Perepiscopus

Essayer d’autres évêques
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C’est un peu ce que l’on se dit quand on découvre le dernier ouvrage de Mgr Wintzer, archevêque de Poitiers, sur la question du prêtre et de sa place est aujourd’hui, suite aux scandales à répétition des dernières années et la recommandation synodale sur l’ordination d’hommes mariés. Alors que l’exhortation du pape suite au synode sur l’Amazonie n’était pas encore sortie, Mgr Wintzer rédigeait son ouvrage en pariant sur une ouverture du sacerdoce aux hommes mariés… Erreur ? Non, comme il le déclare dans Famille chrétienne :

Monseigneur Wintzer, archevêque de Poitiers, demande à ses confrères de discuter du sujet lors de la prochaine assemblée de la CEF. Et si on essayait d’autres évêques ?

L’évêque de Montauban demande au maire de rebâtir l’église de Lafrançaise
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Mgr Ginoux a adressé un courrier à Thierry Debreil, maire socialiste de la commune Lafrançaise. Il lui demande de rebâtir l’église Saint-Georges, fermée depuis 2011 à cause de fissures dans les voûtes… Cette église a été détruite par les protestants au XVIe siècle, reconstruite au XVIIe siècle, puis agrandie au XIXe siècle.

“J’espère, que dans vos objectifs, vous reviendrez à cette question cruciale de l’église. Vous souhaitez que le bourg centre de Lafrançaise soit vivant : rendez-lui son âme”.

Les voûtes sont fissurées, les piliers menacent de s’enfoncer. Des travaux ont déjà été entrepris en 2017, à hauteur de 150 000 euros. Mais pour la rénover entièrement, il faudrait compter au moins un million d’euros.

Thierry Delbreil dénonce une ingérence :

“Il nous dit de raser l’église. Le ton est extrêmement dirigiste et affirmatif. L’église c’est l’image de notre commune. Je ne suis pas sûre que ça soit à lui de décider”.

Candidat à sa réélection, le maire porte le projet de rénovation de l’église Saint-Georges dans son programme, “étape par étape. En commençant par rénover les piliers“.

Mgr Bernard Ginoux se défend de toute ingérence :

“Il ne faut pas dire que l’évêque fait de la politique, je suis un citoyen comme un autre et l’église est un des enjeux de cette campagne. C’était dans son programme en 2014 et je constate que tout n’a pas été fait, à l’occasion des municipales je dis simplement à Thierry Delbreil “Monsieur le maire, réveillez-vous”.”

L’association locale Saint-Georges, qui oeuvre à sa préservation, a envoyé un courrier pour bénéficier du loto du Patrimoine, l’opération nationale de restauration de monuments historiques. Ses membres espèrent bénéficier d’une aide financière et voir un jour les portes de l’église se rouvrir.

Addendum : voici la lettre de Mgr Ginoux 

Le Centre national de Pastorale liturgique
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Intéressante rétrospective lue sur le site d’actualités de la FSSPX :

Le 20 mai 1943, dans les locaux des éditions du Cerf (appartenant aux dominicains), est fondé par les pères Pie Duployé et Aimon-Marie Roguet (eux-mêmes dominicains) le Centre de Pastorale liturgique (CPL). Dom Lambert Beauduin participe à la réunion de fondation.

Au début de 1945 commence à paraître la revue trimestrielle La Maison-Dieu, qui sera l’organe du CPL. Le premier article de la revue est signé par Dom Lambert Beauduin.

Un groupe militant

Le CPL est, à ce moment, un groupe de militants qui se reconnaissent dans les grandes orientations du Mouvement (de pastorale) liturgique lancé notamment par Dom Beauduin. Cette notion centrale de « pastorale liturgique » (et pas simplement de « liturgie ») avait été rendue manifeste dès le premier congrès de janvier 1944, dont le titre est « Études de pastorale liturgique » : le volume des Actes est d’ailleurs dédié à Dom Lambert Beauduin.

Ce choix de la « pastorale liturgique » sera déterminant pour l’avenir : comme l’écrit l’historien et sociologue Guillaume Cuchet, « le Centre de pastorale liturgique fut un des lieux où s’est préparée la réforme liturgique conciliaire » (Comment notre monde a cessé d’être chrétien, Seuil, 2018, p. 252). Un rapport de l’abbé Aimé-Georges Martimort au CPL, daté de 1945, détaille d’ailleurs déjà ce que seront les grandes innovations du concile Vatican II en matière de liturgie. Et les figures centrales du CPL (citons encore Louis Bouyer, Pierre Jounel, Pierre-Marie Gy, Joseph Gélineau, Bernard Botte, Joseph Lécuyer, etc.) seront de grandes voix au cours du Concile et dans sa mise en œuvre. « Les fondateurs du CPL avaient identifié les conditions institutionnelles d’un aggiornamento qui dépassait la seule liturgie », note à ce propos le père Patrick Prétot, directeur de La Maison-Dieu (La Croix, 22 mai 2013).

La préparation de l’aggiornamento liturgique

Le CPL organise trois types d’activités. D’abord, des journées d’étude, véritable lieu d’échanges où chercheurs, théologiens, savants et pasteurs mettent en commun leurs préoccupations, leurs interrogations et leurs tendances afin d’élaborer une doctrine et une méthode d’action. Pour conserver à ces journées un caractère à la fois scientifique et pastoral, les participants sont invités en fonction de leurs compétences.

Immédiatement à la suite des journées, est proposée une session ouverte au plus grand nombre, pendant laquelle les spécialistes distillent sous forme d’enseignements magistraux les résultats de leurs études et des échanges menés au cours des journées d’étude. Ces sessions rassemblent de quatre à cinq cents participants.

Enfin, en 1947, en 1957 et en 1962, a lieu un congrès qui rassemble plusieurs milliers de participants. Ils attirent l’attention de l’opinion sur les principales acquisitions du Mouvement (de pastorale) liturgique et assurent sa publicité.

Ces activités sont relayées par des articles de revue, des livres, des expositions, des affiches, des disques, etc. et aboutissent à une réalisation concrète dans un grand nombre de paroisses.

La formation d’animateurs liturgiques

Le CPL contribue aussi en 1956 à la fondation, au sein de l’Institut Catholique de Paris, de l’Institut Supérieur de Liturgie de Paris (ISLP). Selon sa propre définition actuelle, l’ISLP « forme des responsables d’enseignement, de recherche et de pastorale dans le domaine de la liturgie et de la théologie des sacrements ; il les rend plus aptes à long terme à la préparation des célébrations, grâce à la maîtrise des éléments historiques, anthropologiques, théologiques et liturgiques qui entrent en jeu ; il est ouvert aux clercs, aux laïcs, aux religieux et religieuses, qui se préparent à exercer des responsabilités d’enseignement, de recherche et de pratique dans le domaine de la liturgie et de la théologie des sacrements ». Autrement dit, il forme et diplôme des « liturges » aussi bien que des historiens de la liturgie.

C’est ainsi que « le CPL devient véritablement ce qu’il a voulu être dès sa fondation, un centre d’unité et de ralliement où, peu à peu, s’instaure une nouvelle manière d’envisager la réflexion sur les questions pastorales et liturgiques » (Benoît-Marie Solaberrieta, Les experts du Centre de Pastorale Liturgique, Presses universitaires de Rennes, 2016, p. 16).

En 1965, le CPL est érigé en Secrétariat de l’épiscopat français, sous la responsabilité de la Commission épiscopale de liturgie et de pastorale sacramentelle : il prend alors le nom de Centre national de Pastorale liturgique (CNPL), et l’abbé Jacques Cellier (1922-1999), issu du diocèse de Lyon, en est nommé le premier directeur (jusqu’en 1973, soit pendant la période majeure de la Réforme liturgique).

Le CNPL est rebaptisé Service national de Pastorale liturgique et sacramentelle (SNPLS) en 2007, apparemment pour harmoniser son intitulé avec celui de la Commission épiscopale qui le chapeaute.

Le CPL puis CNPL a préparé, contribué à réaliser et à mettre en œuvre, accompagné enfin la grande mutation liturgique dont la charte est la Constitution Sacrosanctum Concilium sur la liturgie (4 décembre 1963).

Quelques années après Vatican II, le père Maurice Lelong, lui-même dominicain comme les fondateurs du CPL, mais fortement rebelle à l’air du temps, décrivait ainsi le but du CNPL : « Changer tout ce qu’on peut changer et, en priorité, l’immuable » (Lexicon de l’Église nouvelle, Robert Morel éditeur, 1971). Il traduisait ironiquement son sigle en « Centre National de Pagaille liturgique » ou encore « Centre National de la Profanation liturgique ». Ces deux interprétations, malheureusement, sont assez vraies.

Eglise et homosexualité : la grande confusion
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Elle est dénoncée sur Liberté politique :

Il s’est tenu récemment, dans le diocèse de Créteil, une conférence dont l’intitulé était pour le moins stupéfiant : « Chrétiens et homosexuels en couple, un chemin d’espérance ». Ladite conférence s’est tenue dans une paroisse, en présence d’un certain nombre de membres du clergé local, qui ont de ce fait cautionné par leur participation ce qui s’est dit dans cette soirée sans aucun doute hétérodoxe.

L’on y a prôné, grand classique, la nécessaire « adaptation de la morale » aux changements de la société. L’on a pu y entendre également qu’il y avait une « légitimité éthique de l’homosexualité », ou que « la conjugalité homosexuelle avait la même valeur que la conjugalité hétérosexuelle. » Vous avez bien lu.

Peut-on se consoler en se disant qu’il ne s’agit que d’un « dérapage » strictement local ? Malheureusement, non. Les écarts du diocèse de Créteil ne sont que le reflet d’une tendance générale beaucoup plus large, un vent qui souffle sur l’ensemble de l’Eglise, et qui trouve actuellement un écho singulier dans le « chemin synodal » qu’emprunte pour deux ans l’Eglise allemande : dans les débats en cours, on y apprend, par la bouche de Mgr Bode, évêque d’Osnabrück, et vice-président de la Conférence des évêques d’Allemagne, que le Christ est devenu « être humain », et non « homme », tant il semble devenu fondamental pour ces prélats de gommer à tout prix l’identité sexuée, et de faire croire qu’hommes et femmes sont interchangeables, tout comme homosexualité et hétérosexualité. Faut-il également rappeler qu’il y a quelques mois, Têtu se réjouissait de l’élévation au rang de cardinal de Mgr Matteo Zuppi, connu pour ses positions ouvertement favorables aux LGBT, et défenseur d’une pastorale inclusive à leur égard ?

Dès lors, peut-on espérer un rappel à l’ordre de la part de la Conférence des évêques de France, que nous interpellons ici solennellement ? La question qui se pose aux croyants, aux fidèles, est très simple : les enseignements contenus dans le Catéchisme de l’Eglise catholique sont-ils encore pertinents et dignes de foi ? Sont-ils encore l’expression de la Vérité une, qui rend libre ? Forment-ils encore le socle commun de nos croyances et de nos pratiques ? Chaque jour qui passe nous en fait douter un peu plus, au point de désorienter profondément le monde catholique dans son ensemble. La Conférence des évêques de France, a-t-on appris il y a quelques semaines, recommande désormais l’adoption de formulaires ne portant plus les mentions de père et de mère pour s’adapter aux « situations nouvelles ». Le chemin n’est alors plus très long à parcourir pour arriver à cet homme qui, dans l’assemblée paroissiale de Saint-Christophe-de-Créteil, explique avec bonhomie qu’il prépare deux jeunes femmes à se marier.

Il y a malheureusement fort à parier que cette clarification épiscopale tardera à venir, si elle vient un jour, car on ne sort de l’ambiguïté qu’à ses dépens. Il n’est pas du tout sûr que la hiérarchie ait présentement envie de rappeler sans doute possible les fondements du mariage chrétien, union de l’homme et de la femme, comme image de l’union du Christ et de l’Eglise, tant il est vrai qu’à Rome même la confusion règne en maître.

Cette conférence à Créteil, évoqué ci-dessus, a été donnée par un certain Michel Anquetil le 24 janvier 2020. L’un de nos lecteurs y était :

C’est par une affiche apposée au panneau d’information de l’église St-Christophe de Créteil que j’ai pris connaissance de la tenue d’une réunion sur le thème « Chrétiens homosexuels en couple, un chemin légitime d’espérance », le vendredi 24 janvier 2020 à 20.00.

En consultant le site du diocèse de Créteil, il est facile de trouver le lien concernant l’association : « Se Parler Foi et homosexualité ». Elle est répertoriée à l’onglet « Pastorale des personnes concernées par l’homosexualité ».

LE DEROULE DE LA SOIREE

Vendredi 24 janvier. Il est 20.10. Malgré mon arrivée tardive à la maison diocésaine, la réunion est loin d’être commencée. La plupart des participants sont encore dehors à braver le froid pendant que d’autres s’affairent à préparer une table de presse. J’entre dans la salle où il n’y a pratiquement personne. Je n’ai que l’embarras du choix pour me placer.

