Dialogue interreligieux et oecuménisme

Polémique entre le cardinal Koch et le rabbin Di Segni sur le rôle de la Croix

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Commentaires (11)
  1. jejomau dit :

    En tant que catholique, adorant le Seul et Vrai Dieu en trois personne, dont la deuxième personne divine s’est incarnée en Jésus-Christ pour le salut des hommes, est mort sur LA CROIX, est rescussité, et nous a envoyé l’Esprit-Saint, 3° personne divine de la Trinité pour guider l’Eglise qu’il a fondée … Et dont la mission est d’annoncer aux hommes que la seule façon d’être sauvé est de se convertir en son sein.. Je peux dire que “si l’objectif de ce qui est dit n’est pas d’indiquer à Assise aux juifs le chemin de la croix, alors je ne comprends pas le but de ce dialogue et à quoi sert à Assise”…

  2. ema dit :

    “Si nous voulons être des chrétiens cohérents, je ne vois pas comment nous pouvons admettre qu’elle ne serait salvifique que pour les païens…”

    D’autant que de très nombreux juifs dès le premier siècle de notre ère, ont considéré, dans la lignée des apôtres, que ce n’était pas suffisant et qu’ils devaient suivre Celui qui était mort sur la Croix et ressuscité.

  3. Jos van Namen dit :

    Tout cela montre l’ambiguïté du rassemblement d’Assise et la différence de registres de compréhension. Un événement que l’on préférerait ne pas voir…

  4. Benoît dit :

    Rassurez-vous, il y a peu de chances qu’à moins de 12 mois de la Présidentielle les médias durent une semaine sur cette rencontre d’Assise.
    .
    A peine quelques secondes au journal du midi et du soir sur des commentaires lénifiants par des soi-disant journalistes-spécialistes de Rome et du Vatican.
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    Je ris encore des commentaires ridicules de la dernière célébration pascale où le journaliste de TF1 avait focalisé sur la palme dorée que le Pape portait à la main en omettant complètement le discours papal prononcé à cette occasion.
    .
    Bref un commentaire à l’intention de gamins qui ne lisent que des livre à images.

  5. Guy de la Croix dit :

    Tout à fait d’accord avec Jos van Namen…

    Mais la Providence doit malgré ce nouveau pas de “clerc…”( c’est le cas de le dire )permettre de tirer du Bien de cette lamentable comédie qui cherche depuis vatican 2 à se mettre dans les bonnes grâces des juifs..

    Jusqu’à quand devrons nous subir encore cette lâcheté des clercs de l’Eglise catholique?

  6. Paul Chaussée dit :

    On ne peut évidemment pas ouvrir un débat sur le rôle capital de la Croix dans l’histoire du salut. La question est tranchée depuis des siècles et la première des charités à l’égard du rabbin (et de tous les Juifs) serait d’affirmer la vérité. Hélas, le cardinal Koch reste dans l’équivoque de Nostra Aetate §4 qui reprend l’équivoque de Lumen Gentium §16. Et cette équivoque persistante est tout simplement l’application de la fumeuse « herméneutique de la continuité ou de la réforme » au dogme « Hors de l’Église (ou sans la Croix de Jésus-Christ), point de salut ».
    Avec cette herméneutique, les dogmes sont plastiques, déformables et transformables comme du chewing-gum et le cardinal s’y applique de son mieux à l’imitation de son patron qui reconnaissait tranquillement être passé du Syllabus (1864) à « l’anti-syllabus » avec Gaudium et spes (1965). Voyez-en l’aveu du cardinal Ratzinger dans “Les principes de la théologie catholique”, Paris 1982 page 426.
    Le Concile Vatican II a eu le grand tort de céder juste un petit peu aux pressions du Peuple-victime, lui laissant la porte entrouverte et une fois de plus nous le rappelle le rabbin qui représente le Peuple élu : celui-ci n’a pas besoin de Jésus-Christ ni de sa Croix. On ne pourra refermer la porte qu’en disant clairement la vérité c’est-à-dire en mettant courageusement Nostra aetate à la poubelle qui contient déjà toutes les tentatives avortées de conciliation du oui et du non. Mais je rêve, c’est impossible ! Il faudra donc, pour en arriver là, que le ciel nous tombe sur la tête. (Mais voyez comme le temps change : c’est pour bientôt).

