Les Petites Sœurs de Marie, Mère du Rédempteur demandent à être relevées de leurs voeux

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Les religieuses ne veulent pas cautionner le cléricalisme de leur évêque, avalisé par les autorités romaines, et c’est exprimé dans un courrier du 7 novembre :

Chers Amis,

Plus de six mois se sont écoulés depuis le dernier courrier que nous vous avons adressé et que nous avons souhaité rendre public. Sept mois exactement que nous avons traversé dans la souffrance et l’offrande, n’ayant de cesse de nous mettre à l’école de la Vierge Marie, recevant ce glaive de douleur comme le lieu et l’expression de la part que nous avons toujours souhaité prendre, par vocation particulière, à l’Œuvre de la Rédemption.

Nous remercions le Comité de Soutien de vous avoir largement informés sur la manière dont se sont déroulés ces derniers événements très éprouvants, pour chacune des sœurs de notreCongrégation. Il nous semble bon maintenant de prendre nous-mêmes la parole pour nous expliquer sur la décision très importante que nous venons de prendre.

Au mois de juin dernier, nous avons accueilli les trois commissaires apostoliques dans nos communautés respectives: des rencontres éprouvantes avec des personnes choisies par Rome, soucieuses d’accomplir consciencieusement leur mission mais si étrangères à notre style de vie et encore plus à notre charisme, que nous n’avons pu que déplorer, une nouvelle fois, de n’avoir pas été entendues lorsque nous sollicitions auprès du dicastère romain la nomination de personnes plus proches de ce que nous vivons. Il nous a bien été demandé d’ailleurs si nous étions au courant de la « nouvelle théologie de la vie consacrée » ; de fait, nous sommes bien au courant et nous avons lu et étudié les textes qui se rapportent à ce sujet, non sans que cela soit source de nombreux questionnements pour nous.

Malgré tout, le rapport des commissaires rendu le 30 juin dernier est loin de ressembler à celui du 5 décembre 2016, du Père Laurent Tournier (Eudiste) et de Sr Nicole Legars (Augustine de Malestroit), que nous avons spontanément dénoncé dès sa lecture, il y a un an. Ainsi, les mesures romaines (suspension du gouvernement central de la congrégation et nomination de trois commissaires) ayant été prises sur la base de ce premier rapport, nous pensions tout naturellement que ces dernières devaient tomber, n’ayant plus aucun fondement : nous évoquons la question à la Commissaire, Sr Geneviève Médevielle, qui, au contraire, nous assure du maintien de ces mesures.

Ainsi, nous allons de consternations en consternations, nous demandant où trouver un peu d’objectivité dans cette affaire, sans parler du « précepte d’obéissance », qu’a reçu l’un de nos trois aumôniers, prié, il y a deux mois, par son Archevêque, Monseigneur Le Gall, à la demande de Rome, de quitter les lieux dans les dix jours et de n’avoir plus aucun contact avec la Congrégation. Ce genre de procédé nous en rappelle un autre, tout aussi violent, à l’encontre de Notre Mère Générale et de la Maîtresse des novices, il y a de cela un peu plus d’un an.

Par ailleurs, nous avons beaucoup souffert de la volonté d’opposer nos deux communautés du Midi qui se sont toujours fort bien entendues ; l’on a cherché à mettre à mal celle qui, dans sa liturgie exprime davantage la Tradition alors même qu’aucun groupe ne s’est jamais vu refuser de prier et de célébrer comme il l’entendait. Une autre raison invoquée par Monseigneur Le Gall lors de sa rencontre avec Mère Claire-Marie et Mère Marie-Liesse, le 15 septembre dernier : les Sœurs de l’une de ces deux communautés ne vont plus assister à la Messe qu’il célèbre dans leur EHPAD, alors que celles de l’autre communauté s’y rendent.

Ainsi, si Monseigneur le Gall était venu un jour frapper à la porte de la Communauté qu’il voyait comme la plus « en passe de se perdre », pour lui parler un peu de ce qui l’inquiétait et pour tenter de ramener la « brebis perdue » : quelle joie pour le Pasteur et pour le troupeau ! Quelle joie d’œuvrer ainsi pour l’unité plutôt que pour la division. Les sœurs auraient pu alors lui expliquer bien des choses, leur Supérieure aussi. Il est vrai que cette portion du troupeau aura bien souffert de l’absence de son Pasteur.

Enfin, alors même que les supérieures seraient taxées d’un « autoritarisme déviant », selon les termes employés dans le premier rapport, voici que l’obéissance nous est soudainement brandie comme un devoir sans appel, sans que le souci d’une conscience droite n’ait son mot à dire, sans que jamais ne nous ait été expliqué le moindre fondement objectif de toutes ces mesures romaines : ainsi, y aurait-il donc deux poids, deux mesures en cette affaire ? Il est certain en tout cas que si les supérieures avaient eu une fois ou l’autre envers leurs sœurs la même attitude que celle qu’elles subissent aujourd’hui de la part des autorités ecclésiastiques, elles auraient été vite sanctionnées, et à raison. Or, aucune des sœurs ne souffre de ce genre d’attitude au sein de l’Institut, comme elles en ont encore témoigné dernièrement sur notre site de soutien (https://www.soutienpsm.com) et même les cinq sœurs qui ont fait le choix de suivre les demandes du dicastère, restent bien sûr traitées avec beaucoup de.charité.

