Le gouverneur “catholique” de l’État de Washington promulgue la loi légalisant le “mariage” homosexuel

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Née en 1947, la Démocrate Christine O’Grady Gregoire a été élue 22ème gouverneur de l’État de Washington en novembre 2004. Une élection très controversée : aux États-Unis aussi on arrive à faire voter les morts – le Washington Times signalait hier que 1,8 million d’électeurs décédés figuraient toujours sur les listes électorales aux États-Unis et que 24 millions d’autres étaient en situation irrégulière ou illégale vis-à-vis du code électoral… Elle fut réélue à cette fonction en novembre 2008, mais ne sollicitera pas un troisième mandat en novembre prochain. Un de ses notables actes comme gouverneur, en ce début d’année, aura été de susciter puis de signer et promulguer une loi votée par le législateur de l’État le 8 février dernier (par 55 voix contre 43 en seconde lecture à la chambre des députés), légalisant le mariage homosexuel, une légalisation qui devrait prendre effet le 7 juin prochain, mais les défenseurs du mariage traditionnel se mobilisent pour qu’un référendum soit proposé sur ce sujet lors du cycle électoral de novembre. C’est le sixième État de l’Union à se doter d’une pareille loi. À signaler que l’État de Washington disposait, depuis 2007, d’un équivalent du Pacs mais qui ne semble pas avoir beaucoup de succès puisqu’on ne compte, depuis cinq ans, que 19 000 couples pacsés sur une population de 6,9 millions d’habitants.

Outre le fait qu’elle soit considérée comme un gouverneur “potiche”, Christine Gregoire présente la particularité d’être… catholique. Sa promotion du “mariage” homosexuel lui interdit donc d’approcher la Sainte Communion (canon 915 : Les excommuniés et les interdits, après l’infliction ou la  déclaration de la peine et ceux qui persistent avec obstination dans un péché grave et manifeste, ne seront pas admis à la sainte communion). Un « péché grave et manifeste », aggravé, si je puis dire, par l’avertissement public à la mi-janvier des quatre évêques de l’État de ne pas toucher à la définition du mariage traditionnel. Mais Christine Gregoire se moque autant des évêques que des principes de la foi qu’elle affiche.

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