France : le cri d’un curé de campagne

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Curé dans une paroisse rurale. Un témoignage qui en dit long…

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Dans quelques mois, j’entrerai dans ma trentième année de sacerdoce dont vingt-cinq comme curé de paroisse. Certains de mes confères (ceux qui sont encore dans le sacerdoce !) fêtent cet anniversaire, d’autres le boudent… Mais au-delà de cette  herméneutique, il me semble que l’Église est en faillite, du moins dans nos pays de vieille chrétienté, dont la France. Lors de mon ordination dans les années quatre-vingts, les pseudo ténors des séminaires et des évêchés se voulaient rassurants en clamant haut et fort : « le creux de la vague est atteint, nous remontons… » Eh bien non !

La population a décroché massivement de la pratique religieuse. La jeunesse lui a tourné le dos, malgré les grands rassemblements des JMJ, ou de quelques réunions diocésaines ou interdiocésaines. Les vocations sacerdotales tendent à se raréfier et même à disparaître dans de nombreux diocèses. En raison de la moyenne d’âge du clergé, la population sacerdotale, en nombre déjà insuffisant pour assurer le soutien spirituel des quelques fidèles qui n’ont pas abandonné le navire, va continuer de fondre dans les années à venir et à un rythme de plus en plus soutenu, d’autant plus que les «récents» scandales laminent le fond.

Cet effondrement du tissu ecclésial français s’explique par une double cause :

•            d’abord, les changements sociétaux des “Trente Glorieuses” ;

•       ensuite, la pastorale des années soixante-dix menée tambour battant par l’immense majorité du clergé avec les fameux cantiques « il est formidable d’aimer » ou bien « Main ! Main! Main ! dans la Main » et j’en passe des plus croustillants tel « Jésus-Christ plus jamais ne sera mort » ; cette pastorale a encouragé et très probablement accéléré l’effondrement au lieu de tenter de le contenir.

La situation actuelle, tout en étant complexe dans le détail, est pourtant limpide dans ses grandes lignes : toutes les institutions, paroisses, communautés qui ont adopté cette pastorale des années soixante-dix sont aujourd’hui de ce fait condamnées à disparaître à plus ou moins court terme.

À cette règle, il n’existe quasiment pas d’exception.

Parallèlement à cette situation, un certain nombre de faits objectifs doivent être relevés :

•            – 25 % des ordinations en France s’effectuent aujourd’hui selon la “forme extraordinaire” du rite romain. Il est vrai que, paradoxalement, les évêques acceptent plus facilement cette “forme extraordinaire”, qu’ils considèrent sans avenir, que la “forme ordinaire” bien célébrée qui ferait ombrage à leur pastorale liturgique défaillante.

•            – Bien que cette réalité soit difficilement quantifiable, il apparait clairement qu’une majorité des jeunes prêtres sortant actuellement des séminaires diocésains refusent de suivre leurs aînés dans la pastorale ultra progressiste qui règne encore au sein des diocèses et des paroisses. Ils demeurent cependant persécutés.

•            – Le séminaire de la Communauté Saint-Martin, l’un des rares séminaires de France à ne pas connaître la crise, s’est imposé en quelques années comme la première maison de formation sacerdotale du pays ; il se trouve que ce séminaire est à peu près le seul à avoir appliqué fidèlement les directives et les intuitions du concile Vatican II, dans un esprit de continuité et non de rupture.

•            – Le pèlerinage de Pentecôte de Paris à Chartres, attaché à la “forme extraordinaire” du rite romain, connaît une affluence croissante, en particulier dans la jeunesse, et s’est imposé en quelques années comme le premier pèlerinage organisé en France et même de toute l’Europe occidentale.

•            – Les communautés religieuses et monastiques restées fidèles à la Tradition de l’Église (Solesmes, Kergonan, Flavigny, le Barroux, Fontgombault, les chanoines de Lagrasse, la Fraternité Saint-Vincent Ferrier, etc.) sont quasiment les seules à attirer des vocations ; certaines de ces communautés connaissent même un succès tel qu’elles devront probablement essaimer dans les années à venir.

De cet ensemble de faits indéniables, il ressort qu’aujourd’hui, en France, en 2018, il y a une Église qui vit et se développe et une Église qui meurt.

•            Ceux qui dans les années 1970 nous expliquaient que la Tradition de l’Église pouvait être abandonnée sans tort pour l’Église se sont trompés ;

•            Ceux qui nous expliquaient que l’habit distinctif du prêtre ou de la religieuse, qu’une liturgie et une spiritualité traditionnelles, que le chant grégorien, que le sens du sacré, du silence et de la contemplation n’intéressaient plus la jeunesse et devaient être remisés au grenier se sont lourdement trompés et nous ont trompés.

•            Nos évêques sont  actuellement plus préoccupés par les finances de leur diocèse que de l’évangélisation ; et leurs économes diocésains gèrent l’Église particulière comme une véritable entreprise commerciale au centime près. Ces laïcs en mission (avec un bon salaire) prennent les curés pour de simples manutentionnaires de cierges ou de dispensateurs de bénédictions.

