui-même très impacté par une probable baisse des rentrées du denier, et ne pourra subvenir aux demandes des paroisses à terme.
Nous recommandons de mettre en évidence les troncs et la vente des lumignons dans les églises qui restent ouvertes. N’hésitez pas à communiquer auprès des visiteurs.

Il conviendra dans le courant de la semaine ou des semaines à venir de vous faire des recommandations ou de donner de nouvelles consignes.

En pièce jointe : note sur la procédure de chômage technique ou chômage partiel

Ils prient Saint Martial pour combattre le coronavirus
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Lundi soir, en l’église Saint-Michel des Lions, à Limoges, une dizaine de membres de la confrérie dédiée au premier évêque de Limoges, François Renard, curé de Saint-Michel, François Morin, vicaire général et Monseigneur Justin Kientega, évêque du Burkina-Faso, se sont réunis pour prier.

À la fin du Xe siècle, on ne trouve pas de solution sur le plan médical, au mal des ardents, provoqué par l’egot de seigle. Guillaume IV, duc d’Aquitaine, les archevêques de Bordeaux, de Bourges, les évêques de Limoges, Clermont-Ferrand, du Puy, de Périgueux et Angoulême se sont retrouvés autour de la dépouille de Martial, premier évêque de Limoges. D’un commun accord, ils décident alors de porter les reliques du premier évêque de Limoges sur le point le plus haut de la ville. C’est donc au Montjovis, “mont de la joie”, qu’ils implorent le ciel de mettre fin à ce fléau. Saint Martial entend la prière de son peuple et des milliers de malades guérissent ce jour-là. D’où cette citation restée célèbre : « Dieu garde la ville, saint Martial les gens ».

Fêter l’Annonciation confinés dans nos maisons, c’est célébrer cette fête plus en vérité ?
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Intrigant message de nos évêques invitant pour le 25 mars les catholiques à mettre une bougie à leur fenêtre. Mais il y a une phrase qui interroge :

Cette année, sans l’avoir voulu, nous fêterons l’Annonciation, confinés, dans nos maisons ! Pouvons-nous célébrer cette fête plus en vérité, plus intensément, plus en communion ?

Pour Yves Daoudal, les évêques de France ne savent donc plus ce qu’est la messe :

Nous vivons donc une époque où « les évêques de France » ne savent plus cela. Parce qu’ils n’y croient plus. A vrai dire on l’avait déjà remarqué. Particulièrement depuis le début de cette épidémie. Mais je suis toujours aussi effaré de constater à quel point le peuple de Dieu est abandonné par ses pasteurs.

De son côté, l’abbé Danziec relève dans Valeurs Actuelles que les changements proposés par nos évêques ne vont pas beaucoup plus loin qu’un organisme comme… les Restos du coeur :

Après tout, la Conférence des Evêques de France aurait tout à fait pu se cantonner à lancer une grande chaîne de prière auprès des catholiques français. Mais à partir du moment où les évêques français estiment qu’« il ne faut plus différer les changements qui s’imposent » quant à notre manière de vivre et qu’ils listent, à l’aune de l’épreuve du Covid-19, les manières de vivre qui posent problème, soit ils parlent en tant qu’évêques et disent les choses au regard de leurs convictions d’évêques, c’est-à-dire en hommes de Dieu et de Foi, soit ils se limitent à un discours sur la solidarité qui aurait pu être rédigé par Les Restos du cœur.

Mgr Rey bénit la rade de Toulon
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Mgr Rey, depuis le Mont Faron qui surplombe la ville et la rade :

“Seigneur, bénis Toulon et l’ensemble de notre diocèse. Protège ses habitants. Accorde-nous de vivre cette épreuve dans l’Espérance.”

Il invite tous ceux qui le souhaitent à suivre en direct la messe qu’il célèbrera tous les jours à midi depuis l’évêché de Toulon à midi : soit sur le site du diocèse soit sur la chaîne YouTube de CNMedia

Message de Mgr Eric de Moulins-Beaufort à ses frères évêques
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Chers amis,

Après la déclaration du Président de la République hier soir et le confinement annoncé pour au moins 15 jours, voici quelques rappels, quelques points d’attention, une suggestion à venir.

Rappels :

1. Aucune messe (dominicale, de semaine, de funérailles) avec une assemblée, de quelque taille qu’elle soit, ne doit être célébrée. Les églises peuvent ouvertes, avec moins de 20 personnes en prière individuelle et à distance les unes des autres.

2. Si vous jugez possible qu’une messe soit célébrée pour des communautés religieuses bien déterminées, il convient absolument que ce soit sans aucune personne étrangère à la communauté ; que le prêtre reste à distance des Soeurs. Il serait sage que la communion soit distribuée par une des religieuses.

