Perepiscopus

Aperçu du diocèse de Séez
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Le sud de l’actuelle Normandie fut vraisemblablement évangélisé par saint Martin de Tours et ses compagnons. Le Perche garde le souvenir de sainte Céronne, une
moniale venue de la région de Béziers, morte en 490. L’établissement épiscopal vint de Tours ou de Rouen vers le Ve siècle. Ainsi saint Latuin est le premier
évêque de Séez, ou plutot d’Exmes. Il semblerait en effet que le premier évêché se situa à Exmes, cité romaine importante. L’évêque Passivus signe les documents des conciles comme évêque d’Exmes
puis comme évêque de Séez à partir de 541. A cette date, il semblerait que le redécoupage des diocèses créa deux nouveaux évêchés, Lisieux et Séez, remplaçant pour partie le diocèse d’Exmes.

Aujourd’hui, ce diocèse compte  7 doyennés (Sées, Bocage Nord, Bocage Sud, Perche, Auge-Ouche, Alençon, Argentan) et 33
paroisses
(voir ici). Pour une population de 291 489 habitants, on compte 162 prêtres, dont 75 encore en
activité
, et 16 diacres. Le diocèse accueille 19 communautés religieuses, dont la Communauté Saint-Martin, en charge de la Basilique de Montligeon. Le diocèse n’a pas de
séminaire. Les candidats vont donc dans le séminaire interdiocésain à Caen.


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Mgr Jean-Claude Boulanger
, né en 1945, est l’actuel évêque de Séez. Il fait
partie des rares évêques français à avoir soutenu la
Marche pour la vie de janvier 2009. Le diocèse compte 4 basiliques, comme
nous l’avons signalé
.

Concernant la forme extraordinaire du rite romain, on compte 4 messes dominicales dans le diocèse (sans compter
les 2 célébrées par des prêtres de la Fraternité Saint Pie X). A Séez, notamment, la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre dirige une école secondaire pour garçons, hors-contrat,
l’Institut Croix des vents Saint Joseph.

Jean-Paul II moqué : Mgr Stenger trouve cela de mauvais goût
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L’évêque de Troyes, Mgr Marc Stenger, présent au séminaire des Carmes lorsque Jean-Paul II a été l’objet d’un sketch de mauvais goût, répond aux révélations d’e-deo. Extrait :

Je vous confesse que je suis agacé par le goût qu’ont certains séminaristes de se déguiser en pape. J’ai constaté cela bien souvent dans les seize années où j’ai participé à des fêtes de
Noël, organisées par les séminaristes
. Ceci dit, il y avait quelque chose d’émouvant  dans la conversation « céleste » à laquelle on nous faisait assister entre Jean-Paul II, Mère
Thérésa, Soeur Emmanuelle, l’abbé Pierre et Mickaël Jackson. Ceux qui sont sortis dès le début de la scène n’ont pas pu apprécier cela, puisqu’ils ne l’ont pas entendue. La présentation
de Jean-Paul II, avec une perfusion rattachée au crucifix, n’était pas de très bon goût
. Je pense d’ailleurs que cela leur a été dit. Mais pour ce que je sais de ces
fêtes, la perspective des auteurs de sketche n’est pas iconoclaste, mais de moquerie, un peu à la manière de la « Fête des Fous ».”

Joyeux Noël !
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En ce 25 décembre, nous nous permettons de relayer une initiative du diocèse de Vannes (Mgr Centène), qui expose plus de 100
crèches
 depuis le 12 décembre et jusqu’au 10 janvier. Une façon originale d’annoncer la naissance du Sauveur à nos contemporains. Venite Adoremus !

 

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Combien d'évêques à la Marche pour la vie du 17 janvier ?
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Le 17 janvier 2010, se déroulera la Marche pour la vie à Paris, organisée par le Collectif En Marche pour la vie (Rendez-vous place de la République à
14h30). S’imposant comme la plus grande marche annuelle d’Europe en faveur du respect de la vie, la marche pour la vie a réuni en 2009 plus de 10 000 personnes. 35 ans après la loi sur
l’avortement de 1975, les chiffres sont accablants ! Avec plus de 210 000 avortements par an, c’est 1 enfant sur 5 grossesses qui est ainsi supprimé. Face à ce constat, les pouvoirs
publics s’obstinent à présenter la contraception comme le remède au recours à l’avortement. La révision prochaine des lois de bioéthique suscite également toutes les inquiétudes au regard de
la pérennisation de l’expérimentation sur les cellules souches embryonnaires souhaitée par certains.

Le collectif « En marche pour la vie ! » appelle à une vaste mobilisation en 2010 pour :

  • exiger le rétablissement du droit d’accès des femmes à une information sereine et exhaustive sur les possibilités d’aide à l’accueil de la vie, premier pas vers une plus grande liberté
    et dignité de la femme ;
  • la reconnaissance de la dignité de l’être humain de sa conception à sa fin naturelle qui implique ; 
    • 1. l’abolition de l’avortement;
    • 2. non la simple révision des lois de bioéthique mais l’interdiction pure et simple de toute forme d’expérimentation ou de sélection sur l’embryon humain

Depuis le début de cette Marche, en 2005, malgré quelques soutiens épiscopaux, aucun n’évêque n’est venu personnellement dans le cortège, comme cela se fait en Espagne ou aux
Etats-Unis, avec le succès que l’on sait. En sera-t-il de même cette année ? Dans son rapport présenté lors de l’Assemblée générale des évêques de France, Mgr Claude Dagens, évêque
d’Angoulême écrit pourtant :

  • “Que l’Église soit présente dans les médias, cela est normal et nécessaire. […] Mais ce travail dit de « communication » doit lui aussi passer par des dialogues et des confrontations
    véritables
    , avec la double exigence que comporte un tel travail : il faut que l’Église n’ait pas peur d’être effectivement présente «sur la place publique», en participant aux
    délibérations et aux débats publics auxquels elle est invitée, surtout s’il s’agit d’y aborder des réalités ou des questions qui concernent l’ensemble de la société mais il est
    également nécessaire que l’Église puisse faire entendre sa différence, en n’hésitant pas à dire pourquoi et comment elle ne peut pas se conformer aux lois du monde, quand ces lois s’opposent à
    la vérité de l’Évangile
    . C’est aussi cette manifestation de la « différence chrétienne » qui peut susciter des confrontations approfondies avec des personnes qui, sans partager notre foi,
    sont susceptibles de comprendre nos raisons et de les respecter.”

