Le Père Thierry Magnin élu Secrétaire général de la Conférence des évêques de France

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Quelques décisions de l’Assemblée de la CEF, qui s’est terminée aujourd’hui :

L’Assemblée plénière a élu le Père Thierry Magnin, prêtre du diocèse de Saint-Etienne, actuellement recteur de l’université catholique de Lyon, Secrétaire général de la Conférence des évêques de France. Il prendra ses fonctions le 1er juillet 2019.

L’Assemblée plénière a élu M. Philippe Delorme, actuellement directeur diocésain de l’Enseignement catholique de Créteil, Secrétaire général de l’Enseignement catholique. Il prendra ses fonctions le 1er septembre 2019.

Sur proposition du Comité Étude et projets, l’Assemblée plénière a choisi de lancer un groupe de travail intitulé « Territoire et paroisse » et a élu pour présider à ses travaux Mgr Laurent Le Boulc’h, évêque de Coutances et Avranches.

L’Assemblée plénière a donné son accord au Secrétaire général de l’Enseignement catholique pour promouvoir une politique prospective sur l’avenir de l’implantation et du déploiement des établissements catholiques d’enseignement en France.

Les évêques membres de l’Union des associations diocésaines de France (association support de la Conférence des évêques de France) ont approuvé les comptes 2017 et voté le budget 2019.

Enfin, les évêques se sont prononcés favorablement pour :

  • l’ouverture de la cause en vue d’une éventuelle canonisation des bienheureuses martyres d’Orange ;
  • l’ouverture de la cause en vue d’une éventuelle béatification de Jeanne Garnier ;
  • l’ouverture de la cause en vue d’une éventuelle béatification de François Boursier ;
  • la nomination de Saint Césaire d’Arles comme Docteur de l’Eglise ;
  • pour entreprendre les démarches nécessaires auprès de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements (Vatican) en vue de la traduction du missel romain en langue corse.

11 comments

  1. BG

    Messieurs les évêques,

    Vous ne vous fouteriez pas de notre gueule par hasard ? Vous votez en faveur d’une traduction du missel en langue corse et vous n’êtes pas foutus de nous donner une traduction en français de la dernière édition du missel romain, une traduction fidèle au texte latin évidemment. Pour ma part, je vous remercie puisque je me tourne de plus en plus vers le missel de 1962.

    L’abbé BG

  2. Le Précurseur

    “L’Abbé” Thierry Magnin… Pas le père, il n’est ni moine ni missionnaire que je saches? Je ne sais d’où vient cette manie de vouloir absolument appeler les prêtres comme ça maintenant et j’ai beau vous le répéter à chaque fois, vous êtes sourds ma parole !

  3. A bocca di a verità

    “Les évêques se sont prononcés favorablement pour entreprendre les démarches nécessaires auprès de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements (Vatican) en vue de la traduction du missel romain en langue corse.”

    1. Nos grands-parents, arrière-grands-parents, et leurs parents avant eux, dont le corse était la langue maternelle (eux-mêmes parlaient d’ailleurs de “dialecte”) et qui parlaient peu voire pas le français, assistaient à la Messe célébrée en latin sans que cela pose le moindre problème. Le latin liturgique étant prononcé “à l’italienne”, il y avait une proximité certaine avec le corse et par conséquent une familiarité évidente.
    Aujourd’hui, alors que le français est la langue maternelle de presque tous les Corses (nationalistes compris), qui vivent comme l’américain moyen, et que le corse, pardon, la langue corse (ne dites surtout pas “dialecte”) est, d’une part, de moins en moins parlée (malgré les millions investis dans son enseignement depuis plus de trente ans), et d’autre part, de moins en moins bien parlée (il suffit d’écouter les journalistes et les élèves !), il nous faudrait absolument un missel en corse ??? Après l’école, ce serait à l’Eglise de faire le bouleau des familles, des grands-parents en particulier, en théorie formidables transmetteurs (s’ils parlent encore corse, évidemment) ???

    Sans compter que publier un unique missel alors que le corse a de multiples variantes selon les régions de l’île est une pure escroquerie (volonté idéologique d’uniformisation).

    Et je ne parle pas des problèmes de traduction et de vocabulaire (combien de mots devront être inventés ?).

    Comme le disait le regretté Abbé Mondoloni (à écouter ici : https://www.francebleu.fr/emissions/a-l-intimu/rcfm/a-l-intimu-abbe-mondoloni-nouvelle-diffusion), “le nationalisme est une idéologie ; il faut en sortir”.

