Quelques remarques de Valli sur les “preuves” contre Vigano

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Aldo-Maria Valli, blogueur italien qui a joué un rôle important dans la publication du mémoire de Mgr Carlo Maria Vigano (voir ici la traduction que nos confrères de Benoît-et-moi ont donnée de son récit), a également pulvérisé quelques unes des rumeurs qui circulent ces derniers jours sur internet, tendant à “prouver” que Mgr Vigano a menti. C’est ce texte, paru ici en italien et en anglais, que nous traduisons ci-dessous.

De récents commentaires de divers journalistes sur la controverse entourant l’archevêque Carlo Maria Viganò après la publication de son mémoire tentent de discréditer l’ancien nonce aux États-Unis. En particulier, en mai 2012, on signale que, lors d’un dîner de gala à New York, Viganò a prononcé des paroles de bonté et d’estime pour le cardinal Theodore McCarrick, même s’il savait déjà que le cardinal avait été sanctionné par le pape Benoît XVI qui avait demandé à McCarrick de ne pas assister aux cérémonies publiques et de ne pas voyager.
Une vidéo de cet événement, qui a eu lieu dans un hôtel de Manhattan, le Dîner de la Mission Mondiale des Œuvres Pontificales Missionnaires, montre le Nonce Viganò saluant tout d’abord le Cardinal McCarrick: «Distingués invités, évêques présents, et invités honorés ce soir en tant qu’«ambassadeurs pontificaux des missions» – quel beau titre ! –, en premier, Son Eminence le cardinal McCarrick, déjà ambassadeur depuis quelque temps, en tant que prêtre, évêque, archevêque, cardinal et nous tous lui souhaite le meilleur… »
Selon certaines personnes, ces mots sont la preuve que Viganò ment. Dans son mémoire, Viganò accuse McCarrick de ne pas avoir respecté les sanctions qui lui ont été imposées par le pape Benoît XVI, mais dans le même temps, la vidéo montre qu’il a publiquement félicité McCarrick.
À mon avis, la vidéo ne prouve rien de tel. Pensons aux circonstances. En mai 2012, Viganò est nonce aux États-Unis depuis quelques mois seulement (depuis novembre 2011). Il assiste à l’un de ses premiers événements publics de haut niveau en tant qu’ambassadeur du Saint-Siège. L’occasion est très prestigieuse. Quand un cardinal est présent à un tel événement, du point de vue de la hiérarchie, le nonce [qui n’est qu’un archevêque] se situe au-dessous de lui et est tenu par protocole d’accueillir d’abord le cardinal et de prononcer quelques mots en son Honneur. Maintenant, dans cette situation, qu’aurait dû faire le nonce Viganò? Ignorer McCarrick? Ou dire publiquement : « Votre Eminence, je devrais vous saluer mais je ne le ferai pas, parce que vous êtes un scélérat »? Ou l’exposer au ridicule public et dire: «Ce soir, le cardinal McCarrick qui prend des séminaristes dans son lit et a été sanctionné par le pape, est parmi nous. Je le salue! » ?
Il est évident qu’en une telle occasion, le nonce, le représentant du pape, joue le rôle du diplomate qu’il est censé être – c’est-à-dire qu’il n’indique pas publiquement ce qu’il sait ou ce qu’il pense personnellement. Les ambassadeurs doivent souvent cacher leurs émotions personnelles pour sauver les apparences. C’est simplement une partie de leur travail, souvent méconnue.
Viganò salue donc. Il le fait à bout de bras, sans emphase particulière, et seul Dieu peut savoir ce qui se passait dans l’âme du nonce à ce moment-là. Mais on s’attend à ce qu’il dise quelques mots d’éloge. Viganò dit à propos de McCarrick que «nous lui souhaitons tous le meilleur». N’est-ce pas ce que devrait faire un chrétien? Souhaiter du bien au pécheur malgré son péché? Il me semble qu’en utilisant cette expression, Viganò a très bien agi. Même s’il n’était qu’au début de sa mission et qu’il n’était donc pas encore très expérimenté comme nonce, il a tenu ses sentiments à distance et respecté les exigences du protocole. Je le répète: dans ces situations, un ambassadeur est tenu d’agir de cette manière, d’agir comme s’il ne savait rien, sans rien laisser échapper. Si Viganò n’avait pas agi de la sorte, il aurait scandalisé le public et trahi la confiance du pape.