Cette manifestation de la différence chrétienne nous vaudra-t-elle la présence de nos évêques lors de la Marche du 17 janvier ? On sait que certains évêques, qui souhaitent venir, n’osent
pas pour la mauvaise raison que l’archevêque du diocèse où se déroule cette marche ne s’y déplace pas. Mais les marcheurs qui y viennent, eux, proviennent de tous les diocèses ! Nous attendons
de nos évêques, comme l’écrit Mgr Dagens, qu’ils viennent sur la place publique, faire entendre sa différence face aux lois qui s’opposent à la vie.

Polémiques à Bayonne : Mgr Aillet contre-attaque
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Suite à certaines polémiques internes au diocèse (voir ici), que la grande presse a monté en
épingle, l’évêque de Bayonne publie un long message, dans lequel il revient sur le cas des “filles enfants de choeur“, sur la messe en basque et la messe en latin. Ce message, clair et net, est à lire dans son intégralité. En voici simplement la fin :

“Mais je trouve que, ces derniers temps, on s’est beaucoup intéressé à la vie interne de notre Eglise. Remarquez que cela veut sans doute dire que l’Eglise, qu’on dit minoritaire, a
encore beaucoup d’intérêt aux yeux du monde, ce dont il faut sans doute se réjouir
. Mais ce qui m’intéresse, à l’approche de Noël, si vous le permettez, c’est que l’on sorte des
sacristies et que l’on cesse de donner l’impression d’une Eglise d’abord préoccupée d’elle-même, et que l’on se tourne résolument vers le monde avec ses inquiétudes et ses épreuves présentes, en
attente de notre solidarité et de notre courage à annoncer la bonne nouvelle du Salut.”

Pie XII : Le Cal Vingt-Trois défend la décision de Benoît XVI
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Interrogé par Guillaume Tabard, le cardinal
André Vingt-Trois
, archevêque de Paris, a remis les points sur les “i” à propos de Pie XII :

  • Pie XII n’a pas été béatifié (ni Jean-Paul II) mais Benoît XVI a reconnu l’héroïcité de ses vertus
  • Benoît XVI s’était accordé une année de délai avant de prendre cette décision. Il n’y a pas de “tactique” de Benoît XVI de béatifier 2 papes ensemble.
  • Il y a une projection anachronique dans les médias dans la manière de juger l’attitude de Pie XII pendant la guerre
  • Pie XII est intervenu à plusieurs reprises, notamment dans son message de Noël de 1942, pour dénoncer l’extermination des Juifs
  • Les autres grands dirigeants de l’époque n’ont pas brillé sur ce plan
  • Dire que Pie XII n’a rien fait est complètement aberrant. Le Cal a dénoncé les propos de Gérard Israël, membre du CRIF en rappelant que le Cal Pacelli avait collaboré à la rédaction de
    l’encyclique Mit Brennender Sorge, condamnant le nazisme et qui lui a valu le titre d’ami des Juifs, de la part des nazis.
  • Il y a un certain nombre d’archives sur la guerre qui ont déjà été ouvertes. Croire qu’il y a des archives encore dissimulées dans un tiroir et qui vont révéler des choses cachées relève du
    Da Vinci Code.
  • Des gens veulent toujours “se payer” le pape, au mépris de tous les critères de vérité.
A propos de la note interdisant la communion sur la langue
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Plusieurs lecteurs me demandent plus d’information sur l’origine de la note que j’ai mentionnée ici. Elle a été rédigée par Mgr Antoine Hérouard,
secrétaire général de la Conférence des Evêques de France
.

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Le P. Antoine Hérouard est né en 1956. Il est diplômé de l’École des hautes études commerciales (HEC). Il a fait ses études de théologie à Rome, au séminaire pontifical français et à l’université
pontificale grégorienne : il est titulaire d’une licence canonique en théologie morale. Il a été ordonné prêtre en 1985 pour le diocèse de Paris et il a exercé différents ministères en paroisse,
il a été curé de Notre-Dame de la Gare Paris 13e, professeur de morale sociale au Studium du séminaire de Paris. Il a notamment été représentant du cardinal Lustiger à la Commission
nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) et vicaire épiscopal pour la solidarité et aumônier diocésain du Secours catholique.

L’intégralité de la note a été publiée sur le site du diocèse de Cahors dont l’évêque est Mgr Norbert
Turini
.

La liturgie dans le diocèse d'Evry
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Le 28 novembre à Athis-Mons, de nombreux fidèles se sont retrouvés pour une journée de formation à la liturgie. Organisée par
le Service Diocésain de la Pastorale Liturgique et Sacramentelle, elle proposait pour thème : la liturgie et la proposition de la foi, notamment pour les plus jeunes. Des
interventions et 20 ateliers étaient prévus. La journée s’est conclue par une intervention de
Mgr Michel Dubost, qui a pris soin de citer une partie de la Constitution apostolique du Concile Vatican II, Sacrosanctum Concilium. Peut-être aurait-il fallu
commencer par là. On peut lire notamment dans cette Constitution (passage non cité par l’évêque) :

L’usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera conservé dans les rites latins
“L’Église reconnaît dans le chant grégorien le chant propre de la liturgie romaine; c’est donc lui qui, dans les actions liturgiques, toutes choses égales d’ailleurs,
doit occuper la première place.”