« Mal qui répand la terreur,

Mal que l’épiscope en sa fureur,

Inventa pour punir les curés de la terre,

Le Fric (puisqu’il faut l’appeler par son nom)

Capable d’enrichir la curie diocésaine

Faisait aux ministres du culte la guerre » (d’après La Fontaine)

•            Les vicaires généraux, ou ces prêtres opportunistes, porte-voix de leur supérieurs sont inodores (pour la plupart) et sans saveur, heureux d’être à la droite et à la gauche de la mitre pour les honneurs (mais non pour le travail), surtout quand un beau liseré violet vient s’ajouter à leurs plus beaux habits de chœur ou leur carte de visite, « ecclésiastique quand tu nous tiens !!! »

« Définis la cour un pas où les gens,

Tristes, gais, prêts à tout, à tout indifférents,

Sont ce qu’il plaît au prince, ou, s’ils ne peuvent l’être,

Tâchent au moins de le paraître ;

On dirait qu’un esprit anime mille corps;

C’est bien là que les gens sont de simples ressorts… » La Fontaine

La simple constatation des faits et des tendances actuelles à l’œuvre au sein de l’Église de France suffit à le démontrer.

Face à cette situation, l’attitude d’une majorité d’évêques – consistant à ne pas voir cet ensemble de faits objectifs et à continuer obstinément à pratiquer cette pastorale délétère (la théorie du comme si… et de ces généraux sans armée) qui conduit à vider les églises en tournant le dos à deux millénaires de christianisme – demeure un défi lancé à la raison et un mystère parfaitement inexplicable.

L’Église qui est en France entre dans l’agonie du Vendredi Saint, mais pour combien de temps ? Ponce Pilate se lave les mains et combien de prêtres fidèles à la réforme de la réforme vont-ils encore vivre l’épuration du Goulag épiscopal ?

Dans tous les cas, redisons-nous que la vérité triomphe toujours, et c’est en soi une bonne Nouvelle ! Reste à savoir quand  et à quel prix ?

Je ne saurais trop inviter les fidèles chrétiens à prier Marie comme le préconise notre pape François.

49 comments

  1. Rive Rémi

    Bravo pour cet article.
    Ce prêtre a certainement du “cran” pour faire état de la situation. Malheureusement qui va le croire.
    Fasse le Ciel, Que les évêques réunis à Lourdes dans quelques jours puissent lire cet article.
    RR

  2. Merci de cette excellente analyse de la situation de l’Eglise en France, à laquelle je souscris entièrement . Prêtre moi-même, j’ajouterai que les prêtres qui ne rentrent pas dans le “moule ” imposé, sont pour la plupart écartés de la pastorale paroissiale , et heureux sont-ils quand ils peuvent alors trouver un ministère autre, genre aumônier de religieuses ou d’abbaye ( ce qui est également mon cas), etc… Pour d’autres, c’est la marginalisation, la mise à l’écart, ou la retraite anticipée . Nos évêques semblent absolument indifférents à ce genre de choses et n’ont qu’un seul souci: Tout miser sur les laïcs ..et tant pis si des territoires entiers – surtout dans le monde rural- sont dépourvus de la messe dominicale , ou de l’eucharistie lors des inhumations .
    Grande pitié au Royaume de France !

    • Paul

      Les évêques pour la plupart connaissent-ils encore le Chemin, la Vérité et le VIe????
      Nous simples laïcs le connaissons encore et saurons leur rappeler ….

    • pereira albertopereira

      formidable se curé il a tout a fait raison si seulement cela pouvais changer un peu les gens retournerais surement dans nos magnifiques églises pour entendre la parole d un véritable prêcheur!!!que dieu l entende

  3. Jean-Jacques

    C’est tout à fait ce que nous constatons dans lea vie de nos diocèses et de nos paroisses….mais chut ! il ne faut rien dire. Et j’ajouterai que les évêques vendent à tour de bras, y compris les biens des paroisses ( qui ne leurs appartiennent donc pas) et après ils n’ont plus qu’à attendre une promotion

  4. L’Eglise comme ”Institution divine” n’est pas en faillite; c’est plutôt le clergé qui l’est! Les hommes mourront mais l’Eglise ne mourra pas! Par ailleurs, il ne faudra pas réduire l’Eglise au clergé ni à l’Occident et encore moins à la France. L’Eglise prospère chez les pauvres d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. L’Esprit de Dieu est à l’oeuvre, comptons sur LUI. Soyons optimiste sur l’avenir du clergé. Concernant le manque de prêtres, on ne cessera jamais de le dire: ce ne sont pas les prêtres qui manquent, il manque plutôt notre sens de ”l’universalité de l’Eglise” que certains diocèses tendent à remplacer par le ”jumelage” et le ”partenariat”: les concepts issus du monde politique et économique, qui détruisent le sens même du ”catholicisme” = Eglise universelle! Seuls les prêtres dont les diocèses sont jumelés avec tel ou tel diocèse de France sont accueillis et les autres abandonnés à eux-mêmes. Bref, la confession catholique est la seule qui ait encore beaucoup de prêtres dans le monde: cultivons le sens de l’universalité de notre Eglise et aucun pays ne souffrira du manque de prêtres.

