Diocèses

Les visites de l’archevêque de Paris
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Lundi, Mgr Michel Aupetit s’est joint à la distribution alimentaire à Saint Jean-Baptiste de la Salle (15e). Il a remercié les équipes de bénévoles qui assurent ces distributions. Il a également remercié les équipes du Service catholique des funérailles très sollicitées.

Mardi, Mgr Michel Aupetit a visité la maison Marie-Thérèse (14e) qui accueille les prêtres aînés.

Mercredi, l’archevêque de Paris a prêté main forte à la paroisse Saint Ambroise (11e) pour la distribution alimentaire.

Toutes ces visites sont une excellente chose. Mais alors ? Serait-il possible que l’archevêque, et ses prêtres, visitent les personnes pour les confessions ? Et si l’archevêque distribue de la nourriture pour les personnes dans le besoin, ne peut-il pas aussi distribuer la sainte communion ?

Consécration du diocèse d’Avignon au Coeur Immaculé
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C’est le troisième diocèse français à se consacrer au Coeur Immaculé de Marie en ce 25 mars 2020.

Mgr Jean-Pierre Cattenoz a récité cette prière de consécration, ce matin à la fin de la messe :

“Sous ta protection, nous cherchons refuge, Sainte Mère de Dieu” !

Devant la douloureuse expérience de l’épidémie du Covid 19,

nous voulons nous confier et nous consacrer à ton Cœur Immaculé, nous et le monde entier.

Ô Mère des hommes et des peuples, toi qui connais toutes nos souffrances,

toi qui ressens dans ton cœur maternel toute la souffrance qui secoue notre monde,

accueille nos cris de détresse,

poussés par l’Esprit Saint, nous les adressons directement à Ton Cœur.

Accueille avec amour, comme mère et servante du Seigneur, ce monde qui est le nôtre,

nous Te le confions et Te le consacrons, dans la situation qui est la sienne,

plein d’inquiétude et d’angoisse face à la pandémie du Covid 19.

“Sous ta protection, nous cherchons refuge, Sainte Mère de Dieu” !

Nous avons besoin de ton aide maternelle.

Nous nous tenons devant toi, Mère du Christ, devant ton cœur immaculé, nous désirons, avec toute l’Église, nous unir à la consécration que, par amour pour nous, ton Fils a faite de lui-même au Père : “Pour eux, dit-il, je me consacre, afin qu’eux aussi soient consacrés dans la vérité”

Nous souhaitons nous joindre avec toi à notre Rédempteur

dans cette consécration pour le monde et pour l’humanité.

Dans son cœur divin, il a le pouvoir d’obtenir notre libération de l’épidémie du Covid 19.

Accueille avec ta bienveillance de Mère l’acte de consécration

qu’aujourd’hui nous faisons avec confiance.

“Sous ta protection, nous cherchons refuge, Sainte Mère de Dieu” !

Nous sommes certains que chacun de nous est unique à tes yeux
et que rien de ce qui habite nos cœurs ne t’est étranger.
Nous te confions notre monde victime de cette terrible épidémie.

Garde notre vie entre tes bras ; ravive et nourris notre Foi ;
soutiens et éclaire notre Espérance ; suscite et anime notre Charité ;
guide-nous tous sur le chemin de la sainteté.

“Sous ta protection, nous cherchons refuge, Sainte Mère de Dieu” !

Soutiens-nous face à la maladie, à la souffrance et à la mort.

Au cœur de cette épreuve, sous la conduite de l’Esprit Saint,

Mets en nos cœurs ton amour de prédilection
pour les petits et les pauvres, pour les exclus et les souffrants,
pour les pécheurs et ceux dont le cœur est loin de toi.
Rassemble nous tous sous ta protection maternelle
et remets-nous tous à ton Fils bien-aimé, Notre Seigneur Jésus

dans la puissance de l’Esprit Saint.
Amen.

Consécration du diocèse de Beauvais à la Sainte Vierge
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Mgr Jacques Benoit-Gonnin renouvellera la consécration de notre diocèse à la Vierge Marie. Célébration en direct sur Facebook et communion de prière lors de la fête de l’Annonciation : mercredi 25 mars à 18h30 :

Chers frères et sœurs,

J’ai annoncé une « Année avec Marie », pour qu’elle nous aide à avancer et persévérer, dans la marche que nous avons engagée depuis plusieurs années.

J’envisageais d’en dire les raisons et d’en préciser les modalités, dans une lettre de fin mai prochain. Le lancement de cette année était prévu pour le 8 septembre, en diocèse, et le 13 septembre, en paroisses, avec le renouvellement de la consécration du diocèse, faite en 1914, par Mgr DOUAIS, et renouvelée en 1916, par Mgr LE SENNE.

Les événements que nous sommes en train de vivre m’incitent à modifier ce calendrier, et à envisager le renouvellement de cette consécration du diocèse et de nos vies à Marie, à l’occasion de la solennité de l’Annonciation (mercredi 25 mars prochain). (Ce qui ne nous empêchera pas de nous retrouver, en septembre !)

Nous sentons bien que nous sommes en train de vivre un moment décisif de l’histoire, dont le sens profond nous échappe. C’est donc le temps d’offrir nos vies et nos libertés, comme Marie et avec elle, à Dieu qui aime tous les êtres humains et travaille notre temps pour faire advenir un monde de justice, de fraternité et de paix.

Mercredi 25 mars, à 18h30, je célébrerai la messe de l’Annonciation, (en privé, à cause du confinement), et je renouvellerai, en votre nom, l’offrande de nos vies et de nos communautés au Seigneur, par Marie. Chacun pourra s’y associer, en pensée ou par connexion sur facebook.com/jacques.benoitgonnin/ . La page est publique. Même ceux qui n’ont pas un compte facebook pourront y accéder.

À 19h30, en communion avec le pays et les diocèses de France, les cloches des églises du diocèse et de France qui le pourront (en concertation avec les Maires) sonneront, tandis que des lumières seront allumées sur nos fenêtres comme signes d’espérance, et que ceux qui le voudront réciteront le chapelet. Ils demanderont sa protection à la Mère de Jésus, et ils s’offriront, comme elle, à servir Dieu pour l’accomplissement de son projet d’amour et de paix.

Dans l’espérance et la joie de cette communion.

+ Jacques Benoit-Gonnin,

Évêque de Beauvais, Noyon et Senlis

Consécration du diocèse de Luçon au Coeur Immaculé de Marie
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Belle initiative de Mgr Jacolin, qui rejoint celle des évêques de Pologne, du Portugal et d’Espagne.

La consécration sera diffusée en direct sur

Elle sera rediffusée sur RCF Vendée

A 12h Introduction et prière du Notre Père en communion avec le Pape et tous les chrétiens du monde

Message vidéo de Mgr à tous les vendéens et aux fidèles catholiques de Vendée

Bénédiction du Saint Sacrement : 4 fois aux 4 points cardinaux du clocher de la cathédrale

Chant : En toi, j’ai mis ma confiance

En toi, j’ai mis ma confiance, Ô Dieu Très Saint,
Toi seul es mon espérance et mon soutien,

c’est pourquoi je ne crains rien, j’ai foi en Toi Ô Dieu Très Saint (bis)

Acte de consécration du diocèse au Cœur Immaculé de Marie

O Vierge Marie, Mère de Dieu et notre Mère,
je consacre notre diocèse de Luçon et tous ses fidèles à votre Cœur Immaculé
pour que nous soyons pleinement offerts et consacrés au Seigneur.

Veuillez s’il vous plaît nous prendre sous votre protection maternelle,
défendez-nous contre les dangers notamment contre cette épidémie,
aidez-nous à vaincre les tentations notamment du désespoir et du découragement,
à fuir les péchés,
et veillez, nous vous en supplions sur notre Eglise de Luçon et sur tous les vendéens.

Que votre Cœur Immaculé soit notre refuge et le chemin qui conduit jusqu’à Dieu.

Donnez-nous la grâce de prier
et de nous sacrifier par amour pour Jésus,
pour la conversion des pécheurs
et en réparation des péchés commis contre votre Cœur Immaculé.

En nous confiant à Vous
et en union avec le Cœur de votre divin Fils,
nous voulons vivre pour la Très Sainte Trinité
en qui nous croyons,
que nous adorons,
que nous espérons et que nous aimons.

Ainsi soit-il.

Puis ensuite acte personnel de consécration à Jésus par Marie selon la prière de St Louis-Marie :

Je vous choisis, aujourd’hui, ô Marie,
en présence de toute la Cour Céleste,
pour ma Mère et ma Reine.
Je vous livre et consacre,
en toute soumission et amour,
mon corps et mon âme,
mes biens intérieurs et extérieurs,
et la valeur même de mes bonnes actions
passées, présentes et futures,
vous laissant un entier et plein droit
de disposer de moi
et de tout ce qui m’appartient,
sans exception,
selon votre bon plaisir,
à la plus grande Gloire de Dieu,
dans le temps et l’éternité.

Amen !

Cœur Immaculé de Marie, cause de notre joie, priez pour nous !

Chant : Je Vous Salue Marie

Vivre un temps de carême en temps de crise du coronavirus
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Message de Mgr Sylvain Bataille, évêque de Saint-Etienne :

Une Eglise de fonctionnaires
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La réflexion du Père Yoannis Lahzi Gaid, un des secrétaires du pape François, rapportée sur le Salon beigenous risquons de nous comporter davantage comme des salariés que comme des pasteurs ») consonne étrangement avec un document diffusé aux prêtres d’un gros diocèse français. C’est vraiment un document qui sonne curieusement. Le voici – j’ai seulement supprimé un mot et l’ai remplacé, entre crochet, par un autre. Voici :

Lettre aux curés de paroisses

La situation exceptionnelle que nous vivons aujourd’hui avec ce virus, doit être accompagnée de mesures exceptionnelles, prises avec détermination.
Les paroisses sont très exposées, et le site du diocèse communique au plus près les communiqués et les consignes données par notre archevêque.
La crise risque de durer dans le temps, il est nécessaire de prendre dès maintenant les bonnes mesures et ce, sans attendre.
Les ressources des paroisses sont depuis dimanche fortement impactées avec l’absence de quêtes dominicales et de cérémonies.