Ce rappel aurait sans doute évité à l’atelier 12 de gloser vaguement sur le chant liturgique.

Connaissez-vous les "cérémonies intercultuelles" ?
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On connaissait le dialogue interreligieux, mais pas encore les cérémonies intercultuelles (oui,
sans “R”). Dans le diocèse de Blois on s’en félicite : jeudi 17 décembre avait lieu à l’évêché la cérémonie de voeux de fin d’année de l’évêque de Blois, Mgr Maurice Le Bègue de
Germiny
. Le vicaire général en poste depuis le 1er septembre, Mgr Pierre Aubert (photo), avait pour tâche d’adresser les voeux du diocèse à son évêque. Il a dressé un bilan de 2009,
une année riche en événements pour l’Église catholique et les chrétiens du Loir-et-Cher“. Parmi ces événements, le plus important puisque c’est le premier à être cité :

  • “l’impressionnante cérémonie intercultuelle et culturelle lors de la pose de la première pierre de la Mosquée de Blois“.

Le vicaire a remercié “la communauté musulmane de Blois pour son accueil très fraternel“. On saura donc que la présence de Mgr de Germiny lors de la pose de la première pierre de cette mosquée ne
relevait pas simplement de la courtoisie ou du dialogue, mais carrément d’une cérémonie “intercultuelle” !

Quand on sait que, en islam, la décapitation est un acte extrêmement symbolique, on est en droit de se demander si la décapitation de la crèche de La Ferté-St-Cyr la nuit du 12 au 13 décembre n’est pas la réponse “fraternelle” de la communauté
musulmane à l’accueil un peu naïf des catholiques de Blois.

Aperçu du diocèse de Chartres
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Le Diocèse de Chartres a été érigé dès le IIIe siècle. Aujourd’hui, il compte :

  • 421 000 habitants
  • 49 paroisses
  • 99 prêtres, dont 74 en activité
  • 25 diacres
  • 24 laïcs en mission ecclésiale
  • 11 communautés religieuses (dont la Cté St Martin)
p-copie-14.jpgMgr Michel Pansard, 128ème Evêque de Chartres a été nommé en décembre 2005
par le pape Benoît XVI
. Il est né le 16 juillet 1955 à Rennes. Michel Pansard est arrivé à l’âge de 15 ans dans le département des Hauts de Seine suite à une mutation professionnelle de son
père.­ De 1974 à 1976, il suit le premier cycle au séminaire Saint-Sulpice d’Issy-les-Moulineaux (92), après le bac et une année de classe préparatoire.­ De 1976 à 1979, service national et
travail dans une entreprise d’ingénierie des Hauts de Seine.­ De 1979 à 1982, il suit le second cycle au séminaire Saint-Sulpice d’Issy-les-Moulineaux (92). Mgr Pansard est ordonné prêtre pour
le diocèse de Nanterre le 19 juin 1982
.

­ De 1982 à 1988, il est aumônier des lycées et collèges de Sceaux et vicaire de la paroisse
­ De 1988 à 2000, il est directeur au séminaire Saint-Sulpice d’Issy-les-Moulineaux et professeur de théologie dogmatique ; de 1993 à 2000 il est “assistant” au cycle C de l’Institut Catholique
de Paris
­ De 1992 à 2002, il est délégué diocésain à la formation permanente des prêtres
­ De 2000 à 2005, il est vicaire général de l’évêque de Nanterre, Mgr François Favreau jusqu’en 2002, puis Mgr Gérard Daucourt.

 

Concernant l’application du Motu Proprio Summorum Pontificum, le diocèse de Chartres présente la particularité d’être le seul diocèse de France a avoir un séminaire d’un
institut traditionaliste
: celui du Bon-Pasteur à Courtalain. Ce dernier devient d’ailleurs trop
exigu au vu de la croissance de ses vocations. Le séminaire peut célébrer sa messe dans l’église de Courtalain tous les dimanches, ainsi qu’à Manou. Une messe dominicale a aussi été concédée à
Chartres (à 9h00) où la Fraternité Saint Pie X est présente.

 

c-copie-17.jpgCe diocèse est célèbre par sa cathédrale, qui abrite le voile de la
Vierge-Marie et qui en fait un lieu de pèlerinage depuis le Moyen-Age. La cathédrale Notre-Dame de Chartres, est unanimement considérée comme la cathédrale gothique la plus représentative, la
plus complète – ainsi que la mieux conservée. L’actuelle cathédrale, de style gothique dit “lancéolé”, a été construite au début du XIIIe siècle, pour la majeure partie en 30 ans, sur les ruines
d’une précédente cathédrale romane, détruite lors d’un incendie en 1194. Grand lieu de pèlerinage, cette cathédrale et ses tours dominent la ville de Chartres et la plaine de la Beauce alentour.
Elles s’aperçoivent à plusieurs dizaines de kilomètres de distance.