  5. Théo

    La vérité, virer et enterrer tous les responsables de ce désastre qui continue : le pape Bergoglio et son “saint Paul6”, un des pires de tous “le pape de la Messe interdite” et tous les autres nombreux conciliaires hypocrites et malhonnêtes, en remontant, la liste est longue, jusqu’au dernier concile, lui même, vider l’Eglise de toute cette pourriture qui l’étouffe.
    Les fidèles ne cessent pas de prier la très Sainte Vierge Marie.

  6. Jean

    Dans la même veine, mais plus en réponse au post précédent sur la mort tragique du prêtre du diocèse d’Orléans qui semble être un copié collé du prêtre de Rouen. Leurs évêques ne peuvent s’en tenir à citer les égarements de ces prêtres, condamnables ou pas par la justice. La situation actuelle crie de tomber le masque sur la dynamique de fond qui consiste en un entretien pendant des décennies de pastorales nulles et non avenues et de curés (évêques) défonceurs de maître autels et adeptes de comportements sacrilèges. De cela il peut résulter un affaissement des vocations dans le nombre et dans la force.
    Une question; le sieur Preynat (d’autres noms sont possibles) est-il toujours en exercice?

  7. Bernard Pellabeuf

    J’ai quarante ans de sacerdoce et je souscris à ce qui est écrit dans ce message. Mais il faut aller plus loin dans l’analyse.
    D’abord il ne faut pas s’en tenir qu’à la liturgie, la crise de la catéchèse est tout aussi grave. Quand après quatre ans de catéchisme les adolescents sont incapables de dire ce qu’est la messe, évidemment ils cessent d’y aller; et dans de nombreux diocèses on attend que les jeunes demandent la confirmation, alors qu’on s’est bien gardé au catéchisme de leur dire de quoi il s’agit : on trompe les jeunes et leurs parents. Et puis comme on n’enseigne plus la Trinité, nos jeunes ne savent que répondre aux musulmans qui leur demandent “Tu crois ça, toi, que Dieu a un Fils ?”
    Et puis il faudrait analyser les causes externes à l’Eglise à cette désaffection des masse envers elle. Elles tiennent au matérialisme ambiant, pratique et théorique. Mais surtout elle tiennent à cette mentalité forgée par une école où l’enseignement des mathématiques a remplacé les humanités littéraires, dans lesquelles on apprenait à raisonner sur ce qui donne du goût à la vie : émotions, sentiments, valeurs culturelles et morales, symboles, etc. et c’est ce qui donne du gout à la vie qui permet de comprendre la richesse de la religion chrétienne.
    Abbé Bernard Pellabeuf

    • Jean Christophe

      Tu crois ça que Dieu à un fils !
      Et pourquoi ne pas répondre simplement
      À Dieu tout est possible ! Même d’engendrer un Fils car il est le Tout Puissant
      Revenons à la foi des apôtres !
      Ils disaient ” Nous savons que tu es sorti de Dieu ”
      Et Jésus disait
      La vie éternelle c’est qu’ils te connaissent toi le seul véritable Dieu et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ !
      C’est la fameuse prière de Jésus avant d’aller au Mont des Oliviers
      Et nous savons que le Seigneur a envoyé sur les apôtres l’Esprit de son père auquel il a ajouté de son propre fond quelque chose
      Et on peut répondre aux Musulmans
      Pourquoi toi tu ne crois pas que Jésus est mort sur la Croix ?

      • Eve

        Jean Christophe,
        Les musulmans ne peuvent pas croire que Jésus est mort sur la Croix pour deux raisons.
        La première est que leur livre leur présente un Jésus qui n’est pas Notre Seigneur Jésus-Christ.
        La deuxième est l’impossibilité pour les musulmans de changer de religion, sous peine d’être retiré des vivants par leurs coreligionnaires.
        Dans le premier cas, il s’agit de l’ignorance invincible, donc ils sont sans faute.
        Dans l’hypothèse où un musulman reconnait Jésus-Christ soit il garde sa foi dans son cœur, en la cachant, la taqya peut lui servir face à ses frères.
        S’il demande le baptême, il devra se cacher.
        Les musulmans ont-ils le même Dieu que les Chrétiens comme le prônent certains curés ?

  8. Deo gratias

    Ce commentaire peut sembler un peu étrange, mais je trouve cet article rassurant. Et je redis ce que j’ai déjà dit : ce qui vient de Dieu porte des fruits de conversion et de vocation, et ce qui ne vient pas de Dieu vient du diable, et ce qui vient du diable est amené à disparaitre tôt ou tard.

    Je lisais un dernier article de Sandro Magister sur le synode actuellement réuni à Rome. Il semblerait, selon ce vaticaniste bien informé, que la révolution gay n’aura pas lieu dans l’Eglise, Sandro Magister ajoutant que le pape aurait changé de stratégie à la suite des affaires récentes dont RC s’est fait souvent l’écho. Le Pape serait aussi intervenu directement dans ce synode pour arrêter les ardeurs des partisans d’une Église LGBT.

    Alors je ne suis pas inquiet pour l’avenir de notre Église pour ce que j’ai dit au début de ce commentaire. Et je remercie celles et ceux qui ont permis, si les affirmations de Sandro Magister s’avèrent fondées, celles et ceux qui ont permis par le combat de la prière et de la reinformation, avec, parfois, cependant, quelques outrances, que le diable ne transforme pas l’Eglise catholique en succursale LGBT à la manière de certaines églises protestantes.

