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L’idôlatrie imprudente du débat

Commentaires (6)
  1. Marc dit :

    Cet article de Famille chrétienne est très important et tout à fait juste, en soulignant cette déviation répandue de l’idolâtrie du dialogue valorisée pour lui-même et y compris dans des conditions qui éloignent de la vérité au lieu d’y conduire. Ceci étant, il y a lieu sans doute de prolonger la mise en garde et la clarification dans deux directions.
    Les conditions d’un bon dialogue sont évidentes à savoir que les deux protagonistes du dialogue doivent SE SOUMETTRE A DES RÈGLES ACCEPTÉES PAR TOUS, et en l’occurrence si la finalité du jeu en question est celle de progresser vers la vérité ou de la faire reconnaître par ceux qui ne la voient pas encore, les règles doivent être celles de la soumission aux lois universelles du raisonnement (principes d’identité et de non-contradiction) et de l’acceptation du réel.
    Par ailleurs, la distinction doit être opérée entre deux contextes de dialogue. Le premier contexte est celui du dialogue entre personnes partageant la même foi, par exemple entre les catholiques. Là, le dialogue est facilité par le fait que, sur ce qui est ni observable ni démontrable, la Révélation nous apporte les prémisses qui manquent. Dans ce contexte, il ne peut y avoir de désaccord sur l’essentiel.
    L’autre contexte est celui du dialogue entre personnes qui ne partagent pas la même foi. En ce cas, les prémisses pouvant être différentes, les positions de chacun sur les sujets en débat peuvent être différentes. Le débat présentera cet intérêt de bien faire apparaitre où réside, ultimement, la source de la différence de point de vue.
    Ceci étant, dans des débats comme celui sur le gender, il n’y a pas besoin de partager la même foi pour que chacun doive reconnaitre qu’il y a là une idéologie, irrespectueuse du réel, car c’est totalement contraire à l’expérience d’énoncer qu’il n’y aurait pas de vraie différence, autre que projetée par la société, entre l’homme et la femme. Cette idée est contraire à la vérité. Donc, et ceci nous ramène à l’affaire Brugère, débattre avec Madame Brugère ne peut que conduire, sauf comme le dit si bien le texte de famille Chrétienne, soit à lui faire comprendre et admettre qu’elle se trompe (là est le centre de la question, car Care ou pas Care, si le Care se relie au gender, ce que fait Madame Brugère, il est mauvais), soit à lui dire qu’elle a tort de ne pas comprendre et admettre son erreur. Or, la séance de formation des délégués diocésains n’est pas le lieu pour cela. Donc, c’est un tort d’avoir voulu la faire venir à cette session de formation, et Mgr Pontier a eu raison d’annuler sa venue.  

  2. jpr dit :

    Inviter une telle personne à l’occasion d’un journée de formation est, au minimum, une faute grave. Qui est le responsable de cette scandaleuse invitation ? Il conviendrait de le savoir. Quel crédit pouvons-nous accorder à de tels responsables ? Est-il légitime qu’ils continuent d’occuper des fonctions au sein des “comités” qui prétendent influer “l’Église qui est en France” ?
    On aimerait aussi que certains de nos évêques, qui annoncent crânement n’avoir “pas peur de dialoguer avec le monde”, montrent le même empressement à entendre le peuple catholique qu’ils doivent conduire ; mais ils manifestent là trop souvent une grande frilosité quand ce n’est pas un refus clair et définitif de tout dialogue ; auraient-ils peur que la Foi de leurs interlocuteurs bouscule un peu trop leur credo séculier et leur fuite en avant dans leur désir de plaire au monde ?

  3. Ne pas confondre dialogue avec un tribune offerte au militantisme politico-philosophique.

  4. Emmanuel dit :

    Hé oui…..”
    L’épiscopat et une partie de l’église en France continuent de s’enliser dans le poison nomme en un temps: le MASDU.

  5. Melmiesse dit :

    Il y a 20 ou 30 ans, le Père Vernette (j’ai oublié l’orthographe de son nom) spécialiste des sectes , mettait en garde celui qui dialogue avec un de ses membres; le non-chrétien qui dialogue veut souvent convertir à ses idées avec des arguments que nous ignorons au départ, il a préparé son sujet; Il faut donc ne pas entrer en dialogue mais le faire parler et dévoiler tous ses arguments alors seulement le chrétien peut réfuter ce qu’il vient de dire avec ses propres arguments. Madame Brugère n’était pas invitée pour s’entendre dire que le care n’est pas sorti des évangiles, elle serait venue pour appâter l’auditoire qui ne l’aurait pas passée à la critique

  6. ACTV dit :

    Rappel de la position du pape , il y a deux jours :

    «Je voudrais à ce sujet manifester mon refus de tout type d’expérimentations éducatives avec les enfants. On ne peut rien expérimenter avec les jeunes et les enfants! Ce ne sont pas des cobayes de laboratoire!»
    «Il importe de redire le droit des enfants à croître dans une famille, avec un papa et une maman capables de créer une ambiance adaptée à son développement et à sa maturation affective. Au cœur de cette relation, l’enfant continue à mûrir vis-à-vis de ce que représentent la masculinité et la féminité d’un père et d’une mère. Il se prépare ainsi à la maturité affective.»
    «L’avortement et l’infanticide sont des crimes abominables»
    Il faudrait que nos chers évêques français soutiennent sans équivoque ces propos qui sont la voix de l Eglise catholique romaine par le biais du successeur de Pierre.

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