 

n-copie-4.jpgNotre-Dame de Chartres reste un lieu de pèlerinage important à l’heure
actuelle, principalement grâce au traditionnel pèlerinage de Notre Dame de Chrétienté qui a lieu chaque année durant le week-end de Pentecôte et qui n’attire pas moins de 10 000 pèlerins. Mgr
Pansard a même prononcé l’homélie de clôture du pèlerinage de 2009.
Langue de buis : l'exemple de Mgr Rivière
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La communication n’est pas l’art préféré de nos épiscopes. Il suffit, pour s’en convaincre, de lire quelqu’unes de leurs interventions. Voici celle de l’évêque d’Autun, Mgr Benoît Rivière, à propos du vote suisse
sur les minarets et sur l’identité nationale :

  • “Dans cette affaire [le vote suisse, NDMB], il ne faut être ni naïf ni simpliste. Nous devons toujours comprendre, avant de juger, l’expression d’un peuple, en l’occurrence
    aujourd’hui le peuple suisse. Ensuite nous devons nous demander si la question a bien été posée. C’est très important….
  • C’est un peu la même chose avec le débat en France sur l’identité nationale ?
  • Oui, la problématique de l’identité nationale en France active les mêmes ressorts. Et ce dossier comporte les mêmes risques. Une identité s’affirme dans la relation, pas dans un catalogue
    de “qualités”
    , dans la relation entre hommes différents. Cela dit, il est important de savoir qui nous sommes, car c’est lorsque nous ne savons pas qui nous sommes que nous avons
    peur de la différence.”

On ne saura pas si la question a bien été posée au peuple suisse ni ‘qui nous sommes’, mais voilà : Mgr Rivière a participé au débat…

Mgr Le Vert s'insurge contre les profanations "artistiques"
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Nous avions évoqué ici la profanation de la chapelle St-Pierre de Mahalon par un pseudo-spectacle d’art
contemporain, durant lequel de curieux artistes se sont déshabillés sur l’autel. L’évêque de Quimper, Mgr Le Vert, qui a édicté  depuis de nouvelles règles pour l’utilisation
des chapelles, a publié un communiqué dont voici un large
extrait :

  • “Le 14 juillet dernier, une profanation d’une rare gravité et d’une grande violence a été perpétrée dans la chapelle St Pierre de Mahalon, au cours d’une manifestation culturelle
    organisée par l’association « L’Art à la Pointe », dans le cadre de « Cap accueil ». Deux personnes présentant leurs « performances », un homme et une femme, sont
    montés sur l’autel, se sont totalement dénudés et ont dansé sur cet autel, devant plusieurs personnes présentes, dont des enfants et des jeunes. Cet acte odieux pour la conscience et la
    sensibilité des catholiques, pour qui l’autel est le lieu le plus sacré d’une église, puisqu’y est célébré l’acte central de la foi catholique qu’est l’Eucharistie, a profondément scandalisé
    des croyants comme des non-croyants, d’autant plus qu’il semblerait qu’il ait été prémédité
    .
  • Devant le scandale public et le large écho récent dans différents médias (presse, radio, Internet), l’Eglise catholique qui est en Finistère ne peut pas ne pas réagir. En France, les
    chrétiens ont le droit d’être respectés dans leur foi et leur sensibilité, comme n’importe quel autre citoyen ou croyant ! On n’ose imaginer l’ampleur qu’aurait prise un tel acte s’il
    avait été commis dans une mosquée ou dans une synagogue…
    L’association « Art à la Pointe » a présenté ses excuses : elles ont été acceptées, le diocèse de Quimper et Léon
    reconnaissant que, pour une part, cette association avait été elle-même victime de cette malveillance. Pendant plusieurs semaines de réflexion et de consultation, il a été recherché une
    réaction ajustée et équilibrée. […]
  • C’est pourquoi il a été décidé un moratoire d’un an de toutes les expositions relevant d’Art à la Pointe, et des manifestations culturelles qui y sont attachées, dans les chapelles
    et églises du doyenné du Cap-Sizun – Douarnenez – Plogastel-Saint-Germain. Nous demandons que ce laps de temps jusqu’à l’été 2011 soit mis à profit pour que les différents partenaires de ces
    manifestations (paroisses, communes, associations culturelles, commission diocésaine d’Art sacré) puissent réfléchir à une nouvelle manière de faire pour organiser des expositions. […]
    Toutes les précautions nécessaires devront être prises pour que de telles profanations ou autres abus ne se reproduisent plus. Sinon, la collaboration avec telle ou telle association
    culturelle pourrait être définitivement suspendue
    .
  • Une célébration de réparation aura lieu dans la chapelle St Pierre de Mahalon ; la date en sera fixée ultérieurement. Enfin, le diocèse se réserve le droit d’éventuelles
    poursuites judiciaires à l’encontre des auteurs de cette profanation.”
Les catholiques invités au Temple
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Sur le site du diocèse du Mans, dont l’évêque est Mgr Yves Le
Saux
, on pouvait lire cet appel :

s-copie-8Vous êtes invités pour un moment privilégié de partage et de prière au
TEMPLE
à 20 h 30 – 16 rue Barbier – Le Mans jeudi 17 décembre 2009 avec tous les chrétiens “Qu’ils soient un…” (Jean 17,21)
Depuis de nombreuses années, un œcuménisme de fait se vit en Sarthe, dans les familles, les relations de voisinage, au service des migrants, des pauvres, des prisonniers… Depuis de nombreuses
années, des chrétiens orthodoxes, protestants et catholiques se retrouvent pour échanger et pour prier. Ils veulent s’enrichir de leurs différences. Ils cherchent l’unité que le
Christ souhaite pour eux.”

De quoi vont donc aller s’enrichir les catholiques chez les protestants ? Rappelons une note de la Congrégation pour la doctrine de la foi du 3 décembre 2007 sur certains aspects de l’évangélisation :

“Avec les chrétiens non catholiques, le fidèle catholique doit entrer en le dialogue respectueux de la charité et de la vérité, qui n’est pas seulement un échange d’idées mais de dons,
afin de pouvoir leur offrir la plénitude des moyens de salut.”