Pour les paroisses qui disposent de personnels salariés, nous recommandons de mettre en place des mesures assez radicales de chômage technique pour les emplois de secrétariat, liés à l’administration.
Pour les emplois de services à la personne (ménage, cuisine), merci de bien vouloir regarder de très près comment limiter les dépenses, soit en utilisant le chômage technique et en imaginant des circuits différents, soit en réduisant le temps de travail grâce au chômage partiel.

Il convient aussi de limiter toutes les dépenses au « strict nécessaire » et de reporter les investissements non déclenchés. [Le diocèse] est lui-même très impacté par une probable baisse des rentrées du denier, et ne pourra subvenir aux demandes des paroisses à terme.
Nous recommandons de mettre en évidence les troncs et la vente des lumignons dans les églises qui restent ouvertes. N’hésitez pas à communiquer auprès des visiteurs.

Il conviendra dans le courant de la semaine ou des semaines à venir de vous faire des recommandations ou de donner de nouvelles consignes.

En pièce jointe : note sur la procédure de chômage technique ou chômage partiel

Mgr Rey bénit la rade de Toulon
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Mgr Rey, depuis le Mont Faron qui surplombe la ville et la rade :

“Seigneur, bénis Toulon et l’ensemble de notre diocèse. Protège ses habitants. Accorde-nous de vivre cette épreuve dans l’Espérance.”

Il invite tous ceux qui le souhaitent à suivre en direct la messe qu’il célèbrera tous les jours à midi depuis l’évêché de Toulon à midi : soit sur le site du diocèse soit sur la chaîne YouTube de CNMedia

Lettre de Mgr Aillet à tous les prêtres, diacres, consacrés, séminaristes et fidèles laïcs du diocèse: « N’ayez pas peur »
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Message de Monseigneur Marc Aillet du 16 mars 2020

Chers frères et sœurs,

Vous aurez compris, à l’écoute des déclarations répétées et toujours plus graves du Premier ministre, que nous sommes invités à prendre très au sérieux cette épidémie COVID-19, tant ce virus peut être dangereux, en particulier pour les personnes à risque et plus âgées, et tant il se diffuse à la vitesse grand V. Face à un tel risque de contagion, on peut comprendre l’inquiétude du Gouvernement français, à l’instar de ses homologues italien et espagnol, nos installations sanitaires risquant de ne pas pouvoir faire face à l’augmentation annoncée des cas, et même des cas graves qui nécessiteront une hospitalisation, voire une réanimation.

I. DES MESURES À PRENDRE TRÈS AU SÉRIEUX

Participer à un effort de solidarité nationale

Nous ne pouvons donc pas ne pas participer à l’effort de solidarité nationale qui nous est demandé par les autorités légitimes de notre pays et imposé par les circonstances. Il s’agit non pas d’abord de sauver sa peau, mais de protéger nos concitoyens, à commencer par les plus fragiles et les plus vulnérables. C’est un acte de salut public et de charité chrétienne élémentaire. On comprend en effet, d’après toutes les études scientifiques sérieuses et d’après l’expérience des pays qui sont passés par là, comme la Chine ou l’Italie, voire de ceux qui ont su anticiper l’explosion contagieuse en tirant les leçons de l’expérience déjà vécue avec le SRAS, comme le Japon ou la Corée du Sud, qu’il n’y a guère, à vues humaines, que la « distanciation sociale » qui puisse limiter la propagation, sans compter les gestes-barrières d’hygiène élémentaire qui ont été abondamment rappelés, ces derniers jours.

Non seulement il faut garder une distance de sécurité dans les contacts interpersonnels d’un mètre, mais il est impératif de limiter les contacts non indispensables. C’est la raison pour laquelle le Premier Ministre a déclaré la fermeture de tous les établissements publics « non indispensables à la vie de la Nation » : les écoles, collèges, lycées, universités ; mais aussi les salles d’auditions, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usage multiple, centres commerciaux, restaurants et débits de boisson, bibliothèques et centres de documentation, salles d’expositions, établissements sportifs couverts, musées. Un arrêté du Ministère des solidarités et de la santé publique, en date du 14 mars, a été publié en ce sens. Dans les prochaines heures, nous serons même sans doute tenus au confinement.

Comme le Premier Ministre l’a précisé : « les lieux de culte resteront ouverts, mais les rassemblements et cérémonies devront être reportés ».

C’est la raison pour laquelle, dès samedi soir, j’ai adressé un message à tous les prêtres, mis en ligne sur le site diocésain, pour demander l’annulation des messes dominicales de ce troisième dimanche de Carême. J’ai conscience du sacrifice ainsi demandé, mais je ne doute pas de votre discipline et de votre compréhension.

Des dispositions exigeantes

Après concertation avec le Secrétariat général de la Conférence des Evêques de France, en lien étroit avec son Président, et après avoir consulté le Conseil épiscopal, je prends donc les dispositions suivantes :

1. Jusqu’à nouvel ordre, toutes les messes publiques, en semaine comme les dimanches et fêtes, sont annulées.

2. Toutes les célébrations de baptêmes, de confirmations et de mariages, d’institutions et d’ordinations, seront reportées.

3. Pour les funérailles, je demande aux curés de reporter les messes d’obsèques après la crise, et de proposer, pour accompagner le défunt, une prière d’absoute au cimetière, avec si possible la présence d’un prêtre ou d’un diacre ou à défaut d’un laïc formé. Insister pour que les assemblées soient réduites au strict minimum, à savoir la famille et assimilés.

4. Les communautés religieuses, les Séminaires diocésains, dans la mesure où les contacts avec l’extérieur peuvent être limités et où la présence d’un prêtre est possible, pourront continuer à avoir la messe quotidienne, à condition que la célébration soit fermée au public et que les gestes-barrière soient respectés. Ils auront conscience de représenter le plus dignement possible les fidèles privés en ce temps de l’Eucharistie.

5. Les prêtres célébreront chaque jour le sacrifice eucharistique privatim au nom de tous leurs fidèles, aux intentions demandées, et auront soin de célébrer une fois par semaine la Messe « Pour toute détresse » (Voir Missel Romain, « Pour intentions et circonstances diverses »), afin de demander au Seigneur l’éradication prochaine de cette épidémie. Les fidèles auront à cœur de s’unir au Sacrifice de la Messe, à l’aide de leur missel et/ou des moyens audio-visuels mis à leur disposition, en faisant un acte de communion spirituelle. Ils pourront ajouter la belle antienne mariale Sub tuum pour demander quotidiennement à la Vierge Marie une protection spéciale dans le péril actuel.

6. Les temps communautaires de prière, de rencontre ou de catéchèse d’adultes seront supprimés.

7. Les églises paroissiales demeureront ouvertes pour la prière personnelle, dans les heures qui seront consenties par les autorités civiles, si confinement il y a. On favorisera la possibilité pour les fidèles qui fréquenteront nos églises, de prier devant le Saint-Sacrement, de réciter le chapelet, d’accomplir un chemin de croix, en leur fournissant des supports pour la prière individuelle.

8. Je propose que chaque vendredi de Carême, à compter du 20 mars, soit consacré à une journée de jeûne et de prière pour implorer le secours du Seigneur

9. Tous les rassemblements diocésains (enfants, jeunes, fiancés etc.) sont annulés, les réunions de catéchèse et d’aumônerie, suspendues.

10. Les célébrations communautaires dans les EPHAD ou maisons de retraite, dans les Maisons d’Arrêt ou centres hospitaliers seront suspendues.

11. Pour le sacrement de l’onction des malades et la visite des mourants, les prêtres en discerneront l’opportunité, toujours en lien avec le personnel soignant. A l’hôpital, il faudra toujours avertir au préalable les responsables d’aumônerie : à Bayonne, sœur Solange : 0650308954 ; à Pau, l’abbé Jean-Marie Hiquet : 0683558063.

12. La Maison diocésaine, le Centre diocésain du Béarn (CDB), la Bibliothèque diocésaine de Bayonne, la Bibliothèque de Culture religieuse de Pau, les librairies diocésaines seront fermés au public

13. Je demande en outre aux curés de rester en lien avec les paroissiens, en particulier à travers les sites paroissiaux ou les réseaux sociaux (et/ou leurs permanences dans les églises et les presbytères, en cas de nécessité et sans risque pour leur santé). Prêtres et fidèles n’oublieront pas les personnes âgées et isolées, invitées plus que d’autres à rester chez elles : s’il n’est pas conseillé de les visiter en ce moment, il convient d’organiser un service téléphonique pour leur apporter, par un autre mode de présence, soutien et réconfort.

II. RECOURIR AUX MOYENS SPIRITUELS DE LA PRIÈRE ET DE LA PÉNITENCE

Donner du sens à ces contraintes

Pour nous tous, en ce temps de Carême pas comme les autres, c’est une invitation à une vraie conversion dans nos modes de vie. Nous sommes appelés à une plus grande sobriété dans les moyens, les déplacements, les rythmes qui empoisonnent souvent nos existences et qui nous exposent parfois à l’insouciance, à l’étourdissement et à l’extériorité superficielle. Le ralentissement de la vie sociale, voire professionnelle, avec ses multiples relations interpersonnelles, est une invitation pressante à redécouvrir une vie plus sédentaire et domestique, en se recentrant sur les relations familiales. Pour les Catholiques que nous sommes, c’est l’occasion d’approfondir la vie intérieure. Si les églises restent ouvertes pour la prière personnelle, il serait opportun de mettre en place à la maison une liturgie domestique : partage de la Parole de Dieu, participation à l’Eucharistie à travers la TV, la radio, l’internet, les réseaux sociaux, avec communion spirituelle (nous ferons des propositions en ce sens sur le site diocésain), chapelet en famille…

La privation de l’Eucharistie, source et sommet de la vie chrétienne, pourra être l’occasion, en ce temps de jeûne, de redécouvrir son importance dans notre vie et sa signification profonde. Avant d’être un remède, elle est un moyen institué par le Seigneur pour nous unir à son Sacrifice rédempteur, c’est-à-dire à son offrande d’amour pour le Salut de tous les hommes. Elle est donc un moyen privilégié pour nous offrir avec lui, par lui et en lui, d’unir à son offrande notre vie, avec ses joies et ses épreuves. Nous le ferons de manière plus intérieure : c’est le sens de la communion spirituelle que je vous indiquais précédemment.