C’est donc avec une vingtaine de personnes (en comptant les organisateurs) que la réunion commence vers 20.20. De l’endroit où je me trouve, il m’est aisé de compter le nombre de participants : nous ne dépasserons jamais la trentaine au cours de la réunion.

Le diacre Augustin GRILLON, responsable de « Se Parler Foi et homosexualité » se présente en même temps qu’il présente brièvement l’association née il y a 6 ans et composée de 8 membres : lui, sa femme Edith, Jean-Frédéric, Rémi, Christine, Richard, … Je ne peux pas prendre tous les prénoms…

Augustin GRILLON remercie certaines personnes pour leur présence, notamment celle du père BERA (chancelier / Prélat d’honneur du diocèse de Créteil), d’un prêtre du diocèse de Meaux et de deux autres personnes venues du même diocèse. En comptant bien, cela représente, avec les 8 membres de l’association organisatrice 12 personnes sur une trentaine de participants.

La parole est alors donnée au conférencier, Michel ANQUETIL qui ne souhaite pas utiliser le micro qui lui est offert. Il se présente : magistrat à la retraite, détenteur d’une maîtrise en théologie et 35 ans de vie de couple avec un homme.

D’entrée, il indique que son exposé se placera « sur le terrain biblique et théologique ». Dès les premières phrases, le ton est donné. La voix est mesurée (malheureusement, pas assez puissante pour être enregistrée ; le discours est fluide, usant souvent de phrases construites sous la forme interrogative… Un discours de professionnel !…

Toutefois, le vocabulaire et certaines expressions ne peuvent laisser place à l’équivoque. Ainsi ai-je pu relever, en vrac, quelques bribes de phrases.

D’abord des expressions étonnantes :

  • malgré ce que peut en dire le Magistère…,
  • nous allons établir un justificatif…,
  • la peur suscitée par l’enseignement de l’Eglise…,
  • la question de la légitimité éthique de l’homosexualité…,

Mais surtout des « certitudes » affirmées avec beaucoup d’assurance :

  • ce qui fait sens, ce n’est pas la différence sexuelle comme chez les animaux, mais le fait de devenir homme ou femme ;
  • la parole d’émerveillement peut se vivre entre 2 personnes de même sexe ;
  • la différence n’est pas inscrite dans les corps ;
  • la différence sexuelle se situe au niveau de la biologie ; l’altérité est vécue dans la parole d’émerveillement ;
  • le malaise autour de l’homosexualité est venu de la position du Magistère catholique ;
  • la conjugalité homosexuelle a la même valeur que la conjugalité hétérosexuelle ;
  • les comportements de la société ont changé du fait notamment de l’existence de nombreux couples reconstitués, de la baisse de la mortalité infantile, de l’allongement de la durée de vie…//… La morale doit s’adapter… // …etc…

Concernant le Sacrement du mariage :

  • les couples de mêmes sexes renversent les religions, les morales fermées ;
  • le Salut est un don gratuit de Dieu . Il ne résulte pas d’une obéissance à la Loi ;
  • la Loi n’est qu’un balisage d’un chemin de vie.

Non seulement il est difficile de suivre le raisonnement de l’intervenant, mais il est encore moins facile de retrouver le fil conducteur à partir de la seule prise de notes…[1]

A noter la remarquable aisance de l’orateur pour continuellement faire référence aux Ecritures et leur faire dire exactement le contraire. L’exemple le plus démonstratif est sans nul doute celui des récits de la Genèse (Genèse I et Genèse II).

D’ailleurs, pour appuyer sa « démonstration », il fait remettre à chacun des participants une feuille comportant des extraits des récits de la Genèse ainsi que des extraits de l’épitre de St Paul aux Corinthiens (cf. annexe 1).[2]

Ainsi les récits de la Genèse sont-ils largement revisités. Par exemple, il ne faut plus lire : « il n’est pas bon que l’homme soit seul. Je veux lui faire une aide qui lui soit accordée », mais : « je veux lui faire un vis-à-vis qui lui soit accordé » ! [3]

Quant à la fameuse phrase « Soyez féconds et prolifiques, remplissez la Terre et dominez-là », dès l’instant qu’on admet le principe de « couples » composés de deux personnes de même sexe, on peut rejoindre sans aucun scrupule l’enseignement du Magistère qui a toujours magnifié la fécondité spirituelle des personnes célibataires. [4]

Malgré la non-ambigüité des Ecritures (« Homme et femme il les fit »), il n’est pas aisé au conférencier de justifier le couple homosexuel à partir de la Bible… Selon ce que j’ai pu comprendre de son « raisonnement », dans la Bible, la distinction entre « mâle / femelle » serait purement biologique. Ce qui fait sens, ce n’est pas la différence sexuelle comme chez les animaux, mais le fait de devenir homme ou femme. L’altérité est vécue dans la parole d’émerveillement. Nous franchissons là une nouvelle étape dans le don que Dieu nous fait en nous donnant la Foi.[5]

Les textes du Magistères n’échappent pas aux interprétations audacieuses de notre conférencier-théologien. Ainsi les textes de Jean Paul II sur le mariage et l’amour humain sont-ils les bienvenus ; ils sont subrepticement cités pour montrer à l’auditoire qu’on reste déférent à l’égard des auteurs reconnus… St Paul (Gal 2, 21) est lui aussi gratifié d’une belle reconnaissance.

LA SEANCE DES QUESTIONS-REPONSES

Il est environ 21.00 / 21.15. Comme annoncé, l’exposé aura duré une quarantaine de minutes. Arrive le moment des questions. Devant un auditoire aussi réduit, sans doute aurait-il été plus simple et plus convivial pour l’ensemble des participants de pouvoir dialoguer sans passer par la procédure des questions écrites sur des morceaux de papier… Ce n’est pas la solution qui a été retenue.

  • Question : – comment montrer l’Amour de Dieu à votre conjoint (de même sexe que vous) athée quand l’Eglise vous rejette ?… Réponse : – l’Eglise évoluera peut-être un jour…
  • A une autre question du même genre, il est répondu : – classiquement l’Eglise a gardé une vision statique et purement physique du sexe. Grâce à l’apport de la psychologie, elle est en train de bouger. Mais elle n’a pas encore réussi à faire entrer les sciences humaines dans sa réflexion.
  • Question : – Quelle est votre position par rapport à la PMA/GPA ?… Réponse : – « Tout ce qui est possible se fera un jour ou l’autre… // … Quelquefois, on peut regretter qu’un enfant ait pu être né et élevé dans un couple d’hétérosexuels.
  • Question : – Est-ce qui est désirable est forcément moral ?… Réponse : – la morale doit être perçue comme un dynamisme de conversion (!?…).[6]
  • Question sur les divorcés remariés / Réponse : – ils sont considérés comme pécheurs par l’Eglise. C’est la même chose que pour les homosexuels… // … Homosexuels et divorcés remariés : même combat… // … Il faut cependant reconnaître le « beau parcours » de beaucoup de ces personnes… // … Concernant l’accès à l’Eucharistie, il ne faut pas s’en priver.[7]

Un participant assis au tout premier rang (peut-être, l’un des 8 membres de l’association) s’autorise alors à prendre la parole. Il se présente : responsable d’aumônerie et 15 ans de vie homosexuelle. En réalité, il s’agit plus d’un témoignage que d’une question… Michel ANQUETIL répond en évoquant les épisodes de Sodome et Gomorrhe. Selon lui, ce texte – apparemment contre les homosexuels – n’est en fait dirigé que contre ceux qui refusent l’accueil de l’autre

Vient ensuite le témoignage d’un homme de l’assistance expliquant qu’il est en train de préparer 2 jeunes filles à se marier…

Le prêtre de Meaux prend la parole à son tour… Il ne tarit pas d’éloges envers l’orateur et fait part de son souhait de pouvoir un jour parler aussi bien du mariage aux fiancés qu’il accompagne !

La série des questions écrites reprend alors :

  • Question : – quid du mariage religieux des couples homosexuels ?

Réponse : – l’Eglise fait ce qu’elle veut de ses sacrements… // …Certes, il faut faire la distinction entre « sacrement » et « bénédiction », mais quand on dit à quelqu’un « je t’aime pour la vie », est-ce que ça vaut sacrement ?… Personnellement, j’aurais tendance à répondre « oui ».

Voyant que l’assistance s’est soustraite à l’obligation de poser les questions par écrit, je prends la parole. Je sais que je ne dispose que de peu de temps et que, de toute façon, mon intervention sera interrompue et mes propos commentés sans complaisance…

Je demande la parole et je me lance par une entame qui suscite les rires : – « Je me présente : je suis vétérinaire, mais je me soigne » … Les rieurs s’imaginent que je m’apprête à appuyer les affirmations de Michel ANQUETIL par – enfin ! – des arguments scientifiques… Ils devront attendre la fin de mon intervention (environ deux minutes) pour comprendre que la biologie est en totale contradiction avec les thèses avant-gardistes de Monsieur ANQUETIL. En d’autres termes, que le déterminisme génétique commence dès la conception et qu’il ne laisse aucune possibilité de choisir son sexe : on ne devient pas mâle (homme) ou femelle (femme), mais on naît (est) homme ou femme.

Comme il faut faire taire le bavard, il est interrompu par le modérateur d’un soir : – « Monsieur, où est votre question »… Réponse de l’impertinent : – « mais je n’ai pas de question. Il s’agissait juste d’un commentaire… Je peux d’ailleurs continuer si vous voulez… Ai-je répondu à votre question » ?… Les rieurs sont toujours de mon côté, mais leur enthousiasme a significativement baissé d’intensité…

La série des questions écrites reprend… Le conférencier et ses amis présents dans l’assistance font un carillon de réponses. Toutes ces réponses (témoignages) jouent dans une parfaite harmonie faite :

  • de compassion et d’empathie envers les homosexuels,
  • d’encouragements auprès des proches ou des parents d’enfants homosexuels pour qu’ils arrêtent de se culpabiliser,
  • de reproches à peine dissimulés envers l’intransigeance des églises (notamment, de l’Eglise catholique), etc…

Cette plaidoirie pro domo (en faveur du mariage homosexuel) dure déjà depuis près d’une heure-et-demie. Tout juste a-t-on pu noter une ou deux allusions furtives au « mariage hétérosexuel » … En tout cas, personne n’a prononcé le moindre éloge du mariage « normal », c’est-à-dire entre un homme et une femme. L’union entre 2 personnes de même sexe est présentée au même niveau que le mariage (c’est-à-dire, l’union entre un homme et une femme).

Devant un tel parti pris, je demande à nouveau la parole… Je commence par dire, qu’à travers les interventions des uns et des autres, le sujet ravive de grosses souffrances tant chez les personnes concernées que chez leurs parents et leurs proches… Je m’étonne ensuite que, parmi tous les intervenants de la soirée (prêtres, aumôniers de lycées, accompagnateurs auprès des jeunes, diacre) aucun n’a mentionné l’action qu’il menait auprès des jeunes pour leur expliquer la beauté du mariage. Et de citer mon expérience (ainsi que celle de plusieurs « grands-pères ») : le témoignage hebdomadaire devant des lycéens (garçons et filles mélangés) avec qui nous partageons une réflexion passionnante sur la beauté de l’amour entre un homme et une femme… Il m’est répondu qu’il faut se méfier de l’enthousiasme qu’on croit déceler chez les adolescents, et que ceux-ci changent facilement d’avis…

Je m’apprête à répondre lorsque Monsieur Loyal me coupe dans mon élan : – « Il est déjà plus de 22.10… Je vous propose de prolonger la discussion devant un chocolat chaud…

La séance est levée et une prière est récitée (cf. annexe 2). Certains s’approchent du conférencier pour le congratuler. D’autres quittent les lieux discrètement pour regagner leurs pénates… Quant à moi, je quitte lentement ma place en attendant de poursuivre la discussion avec Monsieur Loyal pris dans une discussion. Je tombe alors nez-à-nez avec le jeune trentenaire qui, de son fauteuil situé une rangée devant moi, m’avait interpellé alors que je terminai ma première intervention orale : – « Qui êtes-vous ? » m’avait-il lancé d’un ton peu amène… En fait, il m’attendait au bout de la rangée de sièges…

Il réitère sa question ; – « Qui êtes-vous ? » … Avant même que je lui réponde, il poursuit sur un ton de plus en plus agressif : – « Qui vous a fait connaître la tenue de cette réunion ? » … ; – « N’avez-vous pas compris que la prière que nous avons récitée à la fin de la réunion était pour vous ? … ». J’essaie de lui répondre sur un ton des plus empathiques, mais je n’ai pas le temps de poursuivre la conversation qu’il avait lui-même engagée : il part en maugréant et, apparemment, très malheureux…

J’arrive à l’endroit de la buvette. J’y retrouve Monsieur Loyal et reprends la discussion exactement là où nous l’avions lassée à la fin de la conférence… Je reparle des adolescents et de l’obligation morale que nous – adultes – avons de leur présenter le mariage… Mon interlocuteur me coupe à nouveau pour me redire quasiment mot-pour-mot ce qu’il m’avait dit en public, à savoir que les adolescents sont « sous la pression de nombreuses influences liées, notamment, à leurs environnements familial » … et, qu’en conséquence, la valeur du témoignage n’est que relative… C’est alors que Michel ANQUETIL nous rejoint, une tasse à la main… En essayant de ne pas me répéter, je continue mon plaidoyer en parlant de la beauté d’être parent (père et mère) et grands-parents… Spontanément, j’essaie de communiquer à M. ANQUETIL la joie complice qu’un grand-père peut éprouver avec ses petits-enfants. Je m’arrête assez vite dans mon enthousiasme : je crains de le blesser – comme, probablement, j’ai dû le faire (bien malgré moi) avec le trentenaire qui m’avait entendu parler de la beauté du mariage et qui, peut-être, ne connaîtra jamais le bonheur d’être père et grand-père.