Et pour savoir quels moyens manquent à ces chrétiens, on peut se référer à la note de juin 2007 de la même Congrégation :

ces Communautés n’ont pas la succession apostolique dans le sacrement de l’ordre. Il leur manque dès lors un élément essentiel constitutif de l’Église.”

Mgr André Vingt-Trois se voile la face sur l'islam
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Interrogé par Le Journal Du Dimanche, le Cardinal Vingt-Trois se rallie à
l’islamophilie :

  • “Je ne crois pas que l’islam soit la question principale en France. En tout cas, elle ne recouvre pas celle de l’immigration. Les immigrés d’Afrique subsaharienne, d’Asie ou d’Europe
    centrale ne sont pas tous musulmans, que je sache. Et la société française ne connaît pas de conflit interreligieux grave : les oppositions sont déclenchées et montées en épingle par les
    mouvements qui veulent réduire les religions au silence ou les instrumentaliser
    . On ne peut pas être pour la liberté religieuse et refuser que les musulmans aient droit à des lieux de
    prière dignes.
    La laïcité, ce n’est pas encourager l’islam des caves. Et je n’ai pas remarqué que les associations musulmanes en France avaient des projets de minarets qui dominent le
    paysage urbain.
    Dans certains pays islamiques, il arrive qu’on utilise la religion et des motifs religieux pour conduire une stratégie politique. Mais cela ne veut pas dire que l’islam est
    réductible à ce travers.”

Le Cardinal devrait se rendre dans les cantines et autres Quick désormais halal et sans porc,  dans les hôpitaux pour y voir les revendications des patients musulmans, à
Marseille, à Poitiers, ou dans de nombreuses autres villes de France où il pourra remarquer des projets de minarets… Quant à la confusion entre religion et politique en islam, il ne s’agit pas
d’un travers, mais de son essence.

Diocèse de Bayonne : les cathédrales ouvertes toute la nuit pour les confessions
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Du 18 au 19 décembre, les
cathédrales du diocèse de Bayonne resteront ouvertes pour la nuit de la miséricorde. C’est à la suite du message de l’évêque Mgr Marc Aillet lors de la fête de la Nativité de la
Vierge, et dans le cadre de l’année sacerdotale, que le diocèse de Bayonne a décidé de lancer cette initiative :
  • “En ce 150e anniversaire de la mort de Saint Jean-Marie Vianney, curé d’Ars, le pape Benoît XVI a promulgué une année sacerdotale. L’invitation lancée à tous les fidèles de l’Eglise
    catholique conduit à la prière et, grâce l’Esprit du Ressuscité, au don total de soi pour que tous ‘aient la vie en abondance’. Avec la cathédrale de Bayonne, siège de l’évêque diocésain,
    les églises cathédrales de Lescar et Oloron, les chapelles des sanctuaires de Bétharam et du refuge d’Anglet,
    seront des lieux privilégiés de la prière personnelle et communautaire durant
    toute l’année sacerdotale”.

Pour cette nuit, les cathédrales de Bayonne, Lescar et Oloron accueilleront les diocésains par une prière de louange et d’adoration en début de chaque heure. Elle sera suivie par une
proposition du sacrement de confession
.

Mgr Bagnard et l'identité nationale : un discours clair
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Extraits d’un éditorial de l’évêque d’Ars :

