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Des protestants en chaire de nos églises

Commentaires (6)
  1. Oktavius dit :

    Ne focalisez pas sur Rouen, c’est comme cela dans tous les diocèses, quand ce n’est pas l’évêque qui va prêcher au temple…et ça dure depuis des lustres !

  2. LEFOL dit :

    Quand S.S Paul VI est allé à Genève à l’invitation du Conseil oecuménique des églises , il a cru bon de se positionner en disant : “Je suis Pierre”. Evidemment , ça a jeté un froid . S.S Jean-Paul II n’a pas été à Genève , et (sauf erreur de ma part) ,l’Eglise Catholique n’a pas de membre permanent sur place. On peut toujours prier pour l’unité des Chrétiens , échanger des discours en se visitant mutuellement ; rien ne se fera sans une prise à bras le corps des problèmes de doctrines.
    Tant que les problèmes se résumeront à la reconnaissance ou non de la suprématie pontificale , aucune solution ne sera trouvée pour les résoudre .C’est ma conviction personnelle , qui n’engage que moi , mais je crois qu’il en est de même entre la FSSPX et la haute hiérarchie.

  3. philippe 01 dit :

    Je suis personnellement très attaché à la foi catholique sous l’autorité doctrinale et pastorale de nos évêques et du premier d’entre eux le pape Benoit XVI, mais je ne vois vraiment pas d’inconvénient à ce que, une fois dans l’année, à l’occasion de la semaine de prière pour l’unité, on procède à des échanges de chaire avec nos frères chrétiens des communautés protestantes. C’est un témoignage pour le monde et le signe visible que la foi au Christ Jésus nous rassemble par delà les divergences doctrinales et que tous aspirent sincèrement à retrouver l’unité perdue au XVIe siècle. C’est un signe d’espérance, 2e vertu théologale, et qui doit être pris pour ce qu’il est vraiment.

    1. LEFOL dit :

      L’Eglise du Christ est déchirée depuis le schisme d’orient
      ( XIe s.) . Les désaccords étaient d’ordre juridique ( refus du Patriarche de Constantinople de reconnaître la Primauté du Pape de Rome) et d’ordre doctrinal : la querelle du “filio que” .
      Le grand schisme d’occident ( XIVe s. et XVe s.) a été provoqué également par des désaccords d’ordre juridique
      ( refus du Pape d’Avignon de reconnaître la Primauté du Pape de Rome , et inversement ).
      La réforme a déchiré un peu plus la tunique du Christ , toujours avec des désaccords d’ordre juridique ( encore le refus de reconnaître la Primauté du Pape ) et des divergences doctrinales , qui étaient d’ailleurs plus des bouleversements que des divergences .
      Un détail mérite d’être souligné : un frère prêcheur ( dominicain) a opposé à Luther un argument qui vaut son pesant d’or (je cite) : l’autorité du Pape s’impose même aux Ecritures. Cet argument d’autorité est significatif de la valeur scripturaire des arguments que ce bon frère était sensé contredire.
      Bref , le Concile de Trente a tranché , définitivement , croyait-on . Survient Vatican II , puis les réserves avancées par Monseigneur Lefebvre , la fondation de la FSSPX , l’ordination des Evêques contestataires et l’excommunication de leur chef spirituel . Puis la réconciliation voulue par S;S Benoit XVI et la persistance des divergences doctrinales entre la FSSPX et Vatican II.
      Excusez moi pour la longueur de ce rappel historique.
      De nos jours , et depuis Vatican II , une divergence doctrinale majeure déchire encore un peu plus l’unité que l’on croyait retrouvée grâce au concile de Trente . Cette divergence doctrinale est une divergence par rapport à la doctrine de l’Eglise (avec un grand “E” ) depuis l’époque apostolique : pour être enfant de Dieu , il faut accueillir Jésus-Christ comme le Fils unique de Dieu et renaître en lui par le baptême .
      D’après l’Encyclique “Redemptoris Missio” ( 2 § 12 ) et le catéchisme 1998 (article 172) : ” Dieu est Créateur et Père de tous les Hommes.” Tous les Hommes sont donc enfants de Dieu , puisque Dieu est le Père de tous les Hommes , et Il n’est plus nécessaire d’être baptisé pour prier “Notre Père”.
      C’est totalement nouveau et incompatible à la fois avec l’Ecriture et avec la Tradition .
      Voilà le plus bel exemple des problèmes doctrinaux qui pourraient être abordés entre Catholiques et Protestants , et je ne suis pas sûr que ce serait aux Protestants d’admettre une erreur doctrinale dans leur enseignement à ce sujet..

  4. Yves dit :

    @philippe01: entièrement d’accord avec vous!

  5. Pellabeuf dit :

    Au vu des commentaires qui précèdent, je crois qu’il faut rappeler, encore une fois, que la prédication des pasteurs protestants pendant les messes est interdite, implicitement dans les normes du droit canon, explicitement dans les normes du directoire pour l’oecuménisme publié par les autorités romaines en 1993.
    Les prêtres qui organisent de telles cérémonies se croient peut-être des rassembleurs de chrétiens, ils sont en fait des diviseurs, puisqu’ils divisent les catholiques.
    Il faut dénoncer ces abus liturgiques manifestes, demander à l’évêque lu lieu d’y mettre fin et, en cas de refus de celui-ci, les faire connaître à la congrégation pour le culte divin à Rome, comme le Pape nous y a invités.
    On peut aussi aller trouver les pasteurs concernés en leur demandant de ne pas venir troubler notre Eglise.
    Abbé Bernard Pellabeuf

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