Sans aucune pointe d’ironie ou de fanfaronnade, je quitte mes deux interlocuteurs en m’excusant de mes enthousiasmes qui les ont peut-être blessés. Les deux me saluent, l’un d’eux – Michel ANQUETIL, je crois –  ajoutant que je n’ai pas à m’excuser… Je veux croire, qu’à cet instant, il était sincère.

Arrivé à la maison. Il me faudra plusieurs heures pour trouver le sommeil…

Aujourd’hui, plusieurs questions me taraudent toujours l’esprit… Des questions à laquelle, ni Michel ANQUETIL, ni les personnes qui faisaient chorus avec son discours et ses découvertes n’ont pu répondre :  

  • Pour accueillir, accompagner et aider des personnes homosexuelles, doit-on obligatoirement falsifier la traduction et le sens des Ecritures ?
  • Pour essayer de justifier une pure construction idéologique, doit-on obligatoirement s’affranchir de la réalité biologique?
  • Si l’on veut « se placer sur le terrain biblique et théologique », pourquoi changer le sens des mots, des définitions et des concepts ?
  • Si l’on se prétend théologien catholique, pourquoi systématiquement se poser en contradiction avec l’Enseignement du Magistèrepar une démarche intellectuelle absurde ?

En un mot, pourquoi cette manipulation des esprits, sub specie boni ?… Pourquoi une telle inversion des valeurs ?

[1] Dommage que les interventions de Michel ANQUETIL ne puissent pas passer à la postérité, faute de pouvoir être enregistrées. En effet, que vaut le compte-rendu et le témoignage (même objectif) d’un contradicteur en cas de contestation devant l’Autorité ecclésiastique ?…

[2] La feuille remise en cours de réunion ne comporte aucun titre permettant d’identifier l’auteur du montage, ni les circonstances pour lesquelles ces textes ont été commentés. Autre précaution : la traduction de ces extraits des Ecritures apparaît irréprochable au lecteur que je suis, mais leur interprétation donnée en public est objectivement erronée.

[3] Cette manœuvre foncièrement malhonnête ne sera même pas relevée par les 2 prêtres invités

[4] Ibidem note 4

[5] Par souci d’honnêteté, certaines phrases de ce paragraphe ne sont pas mises entre guillemets ou en caractères italiques. Il ne s’agit en fait que d’une tentative de reconstitution d’un « raisonnement » à partir de mes notes prises durant l’exposé.

[6] En entendant la question, j’observe avec satisfaction que je ne suis pas le seul à ne pas approuver les prises de position de Monsieur ANQUETIL…

En utilisant le filtre des questions posées par écrit, le conférencier se protège de toute explication directe avec un contradicteur et s’en sort par une réponse incohérente que personne n’aura l’opportunité de relever devant l’assistance… Ainsi cette présentation à sens unique est-elle tout, sauf un débat.

[7] Cette affirmation ne sera pas contestée, ni par les deux prêtres présents, ni par le diacre organisateur de la conférence.

La chute de Jean Vanier
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Communiqué du Conseil Permanent de la Conférence des évêques de France, à la suite des annonces faites le 22 février 2020 par L’Arche Internationale à propos de Jean Vanier et du père Thomas Philippe, dominicain.

Les Évêques de France ont appris avec stupeur et douleur ce que l’enquête ouverte par L’Arche internationale révèle aujourd’hui du comportement de Jean Vanier à l’égard de plusieurs femmes, au long des années, comportement mêlant emprise spirituelle et abus sexuel dans la suite de la relation spirituelle que Jean Vanier a eue avec le père Thomas Philippe, dominicain, et sous l’influence des doctrines perverses de ce dernier.

Les évêques membres du Conseil permanent remercient les femmes victimes de Jean Vanier qui ont eu le courage intérieur de parler de ce qu’elles ont subi. Au nom de tous les évêques de France, ils assurent de leur compassion les femmes qui ont été ainsi abusées. Ils expriment leur détermination à agir pour que la lumière soit faite.

Ils redisent leur confiance aux communautés de L’Arche où personnes handicapées et assistants vivent des relations authentiques de respect mutuel et d’entraide.

Les évêques du Conseil permanent tiennent à exprimer leur estime pour les responsables de L’Arche qui ont pris au sérieux les témoignages reçus et qui ont su adopter les moyens nécessaires pour qu’une enquête indépendante et approfondie soit menée. Le Conseil permanent remercie ces responsables de l’avoir tenu informé des résultats de cette enquête.

Au terme de cette enquête, rien n’indique que des personnes handicapées auraient été victimes d’actes inappropriés de la part de Jean Vanier. Le Conseil permanent salue le travail d’évaluation des procédures de prévention des abus et de protection des personnes, vulnérables ou non, engagé actuellement par L’Arche internationale.

La Conférence des évêques de France s’associera volontiers à la CORREF, à la Province de France de l’Ordre dominicain et à la Congrégation des Frères de Saint-Jean pour poursuivre le travail d’élucidation nécessaire à propos du père Thomas Philippe, dominicain, décédé en 1993, qui avait été sévèrement condamné par Rome en 1956, condamnation dont les termes ont été peu à peu oubliés ou négligés.

Mgr Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims, président
Mgr Dominique Blanchet, évêque de Belfort-Montbéliard, vice-président
Mgr Olivier Leborgne, évêque d’Amiens, vice-président
Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris
Mgr Jean-Pierre Batut, évêque de Blois
Mgr Jean-Marc Eychenne, évêque de Pamiers
Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen
Mgr Philippe Mousset, évêque de Périgueux
Mgr Matthieu Rougé, évêque de Nanterre
Mgr Pascal Wintzer, archevêque de Poitiers

Les évêques de la Province Pays de Loire – Bretagne réunis à Pontmain
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A l’occasion de leur formation annuelle, les évêques de la province épiscopale Bretagne et des Pays de la Loire se sont réunis les 5 et 6 février à Pontmain en Mayenne. Philosophes, théologiens, psychologues sont intervenus autour du thème Les ruptures anthropologiques sous-jacentes au monde contemporain. Il y avait ainsi

  • Anne-Marie Pelletier : Professeur des universités, agrégée de lettres modernes et docteur en sciences des religions
  • Pierre Le Coz : Agrégé de philosophie et docteur en sciences de la vie et de la santé, Pierre Le Coz est professeur de philosophie à l’UFR de médecine de Marseille, où il dirige le département des sciences humaines. Les travaux de recherche placés sous sa responsabilité portent sur la bioéthique et l’éthique médicale.
  • Jean-François Braunstein : philosophe et professeur d’université français, dont les travaux portent principalement sur l’histoire des sciences et la philosophie des sciences. il se consacre à des enseignements de philosophie pratique (éthique médicale et hospitalière) en partenariat avec le Centre de formation du personnel hospitalier de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris.
  • Gemma Serrano : Docteur en théologie, co-directeur du département de recherche Humanisme numérique du Collège des Bernardins.
  • Alexandra Boissé : psychologue en Unité de soins palliatifs.
  • Denis Moreau : professeur d’histoire de la philosophie moderne et de philosophie de la religion à l’Université de Nantes.
Début des visites ad Limina
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Habituellement, elles ont lieu tous les cinq ans. Mais la dernière visite ad Limina des évêques de France à Rome a eu lieu en 2012, sous Benoît XVI. Pèlerinage sur les tombeaux des apôtres saint Pierre et saint Paul, elle sont l’occasion, à travers un rapport écrit, de présenter au pape et à la curie chaque diocèse.

En mars, les évêques des provinces de Paris, de Lille, de Reims et de Besançon ouvriront le ballet des visites. Mgr Stenger, évêque de Troyes bientôt démissionnaire pour raison d’âge, effectuera sa dernière visite officielle en présentant un rapport sur les années 2012-2020. L’état des lieux sera sans surprise : baisse des effectifs des prêtres, moins d’enfants catéchisés, moins de sacrements, baisse du denier, crise sur toute la ligne.

« Nous sommes contraints car nous avons moins de moyens en personnel. Il est donc important que les laïcs prennent le relais. Nous avons aussi moins de moyens matériels. Certes, certains chrétiens donnent plus qu’avant, mais ils sont moins nombreux à donner ».

Après l’Amazonie, un synode pour la France ?…

Inviter “chacun.e à oser devenir célébrant.e.”
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Le site du Diocèse d’Annecy diffuse une invitation en écriture inclusive :

Vous pouvez réagir via cette page ou en utilisant cette adresse : [email protected]

Par ailleurs, l’abbé Ringlet est déjà tristement connu pour son hétérodoxie malfaisante.

Il existe différentes manières de sanctifier le Jour du Seigneur
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Mgr Éric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France et archevêque de Reims, répondait à Famille chrétienne, à la veille de la publication de l’exhortation du Saint-Père, parue hier :

En quoi la question de l’éventuelle ordination d’hommes mariés en Amazonie peut-elle concerner aussi la France ?

La France n’est pas l’Amazonie. Toutefois, le petit nombre de prêtres oblige beaucoup de diocèses à réduire le nombre de messes. L’Eucharistie est éloignée de beaucoup de gens. Or, ce qui édifie l’Église, selon la formule du cardinal de Lubac, c’est le mystère de l’eucharistie. La tentation est grande alors de chercher de nouveaux viviers pour en tirer des prêtres. Mais, s’il n’existe pas de substituts à l’Eucharistie, il existe cependant différentes manières de sanctifier le Jour du Seigneur. La vraie question est plutôt de comprendre pourquoi il y a un ministère ordonné.

En quoi le célibat sacerdotal serait-il menacé si demain on ordonne des diacres permanents dans certaines régions du monde ?

L’ordination engendre un lien spécial avec le Christ et la plénitude qu’il apporte. La tradition de l’Église est claire : les évêques ont toujours été pris parmi ceux qui vivent le célibat et la continence. Dans les premiers temps du christianisme, quand des hommes mariés devenaient évêques, on attendait d’eux qu’ils vivent la continence conjugale. C’est le trésor de l’Église et elle ne va pas y renoncer ! Certes, les Églises d’Orient ordonnent prêtres des hommes mariés… C’est une manière de faire. Elle distingue des prêtres de second ordre et des moines parmi lesquels sont pris les évêques. L’Église latine a choisi une autre voie. Ce n’est pas une question d’organisation et de temps. Il en va d’un choix spirituel qui a été fait dès le départ. Le ministère apostolique s’enracine dans l’existence de ces hommes que le Seigneur appelle à tout quitter pour le suivre, pauvres, chastes et obéissants. Quelle que soit la lettre du texte sur l’Amazonie, il faudra l’entendre comme un appel à mieux vivre la grandeur du sacerdoce. Le célibat sacerdotal est une grande chose dont le monde a besoin.

Cela dit, comprenez-vous la défiance qui s’est installée chez certains catholiques vis-à-vis du pape François ?

Beaucoup ont essayé, avec ferveur et dans la foulée de Jean-Paul II, de surmonter les ruptures d’après Vatican II. Ils ont pu croire qu’il serait possible de reprendre ensuite le fil de la vie chrétienne précédente. Mais ce n’est pas exactement ce qui s’est passé… […]

Le denier en augmentation dans le diocèse de Laval
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Ces chiffres ont été présentés aux prêtres et aux comptables du diocèse puis aux médias mayennais au cours d’une conférence de presse, fin janvier par Arnaud Trubert, économe diocésain. Pour la troisième année consécutive, la collecte connaît une situation stable avec 1 225 931 €, soit une augmentation de 1,2 % en 2019 (+5,6 % en 2017 ; + 0,7% en 2018), pour un  totale de 5 928 donateurs.

Le Diocèse perd 672 donateurs en 2019 par rapport à 2018 (6 515), enregistrant une baisse de 10%. 450 donateurs sont décédés, mais on enregistre 326 donateurs nouveaux n’ayant jamais donné, et 153 anciens donateurs qui n’avaient pas donné ces deux dernières années et ont fait un don en 2019. Cette baisse est plus importante qu’en 2018 (-3%) et la plus importante de ces cinq dernières années. Il faut noter cependant, une fidélisation de 82,3% des donateurs.

Les dons en ligne sur le site diocésain connaissent une nette progression de + 8,8 %. Mais ils représentent seulement 7,2% des dons. Les dons par chèque sont en baisse de -3,5 %, mais ce mode reste toujours prédominant et représente 68,6 % des dons. On remarque aussi un ralentissement du don par le prélèvement automatique de – 3,5 % qui représente 24,2 % des dons.