3. Pour les obsèques, elles peuvent pour le moment être célébrées dans les églises. L’assemblée devra être inférieure à 20 personnes et celles-ci devront se répartir dans l’ensemble de l’église.
Il faut reporter la célébration eucharistique à des temps meilleurs. Seul celui qui préside bénit le corps avec l’eau bénite ; les autres s’approchent et s’inclinent sans toucher le cercueil et font le signe de croix sur eux-mêmes.

4. Baptêmes, mariages, confirmations, professions de foi, premières communions, sont à reporter à des temps meilleurs.

5. Pour les scrutins * , le Service national de la catéchèse et du catéchuménat (SNCC) fournit aux diocèses les éléments nécessaires pour les circonstances actuelles.

6. Les confessions doivent se faire dans des lieux qui permettent un mètre de distance et de ne pas se tenir face à face.

Points d’attention :

1. Il serait sage de permettre aux prêtres âgés de ne pas participer aux repas communs et donc de leur livrer ou de leur faire porter un déjeuner chaque jour à domicile. Ceux qui habitent une maison commune pourraient prendre leurs repas chez eux. Tout contact avec une personne contaminée oblige à 14 jours de confinement strict ; le risque est grand d’une insuffisance respiratoire qui pourrait ne pas pouvoir être traitée à l’hôpital, faute de matériel.

2. La visite aux personnes âgées et aux familles en deuil peut se faire, mais sans contact, si possible à bonne distance. Pour cela, le prêtre ou le diacre doit se munir de la déclaration nécessaire « attestation de déplacement dérogatoire ».

3. Il est nécessaire que les prêtres et les diacres remplacent pour présider les obsèques les laïcs de plus de 70 ans afin de protéger ces derniers.

4. Les salariés doivent être mis en télétravail autant que possible ou en chômage technique (pris en charge par l’État). Il est capital d’assurer les salaires de mars. Le secrétariat général travaille avec les économes pour que toute information nécessaire à ce niveau soit connue.

5. Chaque diocèse réfléchit aux moyens d’assurer une animation catéchétique et spirituelle « à distance » pour les enfants et les jeunes. Chaque diocèse mettra en place ce qu’il faut pour soutenir la vie spirituelle des fidèles dans les semaines à venir jusqu’au dimanche des Rameaux. Le service national de la pastorale liturgique et sacramentelle et le service national de la catéchèse et du catéchuménat donnent des propositions en ce sens sur leur site internet.

6. Le canon 1000, § 2 prévoit que, dans la célébration du sacrement des malades, l’onction d’huile puisse être faite non avec le pouce mais avec un instrument, comme un stylet ou une aiguille.

Voir Roger van der Weyden, Triptyque des 7 sacrements

Suggestion :

Jeudi prochain, 19 mars, fête de saint Joseph, patron de la sainte Famille, patron de la bonne mort. Les familles sont « contraintes » de se retrouver, ce qui peut être réjouissant pour certains et difficiles pour d’autres. Les hôpitaux, dans les zones où le plan « Blanc » a été déclenché ne laissent plus entrer les aumôniers, même salariés de l’hôpital. Il convient de faire porter dans la prière de tous ceux et celles qui vont mourir un peu seuls, les médecins et le personnel soignant faisant tout leur possible.

Le conseil permanent voudrait vous proposer une initiative pour la France entière le 25 mars, fête de l’Annonciation, pour un temps de prière commun à travers tout notre pays et avec tout notre pays. Un texte détaillé suivra en fin de journée.

Pendant ce temps de confinement, le secrétariat général continue de fonctionner « à distance », ainsi que tous les services nationaux, même si la Maison du 58 avenue de Breteuil est désormais fermée.

Vous pouvez les contacter à leur adresse mail habituelle. Tous les jours une « cellule de crise » se réunit à distance au secrétariat général, en lien avec la Présidence de la CEF. Le travail est ainsi assuré.

Beaucoup d’entre vous ont publié des textes intéressants pour une compréhension spirituelle ou théologale de ce moment d’épreuve collective. Que le Seigneur nous garde unis dans sa paix, alors que nous marchons vers Pâques, tout de même,

+ Mgr Eric de Moulins-Beaufort
Archevêque de Reims
Président de la Conférence des évêques de France

——

(*) Dans le vocabulaire ecclésial, le mot « scrutin » rassemble trois sens : c’est une célébration au cours de laquelle le candidat au baptême est appelé à se placer devant la grandeur de l’appel de Dieu, examiné sur sa progression dans la vie chrétienne et encouragé à lutter contre le mal.