  9. Myriam

    Trop génial
    Un vrai et bon curé comme nous en
    connaissons, que nous aimons, que nous protégeons.
    Prions pour le Père JB SEBE (que nous pleurons, mmet le Père du Loiret.

    • Deo gratias

      En tout cas, j’ai hâte d’enseigner l’histoire géo dans un bon et sain établissement scolaire hors contrat. Et que celles et ceux qui veulent se faire braquer dans 10 ans avec non plus une arme en plastique mais avec une vraie arme à feu le fasse en continuant de diffuser leur pedagogie de merde, mais surtout : pas de vague…

  10. Jean Rascol

    Il y a longtemps que ce diagnostic est fait, ce prêtre ne fait que reprendre les conclusions récentes de l’historien Guillaume Cuchet .Merci à lui de dire que cette évolution pouvait être limitée si Vatican II avait eté appliqué. Mais la “hiérarchie” a-t-elle encore prise sur les évènements ?

  11. Rébécca

    Sans extraire une seule phrase du « cri d’un curé de campagne » et même en rajoutant de l’eau à son moulin … N’oublions pas que le démon s’acharne sur les personnes qui portent du fruit ! ( les saints en sont des exemples criant, les apôtres eux même ont dû subir ses assauts avant l’offrande de Jésus sur La Croix ) … Nous connaisssons trop peu ou négligeons trop souvent le combat spirituel qui précède l’accomplissement de la Volonté du Père ! Tout ceci pour nous redonner courage, notamment à vous, Curé de campagne.

  12. Delmau

    Si l’on en croit ce qu’écrivent Alain Pascal et Johan Livernette, les deux avec force preuves et témoignages, on doit douter que le pape soit vraiment le recours pour sortir l’Eglise de ce guêpier.
    En revanche, Marie et l’Esprit-Saint, oui !

  13. Le Précurseur

    Article intéressant qui a le mérite de dire enfin tout haut des. Bises que certains voudraient taire. Mais venir nous dire que Solesmes et kergonan sont proches de la tradition, alors-là, je m’en tiens les côtes de rire. Rien n’est plus contraire à ça. Et je dirais même que kergonan est actuellement en pleine crise (révolte, désobéissance envers leur abbé, oubli du vœux de stabilité etc. C’est l’anarchie totale) aujourd’hui, ils ne sont plus que 16 sur 28 ! Pitoyable, ah oui vraiment on reconnaît l’arbre à ses fruits !!!

  14. basa

    Ce qui s’est déroulé dans les années 60 et 70 – et bien avant même, et encore après – est proprement honteux et n’a rien à voir ni avec l’enseignement de l’Eglise catholique, ni avec la lettre et l’esprit du Concile Vatican II, et moins encore avec le… catholicisme. Les honteuses malversations intellectuelles et spirituelles caractéristiques de cette période se payent aujourd’hui au prix fort. Le prix fort, c’est aussi celui qu’ont payé tout ceux qui n’ont pas attendu 2018 pour dénoncer les pratiques scandaleuses et les compromissions inacceptables…

  15. Hervé SOULIE

    Il voit clair, ce curé de campagne !
    Je ne sais pas, en vérité, s’il faut pleurer sur la lente agonie de cette église post-conciliaire et sur celle de ses ministres, ordonnés ou pas.
    L’arbre du catholicisme, il repart de la racine, avec la Tradition.
    Bien sûr, le surgeon est encore modeste, mais il est vivant, tandis que le tronc principal est moribond, pourri par les champignons : modernisme, socialisme, libéralisme sociétal, homosexualisme, protestantisation de la liturgie et du catéchisme etc…
    Le plus triste, c’est l’égarement d’une foule de fidèles, que l’on a entraîné dans la folie d’après-concile. Que va-t-elle devenir ?

  16. noel

    quel bonheur de lire ce témoignage et tous les commentaires…..j’y adhère totalement ! comment regretter que les jeunes ne pratiquent pas ? que leur ont donné les représentants “qualifiés” de l’Eglise ?les parents ne peuvent pas tout et ne savent eux mêmes souvent pas grand chose! quant aux adultes qui ne pratiquent plus
    souvent dans leur paroisses…et pour cause…nombre aiment fréquenter des lieux où les offices sont beaux et
    où ils retrouvent le sens du sacré! savez vous que le reine Astrid disait en parlant de la messe:”on y va parce que c’est un devoir et on se rend compte que c’est une joie!” elle en avait de la chance, parce que si on y va parce que le Seigneur est là à la consécration et qu’on a envie de l’accueillir, pour ma part, et je ne suis hélas pas la seule,cette participation me laisse amère et triste, à mon grand regret!

  17. Esdras2

    Excellent ! Des paroles comme celles-là, on aimerait en entendre tous les jours, car elles sont l’expression de la Vérité !
    Cela dit, ce témoignage d’un “curé dans une paroisse rurale” est très dévalorisé par le fait que l’on ne nous donne aucune identité de l’auteur, ni le lieu de la paroisse ou il exerce son sacerdoce. C’est alors la porte ouverte à toute remise en cause de l’authenticité de cet écrit.