Vous allez demander: mais pourquoi McCarrick n’a-t-il pas respecté les ordres du pape Benoît XVI et a-t-il, au contraire, circulé librement en public? C’est une bonne question. C’est la question que Viganò a posée, ce qui l’a amené à conclure que McCarrick était protégé par quelqu’un de très haut placé qui avait l’intention de se moquer du pape Benoît lui-même.
Mais maintenant passons à une deuxième vidéo qui circule, qui, selon certains commentateurs, montre une fois de plus que Viganò est un menteur. C’est une vidéo liée à la première, montrant une brève rencontre entre l’archevêque Viganò et le pape François, à la fin de la réunion officielle des nonces avec le Saint-Père en juin 2013.
Dans son mémoire, Viganò rappelle que le pape, sans aucune préalable, lui a ordonné sur un ton de reproche: «Les évêques des États-Unis ne doivent pas être idéologisés! Ils doivent être pasteurs! » Ceux qui contestent la version des événements de Viganò et le qualifient de menteur affirment maintenant que cette vidéo montre un pape qui sourit au début, nullement agressif, qui, en apprenant qu’il a le nonce aux États-Unis. États devant lui, commence un discours. Eh bien, nous ne pouvons rien prouver à propos de ce discours, car la vidéo officielle du Vatican, comme cela arrive souvent dans ces cas, a été coupée de telle manière qu’elle ne montre pas le contenu privé de la conversation. Mais il me semble tout à fait compréhensible que Viganò, dans son souvenir de ce moment, ait gardé en mémoire, non pas tant le sourire initial du pape (qui, dans ces situations, sourit de la même manière à tout le monde), que le contenu de la brève conversation qui a suivi. C’est pourquoi, dans son mémoire, Viganò dit que le pape, sans remarque préalable, lui a donné un ordre sur un ton réprobateur. En réalité, c’est probablement exactement ce qui s’est passé. Après le premier sourire, le pape a immédiatement commencé à parler avec Viganò, mais nous ne savons pas ce qui a suivi car la vidéo ne le montre pas.
À ce stade, je voudrais souligner que, si je réponds aux critiques et aux accusations portées contre Viganò, je ne le fais pas pour sauver l’archevêque Viganò, mais plutôt par respect pour la vérité et parce qu’il semble injuste que de si lourdes accusations (comme celle d’être un menteur) circulent si librement.
Et enfin, une réponse à ceux qui affirment que Viganò a également commis un parjure, car, en publiant son mémoire, il a violé le secret pontifical qu’il a juré de défendre en tant que nonce.
Sur ce point, nous pouvons observer que le « secret » dont nous parlons n’est pas de nature sacramentelle. Ce n’est pas – pour être bien clair – comme le «sceau» qui lie un confesseur dans le sacrement de pénitence. C’est le secret qui lie un nonce au service de l’Église et de son action dans le monde. Mais si ce secret vient à être utilisé, non pas pour le bien de l’Eglise, mais plutôt contre elle, c’est-à-dire si la conspiration du silence consiste à dissimuler un lobby, quiconque prend conscience de cette perversion, non seulement peut, mais doit violer le secret. C’est son devoir pour le bien de l’Église, au nom de la vérité.
Je répète une fois de plus que, si je voulais répondre aux accusations portées contre Viganò, je ne le fais pas pour entrer en conflit avec d’autres observateurs et commentateurs. Je crois plutôt que, dans toute cette affaire, nous devons scrupuleusement éviter de descendre au niveau des attaques personnelles. Ce qu’il faut plutôt, c’est garder les yeux rivés sur la question clé: la corruption morale dénoncée par Viganò – une corruption qui, selon l’ancien nonce, a maintenant atteint les plus hauts niveaux de l’Église, si bien qu’une action forte est nécessaire, comme la publication de son mémoire, afin de provoquer le début d’une purification.