Lettre de Mgr Aillet à tous les prêtres, diacres, consacrés, séminaristes et fidèles laïcs du diocèse: « N’ayez pas peur »
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Message de Monseigneur Marc Aillet du 16 mars 2020

Chers frères et sœurs,

Vous aurez compris, à l’écoute des déclarations répétées et toujours plus graves du Premier ministre, que nous sommes invités à prendre très au sérieux cette épidémie COVID-19, tant ce virus peut être dangereux, en particulier pour les personnes à risque et plus âgées, et tant il se diffuse à la vitesse grand V. Face à un tel risque de contagion, on peut comprendre l’inquiétude du Gouvernement français, à l’instar de ses homologues italien et espagnol, nos installations sanitaires risquant de ne pas pouvoir faire face à l’augmentation annoncée des cas, et même des cas graves qui nécessiteront une hospitalisation, voire une réanimation.

I. DES MESURES À PRENDRE TRÈS AU SÉRIEUX

Participer à un effort de solidarité nationale

Nous ne pouvons donc pas ne pas participer à l’effort de solidarité nationale qui nous est demandé par les autorités légitimes de notre pays et imposé par les circonstances. Il s’agit non pas d’abord de sauver sa peau, mais de protéger nos concitoyens, à commencer par les plus fragiles et les plus vulnérables. C’est un acte de salut public et de charité chrétienne élémentaire. On comprend en effet, d’après toutes les études scientifiques sérieuses et d’après l’expérience des pays qui sont passés par là, comme la Chine ou l’Italie, voire de ceux qui ont su anticiper l’explosion contagieuse en tirant les leçons de l’expérience déjà vécue avec le SRAS, comme le Japon ou la Corée du Sud, qu’il n’y a guère, à vues humaines, que la « distanciation sociale » qui puisse limiter la propagation, sans compter les gestes-barrières d’hygiène élémentaire qui ont été abondamment rappelés, ces derniers jours.

Non seulement il faut garder une distance de sécurité dans les contacts interpersonnels d’un mètre, mais il est impératif de limiter les contacts non indispensables. C’est la raison pour laquelle le Premier Ministre a déclaré la fermeture de tous les établissements publics « non indispensables à la vie de la Nation » : les écoles, collèges, lycées, universités ; mais aussi les salles d’auditions, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usage multiple, centres commerciaux, restaurants et débits de boisson, bibliothèques et centres de documentation, salles d’expositions, établissements sportifs couverts, musées. Un arrêté du Ministère des solidarités et de la santé publique, en date du 14 mars, a été publié en ce sens. Dans les prochaines heures, nous serons même sans doute tenus au confinement.

Comme le Premier Ministre l’a précisé : « les lieux de culte resteront ouverts, mais les rassemblements et cérémonies devront être reportés ».

C’est la raison pour laquelle, dès samedi soir, j’ai adressé un message à tous les prêtres, mis en ligne sur le site diocésain, pour demander l’annulation des messes dominicales de ce troisième dimanche de Carême. J’ai conscience du sacrifice ainsi demandé, mais je ne doute pas de votre discipline et de votre compréhension.

Des dispositions exigeantes

Après concertation avec le Secrétariat général de la Conférence des Evêques de France, en lien étroit avec son Président, et après avoir consulté le Conseil épiscopal, je prends donc les dispositions suivantes :

1. Jusqu’à nouvel ordre, toutes les messes publiques, en semaine comme les dimanches et fêtes, sont annulées.

2. Toutes les célébrations de baptêmes, de confirmations et de mariages, d’institutions et d’ordinations, seront reportées.

3. Pour les funérailles, je demande aux curés de reporter les messes d’obsèques après la crise, et de proposer, pour accompagner le défunt, une prière d’absoute au cimetière, avec si possible la présence d’un prêtre ou d’un diacre ou à défaut d’un laïc formé. Insister pour que les assemblées soient réduites au strict minimum, à savoir la famille et assimilés.

4. Les communautés religieuses, les Séminaires diocésains, dans la mesure où les contacts avec l’extérieur peuvent être limités et où la présence d’un prêtre est possible, pourront continuer à avoir la messe quotidienne, à condition que la célébration soit fermée au public et que les gestes-barrière soient respectés. Ils auront conscience de représenter le plus dignement possible les fidèles privés en ce temps de l’Eucharistie.

