Un évêque épiscopalien admis dans l’Église catholique

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Daniel W. Herzog
était un évêque épiscopalien des États-Unis. Je maintiens l’imparfait, mais j’aurais du écrire “évêque” avec des guillemets, car les épiscopaliens, c’est-à-dire les
anglicans des États-Unis, n’appartiennent pas à la succession apostolique contrairement, par exemple, aux évêques de l’orthodoxie, bien que cette dernière ne soit toujours pas en “pleine
communion” avec Rome… Mais pour la fluidité de la lecture de ce qui va suivre, on m’excusera de ne point mettre de guillemets partout : les lecteurs rectifieront d’eux-mêmes…
Daniel Herzog, étant arrivé au début de cette année à l’âge de 65 ans, a décidé non seulement de faire valoir ses droits à la retraite, mais de
démissionner de toutes ses fonctions au sein de l’Église épiscopalienne, pour entrer, avec son épouse Carol, dans l’Église catholique.
Devenu évêque du diocèse d’Albany (New York) en juin 1988, Daniel Herzog était à la tête d’un des 111 diocèses de l’Église épiscopalienne, comptant 19 700
fidèles répartis en 120 lieux de culte (par comparaison, le diocèse catholique d’Albany a environ 400 000 baptisés et 178 paroisses).
Sauf erreur de ma part, Daniel Herzog est le troisième évêque épiscopalien américain à rompre avec l’anglicanisme pour rejoindre Rome. Les deux précédents
connus sont ceux de Levi S. Ives, évêque de Caroline du Nord, qui quitta l’anglicanisme pour le catholicisme en 1853, et de Frederick Kinsman, évêque du Delaware, qui devint catholique en 1919.
Les raisons de cette conversion ne sont pas toutes connues, même si depuis des années Daniel Herzog y songeait. Il avait été, notamment, en opposition
totale avec la décision de la Convention Générale de l’Église épiscopalienne d’admettre, en 2003, comme évêque du New Hampshire un homosexuel pratiquant.
Le 19 mars de cette année, ayant réglé tous les problèmes pratiques liés à son départ à la retraite, il écrivit sa décision de rompre définitivement avec l’anglicanisme et d’intégrer l’Église
catholique, à l’évêque président de l’Église épiscopalienne des États-Unis : Katherine Jefferts Schori. Une femme. Évêque…

2 comments

  1. On voit ce que donne une église, si tant est que l’épiscopalisme est une église puisqu’il est une hérésie, lorsqu’elle se détourne des commandements de Dieu : elle n’est plus crédible et des centaines de fidèles la quittent. Que ceux qui voudraient que l’Eglise catholique institue des femmes prêtres, autorise la fornication, l’homosexualité et l’avortement en prennent de la graine !

    Plus une Eglise est laxiste, moins elle rassemble, car elle autorise des choses que Dieu réprouve et elle est à la semblance de la "grande prostituée de toutes les Eglises" annoncée dans l’Evangile. Plus elle est exigente, plus elle attire, n’étant pas en contradiction avec Dieu.