C’est aussi une épreuve que le Seigneur permet dans sa Providence pour nous rappeler combien nous sommes petits et vulnérables et que Dieu seul est le Maître du monde et de l’histoire. S’il faut se réjouir des progrès de la science et de la technique, en particulier en termes de recherche médicale et de soins, cette épidémie vient nous rappeler que nous ne pouvons pas nous fier qu’à la science. Comme l’affirme Jésus : « Sans moi, vous ne pouvez rien faire » (Jn 15, 5). Certes nous croyons en la juste autonomie des réalités terrestres : « Mais si par autonomie du temporel, on veut dire que les choses créées ne dépendent pas de Dieu et que l’homme peut en disposer sans référence au Créateur, la fausseté de tels propos ne peut échapper à quiconque reconnaît Dieu. En effet, la créature sans Créateur s’évanouit » (Gaudium et Spes n. 36).

Et si cette épidémie, qui vient paralyser toute l’activité humaine, au moment où l’homme s’érige un peu hâtivement en Maître de l’univers, pouvait aider nos contemporains à se tourner vers Dieu ou à revenir vers lui, à commencer par nous, chrétiens, qui sommes parfois contaminés par le virus de la sécularisation ?

Confiance dans le Seigneur et offrande de soi

Comme le dit le prophète Jérémie : « Béni soit l’homme qui met sa foi dans le Seigneur, dont le Seigneur est la confiance » (Jr 17, 7). Si nous devons faire tout ce qui est en notre possible pour lutter contre ce fléau – et nous devons être reconnaissants envers les personnels de santé qui œuvrent avec dévouement, parfois jusqu’à l’héroïsme, voire l’épuisement, au service des malades –, il nous faut nous tourner vers le Seigneur et le supplier avec foi d’épargner son peuple.

Devant la peine de la maladie et de la mort, qui sont les conséquences du péché des origines, le Seigneur dans sa grande miséricorde a envoyé son Fils, « non pas pour juger le monde, mais pour que par lui, le monde soit sauvé » (Jn 3, 17). Dans le Mystère de sa Passion et de sa mort sur la Croix, il a pris sur lui toute la peine due aux péchés des hommes : « En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé […] par ses blessures, nous sommes guéris » (Is 53, 4-5). Si nous sommes les premiers bénéficiaires de son Sacrifice rédempteur, nous sommes appelés à porter cette peine dans notre chair en union avec lui pour le Salut de nos frères. Cela peut aussi donner une signification profonde à ce que nous sommes appelés à vivre.

Il est très important que nous soyons exemplaires, sans doute dans l’application des précautions sanitaires qui nous sont demandées et qui peuvent encore sauver beaucoup de vies, mais surtout dans la confiance que nous mettrons dans le Seigneur. Ne mettons pas le Seigneur à l’épreuve, comme les hébreux qui disaient : « Le Seigneur est-il au milieu de nous, oui ou non ? » (Ex 17, 7). Croyons avec une foi inébranlable que Jésus est dans la barque et qu’il nous exauce en peu de temps, comme dans l’évangile de la tempête apaisée (cf. Mc 5, 35-41). Et demandons-lui : « Seigneur, augmente en nous la foi » (Lc 17, 5). Comment mieux conclure que par ces paroles du prophète Isaïe: « Le Seigneur, le Dieu d’Israël, vous l’avait dit : « Vous serez sauvés, si vous revenez et si vous restez calmes, votre courage sera de rester tranquilles et d’avoir confiance ». Le Seigneur attend pour vous faire grâce, il se dressera pour vous montrer sa tendresse, car le Seigneur est le Dieu juste : heureux ceux qui attendent tout de lui » (Is 30, 15.18).

Prier la Vierge Marie

La Vierge Marie elle-même, en visitant notre terre de manière répétée, ne nous a-t-elle pas promis son intercession toute-puissante, dans les heures difficiles de notre histoire, si nous la prions avec ferveur et si nous faisons pénitence ? Je vous invite à vous unir à la grande Neuvaine à l’Immaculée Conception du 17 au 25 mars, avec le Sanctuaire de Lourdes (chaque jour sur KTO à 15 h 30, par Internet ou par les réseaux sociaux). Le 25 mars, à l’issue de la Messe, je renouvellerai en votre nom à tous la Consécration du diocèse aux Cœurs unis de Jésus et de Marie. Croyons en la puissance de la prière et de la pénitence contre les fléaux qui affligent l’humanité.

Chers frères et sœurs, en fixant nos yeux sur Jésus-Christ, entrons dans le combat de Dieu. Si, solidaires de nos frères, nous devons traverser le désert, nous savons que nous marchons vers Pâques, vers la victoire du Ressuscité. Aussi nous sommes dans l’espérance.

Que le Seigneur vous bénisse et vous garde et que la Vierge Marie vous assiste de sa tendresse toute maternelle.

Avec mes sentiments dévoués et fraternels dans le Christ et son Eglise et ma prière fervente en ce temps d’épreuve.

      + Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, le 16 mars 2020

ANNEXES

Prière du Sub tuum

Sous votre protection nous venons nous réfugier, Sainte Mère de Dieu ; ne rejetez pas les prières que nous vous adressons dans nos besoins ; mais délivrez-nous de tous les dangers, Vierge glorieuse et bénie.

Acte de Communion spirituelle de Saint Padre Pio

Mon Dieu, je crois que vous êtes (ici) présent dans le Saint-Sacrement. Je vous aime par-dessus toutes choses et je désire ardemment vous recevoir. Mais puisque, en ce moment, je ne peux le faire sacramentellement, venez au moins spirituellement dans mon cœur. Comme si vous y étiez déjà présent, je vous adore et je m’unis entièrement à vous ; ne permettez pas que je me sépare jamais de vous.

Acte de Communion spirituelle proposée par Mgr Raymond Centène, évêque de Vannes

« Seigneur Jésus, je crois fermement que Tu es présent dans le Saint Sacrement de l’Eucharistie. Je T’aime plus que tout et je Te désire de toute mon âme. « Après toi languit ma chair comme une terre assoiffée » (psaume 62)

Je voudrais Te recevoir aujourd’hui avec tout l’amour de la Vierge Marie, avec la joie et la ferveur des saints.

Puisque je suis empêché de Te recevoir sacramentellement, viens au moins spirituellement visiter mon âme.

En ce temps de carême, que ce jeûne eucharistique auquel je suis contraint me fasse communier à Tes souffrances et surtout, au sentiment d’abandon que Tu as éprouvé sur la Croix lorsque Tu t’es écrié : « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ».

Que ce jeûne sacramentel me fasse communier aux sentiments de Ta Très Sainte Mère et de Saint Joseph quand ils T’ont perdu au temple de Jérusalem, aux sentiments de Ta Sainte mère quand elle Te reçut, sans vie, au pied de la Croix.

Que ce jeûne eucharistique me fasse communier aux souffrances de Ton Corps mystique, l’Église, partout dans le monde où les persécutions, ou l’absence de prêtres, font obstacle à toute vie sacramentelle.

Que ce jeûne sacramentel me fasse comprendre que l’Eucharistie est un don surabondant de Ton amour et pas un dû en vue de mon confort spirituel.

Que ce jeûne eucharistique soit une réparation pour toutes les fois où je T’ai reçu dans un cœur mal préparé, avec tiédeur, avec indifférence, sans amour et sans action de grâce.

Que ce jeûne sacramentel creuse toujours davantage ma faim de Te recevoir réellement et substantiellement avec Ton corps, Ton sang, Ton âme et Ta divinité lorsque les circonstances me le permettront.

Et d’ici là, Seigneur Jésus, viens nous visiter spirituellement par Ta grâce pour nous fortifier dans nos épreuves.

Maranatha, viens Seigneur Jésus. »

Acte de Communion spirituelle disponible en langue basque : en cliquant ici.

Mgr Emmanuel Delmas affecté par le coronavirus
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L’évêque d’Angers était présent lors la visite ad limina au Vatican. Par conséquent, un tiers de l’épiscopat français se retrouve en confinement. Le diocèse communique :

La presse s’est fait l’écho de l’état de santé de notre évêque. Il est important que vous en soyez informés.

Mgr Emmanuel Delmas, évêque du Diocèse d’Angers est affecté par le Covid-19. Il a ressenti les premiers symptômes lors de son séjour à Rome, la semaine dernière où il était en visite ad limina au Vatican.

L’évêque d’Angers n’est que légèrement affecté et son état n’inspire actuellement pas d’inquiétude. Il suit le repos et les traitements prescrits et reste à l’isolement depuis son retour d’Italie.

Monseigneur Delmas invitait hier “tous les fidèles à persévérer dans la prière”. “Que ce temps d’épreuve soit l’occasion de prier tout particulièrement pour les personnes malades, fragiles et le personnel de santé”, rappelait-il.

L’évêque d’Angers fera connaître un message dans les jours qui viennent.

Mgr Aillet et le coronavirus
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Communiqué de l’évêque de Bayonne :

Par rapport aux précautions recommandées par la Conférence des Evêques de France et que nous avons publiées la semaine dernière sur le site du diocèse de Bayonne, je voudrais apporter quelques précisions.

Sans doute ces mesures préventives sont-elles justifiées, tant l’évolution de la situation sanitaire semble difficile à maîtriser, en particulier pour les personnes les plus vulnérables. Outre les gestes préventifs dont chacun doit avoir le réflexe – comme se laver soigneusement les mains et limiter les contacts physiques rapprochés –, on a recommandé d’être attentif au geste de la communion eucharistique. Si la communion dans la main est moins risquée que la communion sur la langue, comme l’affirment tous les spécialistes, le virus s’attaquant principalement au système respiratoire, il me semble toutefois que l’essentiel sera d’éviter le contact des mains du ministre de la communion avec la langue ou la main des fidèles. Et si l’on craint sérieusement d’être contaminé, on se contentera d’une communion spirituelle.