  • b.jpgSi l’on s’in­ter­roge sur l’iden­ti­té na­tio­nale, c’est que l’on ne
    sait plus ce que l’ex­pres­sion re­cou­vre exac­te­ment. La cause en est due d’abord à l’im­pact de l’Eu­rope sur no­tre pays ! En de­ve­nant mem­bres de l’Union Eu­ro­péenne,
    les Fran­çais voient plus ou moins s’ef­fa­cer le sen­ti­ment de leur ap­par­te­nance à la Na­tion. De ce fait, la no­tion de na­tio­na­li­té, sans vrai­ment dis­pa­raî­tre, passe au
    se­cond plan. On se dit fa­ci­le­ment ci­toyen de l’Eu­rope et même par­fois, plus ra­di­ca­le­ment en­core, “ci­toyen du monde.” Que de­vient alors le lien qui unit à son pro­pre
    pays ?
  • L’une des au­tres cau­ses qui en­toure d’un brouillard l’iden­ti­té na­tio­nale, c’est l’ar­ri­vée dans note pays d’un grand nom­bre d’ «étran­gers». Un seul exem­ple : quand
    l’équipe de foot­ball qui dé­fend les cou­leurs de la France, se pré­sente avec une ma­jo­ri­té de joueurs d’ori­gine afri­caine dans ses rangs – ce qui n’est en rien cri­ti­qua­ble, bien
    en­ten­du ! – on se pose la ques­tion :”Que veut dire exac­te­ment l’ex­pres­sion : “équipe de France” ?
  • […] A n’en pas dou­ter, l’un des che­mins qui ou­vre à l’iden­ti­té na­tio­nale passe par l’his­toire. […] Ain­si, comme évê­que de Bel­ley-Ars, je ne peux pas
    igno­rer que la pré­sence d’un évê­que, iden­ti­fiée avec cer­ti­tude par l’his­toire dans la Ville de Bel­ley, re­monte à l’an 412. Il s’ap­pe­lait Au­dax. L’Evê­que ac­tuel est le cen­tième
    d’une li­gnée qui en comp­te qua­tre-vingt-dix neuf avant lui.
    Ain­si, de­puis seize siè­cles, le chris­tia­nisme est pré­sent – de fa­çon or­ga­ni­sée – sur no­tre ré­gion. Com­ment,
    sur une aus­si lon­gue du­rée, l’Évan­gile n’au­rait-il pas fa­çon­né le com­por­te­ment de ses ha­bi­tants, leur mode de pen­sée, leur cul­ture, leur vi­sion de l’exis­tence ?
  • On peut dis­cu­ter sur le bien fon­dé de cet im­pact, mais on ne peut con­tes­ter les don­nées ob­jec­ti­ves de l’his­toire. Les tra­ces de cet hé­ri­tage sont là sous nos yeux. Il suf­fit
    de voir “ce long man­teau d’égli­ses et de ca­thé­dra­les qui re­cou­vre no­tre pays pour com­pren­dre que les va­leurs chré­tien­nes ont dû quand même y jouer un rôle“,
    dé­cla­rait Ni­co­las Sar­ko­zy, le 13 dé­cem­bre 2007. Pour­quoi s’en ex­cu­ser ? Pour­quoi s’en dé­fen­dre puis­que nous som­mes tout sim­ple­ment de­vant une don­née de fait ? La
    cul­ture is­sue de cette im­pré­gna­tion des siè­cles est si pro­fon­dé­ment en­ra­ci­née qu’elle est de­ve­nue comme une se­conde na­ture ; elle fait si bien corps avec cha­cun d’en­tre
    nous qu’elle a ce grave in­con­vé­nient de ne plus s’in­ter­ro­ger sur les ori­gi­nes où elle a pui­sé sa sève
  • Jean-Paul II avait jus­te­ment osé dire au Bour­get, le 1er juin 1980 : “On sait la place que l’idée de li­ber­té, d’éga­li­té et de fra­ter­ni­té tient dans vo­tre
    cul­ture, dans vo­tre his­toire. Au fond, ce sont là des idées chré­tien­nes.
    S’in­ter­ro­ger sur l’iden­ti­té na­tio­nale, c’est donc re­trou­ver le che­min des ori­gi­nes et les
    as­su­mer comme un creu­set qui, au fil des siè­cles, a for­gé l’iden­ti­té de no­tre pays
    . Cette in­ter­ro­ga­tion con­duit à re­con­naî­tre que l’un des fac­teurs ma­jeurs de cette
    iden­ti­té,
    c’est bien le chris­tia­nisme. […]
  • Il est vrai que le siè­cle des Lu­miè­res a con­tes­té cet hé­ri­tage, mais il en est res­té, mal­gré lui, pro­fon­dé­ment im­pré­gné. Le ca­dre men­tal dans le­quel il ex­pri­mait ses
    “idées nou­vel­les” con­ti­nuait à s’ali­men­ter sou­ter­rai­ne­ment à la Source qu’en sur­face il re­je­tait !
  • m-copie-8.jpgAus­si quand, sur l’ho­ri­zon qui nous est fa­mi­lier,
    sur­gis­sent d’au­tres cul­tu­res – is­sues d’au­tres re­li­gions – nous nous in­ter­ro­geons lé­gi­ti­me­ment sur leur com­pa­ti­bi­li­té avec no­tre pro­pre iden­ti­té na­tio­nale.
    Et c’est aus­si l’oc­ca­sion d’avoir une plus claire con­science de ce que veut dire être fran­çais. Au nom de cette iden­ti­té, nous in­ter­ro­geons l’Is­lam. Ac­cepte-t-il, dans les
    faits, la li­ber­té de con­science ? In­tè­gre-t-il, dans le champ so­cial, l’éga­li­té en­tre l’homme et la femme ? Le res­pect des con­scien­ces va-t-il jus­qu’à ac­cueillir le
    chan­ge­ment de re­li­gion sans crainte de re­pré­sailles ? Peut-on être tran­quil­le­ment adepte d’une au­tre re­li­gion dans un pays mu­sul­man ? Si la ré­ponse est “oui” pour tel
    pays, et “non” pour tel au­tre, alors y a-t-il un or­ga­nisme of­fi­ciel qui dé­fi­nit la juste pen­sée de l’Is­lam ? Où se trouve la vé­ri­ta­ble
    in­ter­pré­ta­tion
     ? Le Fran­çais a be­soin de le sa­voir au mo­ment où son pays ac­cueille cette cul­ture sur son ter­ri­toire et cela au nom de l’iden­ti­té na­tio­nale.
    Car
    voi­ci, par exem­ple, ce que je lis sous la plume d’un Père Jé­suite égyp­tien, le Père Bou­lad, bon con­nais­seur de l’is­lam :
  • “Quand un mu­sul­man me dit : l’is­lam est la re­li­gion de la to­lé­rance, je lui ré­ponds : par­mi les 57 pays mu­sul­mans de la pla­nète, cite
    m’en un seul où la li­ber­té re­li­gieuse existe
    . Si bien que le non-mu­sul­man n’a pas sa place. Il est to­lé­ré, tout juste, comme dhim­mi, mais à part ça, non. La to­lé­rance, pour
    l’is­lam, c’est que vous êtes to­lé­ré comme ci­toyen de deuxième zone en tant que chré­tien ou juif. Mais en de­hors de ça, si vous êtes boud­dhiste ou hin­douiste, vous n’êtes plus
    to­lé­ré. Vous êtes un ka­fir, c’est-à-dire car­ré­ment un apos­tat, un im­pie. […]
  • N’est-ce pas le rap­pel de l’exi­gence d’un dia­lo­gue en vé­ri­té, au mo­ment où l’on s’in­ter­roge sur l’iden­ti­té na­tio­nale ? Et cette
    exi­gence dé­passe lar­ge­ment la dis­cus­sion sur la hau­teur des mi­na­rets, même si celle-ci est à pren­dre aus­si en con­si­dé­ra­tion.”
Cessez de prendre les chrétiens pour des pigeons
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Et parlez nous plutôt du message de Noël, de la venue du Sauveur, de l’Incarnation du Verbe… plutôt que de relayer ce genre de message à la sauce
païenne :

d-copie-10
Dans son message pour la paix du 1er janvier 2010,
consacré à la création, Benoît XVI écrit :