Selon les autorités ecclésiastiques, il y aurait chez nous un « problème de gouvernance » ; la supérieure générale élue trois fois par ses sœurs, pour leur plus grande satisfaction, ne plaît pourtant pas à certains, pour son côté trop classique et parce que l’unité qu’elle a su faire au sein de son Institut les dérange; sans parler qu’elle se trouve être la nièce de la fondatrice et que de ce fait son souci de fidélité a fait craindre un « immobilisme » dans la manière de vivre le charisme. Quel dommage pourtant de se priver de la grâce d’avoir encore auprès de nous les témoins les plus proches de notre chère Fondatrice !

Qu’à cela ne tienne, si la personne en place ne convenait pas aux yeux de certains, il suffisait de patienter un peu pour voir se dérouler un chapitre électif qui aurait dû se tenir cet été, avec l’assurance de l’élection d’une nouvelle supérieure générale, les Constitutions ne permettant pas un quatrième mandat pour Mère Marie de Saint-Michel.

Mais, l’éventualité d’une succession qui serait restée trop fidèle aux orientations prises jusque- là, a conduit l’évêque de Laval à prendre les devants et, à nous mettre sous tutelle romaine.

En date du 17 septembre 2018, le Cardinal Préfet de la Congrégation pour les religieux, Monseigneur Braz de Aviz nous écrivait, nous posant un ultimatum : soit nous acceptons « sans réserve » la Commissaire, soit nous ne l’acceptons pas, auquel cas le droit prévoit que nous puissions être renvoyées de l’Institut :

– Après avoir acquis la certitude morale tout au long de cette année que l’accueil de la commissaire apostolique au sein de notre Institut, causerait un mal grave et certain, à plus ou moins long terme, tant pour ce qui relève de la compréhension du charisme légué par Dieu à Mère Marie de la Croix, notre Fondatrice, que pour la manière de le vivre.

– Après avoir maintes fois proposé des solutions d’apaisement, sans qu’aucune réponse ne nousait jamais été donnée,

–  Après avoir pris conseil auprès de personnes autorisées et compétentes,

–  Après avoir beaucoup prié et soucieuses, toujours, de demeurer filles de l’Eglise,

Voulant rester fidèles et obéissantes à la vérité :

Il nous est apparu que nous n’avions d’autres choix que de renoncer à nos vœux. Nous sommes donc 34 sœurs sur 39, que comporte l’Institut, à avoir fait la demande d’être relevées de nos vœux auprès du Dicastère pour les religieux.

Nous ne faisons pas ce sacrifice à la légère : nous souhaitons demeurer en pleine communion avec l’Eglise, mais nous ne pouvons pas signifier plus clairement, ni plus douloureusement d’ailleurs, notre impossibilité, en conscience, à obéir à ce qui nous est imposé.

Chers amis, alors que notre Mère l’Eglise souffre de bien des maux à l’heure actuelle, puissent ces épreuves nous permettre une réparation qui ne se paye pas de mots. Nous voulons remercier profondément tous ceux qui nous soutiennent, d’une manière ou d’une autre. Nous voulons dire à tous ceux qui ne le font pas, par conviction ou par crainte, que nous les gardons dans nos prières, conscientes que notre choix puisse heurter certains. Nous voulons demander pardon si nous avons blessé l’un ou l’autre et dire aussi à ceux qui nous ont blessées et salies que nous leur pardonnons.

Nous sollicitons la prière de tous, pour que ce Chemin de Croix porte tous ses fruits de grâces en chacune de nous !

43 comments

  1. Le Guen

    Les bras m’en tombent. Je comprends tout à fait le choix de ces religieuses d’être relevées de leurs voeux plutôt que de brader leurs constitutions rédigées par Mère Marie de la Croix, leur fondatrice. Je comprends ce choix radical. Mais comme elles doivent souffrir, comme leur coeur doit être déchiré. J’ai rencontré plusieurs fois ces religieuses dans ma jeunesse et ne peux qu’en dire le plus grand bien. Je voudrais bien savoir ce qui motive les deux évêques réellement dans leur volonté de les détruire. Il semble malheureusement que le fond du problème est une affaire de gros sous. Pour avoir de l’argent dans son diocèse, ils sont prêts à sacrifier des communautés religieuses hors pair. C’est vraiment minable et ils risquent de le payer très cher, peut-être dans cette vie mais dans l’au-delà sûr. Moi qui suis infirmière et aide-soignante en EHPAD, je me dis que ces personnes âgées vont être complètement perdues sans ces religieuses. La qualité des soins sûr va en pâtir car les évêques vont récupérer des sous au détriment des résidents et ces merveilleuses EHPAD où il fait bon travailler et vivre vont subir le même sort que les autres EHPAD de France et de Navarre gérées par des actionnaires, balayant toute éthique et les transformant en usine où on travaille à la chaîne sans égard pour les personnes âgées. Puisse à la fin le Coeur Immaculé de Marie triompher comme elle l’a dit à Fatima. Etre persécuter par les gens de son Eglise ça doit être pire que d’être persécuté par des étrangers. Ah argent quand tu nous tiens.