Il ne s’agit pas pour autant de céder à la panique collective entretenue par les informations qui nous sont transmises, heure après heure, par les autorités légitimes à travers les médias.

Il est manifeste, en effet, que l’apparition inattendue de ce nouveau virus, comme sa rapide diffusion, enfoncent un coin dans la prétention de l’homme moderne à résoudre tous les problèmes, en s’appuyant sur les seuls progrès indéniables de la science et de la technique, en particulier en matière de recherche médicale et de soins. Cette situation, dont il ne s’agit pas de minimiser les conséquences, parfois dramatiques, et pour lesquelles il convient de saluer le travail remarquable accompli par les autorités civiles et sanitaires, comme par les personnels soignants, rappelle aussi à nos contemporains la fragilité et la vulnérabilité de l’homme.

Aussi, pour nous chrétiens, il ne s’agirait pas d’en rester à des mesures seulement humaines, pour utiles qu’elles soient. Nous croyons en effet en un Dieu qui est Maître des temps et de l’histoire et qui n’abandonne pas son Peuple. Comme nos pères, nous aurons à cœur de puiser aux sources de la foi et de confier au Seigneur lui-même l’éradication de cette nouvelle épidémie qui sans être alarmante, du moins à l’heure où j’écris ces lignes, inquiète beaucoup de personnes et paralyse nombre de ressorts de la vie sociale et économique.

Loin de « déserter nos assemblées » (cf. He, 10, 25), nous ne manquerons pas de nous rassembler pour prier : veillées de prière, célébration de messes prévues par le Missel pour intentions et circonstances diverses, par exemple « Pour toute détresse ». Je laisse le soin aux pasteurs d’en discerner l’opportunité.

Rappelons-nous toujours, comme le psalmiste le chante à l’envi, en témoin privilégié de l’histoire du Peuple d’Israël qui se prolonge dans toute l’histoire de l’Eglise, que « Notre secours est dans le Nom du Seigneur qui a fait le Ciel et la terre » (Ps 123, 8).

+ Marc Aillet.

Evêque de Bayonne, Lescar et Oloron.

Le 6 mars 2020.

Programme de la 1ere visite ad limina
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Du 9 au 13 mars, cette première visite concerne les provinces de Rouen, Rennes, Poitiers, Tours et Bordeaux soit  33 évêques.

Au programme

Lundi 9

  • 7.30 Messe à la Basilique Papale de Saint-Pierre (Autel de la Tombe de Saint-Pierre), présidée par Mgr d’Ornellas
  • 10.30 Audience avec le Saint-Père
  • 15.00 Conseil Pontifical de la Culture (Via Conciliazione, 5)
  • 16.00 Conseil Pontifical pour la Promotion de l’Unité des Chrétiens (Via Conciliazione, 5)
  • 16.00 Conseil Pontifical pour les Textes Législatifs (P.zza Pio XII, 10)
  • 16.00 Conseil Pontifical pour le Dialogue Interreligieux (Via Conciliazione, 5)

Mardi 10

  • 7.30 Messe à la Basilique Papale de Saint-Jean-de-Latran, présidée par Mgr James
  • 9.30 Congrégation pour les Évêques (P.zza Pio XII, 10) – groupe 1
  • 9.30 Congrégation pour la Doctrine de la Foi (P.zza Sant’Uffizio) – groupe 2
  • 11.30 Congrégation pour les Évêques (P.zza Pio XII, 10) – groupe 2
  • 11.30 Congrégation pour la Doctrine de la Foi (P.zza Sant’Uffizio) – groupe 1
  • 15.30 Tribunal de la Pénitencerie Apostolique (Piazza della Cancelleria, 1)
  • 7.00 Congrégation pour l’Éducation Catholique (Piazza Pio XII, 3)
  • 18.30 Secrétairerie d’État et Seconde Section (Relations avec les États)

Mercredi 11

  • Messe en souvenir des attentats St Louis 19h
  • 9.00 Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements (Piazza Pio XII, 3)
  • 10.30 Congrégation pour les Causes des Saints (Piazza Pio XII, 3)
  • 10.30 Congrégation pour les Églises Orientales (Via Conciliazione, 34)
  • 12.00 Conseil Pontifical pour la Promotion de la Nouvelle Évangélisation (Via Concil., 5)
  • 15.30 Commission Pontificale pour la Protec. des Mineurs (Villa Aurelia, Via Leone XIII, 459)
  • 17.00 Dicastère pour la Communication (Via Conciliazione, 5)
  • 19h Messe à Saint Louis, présidée par Mgr Lebrun

Jeudi 12

  • Messe au séminaire ? présidée par Mgr Wintzer
  • 9.00 Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie (P.zza San Calisto,16)
  • 10.30 Dicastère pour le Service du Développement Humain Intégral (P.zza San Calisto,16)
  • 12.00 Tribunal de la Rote Romaine (Piazza della Cancelleria, 1)
  • 15.00 Congrégation pour le Clergé (Piazza Pio XII, 3)
  • 17.30 Congrégation pour les Instituts de Vie Consacrée et les Sociétés de Vie Apostolique (Piazza Pio XII, 3)
  • 18h30 Conférence Bioéthique Mgr d’Ornellas – Ambassade

Vendredi 13 Saint Georges, Fête Patronale du Saint-Père

  • 16.00 Messe à la Basilique Papale de Saint-Paul-hors-les-Mur, présidée par Mgr Jordy

Samedi 14

  • 7.30 Messe à la Basilique Papale de Sainte-Marie-Majeure, présidée par Mgr Lebrun (?)
  • 9.30 Tribunal Suprême de la Signature Apostolique (Piazza della Cancelleria, 1)
La démission du cardinal Barbarin acceptée par le pape
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Le cardinal Philippe Barbarin quitte officiellement ses fonctions d’archevêque de Lyon. « Le pape vient d’accepter sa démission », a officiellement annoncé Mgr Michel Dubost, ancien évêque d’Evry, administrateur apostolique du diocèse lyonnais. Le primat des Gaules était retiré de sa charge depuis un an, presque jour pour jour, en raison de l’affaire Preynat.

« Les victimes ont trop souffert, le diocèse a trop souffert, il est temps qu’une page se tourne ».

Le cardinal Philippe Barbarin, actuellement en Palestine par les mesures préventives liées au coronavirus, est attendu à Lyon, le 15 mai. Une messe d’action de grâce est prévue dans la cathédrale Saint-Jean.

« Ce dont je suis sûr, c’est que le pape va lui confier une mission », a estimé Mgr Dubost.

Un processus de désignation d’un nouvel archevêque de Lyon est désormais engagé, selon plusieurs étapes : une consultation des évêques français, suivie d’une enquête du nouveau nonce apostolique. Mgr Ulrich comme Mgr d’Ornellas sont de nouveau sur les rangs. Mais le pape pourrait désigner un évêque plus jeune…

De son côté, la CEF a estimé :

«La Conférence des évêques de France (CEF) assure le diocèse de Lyon de la prière fraternelle de tous les catholiques de France. Après les épreuves de ces derniers mois, puisse le diocèse de Lyon poursuivre le travail de vérité et de réconciliation qu’il a engagé et renouveler son élan missionnaire avec un cœur pur. La Conférence des évêques de France remercie le cardinal Philippe Barbarin pour ce qu’il a apporté à l’Église en France pendant son service épiscopal à Moulins et à Lyon depuis 1998. Elle lui exprime son amitié fraternelle, alors que commence pour lui un temps nouveau de son ministère au service du Christ et de l’Église. Avec lui, elle espère que l’issue des procédures engagées contribuera à l’apaisement des personnes victimes, à qui elle redit sa profonde douleur de ce qu’elles ont pu subir».

Le cardinal a diffusé cet entretien :

L’archidiocèse de Lyon est le second de France en terme de population, derrière celui de Paris, avec 1 979 006 habitants, dont 530 prêtres résidents, parmi lesquels 343 sont en activité. Il compte deux évêques auxiliaires, Mgr Patrick Le Gal et Mgr Emmanuel Gobilliard.

Monseigneur Jean-Claude Boulanger a remis sa démission
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L’évêque de Bayeux-Lisieux a eu 75 ans le 1er mars. Il explique à Tendance Ouest :

J’attendrai qu’il accepte. En attendant qu’il nomme un successeur, il peut choisir de me nommer évêque administrateur. Je continuerai d’administrer le diocèse, mais je ne peux plus, par exemple, nommer de curé. Ou bien je prends ma retraite tout de suite et c’est un prêtre du diocèse qui devient administrateur.”

Comment est nommé un évêque ?

“Tous les trois ans, dans chaque région, les évêques proposent trois noms. Parmi ceux-là, trois sont présentés au pape, qui peut en choisir un ou nommer quelqu’un d’autre. Ce n’est pas forcément un Normand. J’espère qu’au début de l’été, l’évêque aura été nommé. Si un candidat dit non, il faut recommencer toute la procédure.”

Il peut y avoir des refus ?

“Il y en a. Il faut savoir encaisser, avoir un certain âge, une expérience de la responsabilité. Les gens demandent un évêque présent, à l’écoute, proche d’eux. Quelqu’un qui ne vienne pas mettre de l’huile sur le feu mais de l’huile dans les rouages. Il faut faire confiance à ses collaborateurs. Il y a, dans le diocèse, 160 prêtres et diacres en activité, 150 salariés et des milliers de bénévoles, au moins 5 000. Enfin, il faut être en bonne santé.”

Qu’allez-vous faire ensuite ?

“Je vais m’occuper de mon jardin ! Je vivrai comme un simple prêtre. Je vais retrouver mes amis et ma famille entre Boulogne, Calais, Saint-Omer… Mes racines.”

Bravo à Mgr Roland
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L’évêque de Belley-Ars tranche avec ses confrères, et cela n’est pas pour nous déplaire :

Plus que l’épidémie du coronavirus, nous devons craindre l’épidémie de la peur ! Pour ma part, je me refuse de céder à la panique collective et de m’assujettir au principe de précaution qui semble mouvoir les institutions civiles.

