Catholic League : ni la version Sénat ni la version Chambre ne défendent la clause de conscience

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Que l’ObamaCare ait du plomb dans l’aile, tous les observateurs attentifs et objectifs le savent désormais et nombre de mes “confrères” journalistes qui avaient titré, lors du passage du
projet de loi au Sénat, sur la « victoire historique » d’Obama, devraient revoir leur copie ou changer de métier…
Version Chambre, avec l’amendement Stupak, ou version Sénat, dans amendement de type Stupak – c’est-à-dire interdisant notamment le financement ou le remboursement de l’avortement sur
fonds fédéraux –, les deux projets de loi parallèles présentent le défaut central et commun de ne pas garantir la clause de conscience pour les personnels de santé (s’agissant d’une loi réformant
le système de santé et de couvertture-maladie).
C’est ce que Bill Donohue, le président de la Catholic League, dénonce dans un communiqué du 20 janvier.

« Alors que le projet de loi de la Chambre est meilleur que celui du Sénat sur la question de l’argent fédéral pour l’avortement, aucun des deux ne fournissent une protection adéquate de la
clause de conscience des personnels de santé. Il est important d’observer qu’une des causes qui a nuit à Martha Coakley dans le Massachusetts c’est son inflexible rejet de la clause de
conscience. Elle a en effet dit aux médecins et aux infirmières catholiques qu’ils avaient le choix entre pratiquer des avortements ou chercher un autre boulot. Cela n’est pas très bien passé
chez les catholiques, et chez beaucoup d’autres personnes, du
Bay State.
Le président Obama a déclaré aux diplômés de l’Université Notre Dame qu’il soutenait totalement la clause de conscience pour les personnels de santé. Ce qui lui a valu de grands
applaudissements. Mais nous n’avons aucune preuve qu’il travaille pour protéger ces droits dans le projet de loi de la Chambre comme dans celui du Sénat. Il a invoqué le nom du pasteur Martin
Luther King
l’autre jour pour faire avancer la réforme du système de santé, mais il n’a pas cité ce que disait King sur la clause de conscience.
King croyait fermement qu’un
« individu qui enfreint une loi parce que sa conscience lui dit qu’elle n’est pas juste, et qui, de bon gré, accepte de se retrouver en prison pour
soulever la conscience de la communauté sur cette injustice, exprime en réalité le plus rand respect pour la loi. » Le plaidoyer de King, qui n’est que l’application de l’enseignement
catholique sur les droits naturels, doit être écouté par Obama et le Congrès. Plutôt que de contraindre les personnels catholiques à violer la loi – ce qu’ils ne manqueront pas de faire
s’ils y sont obligés – il serait simplement beaucoup plus prudent de leur garantir dans ces projets de loi leur clause de conscience.
King avait compris l’importance de ces droits. Il est grand temps que ceux qui s’appuient sur son héritage les adoptent aussi. »

Peut-on mieux dire ?