    • Riposte Catholique
      Author

      @Esdras2

      Ne comptez pas sur nous pour qu’on révèle son identité : ce serait le désigner à la vindicte de son évêque. Très peu pour nous…

    • Louise

      Esdras 2
      vous êtes comme le saint Thomas qui ne croit que ce qu’il voit!
      Après tout,même si vous connaissiez l’auteur de cet article écrit avec tout son amour de la vérité que celà vous apporterait-il?

      Non, non! Auteur de cette magnifique perle restez bien caché dans votre campagne mais sachez que vous avez frappé un grand coup de pavé dans la marre….au diable comme dirait Georges Sand!

      Bravo pour vous tenir debout devant ce marasme qu’est devenu l’église actuelle .
      Merci de nous conforter dans notre foi dans le Christ!
      Avec ma prière.

      • Théo

        @ J. R. : Oui, ce n’était pas nécessaire, le Saint curé d’Ars a eu de la chance lui, l’Eglise etait encore catholique, c’était avant vatican2 et les 68tarts !

        Maintenant un curé comme lui, les conciliaires le traiteraient de traditionnaliste, Lefebvriste, etc … Ils se foutraient de lui car il respectait l’Eglise et adorait le Christ et le priait et à genoux … les conciliaires ne l’auraient pas canonisé, ils l’auraient chassé avec ses nombreux fidèles catholiques, en lui interdisant l’entrée de son église pour y célébrer le Saint Sacrifice de la Messe.

        • Jean Rascol

          Il est inutile de juger le XIXeme siècle avec les critères d’aujourd’hui.Chaque époque a ses périls: le père Antoine Chevrier, contemporain du curé d’Ars , était sévère envers nombre de ses confrères qu’il jugeait trop mondains et éloignés du petit peuple des villes qui se déchristianisait.

  18. Deo gratias

    merci à celles et ceux qui par leur prière et leurs actes, aussi cachés et petits soient-ils, aident, dans la vérité et l’amour – Caritas in veritate pour reprendre le titre d’une belle encyclique de notre bien-aimé Pape émérite Benoît XVI, aident les communautés traditionnelles et traditionalistes à être ce qu’elles sont aujourd’hui : des lieux de vie et de vocation, des lieux de conversion, ces communautés traditionnelles et traditionalistes qui nous aident à vivre notre foi catholique dans l’amour et la vérité,

    merci aux bons et sains établissements scolaires hors-contrat qui forment des âmes et des intelligences pour demain et dans lesquels j’espère enseigner l’histoire demain

    Et comme nous le disons ou chantons seul ou en communauté tous les matins à laudes :

    Benedicat nos Deus, Deus noster, benedicat nos Deus : et metuant eum omnes fines terrae

  19. joëlle

    si les églises se vide c’est la faute à 100 % des prêtres et évêques qui suivent le diable satan , Vatican II à contribuer à la ruine de l’église avec toutes ses grandes dérives , le fait que les prêtres , évêques et religieux ( se ) ne porte plus leur habit , et soutane , et leur col romain . dans l’église il y à que les jeunes qui compte , les personnes âgées existe , ainsi que les pauvres . les laïques ne pense qua commander le curé ( avec les paroissiens ) en leur mettent le couteau sous la gorge . les évêques et les prêtres ne pense cas l’argents , et au mondanités, et ne côtoie que les fidèles riches et bourgeois tout ça par ce qu’ils donne plus d’argent que les gens modeste ou pauvre . il y à les abus spirituelle , les violes , les pédophiles , ou homos , ou des qui couche avec des ou une femme , sans compter les jalousie entre eux et contre les personnes bien priante ou bien spirituelle . et le grand manque de confiance en l’église , au prêtres , et évêque . l’église est plus conduit par satan comme cette société , et ce monde de fou . les prêtres et évêques ne sont plus spirituelle , ni bien priant ( prière intérieure ) et ne pratique plus du tout le jeûne et ne font plus leur Bréviaire .

  20. Oktavius

    Quelques réflexions…
    Face aux jeunes prêtres là où il y en a – et pour contrer leur influence ? Regardons le profil des diacres permanents ; à leurs cérémonies d’ordination, on se croirait revenu dans les années 80 ! Un qui portait dans sa paroisse la dalmatique chaque fois que la PGMR le prescrit s’est fait écarter… Il est aumônier militaire…et ravi !

    Les prêtres de la Cté St Martin ne font pas la bise aux femmes et jeunes filles -même les enfants.

    Les années 70-80 ; “remontées de vécu” “ressaisies de vie” et autres “ça m’interpelle quelque part au niveau du vécu” lors d’interminables réunions ont vidé les églises…
    Et quand on y “célébrait” l’eucharistie (quelle horreur, “l’abbé untel, ce n’est plus des célébrations, c’est carrément des messes !”) sur le coin de la table au milieu des cahiers, avec un verre de cantine et une assiette duralex, ce n’était sûrement pas la faute de Paul VI dont, enfant, je m’étonnais qu’il parlât latin !