Le don varie de 10 € à + de 1 000 €. Le montant moyen s’élève à 195 € soit + 7% par rapport à 2018. 73% des donateurs représentent 32% des dons, 27% donateurs représentent 68% des dons.

Après la transformation de l’ISF (Impôt sur la Fortune) en IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière), la collecte connaît un net recul de 66% par rapport à 2017. Mais entre 2018 et 2019, la collecte à plus que doublé, signe de confiance.

En 2019, la campagne “Vocations séminaristes” faite en collaboration avec le diocèse du Mans a été mise en place en mai 2019… sous une forme plus jeune et dynamique. Elle a été plutôt bien reçue et bien suivie, puisque la collecte a connu une progression de + 16,86%

Une préoccupation : la perte de 9% de donateurs en 2019

C’est une préoccupation majeure pour l’avenir du Denier de l’Eglise et surtout de l’Eglise : la perte du nombre de donateurs. Manque de confiance, désintérêt pour l’Eglise catholique auxquelles s’ajoutent les “affaires d’agressions sexuelles, et les différentes réformes fiscales, n’aident pas à redonner confiance ou à reprendre conscience de l’importance de la participation de chaque chrétien à la vie de l’Eglise. Le nombre de décès des donateurs (456) appelle à un renouvellement qui fera l’objet d’une pédagogie auprès des jeunes générations.

Faux Témoignage Chrétien
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De l’abbé Michel Viot :

Avant de reproduire le dernier méfait de ce journal qui se prétend chrétien, je crois juste de publier la vérité qu’il prétend contredire au point de la qualifier de mensonge comme nous le verrons. Je cite simplement ZENIT qui reproduit le 14 janvier 2020 le démenti formel de Monseigneur Gänswein, secrétaire du Pape émérite et porte-parole de la Maison Pontificale, donc du Pape François.

« Le Pape émérite, précise Mgr Gänswein à l’agence autrichienne Kathpress, a demandé que l’éditeur (Fayard) supprime son nom et sa photo de la couverture du livre et que sa signature soit enlevée également de l’introduction et des conclusions, auxquelles il n’a « pas collaboré ». En revanche, le texte contenu dans l’ouvrage est de lui. Il a été écrit à l’été 2019 – avant le synode sur l’Amazonie qui a soulevé la question de l’ordination d’hommes mariés – et mis à la disposition du Cardinal Sarah.

Ainsi le Pape émérite « savait que le texte devait apparaître dans un livre » sans en connaître le programme éditorial et sans signer aucun droit avec Fayard. Pour Mgr Gänswein, il s’agit d’un malentendu « sans remettre en cause la bonne foi du Cardinal Sarah ». Pour toute personne de bonne foi, et ayant de plus l’habitude de l’édition, l’affaire est simple. L’éditeur est en fait représenté, pour la circonstance par Nicolas Diat qui interroge d’habitude le Cardinal Sarah et édite avec lui, il a sa confiance et celle du Pape émérite. Ils n’ont bien évidemment parlé que de l’essentiel, la contribution du Pape émérite, sa forme, son anonymat ou non. Il est clair, au travers des lettres publiées par le Cardinal Préfet, que le Pape émérite a voulu exprimer publiquement sa pensée. Il en avait le droit, et je me permettrais d’ajouter le devoir. Celui qui fut le Successeur de Pierre de 2005 à 2013, même s’il a fait savoir que son renoncement le conduirait à la discrétion, n’a jamais fait vœu de silence absolu. Sur une question aussi capitale que le célibat des prêtres et surtout sur les conséquences que pourrait avoir son abrogation sur la doctrine catholique du sacerdoce, il ne pouvait rester muet.

J’ajouterai trois autres considérations à mes yeux capitales : si le Pape émérite avait voulu signer sur la couverture et avait été explicitement consulté, il aurait fait écrire, dans la suite logique de sa signature « Joseph Ratzinger Benoît XVI », sur son livre en trois tomes Jésus de Nazareth, « Joseph Ratzinger Pape émérite ». Ensuite, on ne fera croire à aucune personne connaissant un peu le Vatican que le Pape émérite n’ait pas parlé de ce désir de collaboration au livre du Cardinal Sarah avec le Pape François, actuellement régnant. Imaginer une opposition des deux Papes relève de la stupidité, autant perverse que pernicieuse. Accuser implicitement de duplicité Monseigneur Georg Gänswein mérite les mêmes qualificatifs que l’imagination précédemment citée. Ce prélat n’est pas ce qu’on appelle un politique, il travaille avec zèle et amour fraternel, aussi bien auprès du Pape François que du Pape émérite. Ce qui est écrit dans Témoignage Chrétien le traite lui aussi de menteur et, par conséquent, le calomnie.

Ainsi, le texte publié par le journal Témoignage Chrétien le 23 janvier dernier est donc proprement honteux. Rien que dans sa manière de poser le problème, il dégage la mauvaise odeur de la haine et de la méchanceté : « Deux Papes ? Deux auteurs ? Cherchez l’intrus… Ou bien le Cardinal Sarah ment, ou bien c’est Joseph Ratzinger, évêque émérite de Rome, pape Benoît 16ème du nom de 2005 à 2013. Car leurs versions divergent tellement qu’elles s’excluent l’une l’autre ».

Eh bien, une première réponse peut être donné à propos de l’intrus. Nous n’avons pas à le chercher bien loin, c’est le journaliste qui a écrit ces lignes, et surtout le journal qui l’emploie qui continue son sinistre travail de sape de l’Église catholique. Voici quelques expressions employées dans cet article : « Nous savons maintenant que c’est le Cardinal Sarah qui a menti… Il n’en reste pas moins que certains passages de cette imposture ont effectivement été écrits par Joseph Ratzinger… Sarah et Ratzinger rompent fortement avec tout le reste de l’Église réuni autour de ses évêques et de François, garant de l’unité…. L’Église n’est pas une arène politique…(ça s’appelle vulgairement du culot sous la plume de ce journaliste ! »). Puis vient un court passage sur les relations de la nature humaine du Christ avec les autres hommes où notre journaliste ne fait aucune différence entre ceux qui ont reçu l’ordination aux ministères sacrés, les baptisés et ceux qui ne le sont pas. Lui qui prétend renvoyer le Cardinal Sarah au catéchisme ferait bien d’y retourner lui-même ! Mais je crois son hérésie incurable, tout comme celle qui inspire Témoignage Chrétien et particulièrement sa patronne Christine Pedotti. Notre auteur termine dans des séries de conclusions plus que contestables parce que mélangeant complètement les problèmes, comme ce qu’il déduit du fait que Jésus ait choisi des disciples hommes et femmes, il met sur le même plan ce qu’on appelle le concile de Jérusalem et le dernier synode sur l’Amazonie. Pour tout étudiant en théologie en première année, il est bien clair que le Concile de Jérusalem a pris des décisions magistérielles (qui obligeait donc, ce qui explique sans doute les versions différentes données par le livre des Actes et l’épître aux Galates, alors que le synode sur l’Amazonie n’avait aucun pouvoir doctrinal). Je ne sais si la thèse du grand remplacement est vraie ou fausse, mais elle est plausible et crédible. Accuser le Cardinal Sarah de puiser son inspiration dans les égouts de Malebolge, une des régions de l’enfer de Dante, est proprement odieux ! C’est le lieu des fraudeurs en tout genre, menteurs, hypocrites, simoniaques. Oui, rien que cela ! Ce qui m’a incité à relire ce passage de la Divine Comédie. Aussi, après réflexion, il me semble que c’est l’auteur de l’article qui serait parfaitement à son aise à Malebolge ! Mais que ses amis de Témoignage Chrétien se rassurent, il y a de la place dans cet enfer et plein d’autres régions qui leur conviendraient. Je pense en particulier à la neuvième réservée à la Trahison dans toutes ses subtiles nuances et à cet endroit raffiné qu’est la Judaïe qui punit les traîtres à leurs bienfaiteurs. Trois têtes de Satan y dévorent éternellement les têtes de Brutus et Caïus (meurtriers de César) et Judas qui trahit Jésus. Mais il y a de la place et il existe un vaste choix d’autres régions adaptables à ce qu’il faut bien appeler la secte TC. Dans une de ses professions de foi, si l’on peut dire, elle se revendique comme un rassemblement de chrétiens non liés à l’Église ! Peut-on être chrétien tout seul ? Non évidemment. Mais alors, quand on s’obstine à vouloir rester catholique et qu’en fait on ne l’est plus, il faut mettre en doute le catholicisme de la hiérarchie, en lui faisant penser et dire n’importe quoi, en la divisant.

Ici l’occasion était belle. On pouvait prendre en flagrant délit d’opposition, les deux hommes que TC déteste le plus, Ratzinger et Sarah, pour les dresser contre le Seul garant de la vérité et de l’unité, le Pape François ! On ne connaissait pas ce respect de ce journal pour un Pape régnant ! Mais il s’agit de François, le Pape réformateur tant attendu ! Il est vrai que, dans un premier temps, nos chrétiens avancés l’ont compté parmi les leurs. Mais j’émets l’impression que, depuis un moment, ils commencent à comprendre, car s’ils sont complètement hérétiques, ils ne sont pas idiots, et sont aussi d’abord et avant tout des politiques.

Je ne crois pas du tout que, dans son exhortation apostolique concernant l’Amazonie, François changera quoi que ce soit à la règle de l’Église latine concernant le célibat des prêtres. Nous savons tous que des exceptions existent, et ce, depuis des siècles, mais dans l’Ordre hiérarchique qu’est l’Église, elles ne pourront jamais confirmer la règle. Dans le catholicisme, n’en déplaise à certains, le pouvoir est de droit divin, et ne peut venir que par le haut.

Les synodes, tout comme les conciles sont des assemblées consultatives et non délibératives. Et pour ces derniers, ses décrets et autres textes magistériels n’ont d’autorité que s’ils sont signés par le Pape en premier, en tant qu’Évêque de l’Église catholique, ce qui rejette toute forme de démocratie dans l’Église, qu’on appelle autrement hérésie conciliariste.

Alors si, comme je le pense, aucune ouverture ne sera faite en faveur de la levée de l’obligation du célibat des prêtres, c’en sera fait aussi de cette autre erreur catastrophique que serait l’ordination des femmes à un ministère sacré. Car même si on ressuscitait un diaconat féminin, il ne pourrait pas être de même nature que le diaconat masculin. Tout cela, notre Pape François le sait mieux que personne, et la secte TC se doute bien de ce qui va arriver. Alors elle pourra dire avec Bertrand Rivière (le journaliste de TC que je cite), que le bon Pape François allait faire de belles et bonnes réformes qui allaient faire avancer l’Église, mais qu’il a dû y renoncer à cause de « Sarah, héraut d’une droite inflexible et féroce, ne reculant devant rien pour contrer François et son ouverture jusqu’aux extrémités de la terre, jusqu’en Amazonie, jusqu’à l’ordination d’hommes mariés. Cette droite, elle ose tout, c’est même à cela qu’on la reconnaît ».

Bien ! Mais l’Église n’a-t-elle pas le droit et même le devoir de se défendre, par le ministère de ceux qui ont été, entre autres, ordonnés à cette tâche. Car il y a aussi une gauche qui ose tout, à commencer celle des journalistes, véritables curés rouges qui n’hésitent pas, eux, à condamner et à « excommunier » ceux qui ne pensent pas selon la ligne de leur parti. Et je pense aux pères spirituels journalistes de Monsieur Bertrand Rivière, qui virent dans Sékou Touré président de Guinée, seul chef d’État africain à refuser la Communauté proposée par le général De Gaulle, le symbole de l’anti-colonialisme, l’apôtre africain de la liberté. C’était en réalité un horrible dictateur communiste qui persécuta les chrétiens et chercha constamment à faire assassiner l’abbé Sarah qui n’était pas encore Cardinal ! C’était dans les années 1958, nos devanciers ne savaient pas, peut me répondre Monsieur Rivière. Est-ce une excuse quand on doit informer ? Car pour en rester à TC, fondé pendant l’occupation allemande par le père Pierre Chaillet SJ, résistant, dont on ne peut qu’admirer le courage, il est difficile d’oublier le glissement de plus en plus à gauche de ce journal, qui frôla des frontières que je préfère ne pas qualifier quand intervinrent les guerres coloniales, le risque de révolution communiste en France en 1947, et la douloureuse affaire des prêtres-ouvriers en 1954. Le Cardinal Saliège, Archevêque de Toulouse qui, pendant l’occupation, se trouvait du même côté que le père Chaillet, n’hésita pas à lui écrire le 31 juillet 1954 : « Témoignage Chrétien renie ses origines. Il n’est plus chrétien. Dans chaque numéro, il y a toujours un article désagréable, pénible pour l’Église, pour les catholiques… Je vous dis mon étonnement, ma peine qui va parfois jusqu’à l’accablement » (1). Ce sont ensuite les supérieurs jésuites qui demanderont à Pierre Chaillet de quitter le journal, ce qu’il fera parce qu’il avait le sens du devoir… « Ceci tuera cela ». Vinrent ensuite les temps de Georges Montaron, et présentement de Christine Pedotti.