5. Les prêtres célébreront chaque jour le sacrifice eucharistique privatim au nom de tous leurs fidèles, aux intentions demandées, et auront soin de célébrer une fois par semaine la Messe « Pour toute détresse » (Voir Missel Romain, « Pour intentions et circonstances diverses »), afin de demander au Seigneur l’éradication prochaine de cette épidémie. Les fidèles auront à cœur de s’unir au Sacrifice de la Messe, à l’aide de leur missel et/ou des moyens audio-visuels mis à leur disposition, en faisant un acte de communion spirituelle. Ils pourront ajouter la belle antienne mariale Sub tuum pour demander quotidiennement à la Vierge Marie une protection spéciale dans le péril actuel.

6. Les temps communautaires de prière, de rencontre ou de catéchèse d’adultes seront supprimés.

7. Les églises paroissiales demeureront ouvertes pour la prière personnelle, dans les heures qui seront consenties par les autorités civiles, si confinement il y a. On favorisera la possibilité pour les fidèles qui fréquenteront nos églises, de prier devant le Saint-Sacrement, de réciter le chapelet, d’accomplir un chemin de croix, en leur fournissant des supports pour la prière individuelle.

8. Je propose que chaque vendredi de Carême, à compter du 20 mars, soit consacré à une journée de jeûne et de prière pour implorer le secours du Seigneur

9. Tous les rassemblements diocésains (enfants, jeunes, fiancés etc.) sont annulés, les réunions de catéchèse et d’aumônerie, suspendues.

10. Les célébrations communautaires dans les EPHAD ou maisons de retraite, dans les Maisons d’Arrêt ou centres hospitaliers seront suspendues.

11. Pour le sacrement de l’onction des malades et la visite des mourants, les prêtres en discerneront l’opportunité, toujours en lien avec le personnel soignant. A l’hôpital, il faudra toujours avertir au préalable les responsables d’aumônerie : à Bayonne, sœur Solange : 0650308954 ; à Pau, l’abbé Jean-Marie Hiquet : 0683558063.

12. La Maison diocésaine, le Centre diocésain du Béarn (CDB), la Bibliothèque diocésaine de Bayonne, la Bibliothèque de Culture religieuse de Pau, les librairies diocésaines seront fermés au public

13. Je demande en outre aux curés de rester en lien avec les paroissiens, en particulier à travers les sites paroissiaux ou les réseaux sociaux (et/ou leurs permanences dans les églises et les presbytères, en cas de nécessité et sans risque pour leur santé). Prêtres et fidèles n’oublieront pas les personnes âgées et isolées, invitées plus que d’autres à rester chez elles : s’il n’est pas conseillé de les visiter en ce moment, il convient d’organiser un service téléphonique pour leur apporter, par un autre mode de présence, soutien et réconfort.

II. RECOURIR AUX MOYENS SPIRITUELS DE LA PRIÈRE ET DE LA PÉNITENCE

Donner du sens à ces contraintes

Pour nous tous, en ce temps de Carême pas comme les autres, c’est une invitation à une vraie conversion dans nos modes de vie. Nous sommes appelés à une plus grande sobriété dans les moyens, les déplacements, les rythmes qui empoisonnent souvent nos existences et qui nous exposent parfois à l’insouciance, à l’étourdissement et à l’extériorité superficielle. Le ralentissement de la vie sociale, voire professionnelle, avec ses multiples relations interpersonnelles, est une invitation pressante à redécouvrir une vie plus sédentaire et domestique, en se recentrant sur les relations familiales. Pour les Catholiques que nous sommes, c’est l’occasion d’approfondir la vie intérieure. Si les églises restent ouvertes pour la prière personnelle, il serait opportun de mettre en place à la maison une liturgie domestique : partage de la Parole de Dieu, participation à l’Eucharistie à travers la TV, la radio, l’internet, les réseaux sociaux, avec communion spirituelle (nous ferons des propositions en ce sens sur le site diocésain), chapelet en famille…

La privation de l’Eucharistie, source et sommet de la vie chrétienne, pourra être l’occasion, en ce temps de jeûne, de redécouvrir son importance dans notre vie et sa signification profonde. Avant d’être un remède, elle est un moyen institué par le Seigneur pour nous unir à son Sacrifice rédempteur, c’est-à-dire à son offrande d’amour pour le Salut de tous les hommes. Elle est donc un moyen privilégié pour nous offrir avec lui, par lui et en lui, d’unir à son offrande notre vie, avec ses joies et ses épreuves. Nous le ferons de manière plus intérieure : c’est le sens de la communion spirituelle que je vous indiquais précédemment.

