Jeff Grabosky : un marathon de prière de 6 000 km

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Notre sœur et compatriote Anne-Marie Michel a achevé le vendredi 14 janvier son pèlerinage pour la vie commencé le 27 mai 2010, le jeudi dans l’octave de la Pentecôte. Elle a marché pour la vie de Québec au sanctuaire de Notre-Dame de Guadalupe en traversant tous les États de l’Est et du Sud-Est des États-Unis : 5 200 km pour la vie !
Alors que son extraordinaire pérégrination venait de s’achever, une autre, tout aussi extraordinaire – mais là, il s’agit d’une course – commençait, d’Ouest en Est celle-là.
En effet, le 20 janvier dernier, un jeune marathonien catholique américain de 27 ans, Jeff Grabosky, se lançait, depuis Oceanside (Californie), pour une course de 6 000 km qui devrait se terminer le 26 mai prochain à Long Island’s Smith Point (ville de New York) après avoir traversé l’Arizona, le Nouveau Mexique, le Texas, l’Oklahoma, le Missouri, l’Illinois, l’Indiana, l’Ohio, la Virginie Occidentale, la Pennsylvanie, le Maryland, la Virginie, la Pennsylvanie, Washington D.C., le New Jersey puis New York…
Mais qu’est-ce qui a poussé ce jeune catholique diplômé de la University of Notre Dame en 2005, à entreprendre une pareille épreuve ? Précisément, les épreuves de sa jeune existence. D’abord, le décès de sa maman des suites d’un cancer en 2006 : une pieuse catholique qui l’avait initié à la course à pied dès son plus jeune âge, mais qui ne se livrait jamais à cet exercice sportif sans réciter son chapelet en courant. Puis sa jeune femme qui le quitte, l’obligeant à vivre dans sa voiture pendant deux mois. Puis un poumon atélectasié qui le condamne toute une semaine à une unité de soins intensifs… Ce qui lui maintient la tête hors de l’eau ? La prière fervente pour lui et pour les autres : « C’est intéressant de voir comment Dieu travaille. J’ai commencé en pensant que je devais terminer cette course pour moi-même, mais désormais je sais que je vais la finir pour tous ceux pour qui je prie ».
Ce marathon de plus de quatre mois, il va l’accomplir en solitaire, sans aucune assistance. Il lui a fallu à l’avance réfléchir à la quantité de nourriture et d’eau à emporter pour chaque étape, aux vêtements adaptés, à l’endroit où se reposer la nuit et aux meilleurs itinéraires. « Je crois que Dieu peut nous aider à tout surmonter et à aller jusqu’au bout si nous lui faisons simplement confiance. Je dis aux gens qui se trouvent dans des passes difficiles que notre vie est souvent difficile, mais que Dieu a un plan sur nous et que si nous l’accueillons dans nos cœurs Il pourra faire et fera des choses surprenantes de nos vies. Si vous croyez fermement en cela, alors c’est difficile de ne pas sourire et de ne pas voir chaque jour de manière optimiste ».
Jeff Grabosky a médité en profondeur l’épître aux Philippiens de saint Paul : « En tout et par tout j’ai appris à être rassasié et à avoir faim, à être dans l’abondance et à être dans la détresse. Je puis tout en celui qui me fortifie » (4, 12-14).
Plus que de l’admiration, nous lui devons nos prières, et je vous invite à le porter tous les jours dans les vôtres. Dites-le lui (même en français ! même avec vos simples mots) en lui adressant un courriel ici. Et n’hésitez pas à vous rendre sur son site internet pour savoir où il en est de sa course, qui est aussi la nôtre, et prendre de ses nouvelles…

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