Dialogue interreligieux et oecuménisme

Le dialogue, pour quoi faire?

Commentaires (6)
  1. Benoît Lobet dit :

    Le dialogue n’a d’autre but que lui-même, évidemment, c’est pourquoi il est du reste infini.
    La conversion de l’interlocuteur n’est pas son but : elle peut être son désir, ce qui est autre chose, c’est-à-dire son mobile(ce qui le met en route). La conversion dans le coeur de quelqu’un, c’est l’oeuvre de Dieu, pas du dialogue…
    En revanche, risquer les convictions de sa foi dans la confrontation avec celles d’autrui, c’est là sans doute le plus bel exercice de la foi elle-même, qui par là peut être mise en péril, fragilisée pour un moment, mais toujours enrichie.
    En ce sens, oui, le dialogue “interreligieux” et même “interconvictionnel” fait intégralement partie de la confession de la foi chrétienne. Ou, pour le dire autrement, renoncer à écouter ceux qui sont autrement croyants ou non-croyants, c’est – aussi paradoxale soit la formule – amoindrir la foi, en la repliant sur elle-même.
    Cette conviction traverse un certain nombre de mouvements spirituels catholiques contemporains, à juste titre : Sant’Egidio, par exemple, ou les Focolarini,mouvements approuvés et promus par le Saint Siège Apostolique, et dont l’orthodoxie n’est plus à démontrer…

  2. Romain dit :

    Et Jésus s’approchant leur parla ainsi: ” Toutes puissance m’a été donnée dans le ciel et sur la terre.
    Allez donc, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, du Fil et du Saint-Esprit,leur apprenant à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous toujours jusqu’à la fin du monde. “

  3. Ghalloun dit :

    En tout cas, il y a parmi les laïcs, en France au moins, de nombreux mouvements d’évangélisation : Anuncio, Jeunesse 2000 (en ce moment à Montpellier, que j’ai la joie de découvrir), Samarie sur Paris (voir le lien de mon pseudo, même si le site est en construction), Ain Karem, Fraternité Missionnaire, …
    Les jeunes générations sont beaucoup plus décomplexées que les adultes de 50 ans et plus. Et je fais parti de celles-là plutôt que de ceux-ci! 🙂

  4. Luc Warnotte dit :

    L’abbé Lobet poursuit dans l’héterodoxie, l’abdication et la liquéfaction de la doctrine. Il n’a visiblement jamais lu “Euntes ergo docete omnes gentes baptizantes eos in nomine Patris et Filii et Spiritus Sancti” (Mt 28:19). Pauvre bonhomme!

  5. Benoît Lobet dit :

    Monsieur Warnotte, le pauvre bonhomme vous rétorque qu’alors le Cardinal Ravasi, les Focolarini, Sant’Egidio etc. sont aussi hétérodoxes. Cela fait dans le monde catholique, et à tous les niveaux, beaucoup, beaucoup, beaucoup d’hétérodoxes.
    Sur le fond, il me semble que l’Eglise ne renonce pas à “aller enseigner toutes les nations” et à les baptiser… si elles le veulent. Et que cela passe d’abord par un dialogue respectueux des convictions de chacun où, comme je l’ai écrit plus haut, le désir de la conversion de l’autre peut et doit être présent, mais où l’on sait aussi que c’est le Christ et lui seul qui convertit les coeurs. Qu’y a-t-il là d’hétérodoxe, je vous prie?
    J’ajoute cette citation, qui fait honneur à la foi catholique : “L’Eglise réprouve en tant que contraire à l’esprit du Christ toute discrimination ou vexation opérée envers les hommes en raison de leur race, de leur couleur, de leur classe ou de leur religion.” (Concile Oecuménique Vatican II, Déclaration Nostra Aetate, §5)
    Mais vous me direz que pour vous, évidemment, pour vous le seul vrai catholique en ce bas monde, le Concile Vatican II aussi, est, pauvre bonhomme, hétérodoxe!

  6. michael dit :

    Le pauvre bonhomme est celui qui n’écoute que son propre monologue et qui, comme le dit lui même Vini Ganimara, a peur de comprendre.
    Les chiens aboient, la caravane passe …

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