C’est aussi une épreuve que le Seigneur permet dans sa Providence pour nous rappeler combien nous sommes petits et vulnérables et que Dieu seul est le Maître du monde et de l’histoire. S’il faut se réjouir des progrès de la science et de la technique, en particulier en termes de recherche médicale et de soins, cette épidémie vient nous rappeler que nous ne pouvons pas nous fier qu’à la science. Comme l’affirme Jésus : « Sans moi, vous ne pouvez rien faire » (Jn 15, 5). Certes nous croyons en la juste autonomie des réalités terrestres : « Mais si par autonomie du temporel, on veut dire que les choses créées ne dépendent pas de Dieu et que l’homme peut en disposer sans référence au Créateur, la fausseté de tels propos ne peut échapper à quiconque reconnaît Dieu. En effet, la créature sans Créateur s’évanouit » (Gaudium et Spes n. 36).

Et si cette épidémie, qui vient paralyser toute l’activité humaine, au moment où l’homme s’érige un peu hâtivement en Maître de l’univers, pouvait aider nos contemporains à se tourner vers Dieu ou à revenir vers lui, à commencer par nous, chrétiens, qui sommes parfois contaminés par le virus de la sécularisation ?

Confiance dans le Seigneur et offrande de soi

Comme le dit le prophète Jérémie : « Béni soit l’homme qui met sa foi dans le Seigneur, dont le Seigneur est la confiance » (Jr 17, 7). Si nous devons faire tout ce qui est en notre possible pour lutter contre ce fléau – et nous devons être reconnaissants envers les personnels de santé qui œuvrent avec dévouement, parfois jusqu’à l’héroïsme, voire l’épuisement, au service des malades –, il nous faut nous tourner vers le Seigneur et le supplier avec foi d’épargner son peuple.

Devant la peine de la maladie et de la mort, qui sont les conséquences du péché des origines, le Seigneur dans sa grande miséricorde a envoyé son Fils, « non pas pour juger le monde, mais pour que par lui, le monde soit sauvé » (Jn 3, 17). Dans le Mystère de sa Passion et de sa mort sur la Croix, il a pris sur lui toute la peine due aux péchés des hommes : « En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé […] par ses blessures, nous sommes guéris » (Is 53, 4-5). Si nous sommes les premiers bénéficiaires de son Sacrifice rédempteur, nous sommes appelés à porter cette peine dans notre chair en union avec lui pour le Salut de nos frères. Cela peut aussi donner une signification profonde à ce que nous sommes appelés à vivre.

Il est très important que nous soyons exemplaires, sans doute dans l’application des précautions sanitaires qui nous sont demandées et qui peuvent encore sauver beaucoup de vies, mais surtout dans la confiance que nous mettrons dans le Seigneur. Ne mettons pas le Seigneur à l’épreuve, comme les hébreux qui disaient : « Le Seigneur est-il au milieu de nous, oui ou non ? » (Ex 17, 7). Croyons avec une foi inébranlable que Jésus est dans la barque et qu’il nous exauce en peu de temps, comme dans l’évangile de la tempête apaisée (cf. Mc 5, 35-41). Et demandons-lui : « Seigneur, augmente en nous la foi » (Lc 17, 5). Comment mieux conclure que par ces paroles du prophète Isaïe: « Le Seigneur, le Dieu d’Israël, vous l’avait dit : « Vous serez sauvés, si vous revenez et si vous restez calmes, votre courage sera de rester tranquilles et d’avoir confiance ». Le Seigneur attend pour vous faire grâce, il se dressera pour vous montrer sa tendresse, car le Seigneur est le Dieu juste : heureux ceux qui attendent tout de lui » (Is 30, 15.18).

Prier la Vierge Marie

La Vierge Marie elle-même, en visitant notre terre de manière répétée, ne nous a-t-elle pas promis son intercession toute-puissante, dans les heures difficiles de notre histoire, si nous la prions avec ferveur et si nous faisons pénitence ? Je vous invite à vous unir à la grande Neuvaine à l’Immaculée Conception du 17 au 25 mars, avec le Sanctuaire de Lourdes (chaque jour sur KTO à 15 h 30, par Internet ou par les réseaux sociaux). Le 25 mars, à l’issue de la Messe, je renouvellerai en votre nom à tous la Consécration du diocèse aux Cœurs unis de Jésus et de Marie. Croyons en la puissance de la prière et de la pénitence contre les fléaux qui affligent l’humanité.

Chers frères et sœurs, en fixant nos yeux sur Jésus-Christ, entrons dans le combat de Dieu. Si, solidaires de nos frères, nous devons traverser le désert, nous savons que nous marchons vers Pâques, vers la victoire du Ressuscité. Aussi nous sommes dans l’espérance.

Que le Seigneur vous bénisse et vous garde et que la Vierge Marie vous assiste de sa tendresse toute maternelle.

Avec mes sentiments dévoués et fraternels dans le Christ et son Eglise et ma prière fervente en ce temps d’épreuve.

      + Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, le 16 mars 2020

ANNEXES

Prière du Sub tuum

Sous votre protection nous venons nous réfugier, Sainte Mère de Dieu ; ne rejetez pas les prières que nous vous adressons dans nos besoins ; mais délivrez-nous de tous les dangers, Vierge glorieuse et bénie.

Acte de Communion spirituelle de Saint Padre Pio

Mon Dieu, je crois que vous êtes (ici) présent dans le Saint-Sacrement. Je vous aime par-dessus toutes choses et je désire ardemment vous recevoir. Mais puisque, en ce moment, je ne peux le faire sacramentellement, venez au moins spirituellement dans mon cœur. Comme si vous y étiez déjà présent, je vous adore et je m’unis entièrement à vous ; ne permettez pas que je me sépare jamais de vous.

Acte de Communion spirituelle proposée par Mgr Raymond Centène, évêque de Vannes

« Seigneur Jésus, je crois fermement que Tu es présent dans le Saint Sacrement de l’Eucharistie. Je T’aime plus que tout et je Te désire de toute mon âme. « Après toi languit ma chair comme une terre assoiffée » (psaume 62)

Je voudrais Te recevoir aujourd’hui avec tout l’amour de la Vierge Marie, avec la joie et la ferveur des saints.

Puisque je suis empêché de Te recevoir sacramentellement, viens au moins spirituellement visiter mon âme.

En ce temps de carême, que ce jeûne eucharistique auquel je suis contraint me fasse communier à Tes souffrances et surtout, au sentiment d’abandon que Tu as éprouvé sur la Croix lorsque Tu t’es écrié : « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ».

Que ce jeûne sacramentel me fasse communier aux sentiments de Ta Très Sainte Mère et de Saint Joseph quand ils T’ont perdu au temple de Jérusalem, aux sentiments de Ta Sainte mère quand elle Te reçut, sans vie, au pied de la Croix.

Que ce jeûne eucharistique me fasse communier aux souffrances de Ton Corps mystique, l’Église, partout dans le monde où les persécutions, ou l’absence de prêtres, font obstacle à toute vie sacramentelle.

Que ce jeûne sacramentel me fasse comprendre que l’Eucharistie est un don surabondant de Ton amour et pas un dû en vue de mon confort spirituel.

Que ce jeûne eucharistique soit une réparation pour toutes les fois où je T’ai reçu dans un cœur mal préparé, avec tiédeur, avec indifférence, sans amour et sans action de grâce.

Que ce jeûne sacramentel creuse toujours davantage ma faim de Te recevoir réellement et substantiellement avec Ton corps, Ton sang, Ton âme et Ta divinité lorsque les circonstances me le permettront.

Et d’ici là, Seigneur Jésus, viens nous visiter spirituellement par Ta grâce pour nous fortifier dans nos épreuves.

Maranatha, viens Seigneur Jésus. »

Acte de Communion spirituelle disponible en langue basque : en cliquant ici.

Mgr Emmanuel Delmas affecté par le coronavirus
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L’évêque d’Angers était présent lors la visite ad limina au Vatican. Par conséquent, un tiers de l’épiscopat français se retrouve en confinement. Le diocèse communique :

La presse s’est fait l’écho de l’état de santé de notre évêque. Il est important que vous en soyez informés.

Mgr Emmanuel Delmas, évêque du Diocèse d’Angers est affecté par le Covid-19. Il a ressenti les premiers symptômes lors de son séjour à Rome, la semaine dernière où il était en visite ad limina au Vatican.

L’évêque d’Angers n’est que légèrement affecté et son état n’inspire actuellement pas d’inquiétude. Il suit le repos et les traitements prescrits et reste à l’isolement depuis son retour d’Italie.

Monseigneur Delmas invitait hier “tous les fidèles à persévérer dans la prière”. “Que ce temps d’épreuve soit l’occasion de prier tout particulièrement pour les personnes malades, fragiles et le personnel de santé”, rappelait-il.

L’évêque d’Angers fera connaître un message dans les jours qui viennent.

Coronavirus : supprimer les messes ou les multiplier ?
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C’est un peu la cacophonie au sein de l’Eglise qui est en France. Tandis que les évêques de Paris et de Versailles suspendent toutes les messes dominicales, la CEF préconise une mesure de bon sens :

Concernant les messes et autres célébrations de sacrements qui rassemblent des fidèles, la CEF préconise d’appliquer les mesures de prudence déjà indiquées antérieurement (« gestes-barrière »), de respecter le seuil de 100 personnes et de s’organiser pour que les fidèles s’installent une chaise sur deux, un rang sur deux. Si cela est possible, et pour permettre à tous d’assister à la messe, la CEF préconise d’ajouter des messes durant le week-end. Nous suggérons que les personnes de plus de 70 ans soient dispensées des célébrations dominicales.