Je n’entends donc pas édicter de consignes particulières pour mon diocèse : les chrétiens vont-ils cesser de se rassembler pour prier ? Vont-ils renoncer à fréquenter et à secourir leurs semblables ? Hormis les mesures de prudence élémentaire que chacun prend spontanément pour ne pas contaminer les autres lorsqu’il est malade, il n’est pas opportun d’en rajouter.

Nous devrions plutôt nous souvenir que dans des situations bien plus graves, celles des grandes pestes, et alors que les moyens sanitaires n’étaient pas ceux d’aujourd’hui, les populations chrétiennes se sont illustrées par des démarches de prière collective, ainsi que par le secours aux malades, l’assistance aux mourants et la sépulture des défunts. Bref, les disciples du Christ ne se sont ni détournés de Dieu ni dérobés au semblable. Bien au contraire !

La panique collective à laquelle nous assistons aujourd’hui n’est-elle pas révélatrice de notre rapport faussé à la réalité de la mort ? Ne manifeste-elle pas les effets anxiogènes de la perte de Dieu ? Nous voulons nous cacher que nous sommes mortels et, nous étant fermés à la dimension spirituelle de notre être, nous perdons pied. Parce que nous disposons de techniques de plus en plus élaborées et plus performantes,  nous prétendons tout maîtriser et nous occultons que nous ne sommes pas les maîtres de la vie !

Au passage, notons que l’occurrence de cette épidémie au moment des débats sur les lois de bioéthique nous rappelle fort heureusement notre fragilité humaine ! Et cette crise mondiale présente au moins l’avantage de nous rappeler que nous habitons une maison commune, que nous sommes tous vulnérables et interdépendants, et qu’il est plus urgent de coopérer que de fermer nos frontières !

Et puis nous semblons tous avoir perdu la tête ! En tous cas nous vivons dans le mensonge. Pourquoi focaliser soudainement notre attention sur le seul coronavirus ? Pourquoi nous cacher que chaque année, en France, la banale grippe saisonnière fait entre 2 à 6 millions de malades et provoque environ 8.000 décès ? Nous semblons avoir également évacué de notre mémoire collective le fait que l’alcool est responsable de 41.000 décès par an, tandis qu’on estime à 73.000 ceux qui sont attribués au tabac !

Loin de moi donc, l’idée de prescrire la fermeture des églises, la suppression de messes, l’abandon du geste de paix lors de l’Eucharistie, l’imposition de tel ou tel mode de communion réputé plus hygiénique (ceci dit, chacun pourra toujours faire comme il voudra !), car une église n’est pas un lieu à risque, mais un lieu de salut. C’est un espace où l’on accueille celui qui est la Vie, Jésus-Christ, et où par lui, avec lui et en lui, on apprend ensemble à être des vivants. Une église doit demeurer ce qu’elle est : un lieu d’espérance !

Faut-il se calfeutrer chez soi ? Faut-il dévaliser le supermarché du quartier et constituer des réserves afin de se préparer à tenir un siège ? Non ! Car un chrétien ne craint pas la mort. Il n’ignore pas qu’il est mortel, mais il sait en qui il a mis sa confiance. Il croit en Jésus qui lui affirme : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vite et croit en moi ne mourra jamais » (Jean 11, 25-26). Il se sait habité et animé par « l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts » (Romains 8, 11).

Et puis un chrétien ne s’appartient pas à lui-même, sa vie est donnée, car il suit Jésus, qui  enseigne : « Celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Evangile la sauvera » (Marc 8, 35). Il ne s’expose certes pas indûment, mais il ne cherche pas non plus à se préserver. A la suite de son Maître et Seigneur crucifié, il apprend à se donner généreusement au service de ses frères les plus fragiles, dans la perspective de la vie éternelle.

Alors, ne cédons pas à l’épidémie de la peur ! Ne soyons pas des morts-vivants ! Comme dirait le pape François : ne vous laissez pas voler votre espérance !

Toutes les messes annulées dans le diocèse de Beauvais
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Il n’y a pas de messe dominicale en raison du coronavirus, mais le magasin Auchan est ouvert… La religion du Verbe incarné doit s’écraser, mais pas la religion du consumérisme… Comme l’écrit Laurent Dandrieu

Dans les temps où l’on avait la foi, en cas d’épidémie on emplissait les églises pour prier Dieu de nous en préserver. Aujourd’hui, on se calfeutre chez soi en espérant être assez chanceux pour s’en tirer. Et l’Eglise elle-même collabore à cette écœurante laïcisation.

Voici le communiqué de Mgr Jacques Benoit-Gonnin, évêque de Beauvais, Noyon et Senlis

Chers frères et sœurs,

Un arrêté du Préfet de l’Oise, sur décision du Ministre de l’Intérieur, interdit tout rassemblement dans l’Oise, jusqu’à nouvel ordre. Cela vaut pour les messes dominicales.

J’ai donc demandé aux curés de prendre acte de ce dispositif et de le mettre en œuvre pour toutes les célébrations prévues, dès ce week-end.

Ne pas célébrer l’eucharistie dominicale, est-ce bien juste ? Ça l’est, parce que le dispositif mis en œuvre par les autorités civiles se justifie par la nécessité de protéger la population de l’Oise, considérée comme particulièrement exposée, face à un virus contagieux  réclamant des mesures spécifiques, notamment pour des populations à risque, bien présentes dans notre population.

Pour autant, nous ne manquerons pas de vivre le « Jour du Seigneur » ! La chaîne de TV France 2 diffuse la messe ; la radio France Culture fait de même.

Nous pouvons prier avec les textes du 1er dimanche de Carême, facilement accessibles, si nous n’avons pas de missel.

Les curés et tous les prêtres ne manqueront pas de célébrer, chez eux, et ils le feront pour tous les fidèles et toute l’humanité, contrariés, de multiples manières, dans la possibilité de célébrer leur foi chrétienne.

Enfin, le Seigneur ne fera pas reproche aux fidèles qui voulaient se réunir et qui ne peuvent pas le faire ! Il donnera à chacune et chacun, dans les circonstances exceptionnelles que nous connaissons, les grâces dont il a besoin pour poursuivre sa route et témoigner de sa foi.

À toutes et à tous mes sentiments cordiaux et dévoués, ainsi que l’assurance de ma prière suppliante et confiante.

Terrible nouvelle dans le diocèse de Gap
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Communiqué du diocèse :

C’est avec une immense tristesse que nous vous annonçons que, ce vendredi 28 février, a été retrouvé le corps sans vie du père Sébastien Dubois. Il s’est donné la mort.

Aujourd’hui, nous pleurons avec tous ceux qui sont affligés par cette mort soudaine : ses proches et ses paroissiens.

Ce soir, un temps de prières aura lieu à partir de 20h à l’église des Cordeliers, avec adoration puis office des défunts présidé par Mgr Xavier Malle.

Le Seigneur détruira la mort pour toujours.

Il essuiera les larmes sur tous les visages,

et par toute la terre il effacera l’humiliation de son peuple ; c’est lui qui l’a promis.

Isaïe 25, 8

Essayer d’autres évêques
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C’est un peu ce que l’on se dit quand on découvre le dernier ouvrage de Mgr Wintzer, archevêque de Poitiers, sur la question du prêtre et de sa place est aujourd’hui, suite aux scandales à répétition des dernières années et la recommandation synodale sur l’ordination d’hommes mariés. Alors que l’exhortation du pape suite au synode sur l’Amazonie n’était pas encore sortie, Mgr Wintzer rédigeait son ouvrage en pariant sur une ouverture du sacerdoce aux hommes mariés… Erreur ? Non, comme il le déclare dans Famille chrétienne :

Monseigneur Wintzer, archevêque de Poitiers, demande à ses confrères de discuter du sujet lors de la prochaine assemblée de la CEF. Et si on essayait d’autres évêques ?

L’évêque de Montauban demande au maire de rebâtir l’église de Lafrançaise
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Mgr Ginoux a adressé un courrier à Thierry Debreil, maire socialiste de la commune Lafrançaise. Il lui demande de rebâtir l’église Saint-Georges, fermée depuis 2011 à cause de fissures dans les voûtes… Cette église a été détruite par les protestants au XVIe siècle, reconstruite au XVIIe siècle, puis agrandie au XIXe siècle.

“J’espère, que dans vos objectifs, vous reviendrez à cette question cruciale de l’église. Vous souhaitez que le bourg centre de Lafrançaise soit vivant : rendez-lui son âme”.

Les voûtes sont fissurées, les piliers menacent de s’enfoncer. Des travaux ont déjà été entrepris en 2017, à hauteur de 150 000 euros. Mais pour la rénover entièrement, il faudrait compter au moins un million d’euros.

Thierry Delbreil dénonce une ingérence :

“Il nous dit de raser l’église. Le ton est extrêmement dirigiste et affirmatif. L’église c’est l’image de notre commune. Je ne suis pas sûre que ça soit à lui de décider”.

Candidat à sa réélection, le maire porte le projet de rénovation de l’église Saint-Georges dans son programme, “étape par étape. En commençant par rénover les piliers“.

Mgr Bernard Ginoux se défend de toute ingérence :

“Il ne faut pas dire que l’évêque fait de la politique, je suis un citoyen comme un autre et l’église est un des enjeux de cette campagne. C’était dans son programme en 2014 et je constate que tout n’a pas été fait, à l’occasion des municipales je dis simplement à Thierry Delbreil “Monsieur le maire, réveillez-vous”.”

L’association locale Saint-Georges, qui oeuvre à sa préservation, a envoyé un courrier pour bénéficier du loto du Patrimoine, l’opération nationale de restauration de monuments historiques. Ses membres espèrent bénéficier d’une aide financière et voir un jour les portes de l’église se rouvrir.