8 comments

  1. De quoi clouer le bec de ceux qui veulent à tout prix défendre l’indéfendable.
    Une chose est certaine: Le Pape François était au courant des turpitudes homosexuelles incessantes de Mc Carrick au moins depuis son accession au pontificat sinon même avant, et des sanctions (adoucies pour des raisons peu avouables) qui lui avaient été infligées.
    Alors les prétendues incohérences sur le récit de Vigano ne sont que du bavardage sans intérêt.
    Avoir sciemment remis en selle et levé les sanctions pesant sur cet infâme pervers et en avoir fait son conseiller pour les affaires américaines est la contrepartie évidente du Pape François pour son rôle de lobbyiste n°1 de la mafia de St Gallen qui a fait son élection, une élection qui parait maintenant et plus que jamais fortement entachée de nullité si l’on en croit les Instructions “Universi Dominici Gregis” de Jean Paul II qui cherchait justement à éviter ce qui s’est malheureusement produit au conclave de 2013.

  2. Deo gratias

    Dieu soit loué –

    Contre les faits apportés par Mgr Vigano, ils sortent la théorie du complot
    Ce n’est pas avec cela que nous lutterons contre l’omerta sur les abus sexuels au sein de l’Eglise :

    “L’inénarrable Nicolas Senèze, correspondant de « La Croix » à Rome, dont on connaît le souverain mépris pour les cardinaux qui ont eu le front d’interroger le Pape à propos d’Amoris Laetitia, se préoccupe désormais d’un gigantesque complot « ultra-conservateur » contre le Pape François. Je trouve admirable ce conspirationnisme des anti-complotistes !
    Le plus amusant, c’est que Senèze s’est bien gardé d’exposer cette thèse aventurée dans le quotidien officieux de l’épiscopat – où il s’est « contenté » de relayer toutes sortes de calomnies sur Mgr Vigano, ainsi que plusieurs demi-vérités sur les réactions de l’Eglise américaine et de Rome à propos de la crise des prédateurs sexuels cléricaux, mêlées de vérités certaines sans rapport avec la question. Non, pour l’occasion, il s’est épanché dans pour l’AFP, organisme remarquablement compétent, comme chacun sait, sur les questions religieuses ! La dépêche en question, que l’on trouve sur les sites de tous les médias « mainstream » (voir, par exemple, ici ou là), cite Nicolas Senèze, parmi d’autres vaticanistes dits « progressistes ».
    La tonalité est simple : Mgr Vigano est un archevêque conservateur ; le Pape est victime d’une cabale ultra-conservatrice ; cette cabale menace d’aller jusqu’à un schisme aux Etats-Unis ; toutes les personnes de bonne volonté sont donc invitées à ignorer le témoignage de Mgr Vigano. Fermez le ban ! M. Senèze est, comme il se doit pour un rédacteur aussi en vue, l’un des plus « modérés ». Il n’en dénonce pas moins l’« évidente volonté d’attaquer François ». Cette volonté est tellement « évidente » dans le document de Vigano que les échanges avec le pontife actuel occupent moins de 10% dudit document.
    Mais, surtout, M. Senèze ne semble même pas se rendre compte, en disant cette absurdité, que même les cardinaux les plus progressistes commencent à s’indigner du fait que les réformes morales et financières pour lesquelles le Pape François a été élu ne sont pas menées à bien. Que, trop souvent, au contraire, les mesures de bon sens prises par Benoît XVI ont été révoquées. Que le lobby gay, en particulier, semble n’avoir jamais été aussi puissant. Au point qu’une orgie, mêlant débauche homosexuelle et drogue à gogo, a pu avoir lieu dans le palais même du Saint-Office, où elle fut interrompue par la gendarmerie vaticane – et l’on apprend ces jours-ci que c’est pour loger le satrape en question, Mgr Capozzi, que le Pape avait refusé au cardinal Müller d’y loger l’un de ses collaborateurs qui y avait pourtant, semble-t-il, plus de titres et qui, du moins, aurait évité ce genre « d’incidents » qui fait légèrement désordre à quelques mètres de Saint-Pierre !