  2. Papy Louis

    C’est une triste nouvelle que je déplore et qui va laisser de graves séquelles dans ce diocèse déjà abimé…. Je peux déjà vous assurer qu’il n’y aura aucun communiqué officiel du diocèse sur ce sujet. L’évêque de Laval détournera la tête … Il n’ira certainement pas les voir pour au moins leur dire au revoir et merci pour tant d’années de service. Beau travail Mgr Scherrer, avec un évêque comme vous, l’Eglise n’a pas besoin d’ennemis ! Ils font moins de dégats que vous à ce diocèse….

    • Helene Mc Lean

      C’est très simple il est Francs massons ils sont partout comme des coquerelles il s’infiltrent dans la moindre espace grise et les démons sont à leurs plus fort et le combat spirituel sera de plus en plus difficiles dans les temps à venir.
      Ceux qui ne croient pas aux démons sont complètement aveuglé par ceux-ci.

  3. Lorsqu’on écrit à un évêque ou à un cardinal préfet, c’est parce que nous voulons maintenir la paix et l’unité dans notre Eglise. Mais lorsque les responsables auxquels on s’adresse ne répondent pas, cela signifie qu’ils ne sont pas au service de la paix ni de l’unité de l’Eglise, ils sont au service d’eux-mêmes. Par conséquent, il faudra les ignorer définitivement. Que les sœurs comprennent la portée christologique de cette phrase du Christ au puits de Jacob : “Vous n’irez plus à Jérusalem pour adorer. Les vrais adorateurs, les vrais croyants, adoreront leur Dieu en vérité et en esprit”, c’est-à-dire en montrant de bons exemples là ils vivent avec et pour les autres. Autrement dit, il n’y a plus aucune autorité qui puisse empêcher les autres d’exercer leur foi ni aucun lieu privilégié pour rencontrer Dieu, pour prier. “Nous sommes tous des frères et sœurs en Jésus Christ” (Matthieu 23,8-12). Pourquoi certains évêques et cardinaux veulent s’ériger en ”dieux” pour dominer et humilier les autres? Et pourtant, ils s’inclinent sur l’autel du Seigneur pour célébrer l’Eucharistie: quel est le sens qu’ils donnent à ce geste? Saint Augustin: “Devenez ce que vous prenez”: nous prenons le Corps du Christ qui nous a aimés sans compter et sans discrimination, dans le respect de notre liberté. Pourquoi les prétendus responsables de l’Eglise n’imitent pas la bonté du Christ dans leur manière de traiter le peuple de Dieu? On a l’impression que ces gens là ne croient pas en Dieu, ils ont fait de leur ministère un métier et non un témoignage de la vie chrétienne. Bref, elles sont nombreuses les communautés de femmes engagées à la suite du Christ sans communion avec aucun évêque ni avec Rome, car l’autoritarisme de la plupart des évêques et des cardinaux a détruit la foi de l’Eglise et l’espérance du monde. Les sœurs peuvent continuer leur mission autrement que dans la vie religieuse, en transformant leur communauté en une oeuvre de bienfaisance ou de charité, et en s’installant partout en France d’un commun accord avec les autorités locales, municipales, départementales ou régionales. Le Christ a laissé les femmes et les hommes au service de l’Évangile et de leurs frères et sœurs: il n’a pas laissé cette “hiérarchie dominante” qui abuse de son pouvoir en piétinant les faibles! Dans certains pays, on a vu des prêtres fonder leurs paroisses sans communion avec leur évêque ni avec Rome, et ça marche très bien!

  4. Pierre

    C’est invraisemblable de voir comme nos hiérarques ecclésiaux continuent à être aussi sûrs d’eux et aussi fermés à l’écoute alors qu’il s se trouvent confondus par le tsunami de la pédophilie qu’ils ont odieusement couverte pendant plusieurs décennies. Ils sont irrécupérables.
    Nous vous exprimons, mes sœurs, notre immense admiration, et notre gratitude la plus vive, pour votre clairvoyance et pour votre courage, qui vous conduit sans faiblir au martyre.

    Nous vous devons et nous vous apportons notre soutien radical.

  5. Jean2018

    Un grand merci à nos chères soeurs pour leur témoignage de fidélité contre vents et marées, contre des procédés romains et français odieux…
    En grande union de prière avec vous chères soeurs!

    • Helene Mc Lean

      Cela avait été prévu dans les apparitions de la Vierge la Salette. Vous allez devoir faire comme-nous vous réunirs ensembles en dehors de votre communauté et mener une lutte spirituelle acharnée contre Satan et les francs massons. Ce n’est pas pour rien que le Pape Jean X111 n’a jamais fait lire le 3ième message de Soeur Lucie
      Ils ne parle pas non plus de l’apparition de la Salette qui avait tout dit ce qui arrive maintenant.
      .

  6. P.loup

    Bravo!
    N’est-ce pas ce que voulait l’autorité de l’Eglise?

    Ces dames vont donc retrouver leur liberté juridique?
    C est curieux dans ce diocèse

    La F Pie X aurait été empêchée de célébrer dans la basilique de Pontmain qui sauf erreur dépend de la même autorité?
    Sauf erreur une Cie de voyage a été autorisée avec leurs collègues en marketing à occuper la basilique peu de temps après, pourquoi permettre « aux marchands du temple »
    de faire leur publicité dans une basilique ? Et refuser des prêtres?