Addendum : voici la lettre de Mgr Ginoux 

Les évêques de la Province Pays de Loire – Bretagne réunis à Pontmain
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A l’occasion de leur formation annuelle, les évêques de la province épiscopale Bretagne et des Pays de la Loire se sont réunis les 5 et 6 février à Pontmain en Mayenne. Philosophes, théologiens, psychologues sont intervenus autour du thème Les ruptures anthropologiques sous-jacentes au monde contemporain. Il y avait ainsi

  • Anne-Marie Pelletier : Professeur des universités, agrégée de lettres modernes et docteur en sciences des religions
  • Pierre Le Coz : Agrégé de philosophie et docteur en sciences de la vie et de la santé, Pierre Le Coz est professeur de philosophie à l’UFR de médecine de Marseille, où il dirige le département des sciences humaines. Les travaux de recherche placés sous sa responsabilité portent sur la bioéthique et l’éthique médicale.
  • Jean-François Braunstein : philosophe et professeur d’université français, dont les travaux portent principalement sur l’histoire des sciences et la philosophie des sciences. il se consacre à des enseignements de philosophie pratique (éthique médicale et hospitalière) en partenariat avec le Centre de formation du personnel hospitalier de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris.
  • Gemma Serrano : Docteur en théologie, co-directeur du département de recherche Humanisme numérique du Collège des Bernardins.
  • Alexandra Boissé : psychologue en Unité de soins palliatifs.
  • Denis Moreau : professeur d’histoire de la philosophie moderne et de philosophie de la religion à l’Université de Nantes.
Les chrétiens ne doivent pas déserter le champ politique
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Mgr Eychenne, évêque de Pamiers, déclare dans La Dépêche :

“Les chrétiens, alors qu’ils ont leur regard tourné vers un royaume qui n’est pas de ce monde, seraient-ils de ceux qui renonceraient à s’engager dans un effort de transformation de la société ?”

“Non : Nous croyons au contraire que la foi peut être un moteur puissant de changement social”.

“Comment pourrait alors se traduire cet engagement ? On peut distinguer deux grands domaines : l’éducation et la politique”.  “Le monde se transforme à mesure que les personnes individuelles modifient leurs attitudes et deviennent plus respectueuses de la création, des autres créatures humaines, de la justice et de l’équité”

On ne doit pas “déserter le champ politique, car l’organisation sociale peut favoriser, comme elle peut entraver, le développement humain intégral visé par l’éducation déployée”

Mgr Eychenne invite les chrétiens à “s’engager non seulement dans une conversion individuelle, mais aussi dans un effort de modification de l’organisation de la société”.

“La conception que nous avons de l’homme, de sa place dans la société et dans l’environnement, devrait parfois nous conduire à prendre position au regard du respect de la nature, de la protection de la vie, de l’aménagement du territoire, d’une juste redistribution des richesses, de la participation de tous au bien commun, de l’accueil des plus fragiles”.

Mgr Rivière surenchérit pour empêcher l’installation de l’Institut du Bon Pasteur
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Sur son blogue, l’abbé Aulagnier, membre de l’Institut du Bon Pasteur, raconte ses échanges avec l’évêque d’Autun, Mgr Rivière, qui l’a empêché de racheter une maison :

Lorsque M. l’Abbé Philippe Laguérie me demanda de quitter la direction du séminaire de Courtalain, Séminaire de l’Institut du Bon Pasteur, dans le diocèse de Chartres, il me confia la responsabilité de l’œuvre des retraites ignaciennes de l’Institut. Je me suis mis à l’œuvre sans retard. L’Institut n’avait pas de bâtiment à cet effet. Dès le début, j’ai trouvé « hospitalité » pour cette œuvre en la Maison du Centre Spirituel Notre-Dame du Chêne tenue par les Petits Gris, dans le diocèse du Mans. C’était parfait pour commencer. La communauté était accueillante, me laissait toute liberté pour célébrer, au beau maître-autel, la Messe tridentine. Toutefois, je cherchais toujours…

J’avais trouvé une belle et grande propriété dans le diocèse de Rouen, en direction de Calais, dont on parlait beaucoup à l’époque. J’ai rencontré Mgr. Dominique Lebrun, évêque du diocèse, pour lui parler de la chose. Il n’a pas manifesté une opposition formelle. C’est l’association propriétaire qui, finalement, n’a pas donné suite. Mgr. Lebrun m’a même pro­posé de me mettre en relation avec une communauté de religieuses dans la région dont il me donna l’adresse. Ce que je fis immédiatement. Elles ne purent donner suite. Et c’est ainsi que j’ai prêché les retraites spirituelles à Notre-Dame du Chêne, d’Octobre 2016 à Juillet 2019.

C’est alors qu’on me parla d’une propriété à vendre dans le diocèse d’Autun, à Verosvres exactement. Une ancienne école mise en liquidation judiciaire… C’était la cité natale de sainte Marguerite-Marie Alacoque, près de Paray-le-Monial, ville où j’avais « entendu » l’appel du Seigneur lors d’une retraite spirituelle, les Exercices du Sacré-Cœur, prêchée par le Père Roustand.

Mon « sang » n’a fait qu’un tour ! J’ai été ordonné en effet le 17 Octobre 1971, jour de la fête de sainte Marguerite-Marie Alacoque… Avec Maître André Boscher, un ami, nous sommes allés immédiatement visiter la propriété. Nous étions en Novembre 2017. M. Marchadier, qui m’avait informé de la vente, était aussi au rendez-vous. Ce bien immobilier, en liquidation judiciaire, était mis en vente. On pouvait faire une bonne affaire. J’en ai informé l’Institut du Bon Pasteur et suis, quelques jours plus tard, retourné le visiter avec M. l’abbé Vella, supé­rieur du District de l’Institut. Ce n’était donc pas une affaire qui m’était personnelle. Cette maison me plut. Elle correspondait à ce que je voulais en faire. Je suis allé visiter le liquida­teur judiciaire pour avoir de plus amples informations. Puis j’ai demandé un rendez-vous à l’évêque d’Autun, Mgr. Benoît Rivière. Je l’ai visité fin mai, début juin 2018. Je me suis pré­senté sans cacher quoi que soit de mon parcours sacerdotal. Il m’a écouté paisiblement. L’entretien a bien duré une heure trente. Il fit très peu de remarques, m’écouta tranquillement. A l’issue de l’entretien, il me dit qu’il me répondrait dans les trois semaines.

Dans l’attente de sa réponse, je suis allé visiter Dom Pateau, Père Abbé de Fontgombault, pour lui demander un soutien financier. Il fit venir son cellérier. Le contact fut positif. Il me laissait entendre une aide substantielle… Il m’avait aidé lorsque j’ai eu des ennuis de chauf­fage au Séminaire Saint-Vincent-de-Paul à Courtalain. Un prêt. Je suis allé également visiter le Père Abbé de Randol, toujours très bien accueilli, mais il avait reçu le conseil de son cellé­rier, de « serrer les boulons ». Je suis reparti sans promesse de soutien. Je suis allé également visiter le monastère de Flavigny. Il fit un geste.

L’évêque d’Autun tint parole. Je reçus de fait sa lettre trois semaines après ma visite. La réponse était négative. J’en informai immédiatement M. Marchadier, le Père Abbé de Fontgombault par courriel, leur  transmettant le principal de la lettre, les raisons invoquées.

C’était le Vendredi 29 Juin 2018 à 18h13.

Révérendissime Père Abbé (Père Abbé de Fontgombault)

Je reçois ce jour, en la fête des saints Pierre et Paul, la réponse négative de Mgr Benoît Rivière. Il ne veut pas que je m’installe à Verosvre. C’est une grande déception. Les raisons invoquées me semblent très légères. Je vais lui répondre dans quelques jours. Ces évêques n’ont pas le sens ni de l’apostolat, ni des affaires… immobilières.

Voici ses raisons :

« – C’est un projet qui est trop lié à votre seule personne ?

– Les limites liturgiques consistant à ne pas célébrer le rite selon la forme ordinaire risquent, à terme, de voir émerger comme des petites églises « parallèles » ;

– L’unité dans la foi ne fait pas de doute, bien sûr ! Mais je dois aussi mesurer l’impact dans un presbyterium et dans le peuple de Dieu tout entier de ce que représenterait un tel foyer spirituel uniquement attaché à l’Institut du Bon Pasteur, dans un endroit aussi important qu’est le lieu de naissance de sainte Marguerite-Marie Alacoque. »

Veuillez croire,… etc.

 

Ces trois raisons sont un peu contradictoires, la 1ère et la 3ème se rejettent.

Raison 1 : Ce projet me serait trop personnel. Mais « un tel foyer spirituel serait uniquement attaché à l’Institut du Bon Pasteur », ce qui pourrait gêner le presbyterium… ».

Soit ce projet est « personnel », soit il est « commun à tout l’Institut ». Une affirmation exclut l’autre !

Quant à la raison 2 : « Il y aurait péril de créer de petites églises « parallèles » ».

Ce péril ne semble pas avoir gêné le Souverain Pontife pour nous donner l’exclusivité du rite… Allez comprendre… Et très souvent, Benoît XVI a rappelé que la coexistence des deux rites ne diviserait en rien l’unité des diocèses. Il a rappelé cela mille fois ; le 24 Octobre 1998, lors du pèlerinage des instituts Ecclesia Dei à Rome, puis aussi à Fontgombault… J’ai très souvent commenté ces affirmations.

Quel drame ! Mais j’accepte sa décision, acceptation qui « portera du fruit quoiqu’il arrive », me dit-il. J’ose l’espérer.

Paul Aulagnier

 

Comme je l’avais dit au Père Abbé, et comme j’en avais le droit, j’ai adressé une supplique à Mgr. Rivière : un vrai plaidoyer montrant que ses trois raisons, surtout la deuxième, n’étaient pas solidement fondées et qu’il fallait qu’il revienne sur sa décision.

Voilà cette plaidoirie. Je ne l’ai pas publiée jusqu’à ce jour, espérant contre toute espérance une nouvelle réponse. Il n’a jamais répondu. Mieux, il a tout fait pour que je ne puisse pas acheter ce bien à Verosvre, faisant surenchères sur surenchères. Je vous le dirai ci-dessous. Il a vraiment refusé mon installation, celle de l’Institut du Bon Pasteur… alors qu’initialement, c’est certain, il ne s’intéressait nullement à ce bâtiment, ne voulait pas l’acheter. J’ai des témoignages formels. Mais, sans le dire, tout en le faisant, il ne voulait pas de la Tradition dans ce lieu. C’est pourquoi je me permets aujourd’hui d’intituler ma lettre « La haine est mauvaise conseillère ». Il risque de le regretter ! Ou mieux encore : « Messeigneurs ! Ouvrez vos cœurs » comme vous le demande Benoît XVI s’inspirant de saint Paul.