“Par ailleurs, une conception correcte de la relation de l’homme avec l’environnement ne conduit pas à absolutiser la nature ni à la considérer comme plus importante que la personne elle-même.
Si le Magistère de l’Église exprime sa perplexité face à une conception de l’environnement qui s’inspire de l’éco-centrisme et du bio-centrisme, il le fait parce que cette conception
élimine la différence ontologique et axiologique qui existe entre la personne humaine et les autres êtres vivants
. De cette manière, on en arrive à éliminer l’identité et la vocation
supérieure de l’homme, en favorisant une vision égalitariste de la «dignité» de tous les êtres vivants. On se prête ainsi à un nouveau panthéisme aux accents néo-païens qui font découler le
salut de l’homme de la seule nature, en son sens purement naturaliste
. L’Église invite au contraire à aborder la question de façon équilibrée, dans le respect de la «grammaire» que le
Créateur a inscrite dans son œuvre, en confiant à l’homme le rôle de gardien et d’administrateur responsable de la création, rôle dont il ne doit certes pas abuser, mais auquel il ne peut se
dérober. En effet, la position contraire qui absolutise la technique et le pouvoir humain, finit par être aussi une grave atteinte non seulement à la nature, mais encore à la dignité humaine
elle-même.”

Le diocèse de Moulins revoit sa communication
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Le diocèse de Moulins a décidé d’arrêter la diffusion de son journal “Eglise en Allier” :

  • “Ce numéro est malheureusement le dernier de la revue Eglise en Allier ! Après avoir mûrement réfléchi avec mes divers collaborateurs, nous avons abouti à la conclusion qu’il fallait faire
    évoluer la formule actuelle d’Eglise en Allier et j’ai pris la douloureuse décision d’en cesser la publication à la fin de cette année 2009. Il est en effet nécessaire de faire preuve de
    sagesse. Le trop petit nombre d’abonnés n’assurait pas le financement et je ne pouvais pas me résoudre à laisser s’accroître indéfiniment un déficit. Nous ne pouvons pas maintenir des
    outils qui sont au-dessus de nos moyens.
  • De plus, les difficultés économiques et la baisse de pratique religieuse n’expliquent pas à elles seules le petit nombre d’abonnements. C’est aussi le signe que la communication
    évolue et qu’il est nécessaire de penser les choses autrement.
  • Pour maintenir le lien qui s’est tissé avec la vie du diocèse et pour progresser dans une communication tournée vers le plus grand nombre, il m’est apparu plus judicieux d’embaucher une
    personne qui assurera un mi-temps comme responsable de la communication du diocèse et un autre mi-temps comme directeur de la radio RCF Allier
    . Nous avons recruté un chrétien compétent à
    la fois en presse écrite et en radio. […]
  • Nous sommes à la recherche d’une autre formule, du style Lettre d’Information, insérable dans les journaux paroissiaux, pour continuer de vous rejoindre, sans oublier ceux et celles d’entre
    vous qui résidez hors de l’Allier.”

Ainsi va le quotidien de nombreux diocèses de France. Hier, on a fermé le séminaire. Aujourd’hui, on arrête le journal. Et demain, on fermera la cathédrale ? L’intérêt de ce communiqué, c’est
qu’il reconnaît “qu’il est nécessaire de penser les choses autrement“. Les fidèles ne veulent plus lire la langue de buis cléricale, les articles naïfs sur la solidarité ou les
comptes-rendus de fêtes paroissiales à la mode des années 70. Il est temps en effet de faire évoluer la communication. Reste à savoir si Mgr Pascal Roland sortira des sentiers
battus par les comités et bureaux de la Conférence épiscopale.

Scandale au Séminaire des Carmes (suite)
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Suite à l’information troublante révélée avant hier, le supérieur du
séminaire répond très brièvement au questionnement d’un fidèle :

Du courage il ne m’est pas difficile d’en avoir plus que l’auteur anonyme de ces interprétations malveillantes, complaisamment répandues sur Internet par un site particulièrement
nauséabond
.”

 

Allez savoir si le site nauséabond qualifie e-deo ou ce blog, peu importe, mais le père Scholtus n’infirme pas l’information selon laquelle Jean-Paul II a été l’objet de moquerie au séminaire,
provoquant le départ de 4 séminaristes. Notre excellent confrère e-deo réagit également :

d“Un séminariste du diocèse de Poitiers en formation au Theologicum de Paris, Julien Dupont (photo), a également tenu à réagir. Lui non plus ne conteste pas les faits que nous rapportons mais nous rappelle
que “ces soirées, elles n’ont rien de publiques. Personne n’a à être informé ici et encore moins « ré-informé » (selon votre slogan) d’une telle soirée.” Il poursuit : “comme
séminariste de cette maison, je vous demande donc de retirer immédiatement cet article de votre site
“. C’est vrai ça, si on ne peut plus moquer la Croix et le pape Jean-Paul II
tranquillement dans un séminaire, ou va-t-on, je vous le demande ! Julien Dupont […] ajoute : “sachez qu’il n’y a que 4 séminaristes qui ont quittés la salle“. Nous ne disons pas autre
chose dans notre article. Merci à lui de confirmer nos propos.”

Il reste à espérer que ce séminariste ne tourne pas comme son évêque,
Mgr Rouet.