    Vénérable Marie de La Croix
    Saint Michel intercédez pour notre Eglise et chassez les marchands du temple.8

  7. C’est curieux de voir ainsi lincher de stes religieuses qui sont témoins de l’Amour du Xt. Curieux ! Pour des cas très graves l’évêque aurait sans doute trouvé un subterfuge pour couvrir ou cacher un scandale . Il est avéré que la misogynie du clergé est telle que l’on préfère traiter les femmes avec mépris que vis à vis d’un homme qui aurait commis un délit manifeste.
    Dictature de pharisiens . Votre concile vat II ne vs a pas rendu plus humain ni plus juste. Au contraire.
    Les soeurs douvent restées religieuses quitte à partir canoniquement ailleurs.

  8. Farfadet

    A lire l’excellent livre d’entretiens “Mgr X un évêque à table” où un évêque français, sous couvert d’anonymat (et je crois deviner qui c’est), revient sur les divisions actuelles entre évêques. Les évêques, sont comme les ministres, des pantins qu’agitent de puissants groupes d’influences qui oeuvrent dans l’ombre…On y apprend des trucs incroyables ! Un livre qui fait froid dans le dos quand on y réfléchit bien.

  9. Le Précurseur

    Relisez une partie du message de Notre-Dame à La Salette concernant justement le clergé, il n’est guère étonnant d’assister aujourd’hui à un tel désordre de la part des évêques et des prêtres puisque c’est la Sainte Vierge elle même qui nous en avertit :

    “Les prêtres, ministres de mon Fils, les prêtres, par leur mauvaise vie, par leurs irrévérences et leur impiété à célébrer les Saints Mystères, par l’amour de l’argent, l’amour de l’honneur et des plaisirs, les prêtres sont devenus des cloaques d’impureté. Oui, les prêtres demandent vengeance, et la vengeance est suspendue sur leurs têtes. Malheur aux prêtres et aux personnes consacrées à Dieu, lesquelles, par leurs infidélités et leur mauvaise vie, crucifient de nouveau mon Fils ! Les péchés des personnes consacrées à Dieu crient vers le Ciel et appellent vengeance, et voilà que la vengeance est à leur porte, car il ne se trouve plus personne pour implorer miséricorde et pardon pour le peuple ; il n’y a plus d’âmes généreuses, il n’y a plus personne digne d’offrir la Victime sans tache à l’Eternel en faveur du Monde. Dieu va frapper d’une manière sans exemple.
    Malheur aux habitants de la Terre ! Dieu va épuiser sa colère, et personne ne pourra se soustraire à tant de maux réunis.
    Les chefs, les conducteurs du peuple de Dieu ont négligé la prière et la pénitence, et le Démon a obscurci leurs intelligences ; ils sont devenus ces étoiles errantes que le vieux Diable traînera avec sa queue pour les faire périr.”

  10. Quelqu’un pourrait il expliquer ce que cette décision signifie concrètement pour ses Sœurs ? Où vont elles aller à présent ? Que vont elles devenir ? Que vont devenir les EHPAD dont elles avaient la responsabilité ?

  11. copyright

    Que c’est triste…notre Eglise de France va pourtant mal. Chaque vocation religieuse est un don précieux de Dieu..et ce n’est pas comme si les postulants se bousculaient! Est ce que cet evêque ne croit pas en Dieu? Ne voit- Il pas la beauté extraordinaire de ces vies données a Dieu et combien elles sont importantes pour Lui, pour l’Eglise et le monde?
    Je vais écrire à l’evêque.

  12. copyright

    Quelle tristesse… Est ce que cet evêque ne voit pas la beauté extraordinaire de ces vies données et vécues pour Dieu? Ne voit-Il pas a quel point elles sont importantes pour Dieu, son Eglise et le monde ? Les postulants ne se bousculent pourtant pas. Ces vies sont des dons précieux de Dieu..encore plus précieux a notre epoque où la foi et l’enseignement du Christ va si mal dans notre pays.
    Je vais écrire à cet eveque.

  13. Hervé SOULIE

    Espérons que Scherrer et Le Gall, sans oublier Braz de Aviz à Rome, coresponsables de ce gâchis, n’emporteront pas leur vilénie au paradis.
    Je crois que même des religieux pédophiles, tout coupables qu’ils sont (et Dieu sait s’ils le sont), sont moins nuisibles à l’Eglise que ces trois gaillards.

  14. Catholique toujours

    Ces religieuses sont d’authentiques martyres de notre temps : quel courage et quelle abnégation !
    Malgré un système totalitaire instauré en quelque temps par un pape dictateur suivi par des prélats lèches-bottes avides de pouvoir, Dieu reconnaîtra les siens !
    Aujourd’hui plus que jamais, il semble urgent pour un catholique de choisir son camp…

  15. daniau

    Aujourd’hui plus que jamais, le catholique doit choisir son camp qui ne peut être celui du relativisme et de l’incohérence. que Notre Seigneur daigne protéger le petites soeurs de la Mayenne.