  21. anne11

    Ce curé dit vrai sur plusieurs de points. Tout d’abord dans une certaine région où j’ai vécu, la plupart des curés en place étaient “rouges” il y avait insidieusement une persécution des nouveaux prêtres qui ne pensaient pas comme eux et cela allait jusqu’aux laics qui soutenaient leurs anciens et qui malheureusement aprécient parfois ce genre d’embrouilles…
    Ensuite, si un curé n’aime pas ou ne sait pas chanter, il est nécéssaire qu’il s’entoure d’une équipe qui travaille les plus beaux chants (il y en a, notamment ceux des Dominicains Jacobins, Godard…) en fonction des messes et donne une ambiance à la messe. Dans certains coins perdus, il n’y a personne pour assumer ce genre de mission, vraiment personne…
    Un curé de mon diosèce à résolu le problème en célébrant une messe très dépouillée et comme c’est un mystique, cela passe très bien. Il a ses fidèles qui aprécient la simplicité.
    Je pense qu’un authentique Homme de Dieu s’en sortira toujours, malgré des moments de désespoir car c’est dans la faiblesse que se développe la Force du Seigneur…
    Une purification de l’église et des chrétiens est à l’oeuvre.
    Monsieur le Curé, votre métier est le plus beau du monde et le restera toujours, que vous n’ayez qu’une petite fidèle toute courbée ou cent mille! Sachons parfois oublier ce que nous n’avons pas pour regarder ce que nous avons…
    Que l’Esprit Saint vous accompagne.

  22. Esdras2

    Riposte catholique : je n’avais jamais imaginé, en posant la question de la possible remise en question par certains de l’authenticité de l’écrit de ce prêtre, à cause de son total anonymat, qu’il serait question de “vindicte de son Evêque”. Il me paraît que ce prêtre dit la vérité. Et la vérité est parfois dure à entendre, mais il faut la dire ; et puisque c’est la vérité, j’encourage ce prêtre à écrire, courageusement, cette lettre à sa hiérarchie. Sans peur de la vindicte. Sans peur de parler ouvertement, en rejetant le sceau de l’anonymat. Je ne voudrai pas que le seigneur s’adresse à lui, un jour, en disant : “Je connais ta conduite et je sais que tu n’es ni froid ni bouillant. Ah, si seulement tu étais froid ou bouillant !” (Ap. 3).

  23. n’etant pas au fait de l’eglise je ne suis pas sur d’avoir compris; une conclusion aurait ete interssante pour expliquer a des personnes non averties…
    Apres si l’article dit aussi ,que les chants sont dépassés surtout pour le jeune chretien de base , j’adhere, ces chants frisent souvent le ridicule dans la forme (meme si j’aime le fond ) et toujours dans les aigus ca empeche de chanter

  24. Rob1

    « Les églises sont vides et on regarde ailleurs ». Il faut réagir. Reconcilier l’Eglise et la société. Changer la vie de nos prètres qui sont seuls, sans considération sociale…par ailleurs, je pense qu’ils ont droit à une vie affective. A suivre…

  25. Alain MEYET

    Cette analyse de ce “curé de campagne” (anonyme, ce que l’on peut regretter) est sans doute pertinente, mais aussi incomplète.
    Si les évêques sont assurément “préoccupés par les finances de leur diocèse”, il en est de même des prêtres s’agissant de celles de leurs paroisses : ils ont, peut-on dire, abandonné toute disponibilité, tous liens humains ou liturgiques avec leurs fidèles, ne songeant qu’à gérer leurs paroisses comme des entreprises.
    Quant à la pastorale dénoncée (“progressiste” ? je dirais plutôt charismatique), elle fait fuir certains, mais elle en séduit d’autres ; et ces deux camps ont du mal à se rencontrer (cf. la basilique du Sacré-Coeur ou certains offices à Saint-Sulpice, pour s’en tenir à Paris).
    Une paroisse vaut ce que vaut son curé. Les protestants l’ont bien compris, qui savent être accueillants et à l’écoute (les amateurs d’orgue ont ainsi l’occasion de faire la différence entre le clergé de la basilique Sainte-Clotilde et les responsables du temple de l’Oratoire du Louvre…).
    La désaffection des fidèles concerne dès lors davantage leur venue aux offices, car, paraît-il, les téléspectateurs du “Jour du Seigneur” et de la messe télévisée (sur France 2) sont en augmentation. Il est vrai que de nombreux catholiques en zone rurale ne sont plus desservis normalement par le clergé local…