Et ce dernier nom m’incite à conclure. Je ne me serais pas attardé si longtemps sur un article de journal qui touche peu de personnes en nombre, si par d’autres réseaux il n’exerçait pas une influence que j’estime néfaste pour toute l’Église catholique. Madame Pedotti a fait toute sa carrière grâce au public catholique qui a pu connaître sa pensée par des médias importants dans le monde catholique comme le journal La Croix. Et je pourrais citer d’autres médias. Je ne mets celui-ci en avant que parce qu’il bénéficie d’une clientèle captive, j’entends par là les abonnements des diocèses et des paroisses. Ce journal relayait (le 26/03/2019 dans sa communication numérique) une pétition du comité de la jupe, fondé en 2009 par Mesdames Anne Soupa et Christine Pedotti, réaffirmant « son opposition faite aux femmes dans leur propre Église. Leur exclusion de toute responsabilité est une cause aggravante des abus sexuels, car la structure masculine et célibataire du clergé entretient un monde clos où l’impunité règne… Une telle situation est à l’origine des abus envers les femmes, les enfants et les personnes fragiles… ». Après on tombe dans le grotesque, il n’y manque parmi les victimes que les chiens et les chats.

Cela dit, il est vrai qu’à Rome, des années 905 à 963, des femmes, et surtout deux sœurs, Marozie et Théodora, très belles et très riches, paraît-il, furent à l’origine de l’élection de plusieurs papes, fils ou amants : j’en ai dénombré une douzaine. Il ne semble pas que les critères de spiritualité ou de théologie aient beaucoup joué dans les choix de leur candidat. D’ailleurs, ces messieurs étaient dans l’ensemble jeunes, mais ne vivaient pas longtemps, le record de jeunesse étant détenu par Jean XII, pape à 16 ans (955-963). On finit donc par passer à autre chose. Le 13 avril 1059, le Pape Nicolas II décréta que le Pape serait élu par les seuls cardinaux évêques et que l’approbation impériale était abolie.

Voilà ce que la tradition historique nous a laissé quant au rôle des femmes dans la direction de l’Église. Il me semble qu’il faut le rappeler à des dames qui attribuent les vices qui surviennent dans l’Église à la masculinité de sa direction. Je n’accuse pas Madame Pedotti de vouloir être une nouvelle Marozie, mais elle doit savoir que le triomphe de ses revendications pourrait donner des idées à certaines personnes moins vertueuses qu’elle.

Cela dit, elle et ses amis manquent de vertu journalistique et de loyauté vis-à-vis de leur Église.

Pour le salut de leur âme, je souhaite leur conversion rapide ou l’échec cinglant de leur publication, comme de celles qui relaient complaisamment des idéologies anti-catholiques.

Pas de Brexit pour l’épiscopat britannique
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Déclaration de la Présidence de la COMECE, l’Eglise catholique dans l’Union européenne sur le Brexit le 1er février 2020 :

Depuis plus de quatre ans, le Brexit est une source d’inquiétude pour l’avenir, un élément d’instabilité pour de nombreuses personnes, familles et communautés des deux côtés de la Manche. À partir d’aujourd’hui, le Royaume-Uni ne fait plus partie de l’Union européenne. Nous sommes attristés, mais en tant que défenseur de la liberté d’expression et de la démocratie, l’Église catholique en Europe respecte la volonté exprimée par les citoyens britanniques lors du référendum de 2016.

Comme l’ont déclaré les évêques du Royaume-Uni, nous nous félicitons de l’accord sur le Brexit conclu récemment entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Il peut être considéré comme une victoire du bon sens et des relations de bon voisinage. L’absence d’accord aurait eu des effets négatifs sur le Royaume-Uni et l’Union européenne, mais il aurait surtout été globalement catastrophique pour les personnes les plus vulnérables.

Même si le Royaume-Uni ne fait plus partie de l’UE, il continuera à faire partie de l’Europe. Nous sommes tous destinés à vivre et à travailler ensemble dans le plein respect des choix et des diversités de chacun. Il est donc crucial d’entretenir de bonnes relations les uns avec les autres.

Nous invitons toutes les personnes de bonne volonté à prier et à travailler pour le bien commun et à faire en sorte que le Brexit ne parvienne pas à briser les relations fraternelles entre les gens sur les deux rives de la Manche. Ce processus pourrait être long et difficile, mais il pourrait aussi être l’occasion de déclencher une nouvelle dynamique entre les peuples européens et de reconstruire un nouveau sens de communauté en Europe.

Malgré le Brexit, les Conférences épiscopales du Royaume-Uni resteront une partie intégrante de l’Église en Europe. Leurs évêques délégués continueront à prendre part au travail de la COMECE, au niveau politique en tant que membres observateurs, et au niveau technique dans le cadre des commissions et groupes de travail de la COMECE.

Le Comité permanent de la COMECE

La COMECE est la Commission des Episcopats de l’Union européenne. Cette Commission est composée d’évêques délégués par les conférences épiscopales des Etats membres de l’Union européenne et possède un Secrétariat permanent à Bruxelles.

Le père Godefroy Raguenet de Saint Albin nouveau supérieur de la communauté d’Acey
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Suite à la démission de Dom Jean-Marc Thevenet atteint par la limite d’âge, un supérieur ad nutum a été nommé le 24 janvier pour la communauté d’Acey par le Père Immédiat, Dom Georges Delomier, supérieur ad nutum de l’Abbaye Notre-Dame d’Aiguebelle, la Maison-mère d’Acey. Il s’agit du Père Godefroy Raguenet de Saint Albin, âgé de 49 ans et moine de l’Abbaye d’Aiguebelle depuis 19 ans.

L’abbaye Notre-Dame d’Acey, fondée en 1136, est une abbaye cistercienne située dans la vallée de l’Ognon, sur la commune de Vitreux, au nord du département du Jura, en Franche-Comté, à la limite de la Haute-Saône et du Doubs, entre Dole et Besançon. C’est le seul monastère cistercien encore occupé par une communauté monastique en Franche-Comté. Abbaye importante au Moyen Âge, située en terre d’Empire, à la limite des duché et comté de Bourgogne, elle a eu une histoire marquée par les destructions des guerres mais aussi par la dégradation liée au régime de la commende. Vendue comme bien national en 1791, l’abbaye est redevenue un lieu monastique dans la deuxième moitié du XIXe siècle et ses bâtiments du XVII siècle ont été relevés comme l’église du XIIe siècle.

P. Godefroy a récemment passé 3 ans 1/2 en Syrie comme aumônier d’une communauté de religieuses trappistines, fondation issue du monastère de Valserena (Toscane) implantée dans le village maronite d’Azeir, proche de la frontière libanaise. Il s’est notamment engagé dans le dialogue inter-religieux monastique.

Les chrétiens ne doivent pas déserter le champ politique
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Mgr Eychenne, évêque de Pamiers, déclare dans La Dépêche :

“Les chrétiens, alors qu’ils ont leur regard tourné vers un royaume qui n’est pas de ce monde, seraient-ils de ceux qui renonceraient à s’engager dans un effort de transformation de la société ?”

“Non : Nous croyons au contraire que la foi peut être un moteur puissant de changement social”.

“Comment pourrait alors se traduire cet engagement ? On peut distinguer deux grands domaines : l’éducation et la politique”.  “Le monde se transforme à mesure que les personnes individuelles modifient leurs attitudes et deviennent plus respectueuses de la création, des autres créatures humaines, de la justice et de l’équité”

On ne doit pas “déserter le champ politique, car l’organisation sociale peut favoriser, comme elle peut entraver, le développement humain intégral visé par l’éducation déployée”

Mgr Eychenne invite les chrétiens à “s’engager non seulement dans une conversion individuelle, mais aussi dans un effort de modification de l’organisation de la société”.

“La conception que nous avons de l’homme, de sa place dans la société et dans l’environnement, devrait parfois nous conduire à prendre position au regard du respect de la nature, de la protection de la vie, de l’aménagement du territoire, d’une juste redistribution des richesses, de la participation de tous au bien commun, de l’accueil des plus fragiles”.

Mgr Rivière surenchérit pour empêcher l’installation de l’Institut du Bon Pasteur
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Sur son blogue, l’abbé Aulagnier, membre de l’Institut du Bon Pasteur, raconte ses échanges avec l’évêque d’Autun, Mgr Rivière, qui l’a empêché de racheter une maison :

Lorsque M. l’Abbé Philippe Laguérie me demanda de quitter la direction du séminaire de Courtalain, Séminaire de l’Institut du Bon Pasteur, dans le diocèse de Chartres, il me confia la responsabilité de l’œuvre des retraites ignaciennes de l’Institut. Je me suis mis à l’œuvre sans retard. L’Institut n’avait pas de bâtiment à cet effet. Dès le début, j’ai trouvé « hospitalité » pour cette œuvre en la Maison du Centre Spirituel Notre-Dame du Chêne tenue par les Petits Gris, dans le diocèse du Mans. C’était parfait pour commencer. La communauté était accueillante, me laissait toute liberté pour célébrer, au beau maître-autel, la Messe tridentine. Toutefois, je cherchais toujours…

J’avais trouvé une belle et grande propriété dans le diocèse de Rouen, en direction de Calais, dont on parlait beaucoup à l’époque. J’ai rencontré Mgr. Dominique Lebrun, évêque du diocèse, pour lui parler de la chose. Il n’a pas manifesté une opposition formelle. C’est l’association propriétaire qui, finalement, n’a pas donné suite. Mgr. Lebrun m’a même pro­posé de me mettre en relation avec une communauté de religieuses dans la région dont il me donna l’adresse. Ce que je fis immédiatement. Elles ne purent donner suite. Et c’est ainsi que j’ai prêché les retraites spirituelles à Notre-Dame du Chêne, d’Octobre 2016 à Juillet 2019.

C’est alors qu’on me parla d’une propriété à vendre dans le diocèse d’Autun, à Verosvres exactement. Une ancienne école mise en liquidation judiciaire… C’était la cité natale de sainte Marguerite-Marie Alacoque, près de Paray-le-Monial, ville où j’avais « entendu » l’appel du Seigneur lors d’une retraite spirituelle, les Exercices du Sacré-Cœur, prêchée par le Père Roustand.

Mon « sang » n’a fait qu’un tour ! J’ai été ordonné en effet le 17 Octobre 1971, jour de la fête de sainte Marguerite-Marie Alacoque… Avec Maître André Boscher, un ami, nous sommes allés immédiatement visiter la propriété. Nous étions en Novembre 2017. M. Marchadier, qui m’avait informé de la vente, était aussi au rendez-vous. Ce bien immobilier, en liquidation judiciaire, était mis en vente. On pouvait faire une bonne affaire. J’en ai informé l’Institut du Bon Pasteur et suis, quelques jours plus tard, retourné le visiter avec M. l’abbé Vella, supé­rieur du District de l’Institut. Ce n’était donc pas une affaire qui m’était personnelle. Cette maison me plut. Elle correspondait à ce que je voulais en faire. Je suis allé visiter le liquida­teur judiciaire pour avoir de plus amples informations. Puis j’ai demandé un rendez-vous à l’évêque d’Autun, Mgr. Benoît Rivière. Je l’ai visité fin mai, début juin 2018. Je me suis pré­senté sans cacher quoi que soit de mon parcours sacerdotal. Il m’a écouté paisiblement. L’entretien a bien duré une heure trente. Il fit très peu de remarques, m’écouta tranquillement. A l’issue de l’entretien, il me dit qu’il me répondrait dans les trois semaines.

Dans l’attente de sa réponse, je suis allé visiter Dom Pateau, Père Abbé de Fontgombault, pour lui demander un soutien financier. Il fit venir son cellérier. Le contact fut positif. Il me laissait entendre une aide substantielle… Il m’avait aidé lorsque j’ai eu des ennuis de chauf­fage au Séminaire Saint-Vincent-de-Paul à Courtalain. Un prêt. Je suis allé également visiter le Père Abbé de Randol, toujours très bien accueilli, mais il avait reçu le conseil de son cellé­rier, de « serrer les boulons ». Je suis reparti sans promesse de soutien. Je suis allé également visiter le monastère de Flavigny. Il fit un geste.

L’évêque d’Autun tint parole. Je reçus de fait sa lettre trois semaines après ma visite. La réponse était négative. J’en informai immédiatement M. Marchadier, le Père Abbé de Fontgombault par courriel, leur  transmettant le principal de la lettre, les raisons invoquées.

C’était le Vendredi 29 Juin 2018 à 18h13.

Révérendissime Père Abbé (Père Abbé de Fontgombault)

Je reçois ce jour, en la fête des saints Pierre et Paul, la réponse négative de Mgr Benoît Rivière. Il ne veut pas que je m’installe à Verosvre. C’est une grande déception. Les raisons invoquées me semblent très légères. Je vais lui répondre dans quelques jours. Ces évêques n’ont pas le sens ni de l’apostolat, ni des affaires… immobilières.

Voici ses raisons :

« – C’est un projet qui est trop lié à votre seule personne ?