  16. Michel RALAIMAZAVA

    C’est presque drôle, si ce n’était pas aussi grave.
    Actuellement, la France traverse une crise de vocations sans pareille.
    Et voilà ce que fait l’Eglise de ces Religieuses qui ne sont que le sel de la terre.
    Elles sont obligées de demander à être relevées de leurs vœux ? Mais où sommes-nous ?
    L’Eglise porte une lourde responsabilité là. Nous aimerions qu’elle offre un regard chrétien sur cette actualité.

  17. Indigné, oui, mais aussi profondément ému par cet auto-massacre de notre Eglise qui se continue et s’aggrave au fil des semaines. Oui, si ces admirables religieuses ne peuvent être acceptées dans un autre diocèse, qu’au moins elles continuent ensemble leur ministère de charité sous une autre dénomination mais constituées en une association loi 1901 de vierges consacrées qui éliront, sous l’empire de cette loi, leur présidente (en fait, ,leur supérieure, et qu’elles gardent en interne leur règle conventuelle. Prions pour elles mais aussi pour ces évêques félons. Alain Toulza

  18. René Letellier

    Si vous voulez écrire à l’évêque de Laval c’est : Mgr Thierry Scherrer – 27 rue du Cardinal Suhard – 53 000 Laval. N’hésitez pas non plus à dire ce que vous pensez sur le site Facebook du diocèse de Laval …. N’hésitez pas à exprimer votre indignation. Ces petites sœurs le méritent. Et si vous vous taisez face à cette injustice, vous en devenez soudain les complices !

    • rvl

      A l’heure où j’aurais posté ce texte le 11 novembre 14h48 je partageais un repas avec Foi et Lumière et n’étais pas derrière mon écran…arrêtez vos acharnement…

      • Papy Louis

        Si on devait porter plainte à chaque fois que vous insultez quelqu’un sur ce forum …on en finirait pas ! Moi, à 14h48 je donnais à manger à mes lapins …franchement cela intéresse qui ?

  19. Justine

    Nos Petites Soeurs auraient bien besoin d’une tapette-à-rats pour se protéger et se débarrasser de ces prédateurs très conciliaires mandatés et cautionnés par le pape Bergoglio.
    La devise de Mgr Scherrer en réalité outre de faire fuir toutes vocations sacerdotales et religieuses comme le “saint PP6” conciliaire, est de se remplir les poches et non de se remplir du Saint Esprit.
    Dommage pour ces Petites Soeurs et tous les handicapes dont elles s’occupent, qu’il n’y ait pas un bon catholique charitable pour flanquer un gnon à ce sal…, çà ne lui ferait pas de mal, mais que du bien pour lui rappeler sa Devise épiscopale !

  20. Gilles

    Savez vous ce qui est arrivé au 18ème siècle à l’ordre de Grandmont ?

    https://saintsulpicelauriere.wordpress.com/labbaye-de-grandmont/

    L’évêque de Limoges rêvait d’un palais épiscopal digne de lui mais il ‘avait pas les moyens de le financer . Alors il a pensé à cet ordre multiséculaire qui avait des biens ( Grandmont c’est à côté de Limoges) . Il s’est mis d’accord avec l’archevêque de Toulouse Loménie de Brienne qui présidait la commission des réguliers . Après des persécutions l’ordre fut supprimé et les biens acquis à l’évêque de Limoges qui pu enfin payer son palais épiscopal. Seulement la révolution était toute proche alors…

    • Merci de rappeler ces faits qui jalonnent continuellement l’histoire de notre Église catholique, des origines à aujourd’hui, et des faits parfois beaucoup plus graves et dramatiques que ce que vous évoquez dans votre commentaire. Merci de redire une fois encore ces réalités historiques contre ceux qui utilisent ces faits présents pour répandre leur haine du Concile Vatican II, ce qui est grave, car, avec leurs propos, ils mettent gravement en péril leur salut éternel, non pas parce qu’ils critiquent le Concile Vatican II, mais parce que ces propos sont souvent emplis de haine implicite ou explicite. Ils ont une vision fausse de l’histoire, idéalisée, idyllique, romantique, alors que c’est toujours et partout le recommencement de cet événement initial de notre foi : la Passion de notre Seigneur Jésus Christ. Et les sectes qui ont voulu réformer l’Eglise catholique ont été légion au cours de l’histoire. Je leur dis parfois : ” Citez moi tout de suite le nom du pape en 950 et le concile important de la deuxième moitié du X siècle.” Et devant leur incapacité à répondre, j’ajoute : ” Dites vous bien qu’en 7018, quelqu’un posera cette question : Citez moi tout de suite le pape régnant en 2018 et un concile important dans la deuxième moitié du XX siècle.” Il n’en reste pas moins vrai que ces petites Sœurs souffrent de cette situation, et leur lettre rappelle qu’elles participent ainsi à la Passion de notre Seigneur Jésus et qu’elles offrent ces souffrances pour le salut du monde. Merci de leur témoignage.

      • Le Concile Vatican II ne fut qu’un simple et modeste concile pastoral qui n’édicta aucun nouveau dogme, aucun enseignement infaillible d’ordre magistérial en matière de foi ou de morale.
        Par conséquent chacun est libre d’en faire ce qu’il veut sans mettre en péril son salut éternel.