L’assemblée plénière des évêques reportée
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La Conférence des évêques de France a décidé, vendredi 13 mars, le report de son assemblée plénière, initialement prévue du 31 mars au 3 avril. L’épiscopat décide également de remettre en question toutes les sessions, réunions et assemblées « dont elle a la responsabilité dans les mois à venir ».

La CEF communiquera sur d’autres décisions et recommandations en fonction des annonces qui seront faites par le Premier ministre Édouard Philippe, qui vient d’interdire tout rassemblement de 100 personnes. Il pourrait être question d’annuler tous les rassemblements diocésains ou paroissiaux, ainsi que les activités des mouvements d’Eglise. Déjà le Frat et le pèlerinage Militaire International à Lourdes ont été annulés.

Mgr Aillet et le coronavirus
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Communiqué de l’évêque de Bayonne :

Par rapport aux précautions recommandées par la Conférence des Evêques de France et que nous avons publiées la semaine dernière sur le site du diocèse de Bayonne, je voudrais apporter quelques précisions.

Sans doute ces mesures préventives sont-elles justifiées, tant l’évolution de la situation sanitaire semble difficile à maîtriser, en particulier pour les personnes les plus vulnérables. Outre les gestes préventifs dont chacun doit avoir le réflexe – comme se laver soigneusement les mains et limiter les contacts physiques rapprochés –, on a recommandé d’être attentif au geste de la communion eucharistique. Si la communion dans la main est moins risquée que la communion sur la langue, comme l’affirment tous les spécialistes, le virus s’attaquant principalement au système respiratoire, il me semble toutefois que l’essentiel sera d’éviter le contact des mains du ministre de la communion avec la langue ou la main des fidèles. Et si l’on craint sérieusement d’être contaminé, on se contentera d’une communion spirituelle.

Il ne s’agit pas pour autant de céder à la panique collective entretenue par les informations qui nous sont transmises, heure après heure, par les autorités légitimes à travers les médias.

Il est manifeste, en effet, que l’apparition inattendue de ce nouveau virus, comme sa rapide diffusion, enfoncent un coin dans la prétention de l’homme moderne à résoudre tous les problèmes, en s’appuyant sur les seuls progrès indéniables de la science et de la technique, en particulier en matière de recherche médicale et de soins. Cette situation, dont il ne s’agit pas de minimiser les conséquences, parfois dramatiques, et pour lesquelles il convient de saluer le travail remarquable accompli par les autorités civiles et sanitaires, comme par les personnels soignants, rappelle aussi à nos contemporains la fragilité et la vulnérabilité de l’homme.

Aussi, pour nous chrétiens, il ne s’agirait pas d’en rester à des mesures seulement humaines, pour utiles qu’elles soient. Nous croyons en effet en un Dieu qui est Maître des temps et de l’histoire et qui n’abandonne pas son Peuple. Comme nos pères, nous aurons à cœur de puiser aux sources de la foi et de confier au Seigneur lui-même l’éradication de cette nouvelle épidémie qui sans être alarmante, du moins à l’heure où j’écris ces lignes, inquiète beaucoup de personnes et paralyse nombre de ressorts de la vie sociale et économique.

Loin de « déserter nos assemblées » (cf. He, 10, 25), nous ne manquerons pas de nous rassembler pour prier : veillées de prière, célébration de messes prévues par le Missel pour intentions et circonstances diverses, par exemple « Pour toute détresse ». Je laisse le soin aux pasteurs d’en discerner l’opportunité.

Rappelons-nous toujours, comme le psalmiste le chante à l’envi, en témoin privilégié de l’histoire du Peuple d’Israël qui se prolonge dans toute l’histoire de l’Eglise, que « Notre secours est dans le Nom du Seigneur qui a fait le Ciel et la terre » (Ps 123, 8).

+ Marc Aillet.

Evêque de Bayonne, Lescar et Oloron.

Le 6 mars 2020.

Et maintenant les Fraternités Monastiques de Jérusalem
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Communiqué de Frère Jean-Christophe Calmon, prieur général des frères des Fraternités Monastiques de Jérusalem, et Sœur Rosalba Bulzaga, prieure générale des sœurs des Fraternités Monastiques de Jérusalem :

La récente parution d’un livre mettant en cause le comportement de notre fondateur, le père Pierre-Marie Delfieux, au cours des premières années de nos communautés, nous a profondément bouleversés.