  26. Dom Quichotte

    L’Eglise catholique s’entête à filtrer le moucheron et à avaler le chameau. Elle pousse au suicide, incite à la délation non seulement des crimes, mais même des gestes d’une détresse affective qu’elle entretient, comme les faux mystiques entretiennent leurs stigmates. Elle couvre des prêtres qui mènent double vie dans la chaire des universités catholiques pour éviter le scandale et s’habiller des plumes du paon. Le respect des saines traditions liturgiques ne fait pas tout. Cracher saint Thomas comme un code de la route n’apprend pas à conduire; L’équilibre humain et affectif est un prérequis indispensable. C’est le point faible du clergé post-moderne – même traditionaliste. Cet équilibre est mis à mal quand on plaque sur l’existence l’idéologie, la liturgie et le respect des formes extérieures comme un emplâtre sur une jambe de bois. Ni le catéchisme de saint Pie X, ni la soutane n’ont jamais empêché dérives et tentations. Ce n’est pas une armure impénétrable. Le piège est pernicieux s’il incite à baisser la garde, se croyant à l’abris bien au chaud dans La Tradition. Que de prêtres, excellents rubricistes et rigoureux moralistes en chaire, mènent double vie en pensant que la conscience droite de leur péché confessé en secret leur assure l’impunité civile et le droit de recommencer. Pas vu pas pris. Surtout quand le code pénal n’est pas concerné. Je dis la messe en latin et j’ai conduit 2 pénitentes – ménaupausées de préférence – à la virginité consacrée. Routines du péché ou de la médiocrité, remèdes à la routine du sacré censé les purifier. Religion magique rime avec diabolique. La vie commune et suroccuppée des séminaires à l’ancienne, vieille recette qui a fait ses preuves, est un garde fou. Rien de plus. Une fois déposé le corset de la vie commune ou du regard des autres, que reste-t-il ? Que reste-t-il le dimanche après le repas, porte close, entre les vapeurs du pouce-café et l’encens des vêpres ? Quand je me retrouve seul en paroisse, dans la grisaille d’un soir d’automne assis sous le crucifix muet, devant mon bol de soupe, fatigué par le blabla des réunions, lourd des confidences de la journée? Le Grappin alors sort dans l’ombre. Je l’entends qui se frotte les sabots. Une intelligence bien structurée, des occupations saines et prenantes – même et surtout profanes (mais non profanatrices) – aident à durer. Jardin, abeilles, la taille d’un beau cerisier, et le souci du bien d’autrui, les pieds sur terre – même si je boîte – la tête droite – même si fêlée – une plénitude qui colle au corps, la culture de la joie – et pourquoi pas un chien – l’amour des petites choses, coudre sans hâte les jours avec les jours, curieux et un brin gougenard à la recherche du sens caché, voilà ce qui fait durer et fuir le Fourchu. Dieu n’est pas loin quand on s’en va au paradis au pas de l’âne. Je le cherche devant, je le cherche derrière. Je ne le cherche même plus. Il est bêtement sur mon dos. J’existe. Donc il est là. Dieu dans les choses légères, dans l’insoutenable simplicité de n’être que ce qu’on est. Point de dentelles, point de froufrous, point de flonflons. Point de miroir, Julien Sorel. Trop souvent les rites ne sont qu’un bruit qui cache le vide. L’alibi du théâtre et de la comédie d’une vie qui se voudrait idéale. Alors on tombe de haut. Alors on panique et on désepère. Quand le diable s’en mêle, le Saint Etui ne préserve de rien. Ce n’est pas une raison pour le mettre aux horties.

  27. COMTE

    Cri d’alarme mais également cri de souffrance d’un prêtre qui ne peut que voir et constater un effondrement général.Né moi-même dans les années soixante, plus précisément âgé de cinquante-cinq ans,je me rends compte que je suis parmi les plus jeunes des fidèles à assister à la messe dominicale! Si quelques jeunes enfants agrémentent de leur présence les bancs de nos églises, c’est pour en disparaître l’adolescence venue.
    Alors nous sommes forcés de reconnaître qu’en l’espace d’une génération – vingt cinq ans environ – nous avons quasiment changé de civilisation!
    A l’instar de ce “bon curé” de campagne je déplore,,moi aussi, cette “pastorale délétère” (pour reprendre ses termes) avec toutes les improvisations que nous avons pu connaître dans les années folles de surenchère moderniste.Je ne suis pas loin de penser que nos évêques français se faisant un point d’honneur à anticiper le manque de prêtres ont tout bonnement provoqué celui-ci. Crise des vocations ou plus largement crise de foi? Combien d’articles ont-ils été écrits sur la place du prêtre, sur sa mission au quotidien (simple coordinateur, ou animateur d’animateurs) .. Interrogations sans fin alors qu’une seule pensée de saint Jean-Paul II suffit à répondre à tout ceci: “Le prêtre est nécessaire car le Christ est nécessaire.”
    “L’Eglise qui est en France entre dans l’agonie du Vendredi-Saint” nous dit encore ce prêtre. Il veut sans doute suggérer qu’en toute agonie le démon est là cherchant à récupérer ce qui peut encore l’être.
    Oui, prions la Très Sainte Vierge, Regina caelorum et auxilium christianorum.
    Pierre. C

  28. La crise a commencé bien avant le XXe siècle et ses pastorales gnangnan…

    Elle est extrêmement simple : l’Eglise n’arrive plus à expliquer au monde pourquoi et pour quoi il faut être chrétien, à cause de quoi et en vue de quoi il faut être chrétien .