  21. Zabo

    Hélas, pauvre Eglise ! Rome est-elle encore dans Rome ??? Cruelle interrogation ! “Je ne crains rien tant que les évêques” disait saint Jean-Chrysostome, quelle parole d’actualité, Seigneur !
    Saint Michel-Archange défendez-nous dans le combat contre le démon ! Les fumées de Satan pressenties par Paul VI se font de plus en plus sentir, la GRANDE EPREUVE approche, que Dieu nous garde fidèles !
    En union de prière avec ces remarquables religieuses.

    • “Rome n’est plus dans Rome” (“Sertorius” de Pierre Corneille).
      Les “fumées de Satan infiltrées par quelque fissure dans le Temple de Dieu” évoquées par Paul VI se sont épaissies au point d’être devenues particulièrement toxiques. Il n’est pas besoin d’en dresser la liste.
      4 Papes se sont succédés sans réussir à les dissiper.

  22. ch.devadder

    chères Soeurs, suivez les conseils de Mr. Toulza, vous pouvez aussi vous renseigner à econe ou chez les Dominicaines de Fanjeaux F 11270 , nous y avons 3 filles dominicaines. En union de prières; Courage, tout pour notre Sauveur.

  23. N’oublions pas comment ont été traités les Frères et les Soeurs Franciscains de l’Immaculee.
    La volonté de détruire les petites Soeurs de Marie Mère du Rédempteur procède de la même autorité inflexible, la plus haute de l’Église, celle du Pape Dictateur.
    Où est le dialogue, où est la miséricorde prônée par le Pape ?

  24. Jacquinet

    Bonjour,

    C’est étonnant, ce lynchage collectif contre les évêques concernés et contre la congrégation romaine :
    – personne ne se demande quelles sont les raisons des sanctions appliquées par l’évêque et confirmées par tous les recours, y compris les recours indépendants ? Comme si l’injustice était évidente, flagrante (sauf pour ceux qui connaissent le dossier romain).
    – Et si les évêques concernés faisaient simplement leur travail de vigilance ? Non bien sûr il y a volonté de destruction, corruption, etc… Je connais bien les deux évêques concernés, et je vous promet que l’on est dans un parano collective, en partie chez les soeurs, mais très largement chez tous ceux qui pensent les soutenir.

    Je suis sidéré par le niveau d’invective des commentaires. Nous ne sommes ni dans la vérité, ni dans la charité, ni dans la justice : que reste-il de chrétien dans ces positions ? Prononcées publiquement, un certain nombre des lâches commentaires écrits pourraient être condamnés pour diffamation. La plupart n’ont pas d’autres connaissance du dossier que ce que communique la communauté sanctionnée. Comment se faire juge de manière aussi partiale ?

    Pour moi, les évêques et la congrégation romaine sont surtout mauvais en communication. Il y a une tradition dans l’Eglise : lorsqu’il y a dysfonctionnement, on en communique pas médiatiquement par respect des personnes. Je pense que c’est une erreur, à l’heure de l’emballement des réseaux sociaux, mais c’est très compréhensible en même temps : l’Eglise, Dieu merci, ne fonctionne pas dans l’instantané, et ne livre pas tout…

    Enfin, je m’interroge sur l’impact médiatique d’un tel tapage. Il y a une manipulation de l’opinion et des milieux tradis “ils persécutent les soeurs car elles sont classiques et attachés à la tradition”, qui se retourne contre-elle, en réalité. Et qui n’arrange rien.

    Les réseaux sociaux et sites ont un impact catastrophique sur la propagation du mensonge, de l’émotion, de l’invective, de la condamnation publique. Le lobby dans son rôle le plus pervers. C’est vrai pour les vices qui asservissent l’homme. C’est une réalité pour le recul éthique et moral. Mais c’est vrai aussi pour l’Eglise et des luttes nefastes.

    Comment pouvons-nous en faire des outils qui établissent le règne du Christ, et propagent l’Evangile ?

    • Merci de nous rappeler ces principes de prudence et de charité dans notre appréciation de tel ou tel fait ecclésial. Et dans nos éventuels commentaires. Cependant, il ne s’agit pas non plus d’être naïf. Comme je le disais dans mon message ci-dessus, l’histoire de notre Église catholique est pleine de ces papes et de ces cardinaux et de ces évêques qui ont fait ce qu’il fallait pour obtenir ce qu’ils voulaient dans leur soif insatiable de pouvoir. C’est encore et toujours la répétition de cet événement initial de notre foi catholique : la Passion de notre Seigneur Jésus Christ. Car notre foi n’est pas, ne sera pas, n’a jamais été une sorte de développement personnel pour individu stressé… à cause de leur vie de péché… Face à l’avalanche de faits douteux en provenance du Vatican, il faut éviter les deux pièges que nous tend le diable : la naïveté de croire que tout va bien dans le meilleur des mondes ecclésiales ; la folie hargneuse de croire que tout est foutu dans cette église, et patati et patata… Le discours de ces milliers de sectes qui, à travers l’histoire de notre Église catholique, ont cherché à manipuler les esprits pour soi-disant reformer notre Église et asseoir en réalité leur soif de pouvoir. La Croix de notre Seigneur Jésus, toujours, partout, recommencée.
      Face à l’avalanche de faits douteux en provenance du Vatican : respect, charité, prudence et distance de sécurité. Car il ne faut pas présumer de ces forces face au diable qui, de toute façon, rode autour de nous, comme un lion, cherchant sa proie à dévorer. Bien à vous dans le Seigneur…