Voilà ma lettre ouverte. C’est aussi une thèse.

 

Lettre ouverte à Mgr Benoît Rivière

« La haine est mauvaise conseillère »

Ou

Messeigneurs ! Ouvrez vos cœurs

 

Monseigneur,

J’ai bien reçu votre lettre du 26 juin 2018 me donnant votre réponse négative à l’installation de l’Institut du Bon Pasteur (IBP) dans votre diocèse à Verosvres, pour la création de ce que Benoît XVI appelait un « oasis » de chrétienté.

Il me semble devoir et pouvoir faire une instance auprès de votre autorité. Les trois raisons invoquées me semblent être en effet contestables. La première et la troisième raisons me semblent un peu contradictoires. Soit le projet m’est personnel, soit il engage l’Institut du Bon Pasteur (IBP). Je vous confirme bien que j’agis dans ce projet au nom de l’Institut du Bon Pasteur, institut qui a été fondé par le pape Benoît XVI en 2006, et qui est donc une œuvre parfaitement catholique, qui plus est de droit pontifical. Ce qui est une garantie de catholicité. Vous le reconnaissez, du reste.

Quelle crainte légitime pourrait nourrir votre « presbyterium » et le peuple de Dieu qui est sous votre responsabilité ? Ne doit-on pas tout faire au contraire pour faciliter l’unité de l’Eglise et de ses membres ? Cette volonté d’union n’est-elle pas la volonté expresse des Souverains Pontifes et, particulièrement, des trois derniers  papes, Jean-Paul II, Benoît XVI et le pape François ? Votre décision d’exclure l’Institut du Bon Pasteur en refusant son installa­tion dans votre diocèse ne facilite en rien cette union mais, bien au contraire, fomente la divi­sion et cherche à perpétuer des conflits. Ce qui est parfaitement dommageable. Je suis un homme attaché, certes, à mes idées qui, je l’espère, sont romaines, mais aussi un homme de concorde. Vous manquez une belle occasion !

Mais je m’arrêterai surtout à votre deuxième raison : « Les limites liturgiques consistant à ne pas célébrer le rite selon la forme ordinaire risquent, à terme, de voir émerger comme des petites églises « parallèles » ».

Cette crainte ne fut pas celle de Jean-Paul II lorsqu’il publia son Motu Proprio Ecclesia Dei, ni de Benoit XVI dans son Motu Proprio Summorum Pontificum, ni du cardinal Dario Castrillón Hoyos dans son discours du 24 Mai 2003, ni du cardinal Alfons Maria Stickler dans ses nombreuses interventions publiques, ni du cardinal Antonio Cañizares dans son discours de 2002 à Rome. Tous ces cardinaux, sans oublier le cardinal Joseph Ratzinger, ont soutenu la « politique liturgique » des derniers Pontifes qui veulent la célébration de la Messe tridentine dans l’Eglise. La chose me paraît importante.

Permettez-moi de retenir un peu longtemps votre attention sur ce sujet tant l’affaire est d’importance, pour moi et l’Institut du Bon Pasteur. Je vous montrerai que votre décision n’épouse pas la volonté des Pontifes.

Je ferai, tout d’abord, allusion à la création par le pape Jean-Paul II en 2001-2002, de l’Administration Apostolique Saint-Jean-Marie-Vianney au Brésil, dans le diocèse de Campos. Deux documents majeurs doivent retenir notre attention en cette affaire :

– la lettre du Pape intitulée Ecclesiae Unitas, du 25 Décembre 2001 et

– le décret du cardinal Giovanni Battista Re, du 18 Janvier 2002.

Ces deux documents accordent aux prêtres de cette Administration Apostolique, dans les églises dont ils ont la charge, la facultas de célébrer la Sainte Messe dans le rite dit de Saint-Pie V.

Ce sont des textes historiques.

[…]

 

La suite de cette affaire

J’attendais une réponse, vous dis-je, à cette supplique. Rien ! Aucune réponse. Or, tant que la supplique est pendante, et elle l’est tant qu’elle n’a pas reçu de réponse, il est permis au sujet de suspendre l’obligation de l’ordre. Je ne doutais pas que Mgr. Benoît Rivière ait eu connais­sance de la supplique. Il gardait toutefois le silence, j’étais en droit de penser, du moins jusqu’à ce que j’ai eu connaissance de sa surenchère, qu’il consentait tacitement à la supplique et qu’il me laissait le champ libre. La sagesse populaire ne dit-elle pas : « Qui ne dit mot, consent ». Fort de ce principe moral, j’ai poursuivi « mon affaire » d’autant que Mgr. Eric Aumonier, l’évêque de Versailles, venait de me faire savoir, à la fin de l’été 2018, que je devais quitter la paroisse de Rolleboise, l’église Saint-Michel, où j’exerçais mon ministère depuis 10 ans, ayant atteint l’âge de la retraite, 75 ans. Il fallait nécessairement que je trouve un endroit où m’installer. Verosvres ferait très bien l’affaire. Deux raisons pour poursuivre mes efforts. Je suis citoyen français, en possession de mes droits de citoyen ; personne, même un évêque, ne pourrait s’opposer à cette installation.

Je fis une première proposition de 100.000 €uros, dans le bureau de liquidateur judiciaire. C’était trop peu, me dit-on. J’en fis une autre à 150.000 €, puis à 175.000 €. C’est alors que nous apprenons par le liquidateur judicaire que nous avions dans cette affaire, un concurrent sérieux. Nous étions peu considérés par le liquidateur qui nous avait demandé la preuve de notre avoir bancaire ; ce que la banque fit en reconnaissant que nous avions un avoir à l’époque, nous devions être début Février 2019, de 175.000 euros. Mon ami, Maître Boscher, a essayé d’argumenter auprès du juge du Tribunal de Grande Instance. Sa lettre était pleine de bon sens. Nous savions que nous avions un concurrent, mais toujours pas que c’était l’évêque du lieu qui surenchérissait. Nous savions seulement que le liquidateur judiciaire n’avait pas cru nécessaire de lui imposer la même condition qu’à nous. Sa surface financière était suffi­samment connue. C’était certainement un marchand de biens qui s’était subitement intéressé à l’affaire, pensions-nous… On est naïf quand même ! Je m’étais informé : on n’avait vu aucune visite depuis mes passages. Il fallait que l’acquéreur « potentiel » connaisse les lieux. L’évêque, lui, les connaissait. Un couvent de religieuses se trouvait à vingt mètres de la propriété convoitée… Un évêque visite toujours ses ouailles…

Voici la lettre de Me Boscher :

Me André BOSCHER

Résidence Sphinx

26 Avenue du Maréchal Montgoméry

Appt 202

14000 CAEN

[email protected]

 

A l’attention de Madame le Juge Commissaire

Dossier : Lycée professionnel Sainte Marguerite-Marie, VEROSVRES

Madame,

Je viens vous apporter des précisions concernant le dossier ci-dessus indiqué.

A titre personnel, je suis le conseiller juridique bénévole du Fonds de dotation Entraide et Tradition, créé le 9 Novembre dont les statuts ont été déposés à la Préfecture (si vous le dési­rez, je peux vous adresser par la poste une photocopie desdits statuts).

Le président de ce Fonds est M. l’Abbé Paul AULAGNIER, membre d’un institut de droit pontifical romain.

Depuis des mois, le président de ce Fonds de dotation recherchait un lieu, loin du bruit avec des bâtiments spacieux pouvant recevoir des adultes et des enfants.

Notre président, ayant eu connaissance de la mise en vente dudit lycée, je l’ai accompagné au mois de mars 2018 à VEROSVRES pour découvrir l’ensemble immobilier, sous la conduite de Me GODILLOT, huissier de justice à PARAY-LE-MONIAL, mandaté pour ce faire par Me Jean-Jacques DESLORIEUX, liquidateur mandataire de ce dossier.

Immédiatement, nous avons découvert à VEROSVRES ce que nous recherchions depuis des mois.

En plus de la qualité des lieux, l’ensemble immobilier est situé à proximité immédiate de la maison natale de l’une des saintes de France les plus connues non seulement en Bourgogne mais dans toute la France, je parle ici de sainte Marguerite-Marie ALACOQUE.

J’ai pris contact avec le secrétariat du mandataire liquidateur pour prendre un rendez-vous en vue d’étudier le dossier de vente et les conditions (comme j’ai toujours pratiqué pendant mes quarante ans de titulaire notarial en Normandie, à Tilly-sur-Seulles). A ce stade, j’ai eu la surprise de découvrir qu’il n’était pas facile d’obtenir un rendez-vous chez Me DESLORIEUX. Avec beaucoup de difficultés, j’ai obtenu un rendez-vous de dix minutes à CHALONS-SUR-SAÔNE pour découvrir le dossier juridique ! (je n’en dis pas plus), rendez-vous cordial mais peu instructif !!

Suite à un échange de courriels, nous avons accepté, savoir :

– Toutes les servitudes (actives et passives) pouvant grever les biens immobiliers sans aucune précision sur lesdites servitudes ! Mais je vous précise que nous avons accepté lesdites servi­tudes.

– Les biens en leur état au jour de l’acquisition.

– Et le paiement du prix et des frais comptants et sans emprunt.

La régularisation de l’acte authentique devant avoir lieu six mois après la signature du compromis, et ce pour que le mandataire liquidateur réunisse un dossier complet à soumettre au tribunal et que le notaire demande toutes les pièces administratives. De plus, ce délai pro­posé par le liquidateur et accepté par nous-mêmes, nous donnait le temps nécessaire pour réunir tous les fonds.

Me DESLORIEUX nous a alors demandé une attestation bancaire d’AVOIRS en banque. J’ai donc sollicité nos membres de nous fournir des garanties comme je l’ai toujours fait dans mes dossiers en Normandie, pendant quarante ans, et ce sans aucune difficulté avec les liquida­teurs mandataires.