– Les limites liturgiques consistant à ne pas célébrer le rite selon la forme ordinaire risquent, à terme, de voir émerger comme des petites églises « parallèles » ;

– L’unité dans la foi ne fait pas de doute, bien sûr ! Mais je dois aussi mesurer l’impact dans un presbyterium et dans le peuple de Dieu tout entier de ce que représenterait un tel foyer spirituel uniquement attaché à l’Institut du Bon Pasteur, dans un endroit aussi important qu’est le lieu de naissance de sainte Marguerite-Marie Alacoque. »

Veuillez croire,… etc.

 

Ces trois raisons sont un peu contradictoires, la 1ère et la 3ème se rejettent.

Raison 1 : Ce projet me serait trop personnel. Mais « un tel foyer spirituel serait uniquement attaché à l’Institut du Bon Pasteur », ce qui pourrait gêner le presbyterium… ».

Soit ce projet est « personnel », soit il est « commun à tout l’Institut ». Une affirmation exclut l’autre !

Quant à la raison 2 : « Il y aurait péril de créer de petites églises « parallèles » ».

Ce péril ne semble pas avoir gêné le Souverain Pontife pour nous donner l’exclusivité du rite… Allez comprendre… Et très souvent, Benoît XVI a rappelé que la coexistence des deux rites ne diviserait en rien l’unité des diocèses. Il a rappelé cela mille fois ; le 24 Octobre 1998, lors du pèlerinage des instituts Ecclesia Dei à Rome, puis aussi à Fontgombault… J’ai très souvent commenté ces affirmations.

Quel drame ! Mais j’accepte sa décision, acceptation qui « portera du fruit quoiqu’il arrive », me dit-il. J’ose l’espérer.

Paul Aulagnier

 

Comme je l’avais dit au Père Abbé, et comme j’en avais le droit, j’ai adressé une supplique à Mgr. Rivière : un vrai plaidoyer montrant que ses trois raisons, surtout la deuxième, n’étaient pas solidement fondées et qu’il fallait qu’il revienne sur sa décision.

Voilà cette plaidoirie. Je ne l’ai pas publiée jusqu’à ce jour, espérant contre toute espérance une nouvelle réponse. Il n’a jamais répondu. Mieux, il a tout fait pour que je ne puisse pas acheter ce bien à Verosvre, faisant surenchères sur surenchères. Je vous le dirai ci-dessous. Il a vraiment refusé mon installation, celle de l’Institut du Bon Pasteur… alors qu’initialement, c’est certain, il ne s’intéressait nullement à ce bâtiment, ne voulait pas l’acheter. J’ai des témoignages formels. Mais, sans le dire, tout en le faisant, il ne voulait pas de la Tradition dans ce lieu. C’est pourquoi je me permets aujourd’hui d’intituler ma lettre « La haine est mauvaise conseillère ». Il risque de le regretter ! Ou mieux encore : « Messeigneurs ! Ouvrez vos cœurs » comme vous le demande Benoît XVI s’inspirant de saint Paul.

Voilà ma lettre ouverte. C’est aussi une thèse.

 

Lettre ouverte à Mgr Benoît Rivière

« La haine est mauvaise conseillère »

Ou

Messeigneurs ! Ouvrez vos cœurs

 

Monseigneur,

J’ai bien reçu votre lettre du 26 juin 2018 me donnant votre réponse négative à l’installation de l’Institut du Bon Pasteur (IBP) dans votre diocèse à Verosvres, pour la création de ce que Benoît XVI appelait un « oasis » de chrétienté.

Il me semble devoir et pouvoir faire une instance auprès de votre autorité. Les trois raisons invoquées me semblent être en effet contestables. La première et la troisième raisons me semblent un peu contradictoires. Soit le projet m’est personnel, soit il engage l’Institut du Bon Pasteur (IBP). Je vous confirme bien que j’agis dans ce projet au nom de l’Institut du Bon Pasteur, institut qui a été fondé par le pape Benoît XVI en 2006, et qui est donc une œuvre parfaitement catholique, qui plus est de droit pontifical. Ce qui est une garantie de catholicité. Vous le reconnaissez, du reste.

Quelle crainte légitime pourrait nourrir votre « presbyterium » et le peuple de Dieu qui est sous votre responsabilité ? Ne doit-on pas tout faire au contraire pour faciliter l’unité de l’Eglise et de ses membres ? Cette volonté d’union n’est-elle pas la volonté expresse des Souverains Pontifes et, particulièrement, des trois derniers  papes, Jean-Paul II, Benoît XVI et le pape François ? Votre décision d’exclure l’Institut du Bon Pasteur en refusant son installa­tion dans votre diocèse ne facilite en rien cette union mais, bien au contraire, fomente la divi­sion et cherche à perpétuer des conflits. Ce qui est parfaitement dommageable. Je suis un homme attaché, certes, à mes idées qui, je l’espère, sont romaines, mais aussi un homme de concorde. Vous manquez une belle occasion !

Mais je m’arrêterai surtout à votre deuxième raison : « Les limites liturgiques consistant à ne pas célébrer le rite selon la forme ordinaire risquent, à terme, de voir émerger comme des petites églises « parallèles » ».

Cette crainte ne fut pas celle de Jean-Paul II lorsqu’il publia son Motu Proprio Ecclesia Dei, ni de Benoit XVI dans son Motu Proprio Summorum Pontificum, ni du cardinal Dario Castrillón Hoyos dans son discours du 24 Mai 2003, ni du cardinal Alfons Maria Stickler dans ses nombreuses interventions publiques, ni du cardinal Antonio Cañizares dans son discours de 2002 à Rome. Tous ces cardinaux, sans oublier le cardinal Joseph Ratzinger, ont soutenu la « politique liturgique » des derniers Pontifes qui veulent la célébration de la Messe tridentine dans l’Eglise. La chose me paraît importante.

Permettez-moi de retenir un peu longtemps votre attention sur ce sujet tant l’affaire est d’importance, pour moi et l’Institut du Bon Pasteur. Je vous montrerai que votre décision n’épouse pas la volonté des Pontifes.

Je ferai, tout d’abord, allusion à la création par le pape Jean-Paul II en 2001-2002, de l’Administration Apostolique Saint-Jean-Marie-Vianney au Brésil, dans le diocèse de Campos. Deux documents majeurs doivent retenir notre attention en cette affaire :

– la lettre du Pape intitulée Ecclesiae Unitas, du 25 Décembre 2001 et

– le décret du cardinal Giovanni Battista Re, du 18 Janvier 2002.

Ces deux documents accordent aux prêtres de cette Administration Apostolique, dans les églises dont ils ont la charge, la facultas de célébrer la Sainte Messe dans le rite dit de Saint-Pie V.

Ce sont des textes historiques.

[…]

 

La suite de cette affaire

J’attendais une réponse, vous dis-je, à cette supplique. Rien ! Aucune réponse. Or, tant que la supplique est pendante, et elle l’est tant qu’elle n’a pas reçu de réponse, il est permis au sujet de suspendre l’obligation de l’ordre. Je ne doutais pas que Mgr. Benoît Rivière ait eu connais­sance de la supplique. Il gardait toutefois le silence, j’étais en droit de penser, du moins jusqu’à ce que j’ai eu connaissance de sa surenchère, qu’il consentait tacitement à la supplique et qu’il me laissait le champ libre. La sagesse populaire ne dit-elle pas : « Qui ne dit mot, consent ». Fort de ce principe moral, j’ai poursuivi « mon affaire » d’autant que Mgr. Eric Aumonier, l’évêque de Versailles, venait de me faire savoir, à la fin de l’été 2018, que je devais quitter la paroisse de Rolleboise, l’église Saint-Michel, où j’exerçais mon ministère depuis 10 ans, ayant atteint l’âge de la retraite, 75 ans. Il fallait nécessairement que je trouve un endroit où m’installer. Verosvres ferait très bien l’affaire. Deux raisons pour poursuivre mes efforts. Je suis citoyen français, en possession de mes droits de citoyen ; personne, même un évêque, ne pourrait s’opposer à cette installation.

Je fis une première proposition de 100.000 €uros, dans le bureau de liquidateur judiciaire. C’était trop peu, me dit-on. J’en fis une autre à 150.000 €, puis à 175.000 €. C’est alors que nous apprenons par le liquidateur judicaire que nous avions dans cette affaire, un concurrent sérieux. Nous étions peu considérés par le liquidateur qui nous avait demandé la preuve de notre avoir bancaire ; ce que la banque fit en reconnaissant que nous avions un avoir à l’époque, nous devions être début Février 2019, de 175.000 euros. Mon ami, Maître Boscher, a essayé d’argumenter auprès du juge du Tribunal de Grande Instance. Sa lettre était pleine de bon sens. Nous savions que nous avions un concurrent, mais toujours pas que c’était l’évêque du lieu qui surenchérissait. Nous savions seulement que le liquidateur judiciaire n’avait pas cru nécessaire de lui imposer la même condition qu’à nous. Sa surface financière était suffi­samment connue. C’était certainement un marchand de biens qui s’était subitement intéressé à l’affaire, pensions-nous… On est naïf quand même ! Je m’étais informé : on n’avait vu aucune visite depuis mes passages. Il fallait que l’acquéreur « potentiel » connaisse les lieux. L’évêque, lui, les connaissait. Un couvent de religieuses se trouvait à vingt mètres de la propriété convoitée… Un évêque visite toujours ses ouailles…

Voici la lettre de Me Boscher :

Me André BOSCHER

Résidence Sphinx

26 Avenue du Maréchal Montgoméry

Appt 202

14000 CAEN

[email protected]

 

A l’attention de Madame le Juge Commissaire

Dossier : Lycée professionnel Sainte Marguerite-Marie, VEROSVRES

Madame,

Je viens vous apporter des précisions concernant le dossier ci-dessus indiqué.

A titre personnel, je suis le conseiller juridique bénévole du Fonds de dotation Entraide et Tradition, créé le 9 Novembre dont les statuts ont été déposés à la Préfecture (si vous le dési­rez, je peux vous adresser par la poste une photocopie desdits statuts).

Le président de ce Fonds est M. l’Abbé Paul AULAGNIER, membre d’un institut de droit pontifical romain.

Depuis des mois, le président de ce Fonds de dotation recherchait un lieu, loin du bruit avec des bâtiments spacieux pouvant recevoir des adultes et des enfants.

Notre président, ayant eu connaissance de la mise en vente dudit lycée, je l’ai accompagné au mois de mars 2018 à VEROSVRES pour découvrir l’ensemble immobilier, sous la conduite de Me GODILLOT, huissier de justice à PARAY-LE-MONIAL, mandaté pour ce faire par Me Jean-Jacques DESLORIEUX, liquidateur mandataire de ce dossier.

Immédiatement, nous avons découvert à VEROSVRES ce que nous recherchions depuis des mois.

En plus de la qualité des lieux, l’ensemble immobilier est situé à proximité immédiate de la maison natale de l’une des saintes de France les plus connues non seulement en Bourgogne mais dans toute la France, je parle ici de sainte Marguerite-Marie ALACOQUE.

J’ai pris contact avec le secrétariat du mandataire liquidateur pour prendre un rendez-vous en vue d’étudier le dossier de vente et les conditions (comme j’ai toujours pratiqué pendant mes quarante ans de titulaire notarial en Normandie, à Tilly-sur-Seulles). A ce stade, j’ai eu la surprise de découvrir qu’il n’était pas facile d’obtenir un rendez-vous chez Me DESLORIEUX. Avec beaucoup de difficultés, j’ai obtenu un rendez-vous de dix minutes à CHALONS-SUR-SAÔNE pour découvrir le dossier juridique ! (je n’en dis pas plus), rendez-vous cordial mais peu instructif !!

Suite à un échange de courriels, nous avons accepté, savoir :

– Toutes les servitudes (actives et passives) pouvant grever les biens immobiliers sans aucune précision sur lesdites servitudes ! Mais je vous précise que nous avons accepté lesdites servi­tudes.

– Les biens en leur état au jour de l’acquisition.

– Et le paiement du prix et des frais comptants et sans emprunt.

La régularisation de l’acte authentique devant avoir lieu six mois après la signature du compromis, et ce pour que le mandataire liquidateur réunisse un dossier complet à soumettre au tribunal et que le notaire demande toutes les pièces administratives. De plus, ce délai pro­posé par le liquidateur et accepté par nous-mêmes, nous donnait le temps nécessaire pour réunir tous les fonds.

Me DESLORIEUX nous a alors demandé une attestation bancaire d’AVOIRS en banque. J’ai donc sollicité nos membres de nous fournir des garanties comme je l’ai toujours fait dans mes dossiers en Normandie, pendant quarante ans, et ce sans aucune difficulté avec les liquida­teurs mandataires.

Début juillet 2018, le président du Fonds Entraide et Tradition a dicté un courrier à Me DESLORIEUX offrant 150.000 €uros comptant, plus frais d’acte pour les biens de VEROSVRES.

Là, un incident se produisit, car le courriel de l’offre n’arriva jamais en l’étude du liquida­teur.