Ces faits, s’ils sont avérés, sont graves et nous réprouvons fermement toute atteinte à la liberté et à la dignité des personnes.

Nous ne pouvons pas vivre à l’écoute de l’Esprit Saint sans l’entendre nous parler à travers nos frères et sœurs, à travers tout homme, dans toute circonstance.

C’est pourquoi nous avons, dès le 10 décembre 2019, lancé un appel à témoignage à l’adresse des personnes qui auraient pu être victimes d’abus au sein des Fraternités.

Pour pérenniser cette démarche, nous nous engageons à présent dans la mise en place d’une cellule d’écoute indépendante, aux moyens et compétences renforcés, garante de la confidentialité des témoignages reçus.

Nous nous sommes ainsi rapprochés de la CORREF, la CIASE et la Cellule pour les dérives sectaires de la Conférence des Évêques de France afin de procéder au recrutement de personnes compétentes, sans lien avec les Fraternités monastiques et laïques de Jérusalem.

Un prochain communiqué précisera la composition, les modalités de fonctionnement et le cadre éthique et déontologique de la cellule d’écoute

Pierre Delfieux, né le 4 décembre 1934, fut condisciple au collège de Georges Soubrier, futur évêque de Nantes. Après son baccalauréat, il entre au Grand séminaire de Rodez. Il est envoyé pour finir sa théologie à l’Institut catholique de Toulouse, puis pour des études de philosophie et de sciences sociales, à Paris, à la Sorbonne. Après deux ans de service militaire, qu’il effectue dans la coopération à Madagascar, où il enseigne dans un collège de jésuites, il est ordonné prêtre dans la cathédrale de Rodez, le 29 juin 1961 et reste quelques années à Rodez comme vicaire épiscopal de la cathédrale. En 1965, il devient, à la demande du futur cardinal Lustiger, aumônier des étudiants en langues du Centre Richelieu où il côtoie notamment Jacques Perrier, Francis Deniau et Guy Gaucher. En ces années 1960, il découvre aussi le désert et devient, au Centre Richelieu, le spécialiste des méharées au Sahara, vers Tamanrasset et les lieux habités par Charles de Foucauld. Aussi quand, au bout de sept ans de cet apostolat, marqué par les bouleversements introduits par Mai 68, il lui est proposé de prendre une année sabbatique, il ne résiste pas à l’appel du désert et part d’abord pour Béni Abbès, dans la communauté des Petits frères de Jésus, puis à l’Assekrem, dans le massif du Hoggar. Pierre-Marie Delfieux se construit de ses mains un ermitage, auquel il donne le nom de Bethléem ; il va y passer une année, puis une seconde, avec pour seule compagnie le frère Jean-Marie, la Bible et le Saint-Sacrement. En juin 1974, il quitte l’Assekrem et confie au cardinal Marty, alors archevêque de Paris, son désir de devenir moine dans la ville. L’église Saint-Gervais lui est alors confiée pour y établir la future fraternité. La première liturgie est chantée par une douzaine de frères, dans l’église Saint-Gervais, le 1er novembre 1975, fête de la Toussaint. Une fraternité de moniales naît à son tour, le 8 décembre 1976. Même si frères et sœurs chantent ensemble toutes les liturgies, dès le départ les logements et les gouvernements des deux Fraternités sont bien distincts. Une étape décisive est franchie en 1978-1979 lorsque les Fraternités reçoivent le nom de « Jérusalem ». Après le temps des découvertes et des tâtonnements, dont une première fondation à Marseille, en 1979, à la demande du cardinal Roger Etchegaray, qui ne peut tenir, vient à partir des années 1990, le temps des fondations, alors que les Fraternités comptent déjà une centaine de frères et sœurs. En 2001 naissent les Fraternités du Mont-Saint-Michel et de Bruxelles ; en 2004, la première Fraternité outre-Atlantique est établie à Montréal : en 2006, les Fraternités sont appelées sur le domaine de la Trinité-des-Monts, , puis de Saint Sébastien sur le Palatin à Rome et enfin en 2009, à Cologne et en 2010, à Varsovie. Au terme d’un long processus de rédaction et d’approbation par les Congrégations de la Vie consacrée et de la Doctrine de la Foi, les Constitutions des Fraternités monastiques de Jérusalem sont définitivement approuvées par le cardinal Jean-Marie Lustiger, le 31 mai 1996. Pierre-Marie Delfieux meurt le 21 février 2013 en Sologne, où il s’était retiré.

Messe carnavalesque
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Messe costumée en l’église Sainte-Thérèse à Coudekerque (Nord), avec le père Yves Béguin et la bénédiction du vicaire épiscopal Bruno Cazin.

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