    C’est en fait la question du salut, du salut personnel comme du salut du monde qui est en jeu. On ne traite pas vraiment cette question en analysant la crise de l’Eglise sous des angles moraux (c’est bien / pas bien), de vérité (car on ne va jamais expliquer réellement ce qui serait vrai ou faux) ou de forme (chants de messe cucul / bonne liturgie) si l’on n’entre pas dans le contenu du discours sur le salut. Il faut expliquer que l’Eglise fait face à des contre-églises, que la proposition chrétienne de salut (personnel et collectif) a été contrefaite dans de nombreux systèmes et contrepropositions, et qu’elle est mise en concurrence avec ses contrefaçons. Et ce jusqu’au sein de l’Eglise elle même qui tend à remplacer l’espérance de la délivrance du mal par le Christ (à la fin des temps, par son retour dans la gloire et par son jugement) par une sorte de projet de construction humaine de monde de paix, de bisous, de grande farandole où il n’y aurait plus de guerre, plus de haine, et plus de mal… Ce qui est impossible, mortifère et hérétique (cf. parabole du bon grain et de l’ivraie)

    C’est là qu’il faut porter le fer : expliquer au monde quel est le vrai salut, avec des mots qui portent et qui touchent ceux qui sont englués dans ses contrefaçons . Celles-ci ne datent pas seulement du XVIIIe s. en occident (Lumières, “homme-dieu”, utopies positivistes, millénarismes et révolutions, etc), mais ont émergé depuis bien plus longtemps, à minima depuis la fin du Moyen Age (dont elles sonnent le glas), et bien plus tôt encore en Orient, déjà aux temps apostoliques (1 Jean 2,19 : “Ils sont sortis de chez nous mais ils n’étaient pas des nôtres” ). L’islam en est une parfaite illustration. La seule mise en avant de la tradition et du “comme il faut” d’avant ne suffira donc pas à résoudre la crise si l’on n’en comprend pas les racines réelles. Rappelons en effet que cette crise a germé et proliféré dans un monde où la tradition était la norme…

    La crise est donc bien plus profonde que ce que l’on peut reprocher à l’esprit post Vatican II (ce concile ayant d’ailleurs très bien compris la nécessité de parler au monde, et de lui annoncer le vrai salut dans un langage qu’il est en mesure de comprendre). Bien plus profonde que l’irruption du modernisme et de la pastorale progressiste. Bien plus profonde…

  29. Jean Rascol

    Je suis un catholique “conciliaire” et pourtant je suis en partie d’accord avec ce prêtre, notamment sur la médiocrité de la pastorale et de la liturgie héritées des années 70. Ceci dit, les “changements sociétaux” qu’il évoque auraient eu lieu de toutes façons et la pratique religieuse faisait partie des traditions à remiser au placard.

  30. Jean Rascol

    (suite) …mais je pense que ce prêtre se trompe lorsqu’il attribue le mérite des vocations sacerdotales à certaines communautés (FSSPX, St Martin…). Ces communautés ne font que recueillir le noyau dur (dur pour combien de temps ?) des vocations, issu principalement des rares familles chrétiennes nombreuses. St Martin ou Toulon ne font que capter des vocations venues d’autre diocèses. Déja le séminaire d’Ars voit ses effectifs diminuer. Sans ces communautés, il y aurait sans doute encore moins de vocations mais avec elles le nombre de vocations n’augmente pas: il se maintient tout au plus.

    • Justine

      Il y a du progrès si vous êtes “en partie” d’accord ! … La médiocrité : les adeptes de ce funeste concile s’en sont fait une spécialité et le mot est faible. Pour la mise au placard de la pratique religieuse ils sont champions, de vrais noyaux durs. Reléguer le Christ, abandonner les fidèles et vider nos églises c’est leur dada, et gare à ceux qui ne suivent pas leur pastorale en enfourchant le même bourrin (vat2).
      D’ailleurs hostiles aux vocations sacerdotales et religieuses, et afin d’éviter de les encourager avec les catholiques qui ont gardé la foi, ils se sont dépéchés de canoniser Paul6 au lieu de canoniser Mgr Marcel Lefebvre.
      Prions pour ce curé de campagne et pour les autres.
      Au point ou on en est, et dans l’attente qui se prolonge d’avoir un bon pasteur au Vatican, nous avons besoin de bouées de sauvetage pour soutenir la barque de Pierre avant de pouvoir ramer.

  31. Jean-Marc

    Bravo ! Nous ne savons même pas le dire en français — Jules Renard

    Cet Article est juste magnifique. Il est tout simplement dérangeant parce qu’il exprime quelque part ce que nous ne voulons pas voir, ni même entendre.

    On a toujours tort d essayer d’ avoir raison devant des gens qui ont toutes les bonnes raisons de croire qu’ils n’ont pas tort! R Devos

    La simple lecture de certains commentaires précédents n en est qu’un parfait exemple (affligeant…)

    Hic domus Dei est et porta caeli

  32. Merci pour cette très bonne synthèse historique rappelant les vraies causes (à nouveau confirmées par Guillaume Cuchet dans son ouvrage).

    En ce jour de la commémoraison de tous les fidèles défunts, N’oublions pas la communion des saints entre l’Eglise militante, l’Eglise souffrante et l’Eglise triomphante.

    Que ce prêtre sache que des fidèles prient tous les jours pour lui et les prêtres pour qu’ils demeurent fidèles à leur sacerdoce et gardent la foi.

    Gardons l’espérance. Notre Salut est dans Jésus-Christ et rien d’autre.
    Et soyons rassurés la Croix est glorieuse et victorieuse à jamais.
    Les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre l’Eglise !

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