Devant le silence des vacances, je n’ai découvert cette situation que fin Août 2018 ; à ma connaissance, à cette date, nous étions les seuls à avoir réalisé une offre dans ce dossier. Je découvre également que le liquidateur désire recevoir une seule attestation bancaire d’AVOIRS et n’accepte pas d’autres garanties. Immédiatement, nous réunissons le maximum de fonds pour faire établir l’attestation. Sauf erreur de ma part, une réunion a eu lieu en votre tribunal pour constater qu’il n’y avait pas de nouveau dans ce dossier et notre offre n’aurait pas été évoquée puisque ladite attestation de la banque n’avait pas encore été établie.

Les mois d’Octobre et de Novembre 2018 se sont écoulés sans aucune nouvelle. A partir de la deuxième quinzaine de Novembre, le Crédit Agricole de BRETTEVILLE L’ORGUEILLEUSE a pu nous établir une attestation d’AVOIRS de 175.000 €uros environ (je pense que Me DESLORIEUX vous a déposé une photocopie).

Début Décembre 2018, lors d’un rare entretien téléphonique avec MeDESLORIEUX, j’ai la surprise de découvrir qu’une deuxième offre existait sans que nous en ayons été prévenus.

________________

J’aimerais attirer votre attention, savoir :

– Que les biens immobiliers dont il s’agit ont un caractère particulier quant à leur situation par rapport à la MAISON NATALE de sainte Marguerite-Marie. D’ailleurs, les fondateurs l’ont si bien ressenti lors de la création dudit lycée en donnant le nom de Sainte Marguerite-Marie à ce lycée. Il y a donc lieu de protéger l’ensemble de ce lieu UNIQUE.

Vous comprendrez très bien ce que je pense en la matière. Pour expliciter ma pensée, c’est comme si à LOURDES, l’esplanade devant la Grotte, était à vendre sans la Grotte. Dans les deux cas, à LOURDES et à VEROSVRES, les biens forment un tout indissociable.

C’est la raison pour laquelle nous proposons impérativement d’intégrer dans l’acte authen­tique, savoir :

– 1 – que l’appellation des biens vendus et acquis sera « MAISON SAINTE MARGUERITE-MARIE »,

– 2 – d’introduire dans ce même acte authentique une clause valable 99 ans ou plus si vous le désirez, en cas de vente ou de donation au cours de la durée ci-dessus,

 

– A) une clause de PREFERENCE au profit de la Communauté religieuse de PARAY-LE-MONIAL où a vécu la Sainte de Bourgogne et, en cas de renonciation par ladite Commu­nauté, ce même droit de PREFERENCE existerait au profit du diocèse (Eglise Catholique Apostolique et Romaine) dudit lieu ;

– B) de même une clause de droit de préemption pour les mêmes personnes morales ci-dessus désignées.

Je suis à votre entière disposition pour vous proposer une rédaction desdites clauses.

______________

Dans notre projet de « MAISON SAINTE MARGUERITE-MARIE », vous constaterez qu’il n’y a aucun aspect commercial ou financier et au nom du Fonds de dotation Entraide et Tra­dition, je suis autorisé à porter l’offre de 150.000 € à 175.000 € comptant plus frais.

Au cas où cette nouvelle offre ne serait pas retenue, n’y aurait-il pas la possibilité d’une mise en vente aux enchères ?

Restant à votre entière disposition pour vous fournir tous renseignements complémentaires, je vous prie de croire, Madame, à l’expression de mes sentiments respectueux.

André BOSCHER

 

Le juge du Tribunal de Grande Instance lui répondit une lettre laissant entendre que nous n’étions pas les mieux placés en cette affaire et qu’elle n’avait en vue que les intérêts des créanciers, ce que je trouvais juste…

De : TGI-MACON/CIVIL <[email protected]>
À : andré BOSCHER <[email protected]>
Envoyé le : Lundi 11 février 2019 16h03
Objet : RE: envoi complémentaire à celui d’hier suite à un paragraphe manquant BOSCHER André

Monsieur,

En réponse à vos différents messages, je vous confirme que les autorisations de vente de gré à gré sont soumises à mon autorisation.

Dans l’intérêt des créanciers, le juge commissaire privilégie la meilleure offre, ce qui n’est pas le cas de la vôtre.

Recevez mes respectueuses salutations.

Juliette COMPAROT TGI Mâcon juge commissaire

A la date du 11 Février 2019, nous savions que c’était Mgr Benoît Rivière, Evêque d’Autun, qui avait surenchéri sur notre offre. Une réunion s’était tenue en effet  au Tribunal avec le juge, le liquidateur judiciaire et le représentant de l’association propriétaire, en liquidation. Ce dernier en avait informé Me Boscher. Nous ne savions pas la hauteur de sa mise. Le bon sens et l’intuition des affaires nous permirent de conclure que l’évêque avait dû faire une proposi­tion à hauteur de 200.000 euros. Nous fîmes alors très rapidement une surenchère. Nous l’avons portée à 210.000 euros.

C’est ce que Me Boscher confirmait au magistrat, le surlendemain :

 

De : andré BOSCHER <[email protected]>
À : TGI-MACON/CIVIL <[email protected]>
Envoyé le : Mercredi 13 février 2019 15h56
Objet : dossier Lycée prof. Ste Marguerite-Marie

Destinataire : Madame Juliette COMPAROT  TGI Macon  – Juge Commissaire.

Madame,

Je vous remercie de votre envoi du 11 courant. Au nom du Fonds de dotation ENTRAIDE et TRADITION je suis chargé par son Président, Monsieur l’Abbé Paul AULAGNIER, de vous faire une nouvelle offre de DEUX CENT DIX MILLE euros plus frais d’acte (210.000 euros).

Je vous prie de croire, Madame, à l’expression de mes sentiments respectueux.

André BOSCHER.

Le lendemain du 11 février 2019, en la fête de ND de Lourdes, je recevais un téléphone d’un ami bordelais. Il s’intéresse à mes problèmes de Verosvres et me conseille de me mettre en relation avec M. Latour, notaire à Périgueux, que je connaissais bien du temps de mes fonctions dans la FSSPX, « il a quelque chose, me dit-il, à vous proposer ». Aussi dit, aussitôt fait, je téléphone à M. Latour. Il me parle de cette propriété de Thiviers, un ancien couvent, « le Couvent Saint-Paul ». Il m’adresse les photos du convent, extérieures, intérieures. Me laisse entendre que l’affaire pourrait se faire à « petit prix. Je file le visiter avec Me Boscher. De fait, cette propriété convenait  parfaitement. D’un côté, les pèlerins de Paray-le-Monial, de l’autre, les Pèlerins de saint Jacques de Compostelle, nombres de chambres suffisantes pour recevoir les retraitants, en grand nombre. La Providence et saint Joseph nous aideront pour faire face aux réparations nécessaires et à la propreté. On écrit alors très vite au Magistrat pour retirer notre proposition de 210.000 euros, le portant seulement à 175.000, sachant ainsi que l’affaire nous passait sous le nez et qu’elle tombait dans les mains de l’Evêque. Voici la lettre de désengagement :

De : andré BOSCHER <[email protected]>
À : TGI-MACON/CIVIL <[email protected]>
Envoyé le : Jeudi 14 février 2019 9h00
Objet : Madame Juliette COMPAROT TGI MACON Juge Commissaire/ dos. Lycée profes. Marguerite-Marie ALACOQUE- Versovres

 

Madame, Hier soir, après 18 h, le Président du Fonds de dotation Entraide et Tradition, M. l’Abbé AULAGNIER, a reçu une proposition d’un couvent qui conviendrait à notre future communauté… un miracle. Mais j’avais fait quelques heures avant une offre de 210.000 euros pour VEROSVRES. En conséquence, nous annulons cette offre de 210.000 euros mais nous confirmons l’offre de 175.000 euros car nous avons une immense vénération pour la sainte de Bourgogne.

Je suis désolé de ce changement, mais je dois obéir, et l’offre de 210.000 euros n’était pas encore acceptée, et nous avions donc la possibilité de nous rétracter sur chiffre de 210.000 euros.

Je vous prie de croire, Madame, à l’expression de mes sentiments respectueux.

André BOSCHER

Vous concluez avec moi : Nul ne doute que l’évêque achetait la propriété de Verosvres pour que la Tradition ne puisse s’y installer.

Je dis à l’évêque, très respectueusement bien sûr : « La haine n’est jamais bonne conseillère, même s’il s’agit de la haine de la Tradition. Vous regretterez votre décision. Je préfère me confier à la Providence, plus qu’au seul calcul humain, ou conseil d’économe diocésain… ou conseil d’un presbyterium ».

Et je dis à l’évêque de Périgueux, Mgr. Philippe Mousset : Vous n’avez rien à craindre, Excellence, je prends ma retraite, puisque c’est l’ordre que j’ai reçu de Mgr Eric Aumonier, évêque de Versailles. Je viens chez vous « cultiver mon jardin ». « Messeigneurs ! Ouvrez vos cœurs » !

Abbé Paul Aulagnier

Mgr Le Gall appelle au respect des églises
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L’archevêque de Toulouse écrit dans un communiqué, suite à des incidents qui ont vu les forces de l’ordre aller chercher des manifestants réfugiés dans une église :

Hier, samedi 1er février, des manifestants se sont réfugiés dans l’église Notre-Dame du Taur, proche du Capitole à Toulouse. Les forces de l’ordre sont entrées dans le porche de cette église. Dans le climat de violence que nous vivons dans notre ville depuis plus d’un an tous les samedis, tout en reconnaissant le difficile travail accompli par ces forces de l’ordre dans notre pays, j’appelle chacun à plus de calme dans une volonté de dialogue. Je rappelle que nos églises restent des lieux de paix et d’asile qui doivent être respectés comme tels.

Nominations dans le diocèse de Nancy
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Par décision de Mgr Jean-Louis Papin, évêque de Nancy et de Toul, sont nommés :

  • Membres du conseil épiscopal, M. l’abbé Jean-Claude Nkurunziza, prêtre du diocèse de Gitega (Burundi), et M. Thierry Toussaint, à compter du 1er septembre 2019.
  • Délégué diocésain à la solidarité et à la diaconie, M. Jean-Luc Ciszewicz, à compter du 1er janvier 2020, et pour une durée de deux ans et demi.
  • Référent diocésain pour l’écologie, M. Francis Martin, à compter du 1er janvier 2020.
  • Conseiller canonique, pour un nouveau mandat, avec l’accord de la congrégation de l’Oratoire, P. Bruno Gonçalves c.o., à compter du 1er septembre 2019.
  • Membre du Conseil diocésain des affaires économiques, pour un nouveau mandat, M. Stelli Premaor, à compter du 1er novembre 2019.
  • Notaires à l’officialité interdiocésaine, antenne de Nancy, Mmes Marie-Louise Larrive et Marie-Claude Bastien, pour une durée de deux ans, et M. Philippe Boulangé, pour une durée de trois ans, à compter du 1er septembre 2019.
  • Économe diocésain, pour un nouveau mandat, M. Michel Petitdemange, diacre permanent du diocèse de Saint-Dié, à compter du 1erjanvier 2020.
  • Coordinatrice paroissiale à la paroisse Sainte-Marie en Pays du Sel, pour un nouveau mandat d’un an, Mme Élizabeth Marbache, à compter du 1er septembre 2019.
  • Coordinatrice paroissiale à la paroisse Bienheureux-Gervais-Brunel de la Mortagne, Mme Michèle Pierron, à compter du 1er novembre 2019.
  • Coordinatrice paroissiale à la paroisse Bienheureux-Frédéric-Ozanam à l’Est de Nancy, Mme Marie-Françoise Copey, à compter du 1erjanvier 2020.
  • Curé in solidum et modérateur de la charge curiale, prorogé, M. l’abbé Christophe Martin, à compter du 1er septembre 2019.
  • Coordinatrice paroissiale à la paroisse Sainte-Claire en Jarnisy, pour un nouveau mandat, Mme Marie-Claire Donnen, à compter du 1er décembre 2019.
  • Modérateur de la charge curiale, M. l’abbé Lié Brice Nzomambou, à compter du 1er janvier 2020.
  • Coordinatrice paroissiale à la paroisse Notre-Dame du Rupt-de-Mad, Mme Pascale Defaux, à compter du 1er novembre 2019.
  • Coordinatrice paroissiale à la paroisse Saint-Gérard du Toulois Nord, Mme Dominique Thiery, à compter du 1er octobre 2019.
  • Curé in solidum, prorogé, P. Roger Tshimanga c.m., à compter du 1er septembre 2019.
Une violence particulière dans notre pays consiste à ignorer ou minimiser les violences contre les catholiques
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De Mgr Thierry Brac de la Perrière, Evêque de Nevers :

En ce mois de février nous célébrerons dans notre diocèse la Semaine de la Fraternité, comme chaque année entre le 11 et le 18 février. Or je constate que l’on est entré dans une phase, que je crains durable, de violence sociale. Les manifestations des gilets jaunes ont été marquées par la violence, les grèves qui n’en finissent pas sont aussi marquées par la violence, une violence due à un sentiment d’injustice. Il y a aussi les violences antireligieuses, qu’elles s’exercent contre des juifs, des musulmans ou des chrétiens. Je note à ce propos une violence particulière dans notre pays, qui consiste à ignorer ou minimiser les violences contre les catholiques en raison de leur religion : dégradation de lieux de cultes, attaques contre les personnes, censure, discriminations, sans compter les attaques médiatiques. L’Eglise de Jésus est le lieu par excellence d’où doit être bannie toute violence. Et je veux saluer la non-violence des réactions actuelles des chrétiens devant ces violences. Cependant, je ne peux que déplorer celles que nous infligeons parfois, à l’intérieur même de nos communautés, envers ceux que nous jugeons ou excluons.