    Ceux qui veulent en savoir davantage sur la réforme purement verbale du Pape François et de la déception générale que cause (« à droite comme à gauche », peut-on dire, si, comme M. Senèze ou comme l’AFP, on tient absolument aux étiquettes politiques), peuvent se reporter au livre passionnant d’Henry Sire, ancien historiographe de l’ordre de Malte à Rome : « Le Pape dictateur ».
    Le chroniqueur religieux de « La Croix » ajoute : « On est passé à un stade supérieur : les gens qui pensent que François est dangereux pour l’Eglise n’ont plus de limites. » J’avoue que cette déclaration m’est incompréhensible. Un stade supérieur à quoi ? Quel était le stade inférieur ? Qui sont ces gens dont il est question ? Que veut dire qu’ils n’aient plus de limites ? Il n’est pas certain, d’ailleurs, que cette phrase soit réellement destinée à signifier quoi que soit de concret. En tout cas, dans le contexte de la dépêche, on comprend que tous les « progressistes » – et, plus généralement, tous ceux qui ne sont pas « ultra-conservateurs », puisque tous les évêques américains sont sommés de défendre en bloc le Saint-Père – doivent d’urgence se porter au secours du Pape François menacé par des « ultra-conservateurs » sans scrupule, dont la haine pourrait les conduire au schisme.
    Manque de chance pour M. Senèze et ses éminents confrères, le Pape lui-même nous demande avec insistance de rechercher, en particulier dans ce dossier sordide, la vérité, sans égard pour les fonctions les plus prestigieuses qui pourraient se trouver éclaboussées. D’ailleurs, je ne comprends pas non plus ce que veut dire « défendre le Saint-Père » dans ce contexte. De deux choses, l’une. Soit le témoignage de Mgr Vigano est faux, au moins sur la partie qui concerne le Pape François, auquel cas celui-ci n’a besoin de personne. Il suffit qu’il produise les éléments qui improuvent le témoignage de l’ancien nonce. Mais si ce dernier est véridique, doit-on en déduire que Sénèze et ses petits camarades nous invitent à mentir ou à occulter la vérité – et en une matière aussi grave ?
    On ne demande certes à personne d’apprécier la personne de Mgr Vigano, mais il n’est peut-être pas déraisonnable d’exiger des journalistes qu’ils fassent leur travail et regardent si les éléments donnés dans le témoignage circonstancié de l’ancien nonce à Washington sont vrais. Il ne sert à rien de se draper dans la dignité d’une vertu outragée, de dénoncer un hypothétique « complot ultra-conservateur », ou de dire, comme le cardinal Cupich, que le réchauffement de la planète est une question plus importante.
    La réalité, c’est que cette crise des prédateurs sexuels cléricaux est gravissime. Non seulement en soi, non seulement par ce qu’elle révèle sur les forces des ténèbres (notamment ici le lobby gay) agissant au sein même de l’Eglise, et au plus haut niveau, mais aussi parce qu’elle entache la crédibilité de l’Eglise et rend le message du Ressuscité inaudible. Nous avons, collectivement, le devoir de mettre les prédateurs hors d’état de nuire, de prendre soin des victimes, de leur rendre justice, d’éviter que de tels crimes se reproduisent et, pour cela, d’en finir avec la conspiration du silence. C’est à cela que nous invite Mgr Vigano – et cette invitation est, en particulier, un pressant devoir pour les journalistes.”
    Il circule sur internet quelques intox visant à décrédibiliser le témoignage de Mgr Vigano. Etrangement, on trouve parmi les colporteurs de ces intox des journalistes catholiques et des journalistes de la presse mainstream, comme Le Point. Surtout, aucun élément n’est apporté sur les révélations de l’ancien nonce. C’est sur sa personne que se concentrent les attaques. Il aurait ainsi tous les défauts : carriériste aimant l’argent, frustré de n’avoir pas été élevé à la pourpre cardinalice, le texte ne serait même pas de lui, etc. Aldo-Maria Valli a pulvérisé quelques unes des rumeurs tendant à “prouver” que Mgr Vigano a menti. C’est à lire ici.