  7. ema dit :

    Je crois qu’il ne faut pas mettre le rassemblement d’Assise sur le même plan. Il est important que des hommes de bonne volonté et qui sont considérés dans leurs pays et au sein des groupes de pratiques religieuses différentes, comme des personnes d’importance et de sagesse (out tout au moins on peut l’espérer), se rassemblent pour au moins se connaître, surtout à notre époque de la mondialisation et du mondialisme et où le contexte paraît très tendu et dangereux Seul le Pape peut faire une telle chose, et nous devrions tous catholiques être fiers d’une telle proposition de rencontre, même si cela peut paraître utopiste d’en espérer quelque chose, ou tout au moins sans l’aide de Notre Seigneur.
    Se parler ne veut pas dire avoir le même point de vue et encore moins religieux stricto sensu. C’est d’ailleurs impossible sur le sujet central qui nous concerne nous comme chrétiens : Le Christ, fils de Dieu, et sauveur pour TOUS LES HOMMES par la crucifixion et la résurrection. Cette impossibilité de vues communes sur Le Christ ne concerne d’ailleurs pas que les membres de la religion juive…
    Il faudrait donc sans doute être encore plus clair et seulement parler de relations avec les membres des autres religions, et non pas de dialogues inter-religieux qui peut prêter à confusion.
    Simple échange d’idées, bien sûr, de la part d’une catho lambda car je n’ai ni les compétences, ni la qualification pour émettre la moindre remarque sur ce sujet.

  8. Benoît Lobet dit :

    Monsieur Chaussée : l’adage “Extra ecclesiam nulla salus” qui est de saint Cyprien de Carthage, est souvent mal compris. On l’interprète comme “Hors de l’Eglise (catholique, visible, institutionnelle, etc.), pas de salut”, ce qui est une interprétation parfaitement contraire à ses origines et à sa visée, démentie du reste par les Pères unanimes.
    Reprenons le mot et traduisons-le simplement : “Hors une communauté rassemblée, pas de salut”. Voici une signification plus large et théologiquement beaucoup plus pertinente : hors une communauté de vie, de destinée, le salut chrétien ne peut être reçu. Tous ceux qui blessent l’unité de cette communauté et, plus largement, puisque cette communauté est un sacrement, un signe pour tous les hommes, tous ceux qui blessent l’unité de l’humanité pérégrinante, se rendent incapables de recevoir le salut du Christ.
    A partir de là, reprenez donc vos raisonnements…

  9. Barabas dit :

    M. Le Card. Koch se rend enfin compte que même si sa téologie est “catholique”, elle est trop “catholique” pour nos scribes et pharisiens de 2011. – Nos théologiens à force de vouloir dialoguer, sont contraints à mettre leur discours téologiques en sourdine pour ne pas offenser les non-catholiques. A mourir de rire ! Hier comme aujourd’hui, les scribes et les pharisiens rejettent et haissent le Christ mais bon, cela on préfere ne pas le dire, mettant toujours la résponsablité et la faute sur la partie catholique. On commence à comprendre après 2000 ans.

  10. Jos van Namen dit :

    Il y a 50 ans, M. l’abbé Lobet, que l’on nous dit que nous avons mal compris les textes, pour y susbtituer des interprétations récupératrices et “inclusives”. Même les lobbies ‘homo’ nous expliquent comment les textes de l’Ecriture qui les concernent, dans le Deutéronome ou chez saint Paul, ont été mal compris et doivent être resitués dans le contexte. Quelle chance pour l’Eglise : bête avant 1962, devenue intelligente depuis. Heureusement, maintenant nous avons des théologiens qui ont tout compris et qui nous espliquent le vrai sens des textes. Merci, abbé Lobet!

  11. Benoît Lobet dit :

    Monsieur Van Namen,
    la théologie a plus de cinquante ans, et elle est une perpétuelle réinterprétation des textes scripturaires ou doctrinaux.
    Thomas d’Aquin lui-même fut, de façon posthume, trois ans après sa mort, condamné par l’archevêque de Paris parce certaines de ses propositions étaient “trop artistotéliciennes”. Maître Eckhart après lui fut également soupçonné. Le travail de la théologie, sous le contrôle du Magistère, comporte, et c’est bien normal, toujours une part d’audace.
    Et je ne me prends pas, rassurez-vous, pour un théologien : je suis d’abord un pasteur, et j’ai enseigné la théologie pendant 25 ans comme prêtre diocésain, avec d’abord un souci pastoral – je veux dire par là que je ne suis pas un “théologien de métier” comme ces Jésuites, Dominicains ou autres qui travaillent à cela à plein temps.
    Une autre question me taraude, vous concernant et concernant quelques personnes qui écrivent sur ce blog : pourquoi tant de rancune, de rancoeur? J’ai si souvent l’impression de lire de la hargne! L’Eglise n’est pas parfaite, soit, elle ne l’a jamais été, mais elle n’est pas non plus un repaire de trafiquants, non?

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