Début juillet 2018, le président du Fonds Entraide et Tradition a dicté un courrier à Me DESLORIEUX offrant 150.000 €uros comptant, plus frais d’acte pour les biens de VEROSVRES.

Là, un incident se produisit, car le courriel de l’offre n’arriva jamais en l’étude du liquida­teur.

Devant le silence des vacances, je n’ai découvert cette situation que fin Août 2018 ; à ma connaissance, à cette date, nous étions les seuls à avoir réalisé une offre dans ce dossier. Je découvre également que le liquidateur désire recevoir une seule attestation bancaire d’AVOIRS et n’accepte pas d’autres garanties. Immédiatement, nous réunissons le maximum de fonds pour faire établir l’attestation. Sauf erreur de ma part, une réunion a eu lieu en votre tribunal pour constater qu’il n’y avait pas de nouveau dans ce dossier et notre offre n’aurait pas été évoquée puisque ladite attestation de la banque n’avait pas encore été établie.

Les mois d’Octobre et de Novembre 2018 se sont écoulés sans aucune nouvelle. A partir de la deuxième quinzaine de Novembre, le Crédit Agricole de BRETTEVILLE L’ORGUEILLEUSE a pu nous établir une attestation d’AVOIRS de 175.000 €uros environ (je pense que Me DESLORIEUX vous a déposé une photocopie).

Début Décembre 2018, lors d’un rare entretien téléphonique avec MeDESLORIEUX, j’ai la surprise de découvrir qu’une deuxième offre existait sans que nous en ayons été prévenus.

________________

J’aimerais attirer votre attention, savoir :

– Que les biens immobiliers dont il s’agit ont un caractère particulier quant à leur situation par rapport à la MAISON NATALE de sainte Marguerite-Marie. D’ailleurs, les fondateurs l’ont si bien ressenti lors de la création dudit lycée en donnant le nom de Sainte Marguerite-Marie à ce lycée. Il y a donc lieu de protéger l’ensemble de ce lieu UNIQUE.

Vous comprendrez très bien ce que je pense en la matière. Pour expliciter ma pensée, c’est comme si à LOURDES, l’esplanade devant la Grotte, était à vendre sans la Grotte. Dans les deux cas, à LOURDES et à VEROSVRES, les biens forment un tout indissociable.

C’est la raison pour laquelle nous proposons impérativement d’intégrer dans l’acte authen­tique, savoir :

– 1 – que l’appellation des biens vendus et acquis sera « MAISON SAINTE MARGUERITE-MARIE »,

– 2 – d’introduire dans ce même acte authentique une clause valable 99 ans ou plus si vous le désirez, en cas de vente ou de donation au cours de la durée ci-dessus,

 

– A) une clause de PREFERENCE au profit de la Communauté religieuse de PARAY-LE-MONIAL où a vécu la Sainte de Bourgogne et, en cas de renonciation par ladite Commu­nauté, ce même droit de PREFERENCE existerait au profit du diocèse (Eglise Catholique Apostolique et Romaine) dudit lieu ;

– B) de même une clause de droit de préemption pour les mêmes personnes morales ci-dessus désignées.

Je suis à votre entière disposition pour vous proposer une rédaction desdites clauses.

______________

Dans notre projet de « MAISON SAINTE MARGUERITE-MARIE », vous constaterez qu’il n’y a aucun aspect commercial ou financier et au nom du Fonds de dotation Entraide et Tra­dition, je suis autorisé à porter l’offre de 150.000 € à 175.000 € comptant plus frais.

Au cas où cette nouvelle offre ne serait pas retenue, n’y aurait-il pas la possibilité d’une mise en vente aux enchères ?

Restant à votre entière disposition pour vous fournir tous renseignements complémentaires, je vous prie de croire, Madame, à l’expression de mes sentiments respectueux.

André BOSCHER

 

Le juge du Tribunal de Grande Instance lui répondit une lettre laissant entendre que nous n’étions pas les mieux placés en cette affaire et qu’elle n’avait en vue que les intérêts des créanciers, ce que je trouvais juste…

De : TGI-MACON/CIVIL <[email protected]>
À : andré BOSCHER <[email protected]>
Envoyé le : Lundi 11 février 2019 16h03
Objet : RE: envoi complémentaire à celui d’hier suite à un paragraphe manquant BOSCHER André

Monsieur,

En réponse à vos différents messages, je vous confirme que les autorisations de vente de gré à gré sont soumises à mon autorisation.

Dans l’intérêt des créanciers, le juge commissaire privilégie la meilleure offre, ce qui n’est pas le cas de la vôtre.

Recevez mes respectueuses salutations.

Juliette COMPAROT TGI Mâcon juge commissaire

A la date du 11 Février 2019, nous savions que c’était Mgr Benoît Rivière, Evêque d’Autun, qui avait surenchéri sur notre offre. Une réunion s’était tenue en effet  au Tribunal avec le juge, le liquidateur judiciaire et le représentant de l’association propriétaire, en liquidation. Ce dernier en avait informé Me Boscher. Nous ne savions pas la hauteur de sa mise. Le bon sens et l’intuition des affaires nous permirent de conclure que l’évêque avait dû faire une proposi­tion à hauteur de 200.000 euros. Nous fîmes alors très rapidement une surenchère. Nous l’avons portée à 210.000 euros.

C’est ce que Me Boscher confirmait au magistrat, le surlendemain :

 

De : andré BOSCHER <[email protected]>
À : TGI-MACON/CIVIL <[email protected]>
Envoyé le : Mercredi 13 février 2019 15h56
Objet : dossier Lycée prof. Ste Marguerite-Marie

Destinataire : Madame Juliette COMPAROT  TGI Macon  – Juge Commissaire.

Madame,

Je vous remercie de votre envoi du 11 courant. Au nom du Fonds de dotation ENTRAIDE et TRADITION je suis chargé par son Président, Monsieur l’Abbé Paul AULAGNIER, de vous faire une nouvelle offre de DEUX CENT DIX MILLE euros plus frais d’acte (210.000 euros).

Je vous prie de croire, Madame, à l’expression de mes sentiments respectueux.

André BOSCHER.

Le lendemain du 11 février 2019, en la fête de ND de Lourdes, je recevais un téléphone d’un ami bordelais. Il s’intéresse à mes problèmes de Verosvres et me conseille de me mettre en relation avec M. Latour, notaire à Périgueux, que je connaissais bien du temps de mes fonctions dans la FSSPX, « il a quelque chose, me dit-il, à vous proposer ». Aussi dit, aussitôt fait, je téléphone à M. Latour. Il me parle de cette propriété de Thiviers, un ancien couvent, « le Couvent Saint-Paul ». Il m’adresse les photos du convent, extérieures, intérieures. Me laisse entendre que l’affaire pourrait se faire à « petit prix. Je file le visiter avec Me Boscher. De fait, cette propriété convenait  parfaitement. D’un côté, les pèlerins de Paray-le-Monial, de l’autre, les Pèlerins de saint Jacques de Compostelle, nombres de chambres suffisantes pour recevoir les retraitants, en grand nombre. La Providence et saint Joseph nous aideront pour faire face aux réparations nécessaires et à la propreté. On écrit alors très vite au Magistrat pour retirer notre proposition de 210.000 euros, le portant seulement à 175.000, sachant ainsi que l’affaire nous passait sous le nez et qu’elle tombait dans les mains de l’Evêque. Voici la lettre de désengagement :

De : andré BOSCHER <[email protected]>
À : TGI-MACON/CIVIL <[email protected]>
Envoyé le : Jeudi 14 février 2019 9h00
Objet : Madame Juliette COMPAROT TGI MACON Juge Commissaire/ dos. Lycée profes. Marguerite-Marie ALACOQUE- Versovres

 

Madame, Hier soir, après 18 h, le Président du Fonds de dotation Entraide et Tradition, M. l’Abbé AULAGNIER, a reçu une proposition d’un couvent qui conviendrait à notre future communauté… un miracle. Mais j’avais fait quelques heures avant une offre de 210.000 euros pour VEROSVRES. En conséquence, nous annulons cette offre de 210.000 euros mais nous confirmons l’offre de 175.000 euros car nous avons une immense vénération pour la sainte de Bourgogne.

Je suis désolé de ce changement, mais je dois obéir, et l’offre de 210.000 euros n’était pas encore acceptée, et nous avions donc la possibilité de nous rétracter sur chiffre de 210.000 euros.

Je vous prie de croire, Madame, à l’expression de mes sentiments respectueux.

André BOSCHER

Vous concluez avec moi : Nul ne doute que l’évêque achetait la propriété de Verosvres pour que la Tradition ne puisse s’y installer.

Je dis à l’évêque, très respectueusement bien sûr : « La haine n’est jamais bonne conseillère, même s’il s’agit de la haine de la Tradition. Vous regretterez votre décision. Je préfère me confier à la Providence, plus qu’au seul calcul humain, ou conseil d’économe diocésain… ou conseil d’un presbyterium ».

Et je dis à l’évêque de Périgueux, Mgr. Philippe Mousset : Vous n’avez rien à craindre, Excellence, je prends ma retraite, puisque c’est l’ordre que j’ai reçu de Mgr Eric Aumonier, évêque de Versailles. Je viens chez vous « cultiver mon jardin ». « Messeigneurs ! Ouvrez vos cœurs » !

Abbé Paul Aulagnier

Mgr Le Gall appelle au respect des églises
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L’archevêque de Toulouse écrit dans un communiqué, suite à des incidents qui ont vu les forces de l’ordre aller chercher des manifestants réfugiés dans une église :

Hier, samedi 1er février, des manifestants se sont réfugiés dans l’église Notre-Dame du Taur, proche du Capitole à Toulouse. Les forces de l’ordre sont entrées dans le porche de cette église. Dans le climat de violence que nous vivons dans notre ville depuis plus d’un an tous les samedis, tout en reconnaissant le difficile travail accompli par ces forces de l’ordre dans notre pays, j’appelle chacun à plus de calme dans une volonté de dialogue. Je rappelle que nos églises restent des lieux de paix et d’asile qui doivent être respectés comme tels.

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