    (Source Salon beige)

    Et encore :

    Un ancien conseiller à la nonciature de Washington soutient Mgr Vigano

    L’abbé Jean-François Lantheaume, conseiller à la nonciature de Washington avant l’arrivée de Mgr Viganò en 2011, a apporté son soutien public à Mgr Viganò en mettant l’image de ce dernier en bandeau de sa page Facebook et en le qualifiant d’» homme le plus intègre du Vatican ». Dans son fil de publication, l’abbé Lantheaume précise :
    « Il doit y en avoir d’autres, mais c’est le seul avec qui j’ai travaillé qui le fût authentiquement et véritablement… j’ai été son conseiller à Washington, je l’ai vu réfléchir et agir dans des situations très délicates, et c’est un homme de Dieu, qui prie et qui jeûne, un homme authentiquement donné à Dieu ; un homme de prière sans ambages, un homme intègre et tout donné au Service du Saint Siège dont il n’a reçu qu’ingratitude et médisances ! »
    Le 26 août, jour où la lettre de Mgr Viganò sur l’occultation des prédations homosexuelles du cardinal McCarrick était publiée, il réagissait (en anglais) à propos de Viganò :
    « Il est le meilleur chef que j’ai jamais eu. Oui, je le soutiens. Oui, il dit la vérité… » Et il réitérait en français : « Il dit toute la Vérité. Je suis témoin. Le nonce Vigano est le Prélat le plus intègre que je connaisse au Vatican. »
    Echange entre l’abbé et un internaute :
    — Terrible alors, prions l’orage va être terrible
    — (J.-F. L.) : Pire que ce tu penses (…). Prépare-toi…
    — Vous nous rassurez pas cher père !
    — (J.-F. L.) Mon but n’est pas de vous rassurer, mais de dire la vérité ! Les évêques ne sont pas indemnes ni intouchables : ils sont tout autant pécheurs que les autres !!! Qu’on se le dise une fois pour toutes… Ils ne jouissent pas de l’infaillibilité pontificale… ! Mais bien évidemment dès qu’on essaie de dire la vérité, on se fait couper la tête ou bien l’on fait du “mauvais esprit” : ça fait plus de vingt ans que j’ai dit ce que j’avais à dire…. maintenant vous croyez qui vous voulez, mais je puis vous dire pour en avoir été le témoin direct que Vigano dit la vérité : j’en ai été le témoin direct ! ce sont peut-être les dernières lignes que j’écris… si l’on me retrouve découpé à la tronçonneuse et mon corps coulé dans le béton, la police et les journaleux diront que l’on doit envisager l’hypothèse du suicide !!!”

    ( Source Salon Beige)

  3. Eve

    On peut lire “Aldo-Maria Valli, blogueur italien qui a joué un rôle important dans la publication du mémoire de Mgr Vivano “.
    Sans doute y a t-il 2 erreurs dans le nom de Mgr ? Ce serait bien de publier aussi les prénoms de Mgr afin d’éviter une nouvelle confusion de nom.
    On peut féliciter M Aldo-Maria Valli de soutenir la vérité.
    Il serait bien aussi que quelqu’un soutienne la vérité contenue
    dans la lettre du père Pierre Vignon.
    Ce serait bien de publier cette lettre. Car en conversations diverses certains confrères de ce prêtre,proches dans le secteur géographiques n’hésitent pas à déblatérer sur lui, critiques sur tous sujets personnels mêlant vrai et faux, et concluent “un petit qui se mêle de donner des conseils à un grand”.
    Un grand qui s’était exclamé “Grâce à Dieu, les faits sont prescrits”, ignorant sans doute que la prescription n’existe que dans les lois humaines. Alors que La Loi Divine est sans prescription, ce grand, devait donc prendre toutes les mesures nécessaires en fonction du Droit Canon et de la Charité, et non se cacher derrière la prescription. Mauvaise cachette !

    Jésus a dit “reprends ton frère…”, il n’a pas dit ‘sauf s’il est plus haut placé que toi’ !!!
    Merci à Son Excellence Carlo Maria Viganò, archevêque titulaire d’Ulpiana, nonce apostolique.
    Merci au père Pierre Vignon, prêtre du Diocèse de Valence, membre de l’Officialité inter-diocésaine (Valence, Lyon…).