    • Nous serions heureux de connaître de votre bouche les vraies raisons de cette “mise au pas” de ces pauvres soeurs de Marie, qui n’emm… personne mais bien au contraire faisaient beaucoup de bien autour d’elles depuis 1945 par pure charité chrétienne, conformément à leur voeux, leur vocation et leur engagement.
      Malheureusement les persécutions engagées par le Vatican contre les Soeurs et les Frères Franciscains de l’Immaculée jusqu’à leur destruction finale ressemblent furieusement à celles subies par les soeurs de Marie.
      Dans le rapport de la commissaire diligentée par le Vatican contre les SFI on trouve ces “perles”:
      “Les soeurs sont trop cloîtrées, elles prient trop et elles font trop pénitence”…
      Le Pape a semble-t-il décidé de se débarrasser de ces congrégations considérées comme trop “tradis” et qui n’en font qu’à leur tête en n’assistant à la Sainte Messe que sous sa forme extraordinaire, malgré le droit imprescriptible qui leur en a été donné par “Summorum Pontificum” de Benoit XVI.
      Rappelons l’abus de pouvoir intolérable qui a été fait par le commissaire qui les administre contre les FFI: Ils ont interdiction absolue de célébrer la MesseTridentine.
      Pire encore, ils ont interdiction de quitter leur ordre pour se faire incardiner dans un diocèse.
      Rappelons enfin les insupportables propos diffamatoires du commissaire, le P. Volpi, contre la famille du fondateur de cet ordre, le P. Manelli. Ces derniers portèrent plainte devant un tribunal civil italien et Volpi fut très lourdement condamné avant de décéder subitement, ce qui lui évita d’avoir à subir sa peine sur Terre.

  25. Farfadet

    Bonjour Jacquinet,

    Effectivement votre ton courtois et pédagogue dénote un peu dans ce brasier quelque peu enflammé, c’est un peu le village d’Astérix …quand le barde se met à chanter ! De là à comparer les évêques à Assurancetourix.
    Je vais essayer d’être courtois à mon tour, le plus simple est de faire bref dans ce cas :
    1 – Etes vous au courant des menaces de mort dont ont été victimes les sœurs ? Savez vous la pression constante subie lors des interrogatoires ? On les accuse de quoi au final : détournement de fond, abus sur mineurs, maltraitance sur les novices, traffic de stupéfiants ….? Trois commissaires apostoliques pour 39 religieuses …Cela devait être drôlement grave cette affaire ! Pour l’instant aucune réponse claire …
    2 – L’évêque de Laval refuse toute communication sur le sujet … En son temps, St Paul communiquait quand des troubles bien plus graves agitaient la communauté de Corinthe … J’étais naguère aux premières loges en 2007 lors des troubles de Niaffles, pour le coup une médiation et une volonté d’apaisement avaient été tentées par le diocèse … Pourquoi rien de tel ici ? Vous ne pouvez pas nous reprocher d’être profondément attachés à cette communauté !
    3 – Tout part, à l’origine d’une fusion d’EHPAD qu’a refusé l’ancienne directrice de St Fraimbault, pourquoi l’évêque de Laval s’est retrouvé mélé à cela ? Ce n’est pas une affaire pourtant qui relevait de ses compétences – il est bon de rappeler que les sœurs ont gagnés ce litige devant les tribunaux. On ne peut donc pas dire que tous les torts sont de leurs cotés …
    C’est quand même fou qu’on se retrouve dans cette situation, et que le diocèse refuse toute discussion avec le comité de soutien et la communauté pour trouver une solution ! Je pense qu’à un moment le peuple de Dieu a aussi son mot à dire sur la manière dont un évêque gère son diocèse … Et que se passe-t’il quand l’évêque refuse toute concertation ? Peut-être que les bonnes manières manquent et que le ton vous déplait ….Mais comment agir pour être entendu face à quelqu’un qui ne veut pas vous écouter ? Quant aux généralités que vous énoncez sur les médias et les réseaux sociaux, je me permet de vous signaler que sans eux, on aurait pas dénoncé grand chose des abus sexuels dans l’Eglise … Parce qu’au nom du respect des personnes on a toléré longtemps des actes indignes.
    Pour conclure, la lettre des sœurs est d’une dignité réelle, il est temps que la partie adverse fasse preuve également d’une dignité similaire. Et cesse de se cacher !
    Veuillez recevoir ma contradiction empreinte de respect qui ne souhaite nullement vous offenser et cherche une issue apaisée à cette regrettable affaire. Le pouvons nous encore ? Le diocèse de Laval est blessé, divisé, et personne n’est prêt à une démarche de pardon vers l’autre … Comme si chacun pensait détenir la vérité en propre. Mais la vérité sans la charité n’est qu’une lettre morte qu’on écrit à un cadavre.

  26. Jacquinet

    Bonjour,

    Merci pour votre courtoisie et démarche constructive, bien fragile dans ce contexte si tendu. J’espère que les prochains commentaires garderont la même dignité.