    2. Voilà plus de 40 ans (https://www.youtube.com/watch?v=6boHMXlBOjw) que des prêtres célèbrent la Messe en corse sans autorisation de Rome, contrairement à ce que d’aucuns voudraient faire croire (comme ici : https://rcf.fr/actualite/des-messes-bientot-celebrees-en-corse-sur-l-ile-de-beaute) !
    Rome, d’ailleurs, a jusque-là fait semblant de ne pas comprendre. Voici ce que la Congrégation pour le Culte Divin répondait aux fidèles se disant surpris que des Messes entièrement en corse puissent être très régulièrement célébrées dans des paroisses de l’île : “En ce qui concerne l’utilisation de la langue corse dans la liturgie, il conviendrait de savoir s’il s’agit des textes de la Messe proprement dits, y compris les lectures, ou bien seulement des cantiques, des monitions ou même de l’homélie.”
    On nous fera finalement le même coup que pour la communion dans la main : cela se fait déjà et Rome régularisera en rendant la pratique licite !

    3. Rappelons enfin que si le Pères conciliaires ont souhaité rendre possible l’usage de la langue du pays, c’est essentiellement pour les lectures et la prière universelle. Après le glissement du latin au “tout français”, voici le glissement au “tout régional”.
    C’est bien connu : si l’on n’a pas obtenu les résultats escomptés, c’est que l’on n’a pas été assez loin (inutile de se demander si l’on ne s’est pas plutôt trompé de chemin).

    Que l’on nous dise plutôt si le Diocèse a (enfin !) récupéré son argent après l’affaire dite Videau (traduisez : bouc émissaire ou idiot utile) et si cet argent suffira à combler les quelques 200 000 € de déficit du Collège Lycée Saint-Paul.

    • Pauvre Corse !

      Effectivement, prétendre faire (sur)vivre la langue alors que la culture et la mentalité qui en sont indissociables sont en voie de disparition (sans que l’on s’en émeuve) est d’une malhonnêteté sans nom. Et le fait que l’Eglise s’engouffre dans cette voie pourtant sans issue permet de se rendre compte de quelle hauteur de vue est capable le clergé corse.

      Qu’on nous dise plutôt – également – à l’Evêché d’Ajaccio, si la crise des abus sexuels dans l’Eglise n’est pas plutôt liée au problème de l’homosexualité au sein du clergé. Car emboîter le pas au Pape et prétendre que l’ennemi, c’est le cléricalisme (voir ici : https://www.corse.catholique.fr/actualite/actualite-diocesaine/parole-de-leveque/editos/297657-abus-sexuels-prions-jeunons/), cela me semble un peu court … et un peu facile.
      Prétendre que “certaines formes de « vénération » [des fidèles à l’égard du prêtre] peuvent l’inciter à tomber dans l’autoritarisme ou l’abus de pouvoir”, c’est chercher à se donner bonne conscience à peu de frais (courant chez les clercs) en rendant les fidèles également responsables (“Cela suppose évidemment pour chacun d’entre nous [clercs et laïcs, sic] le choix d’une grande pureté de cœur et de regard [resic].”).

      Quand cessera-t-on d’ordonner des personnes homosexuelles ?
      Quand cessera-t-on d’ordonner des pervers narcissiques ? Il n’y a pourtant pas plus grands amateurs de cléricalisme que les narcissiques ?
      Qu’on nous le dise !
      En Corse, depuis 2012, on n’en a pas pris le chemin … malheureusement.

      • Ne mélangeons pas la question de l’homosexualité et des abus sexuels, si les personnes hétérosexuelles ordonnées violent les fillettes du catéchisme ce n’est pas mieux.
        Le latin a été plus ou moins abandonné pour des raisons de pastorales et de compréhension, il devrait donc être remplacé par la langue comprise par les fidèles, en l’occurrence le français, et non pas une langue régionale en voie de se transformer en langue morte.

    • Tito

      Des évêques Français incapables, depuis le temps, de produire un missel français conforme à l’édition typique latine (faut dire qu’ils ont pas mal traîné les pieds !!!) favorables à un missel en langue corse, ça, au moins, c’est pas mal !!!

  4. alban

    Nous n’allons pas être gâté, en apparence défendant la science et la foi, il est l’exemple de type de ces “scientifiques” qui passent leur temps à donner des gages à leurs collègues athées pour bien montrer que sa foi n’est pas prioritaire, et soumise à la vision du monde. Théoricien d’un Dieu bouche trou qu’il semblerait vouloir mettre sous le tapis si possible, nous allons avoir un bon matérialiste à ce poste. Seigneur donne nous des intellectuels vraiment intellectuels, qui vivent de Toi et pour Toi, des âmes humbles et mystiques, qui fondent d’Amour devant ton Eucharistie. Eloigne de nous les superbes et les orgueilleux.

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