  4. Les “attaques personnelles” contre Vigano c’est pour l’instant la misérable stratégie des soutiens du Pape et de la mafia pédophie, ils n’en ont pas d’autres, le Souverain Pontife restant désespérément muet, ce que tout les fidèles de base comprennent comme un aveu limpide de culpabilité.
    Une pétition de soutien pour Mgr Vigano a déjà réuni près de 10000 signatures en 2 jours.
    Le Pape François doit partir, pour l’honneur de l’Eglise.
    https://lifepetitions.com/petition/pledge-of-support-pray-for-archbishop-vigano

    • Eve

      Jack,
      se taire n’est pas obligatoirement “un aveu limpide de culpabilité”.
      Une nouvelle pétition, cette fois pour faire partir le Pape ?

      • 1/ La pétition n’est pas pour faire partir le Pape mais pour soutenir et prier pour Mgr Vigano.
        2/ C’est Mgr Vigano qui demande au Pape de renoncer à son pontificat, pas moi. Il a de meilleurs arguments qu’un misérable fidèle catholique comme moi, abasourdi par ce scandale.
        3/ “Qui ne dit mot consent”. Le Pape n’est pas sous la contrainte. Il a donc tout loisir de se disculper s’il est innocent.Se taire n’est pas la meilleure des stratégies, le moindre avocat sait cela.
        Pour quelles raisons selon vous ne le fait-il pas alors qu’un milliard et demi de catholiques sont suspendus à ses lèvres ?

  5. Admettons même que Mgr Vigano ait fait la bise à l’ex cardinal sur ses deux joues, baiser son anneau cardinalice, s’incliner perpendiculairement au sol pour le saluer, se prosternant à ses pieds pour lui souhaiter la bienvenue, et par la suite, échanger deux ou trois blagues, pour enfin s’éloigner aux yeux de tous, bras dessus bras dessous ; le problème reste entier : Ce qu’il a dit dans son memorandum il y a quelques jours, est il vrai, oui ou non ? Pourquoi il n’y a pas un démenti formel qui pourra le confondre en réfutant toutes ces allégations ? Pourquoi ce silence ? Pourquoi une commission n’est elle pas mis en place pour examiner ce cas dont les accusations son si graves ? On a pas besoin de le connaitre, l’archevêque : est il bleu, rouge, communiste, ultra, progressiste, vieux, jeune… on s’en fiche !!! par contre CE QU’IL RELATE EST-IL VRAI, OUI OU NON ? That is the question …. Dans quelques années, on ne se souviendra même plus à quoi il ressemblait, le Monseigneur, mais en revanche, on se souviendra dans quelques siècles, qu’un archevêque avait accusé le Pape François de ci et de ça … et le pape n’avait pas pu démentir.

    • Les gens qui cherchent à mettre en difficulté le témoignage de Mgr Vigano sous prétexte que celui-ci, au courant des sanctions, continuait à traiter avec courtoisie et honorer Mc Carrick comme s’il n’en avait aucune connaissance n’ont aucune idée des qualités et du comportement exigés d’un diplomate.
      1/ Les sanctions en question devaient rester secrètes puisque Mc Carrick n’était plus en activité.
      2/ Au travers de la “Papal Foundation”, Mc Carrick pouvait néanmoins exercer des pressions conséquentes sur sa hiérarchie y compris sur le Pape Benoit lui-même.
      Vigano le savait et “marchait sur des oeufs” pour tout ce qui concernait le cardinal, ce qui explique son attitude sibylline, voire obséquieuse à son égard.
      3/ De ce fait lesdites sanctions, avec ou sans consentement du Pape ont discrètement été “allégées” et ceux qui savaient ont fermé les yeux que ça leur plaise ou pas.
      4/ Le Pape Benoit qui n’est pas du genre à créer un scandale en public, mis en présence de Mc Carrick qu’il avait sanctionné, a préféré la jouer “cool” et fermer les yeux lui aussi pour la même raison développée ci-dessus. Dans ces conditions, on imagine mal un nonce prendre sur lui de se comporter différemment de la plus haute autorité de l’Eglise.

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