La loi dite de « bioéthique » – qui n’est ni bio ni éthique – comporte sa propre violence, à moins qu’un réveil des consciences ne vienne la corriger. Au nom du sacro-saint principe de liberté, revu selon l’adage « il est interdit d’interdire », on laisse libre cours à la toute-puissance des désirs individuels, auxquels doit obéir la société tout entière – avec le concours de financements publics. La société doit se mettre au diapason de choix de vie personnels, jusqu’à nier la réalité la plus simple et la plus fondamentale : qu’un enfant naît d’un père et d’une mère. Jusqu’à affirmer qu’un père peut aussi bien être une grand-mère. Jusqu’à dire que la mère n’est pas forcément celle qui enfante. Oui il y a des pères et mères d’adoption. Oui l’amour qu’ils donnent peut être plus grand que celui du père ou de la mère « biologiques ». Mais non, rien ne remplace un vrai père et une vraie mère, tous les parents adoptifs le savent. Alors que l’on réduise un homme à ses gamètes, en lui niant sa paternité (PMA), que l’on réduise une femme à son giron (GPA), en lui prenant ou achetant son enfant, c’est une violence fait à l’homme, à la femme et à l’enfant.

Alors, pour une vraie fraternité, veillons au respect de notre humanité. Une humanité créée et aimée par Dieu qui est le Père au-dessus de toute paternité, une humanité fragile et précieuse, que l’on ne peut trafiquer à sa guise sans risque de la détruire. Avec notre humanité, comme avec notre environnement, pour être éthiques soyons bio !

Comment annoncer l’Evangile en milieu rural ?
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Prêtre depuis 1998, Mgr Jean-Philippe Nault, 54 ans, a été ordonné évêque de Digne, Riez et Sisteron, le 17 janvier 2015. Âgé de 49 ans, Jean-Philippe Nault est alors le plus jeune évêque de France. Installé depuis cinq ans dans les Alpes-de-Haute-Provence, l’évêque a écrit un livre intitulé “L’Audace de l’Évangile. Un évêque au cœur de la France rurale”., qui croise

“du témoignage personnel, mes intuitions, la dynamique qui est mis en place dans le diocèse et les paroisses, avec au centre cette question : comment annoncer la Bonne Parole dans notre département rural ?”.

Dans nos villes comme dans nos campagnes, notre pays, nourri de la foi depuis des siècles, semble oublier Dieu, ou du moins le mettre entre parenthèses ! Des pans entiers de notre culture chrétienne se fissurent sous nos yeux. Faut-il pour autant se lamenter et baisser les bras devant l’ampleur du phénomène ? À partir de l’exemple concret de la mission dans les Alpes de Haute-Provence, – un des diocèses ruraux les plus pauvres de France –, Mgr Jean-Philippe Nault nous invite plutôt à redécouvrir l’audace de l’Évangile telle que la vivaient les premières communautés chrétiennes. Leur univers, éloigné des valeurs chrétiennes, était finalement assez proche du nôtre ; elles s’engageaient cependant avec ardeur dans l’annonce du salut en Jésus-Christ ! Avec la renaissance d’une maison diocésaine devenue désormais un « lieu source », Mgr Jean-Philippe Nault témoigne d’une nouvelle dynamique d’évangélisation. Pétri de sa culture d’ingénieur et de son esprit d’entreprise, il déroule pour nous une vision missionnaire élaborée et portée en Église : évêque, prêtres, laïcs, tous sont invités à un nouveau départ pour s’engager dans un processus pastoral innovant.
Mgr Dupont, RIP
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Mgr Georges-Hilaire Dupont, âgé de 100 ans, était l’évêque le plus âgé de France. Il est décédé mercredi 29 janvier 2020, à son domicile de Saint-Hilaire-du-Harcouët, dans la Manche.

Il avait été ordonné prêtre en mai 1943 à la Brosse-Montceaux (Seine-et-Marne), avait ensuite été missionnaire, sur sa demande, au Tchad à partir de 1946. Le 16 janvier 1964, il avait été nommé évêque de Pala au Tchad, avant de revenir en France en juillet de la même année. Il s’était installé à Virey, dans la Manche. Un an plus tard, il avait participé au Concile Vatican II. se retire le 28 juin 1975. Après avoir exercé comme simple prêtre à Rouen et Bollène, il prend sa retraite en 1997 tout en acceptant la charge de curé de Pila-Canale en Corse. Il a défendu, en Afrique, l’utilisation de la farine de mil pour confectionner l’hostie eucharistique (le Code de droit canonique de 1983, canon 924§2, déclare qu’elle doit être « de pur froment »), ce qui semble lui avoir valu une réprimande du Saint-Siège.

Le 12 octobre 2012, il fait partie des douze pères du concile (sur 70 encore vivants) à déjeuner avec Benoît XVI. Après la mort de Mgr Albert Malbois le 12 février 2017, il est le doyen des évêques français.

En 2004, l’homme d’Eglise avait pris sa retraite à Virey (Manche), sa terre natale, puis s’était installé à Saint-Hilaire-du-Harcouët.

Ses obsèques seront célébrées lundi 3 février, à 15 h, en l’église de Virey, suivies de l’inhumation dans le caveau familial.

Baisse du denier dans le diocèse de Toulouse
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Le diocèse a réussi à collecter plus de 3,4 millions d’euros, soit une légère baisse de 0,6 % par rapport à 2018.

Les donateurs très âgés disparaissent, note le vicaire général du diocèse Hervé Gaignard, mais les dons sont de plus en plus généreux.

Le diocèse compte 150 prêtres et 50 salariés.

Relaxé, le cardinal Barbarin remet sa charge entre les mains du pape
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Le 7 mars 2019, le tribunal correctionnel avait infligé au cardinal Philippe Barbarin six mois de prison avec sursis pour n’avoir rien dit des agressions sexuelles commises par Bernard Preynat sur de jeunes scouts entre 1971 et 1991, dont il avait été mis au courant dès les années 2000. Le cardinal Barbarin a été relaxé en appel jeudi et va de nouveau remettre sa démission au pape pour «tourner la page».

Avec sérénité, je prends acte de l’arrêt de la Cour d’appel de Lyon qui a déclaré que je ne suis pas coupable de ce dont on m’accusait.

Cette décision permet de tourner une page. Et pour l’Eglise de Lyon, c’est l’occasion d’ouvrir un nouveau chapitre.

C’est pourquoi, de nouveau, je vais remettre ma charge d’archevêque de Lyon entre les mains du Pape François. Naturellement, si le Saint Père souhaite me voir, je me rendrai à Rome.

En mars dernier, il avait refusé ma démission, en acceptant que je me mette en retrait pendant la durée de la procédure judiciaire. Maintenant, je peux paisiblement renouveler ma demande.

Mes pensées vont vers les victimes. Avec bien d’autres frères et sœurs, je continuerai de prier pour elles et pour leurs familles, quotidiennement.

Priez pour moi, pour le diocèse de Lyon et chacun de ses habitants… pour « que tous soient un » (Jean 17, 21).

Le pape François veut s’accorder un délai de réflexion pour répondre à la nouvelle demande du cardinal Barbarin, relaxé jeudi en appel après sa condamnation en 1ère instance pour ses silences sur les abus sexuels d’un prêtre du diocèse de Lyon. Le directeur de la salle de presse du Saint-Siège, Matteo Bruni, a indiqué :

«Le Saint-Père, qui continue à suivre de près le déroulement de ces événements douloureux, fera connaître sa décision en temps voulu». «Le Saint-Siège a pris connaissance du jugement rendu par la Cour d’appel de Lyon à l’encontre du cardinal Philippe Barbarin, ainsi que de sa décision de remettre une nouvelle fois sa charge entre les mains du pape François». «Avec la Conférence des Evêques de France, le Saint-Siège redit sa proximité à toutes les victimes d’abus dont elle mesure la souffrance, à leurs familles et à la communauté tout entière. Il est aux côtés de l’Eglise de Lyon durement éprouvée».

Communiqué de la CEF :

La Conférence des évêques de France prend acte de la décision de justice de ce jour concernant le cardinal Philippe Barbarin et l’assure de sa communion fraternelle dans cette phase nouvelle de sa vie qui s’ouvre au service du Christ et de l’Église.

Elle assure de sa gratitude les personnes victimes qui ont parlé et qui parlent pour l’œuvre de vérité qu’elles rendent possible.

Elle redit sa détermination à poursuivre le travail nécessaire face aux abus sexuels ou de pouvoir afin qu’ils ne se reproduisent plus dans l’Église.

+Mgr Eric de Moulins-Beaufort
Archevêque de Reims
Président de la Conférence des évêques de France

Violence contre des pèlerins, Mgr Boulanger réagit
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Le dimanche 13 octobre 2019, jour de la manifestation contre la révision des lois de bioéthique, un groupe d’une douzaine de jeunes s’en était pris sans le savoir à un bus de pèlerins (malades et valides) qui rentraient du Pèlerinage du Rosaire, de Lourdes à Caen. Il avait fallu faire appel à la police pour que le bus de pèlerins puisse enfin rentrer à la Maison diocésaine et que les personnes qui souhaitaient partir à Paris puissent quitter les lieux. Ces jeunes ne savaient pas qu’ils s’en prenaient d’abord à des priants.

Le dimanche 19 janvier 2020, une vingtaine de personnes cagoulées, vêtues de noir, ont bloqué et lancé des projectiles de peinture sur un bus, toujours au même endroit. Des pèlerins se rendaient à Pontmain pour prier la Vierge Marie. Le même jour se tenait à Paris une nouvelle manifestation contre la révision des lois de bioéthique. Là encore, ils s’en sont pris à des priants.

Le mardi 21 janvier, des tags contre des symboles chrétiens ont été découverts, insultant la personne du Christ. D’abord sur un calvaire proche de l’ancienne aumônerie des étudiants et sur les murs de l’aumônerie actuelle. Or, des étudiants s’y retrouvent chaque soir pour prier. Une fois de plus on s’est attaqué à des priants.

Tous ces événements blessent profondément les catholiques et j’en ai bien conscience. Je rappelle qu’en démocratie le respect des opinions des uns et des autres est le garant du vivre ensemble. C’est pourquoi, suite à l’ensemble de ces actes, j’ai fait moi-même un signalement auprès du Procureur de la République de Caen et auprès du Préfet du Calvados. Par ailleurs, un avocat a enregistré les dépôts de plainte de catholiques suite à ces événements.

Devant ces manifestations hostiles, nous continuerons de prier, notamment pour la paix, contre la violence, et pour le respect des uns et des autres. J’invite en particulier les catholiques du diocèse à jeûner et à prier à ces intentions le Mercredi des Cendres et à participer à la messe où une prière de délivrance sera proposée à chaque communauté.

J’assure les fidèles du diocèse de ma prière et de mon soutien.

+ Jean-Claude Boulanger
Evêque de Bayeux – Lisieux

La CEF prendrait-elle en compte la christianophobie au sein de notre pays ?
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Le père Thierry Magnin, secrétaire général et porte-parole de la Conférence des évêques de France (CEF), a réagi aux différents attaques contre les catholiques : inscriptions injurieuses sur des églises, destructions de statues, agressions de pèlerins…

Cette réaction a intéressé La Croix qui l’a interrogé. Mais le père Magnin semble relativiser cette haine :

Nous avons des remontées de terrain mais il faudrait vérifier les chiffres, année après année, pour dire s’il y a une hausse. Toujours est-il que nous observons des actes contre les catholiques et les symboles religieux (cimetières, écoles, églises…) mais aussi contre les autres religions. D’une manière générale, cela prend place dans un contexte général d’actes de haine dans la société qui ne visent pas seulement les religions.

Il devrait lire l’Observatoire de la christianophobie ou même les statistiques du ministère de l’intérieur, qui a publié un communiqué compilant les actes antichrétiens commis en France.

« S’agissant des faits antichrétiens, leur nombre est stable sur l’année, avec 1052 faits recensés, qui se décomposent en 996 actions et 56 menaces. Les actions décomptées consistent essentiellement en atteintes aux biens à caractère religieux. »

Pour 2018, le ministère avait signalé que le nombre «  d’actes antichrétiens [était] stable sur l’année avec 1063 actes recensés (1038 en 2017) ».

Par comparaison, les actes antimusulmans se montent à 154 (100 en 2018) et les actes antisémites à 541 (+ 27 % par rapport à 2018).

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