Communication OV

Le RP Lombardi et le problème de la liberté religieuse (2)

Commentaires (3)
  1. Benoît Lobet dit :

    Il me semble évident qu’il y a un changement de perspective, du point de vue de la liberté religieuse, entre les XIXème et XXème siècles. Pour des raisons historiquement compréhensibles, les pontifes romains du XIXème siècle (Grégoire XVI et Pie IX surtout) se sont méfiés des “valeurs” prônées par la Révolution française : dans l’encyclique “Mirari vos”, le pape Grégoire XVI traitait de “deliramentum” la liberté de conscience,
    et le Syllabus de Pie IX est pratiquement illisible par un citoyen de l’Union Européenne, quel que soit son pays, aujourd’hui : tout ce qui nous semble aller de soi dans la société contemporaine, jusqu’au “progrès” (dernier article) y est condamné comme contraire à la foi catholique!
    Et il me semble que c’est avec le pape Jean XXIII, et notamment l’encyclique “Pacem in terris” que le changement qui s’était amorcé dans les attitudes et les options diplomatiques a été avalisé officiellement, comme d’ailleurs dans les principaux textes du Concile Vatican II, en particulier la Constitution pastorale “Gaudium et spes” et le Décret “Dignitatis humanae”.
    Cela signifie que l’ “intransigeantisme” quelquefois prôné comme seule attitude catholique (dans le passé et, de façon récurrente, dans le présent) n’a pas sa place dans la réflexion doctrinale et pastorale de l’Eglise à propos de ses rapports avec les Etats.
    Cela signifie aussi que, selon les époques, le Magistère de l’Eglise catholique, tout en demeurant ferme sur certains principes, peut revenir sur des points de vue circonstantiels – ceci est tout à sa gloire, d’ailleurs : en ce domaine comme en beaucoup d’autres, le fixisme prétendument doctrinal est seulement mortifère.

  2. Guy de la Croix dit :

    Mr Lobet, on finit par se lasser de la sempiternelle ritournelle du fameux “aggiornamento” de Vatican II…

    Effectivement c’est bien de RUPTURE qu’il s’agit dans le texte sur la liberté religieuse avec l’enseignement traditionnel des 20 conciles précédents et cela la Ste Eglise Catholique ne l’admettra jamais.
    On constate malheureusement ce qui est le résultat mortifère de cette rupture qui elle a bien montré l’effondrement qui ena résulté dans les vocations sacedotales et dans toute l’Eglise catholique…

  3. Benoît Lobet dit :

    Et d’où tenez-vous qu’il y ait un lien entre le Concile Vatican II et la baisse de la présencence institutionnelle de l’Eglise catholique en Europe du Nord?
    On pourrait même arguer, au contraire, que, si le Concile Vatican II n’avait pas été tenu, l’effondrement de la présence de l’Eglise catholique serait encore bien plus sensible – telle est en tous les cas mon opinion.

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