    1 – Je ne suis pas au courant de menaces de mort, en revanche je sais que les deux évêques concernés ont été interpellés par la violence et la confusion des courriers reçus. Je pense que l’apaisement est nécessaire de tout côté, l’affrontement dessert considérablement le dossier.

    1bis – De tout temps, l’Eglise a exercé une vigilance sur des congrégations, et Dieu merci sans attendre qu’il y ait un crime pour intervenir si il y avait danger pour les personnes, pour la foi catholique ou pour le charisme même. Pour éviter tout abus (un évêque contre une communauté par exemple, ou une diffamation), un certain nombre de règles de prudence et de recours existent. On peut sérieusement se demander pourquoi l’ensemble des recours ont confirmé la sanction prise, alors qu’elle a quitté la juridiction de l’évêque de Laval.

    1ter : 3 commissaires pour une telle communauté. Ici le mot “commissaire” n’est pas à prendre dans son terme policier mais dans celui d’un accompagnement. Face aux difficultés de communication qui existaient entre les instances, le saint-siège a manifestement pensé qu’il ne fallait pas choisir entre un évêque et une religieuse, et que 3 personnes faciliteraient le discernement.

    2. Pour l’attachement à la communauté, bien sûr, je ne le reproche pas. J’ai moi-même bénéficié à deux reprises d’un magnifique accueil des soeurs.

    2bis. Pour l’évêque de Laval, j’ai pensé la même chose. Mais une fois transmis le dossier à Rome (et à la demande du saint-siège), je crois que l’ordinaire du lieu est contraient à une réserve : les conclusions ne lui appartiennent plus. Je peut imaginer aussi que s’il pense fait que son devoir, face à ce qui peut lui apparaitre comme une forme de persécution injuste, il a choisi le silence. Etant communicant, je peux penser que c’est une erreur. Mais comme chrétien, je pense que c’est une vertu.

    3. Sur l’histoire des 4 Ehpad, je crois que la réalité est plus complexe, c’est une analyse reportée par les soeurs, mais si on reste dans l’objectivité des rapports successifs, ce n’y est pas présent (me semble-t-il).

    3bis. Les personnes qui évoquent une manipulation financière se trompent, c’est une projection : la transmission du patrimoine d’une congrégation qui serait dissoute dépend des statuts de celle-ci. Et c’est rarement à un diocèse, sauf volonté express des soeurs.

    4. Pour ce qui concerne les discussions avec les uns et les autres, les soeurs ont une part importante de responsabilité dans leur dégradation : en refusant de collaborer pendant de longs mois avec les commissaires, elles ont témoigné d’une grande désobeissance, que n’approuverait pas les plus grands saints, qui face à la (possible) injustice ont toujours privilégié la sainte obéissance.

    Côté Diocèse, il y a sans doute des erreurs, mais là aussi, encore une fois, la juridiction ayant été déportée sur la congrégation à Rome, l’évêque n’a plus à prendre position sur le dossier.

    Enfin, je pense que le lobbying est étranger à l’Eglise, et que face à la pression que l’association a voulu exercer sur la procédure en cours, tous ont préféré prendre du recul.

    5. Je n’ai pas trouvé la lettre des soeurs digne dans sa conclusion : pour quelle raison rompre un engagement à vie ? Met-on fin à une alliance conjuguale lorsque mon conjoint me semble ne plus tenir compte de notre rythme, de mes attentes, quand le dialogue me parait rompu ? Je m’interroge aussi sur leur lien à l’Eglise. Dans la vie religieuse, l’obéissance à l’Eglise fait partie des épousailles. Si les soeurs veulent continuer leur vie religieuse sans voeux, c’est une vie bien fragile.

    Merci pour ce dialogue paisible, sur un sujet si douloureux.

    Merci aussi, du fond du coeur, de désirer le pardon. Je ne suis pas à Laval, ni un proche des soeurs ou un proche des évêques. Il y a de chaque côté un sentiment d’injustice et de violence, réel.

    Prions… Rien n’est impossible à Dieu !

  27. Hervé Bourbon

    Farfadet,
    Je ne vous connais pas mais votre raisonnement est juste et tout empreint d’une réelle charité…J’ai suivi de loin cette affaire, ayant connu il y a longtemps le diocèse de Laval, qui a toujours été assez “particulier”…Peut-être cela en raison du dénommé Jean Chouan, originaire du coin…et qui donna son nom de paysan révolté à la Chouannerie?…Un lieu donc à surveiller depuis 1789, et pas uniquement par Rome, et de façon aussi commune et cependant intolérable que celle que nous voyons ici. Prions pour cet évêque, prions pour ces soeurs, prions pour Rome et ses hauts commissaires, pour le Pape enfin et surtout pour la France catholique et par conséquent qui se doit d’être très charitable…Merci donc à vous Farfadet de nous avoir rappelé que la vérité sans la charité n’est rien. Sinon pour le reste, l’indignité d’un certain clergé, la peur qui nous fait nous cacher et nous taire, l’affaire FFI et le P. Volpi et la persécution de l’ordre de Grandmont en son temps vers Limoges pour des raisons de gros sous, sans oublier le “Summorum Pontificum” de Benoît XVI, tout est vrai. Oui le combat contre Satan n’a pris fin. H. Bourbon

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