Une scandaleuse note interdit la communion sur la langue
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Dans une directive transmise aux prêtres par la Conférence des évêques de France, à propos de la pandémie de grippe A, on peut lire :
  • “Dans les chapelles :
  • Supprimer l’eau des bénitiers
  • Nettoyer fréquemment les poignées des portes.
  • Pour la liturgie eucharistique : 
  • Il convient d’éviter tout contact cutanéo-muqueux ce qui veut dire très concrètement que le baiser de paix peut se donner par un signe d’amitié ou un sourire sans contact cutané. Il faut donc
    s’abstenir du classique serrement des mains ou de l’accolade.
  • Pour empêcher la diffusion bactérienne très contagieuse au niveau des muqueuses, on remplacera la communion sur la langue par la réception dans la main tout le temps de la pandémie. Ce
    geste a toute sa dignité comme le rappelait saint Cyrille de Jérusalem au IVème siècle : «Lorsque tu t’avances, ne t’approche pas les mains grandes ouvertes, ni les doigts écartés, mais
    avec la main gauche, fais un trône pour la droite qui va recevoir le Seigneur. Reçois le Corps du Christ et réponds “Amen”
    ».
  • Les salutations à la fin de la messe peuvent se faire de manière chaleureuse en se saluant sans risque de transmettre autre chose que de l’amitié fraternelle.
  • En cas de concélébration, les prêtres communient par intinction, sauf le dernier des communiants. 
  • Après avoir communié et avant de distribuer la communion, le (ou les) prêtre(s) se lavera(ont) les mains avec un soluté hydro alcoolique (sans rincer). Ils feront de même au retour de la
    communion
    .
On soulignera la purification des mains du prêtre avec un soluté hydro alcoolique… Il faut dire que dans certaines paroisses, la purification n’est jamais pratiquée.

c-copie-21.jpgQuant au texte de St Cyrille de Jérusalem, c’est un véritable marronier agité
par les modernistes pour nous forcer à croire au bienfait de la communion dans la main. Au même IVe siècle, Saint Basile dit clairement que recevoir la communion de ses propres mains n’est
permis qu’en temps de persécution
ou, comme dans le cas des moines au désert, lorsqu’il n’y a ni prêtre ni diacre pour la distribuer. Ce texte de St Cyrille est en fait d’une authenticité
plus que douteuse
comme l’ont rappelé les savants, dont Henri Leclercq, qui a résumé ainsi les faits :

  • Saint Cyrille de Jérusalem recommandait aux fidèles qu’en se présentant pour recevoir la communion, ils devraient avoir la main droite tendue, les doigts joints, soutenus par la main
    gauche, la paume légèrement concave; et au moment où le Corps du Christ serait déposé dans sa main, le communiant dirait: Amen
    .” Le texte ne s’arrête toutefois pas là. Il poursuit en
    proposant ce qui suit: “Sanctifiez votre oeil par le contact avec le Corps Sacré (…) Alors que vos lèvres sont encore humides, touchez vos lèvres et passez votre main sur vos yeux, votre
    front et vos autres sens pour les sanctifier
    .”
  • Cette recommandation plutôt bizarre (ou même superstitieuse ? Irrévérencieuse ? ) a amené les savants à s’interroger sur l’authenticité de ce texte. Certains pensent qu’il y a eu
    interpolation, ou que c’est en réalité le successeur du saint qui en est l’auteur. Il n’est pas impossible que ce texte soit réellement l’oeuvre du Patriarche Jean qui a succédé à saint Cyrille
    de Jérusalem. Mais l’orthodoxie de ce Jean était suspecte. Nous le savons grâce à la correspondance échangée entre saint Epiphane, saint Jérôme et saint Augustin. Nous avons donc à l’appui
    de la communion dans la main un texte dont l’origine est douteuse et le contenu discutable
    . D’un autre côté, nous avons des témoins digne de foi, y compris deux grands papes, montrant que
    la pratique de placer l’hostie consacrée dans la bouche du communiant était habituelle et ordinaire au moins depuis le cinquième siècle.”

Mais l’usage de ce texte dans une directive épiscopale traitant de la pandémie montre bien l’objectif de ce texte : s’opposer au retour du sacré et de la dévotion au Corps de
Notre-Seigneur. C’est clairment un acte de fronde contre Benoît XVI
, qui ne distribue la communion aux fidèles qu’à genoux et sur la langue.

Retour sur les propos de Mgr Gueneley
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g-copie-1.jpg
Les lecteurs pourront se reporter à mon premier post, début novembre, concernant les propos scandaleux que l’évêque de
Langres, Mgr Gueneley, a tenu en août dernier. Propos qu’il a nié, par la voix de sa déléguée épiscopale à
l’information
.

Monde &
Vie
revient sur cette affaire :

  • nous avons retrouvé les distributeurs du tract. A Monde et Vie, nous avons donc les té­moins de ce pas de clerc sous le coude. Ces témoins étaient plusieurs. Ils
    sont scandalisés des démentis
    que l’évêque Gueneley a osé demander de produire à Véronique Gallissot, déléguée épiscopale à l’information, qui n’était évidemment pas sur place et s’est
    contentée de dire ce qu’on lui a demandé de dire. Le fait est en tout cas, brut, incontournable : devant de simples fidèles, un évêque français s’est abaissé à prendre pour cible trois de
    ses confrères dans l’épiscopat.
    Entouré de sa garde rapprochée, rassemblée autour de lui, face à quelques tracteurs pétrifiés, qui cherchaient seulement à obtenir une messe traditionnelle
    selon le Motu proprio (ce qui n’existe pas encore dans le diocèse) et qui donnaient l’exemple de quelques évêques compréhensifs, le Successeur des apôtres à Chaumont, Langres, Joinville et
    autres lieux s’est écrié : «Mgr Centène, on l’a fait plier. Mgr Aillet, on lui donne trois ans. Après, nous verrons. Dominique Rey, son diocèse finira par couler».
  • m-copie-1.gif
    Notons que le premier cité, Mgr Centène est actuellement évêque du diocèse de Vannes
    ; je pense qu’il appréciera d’être considéré par son confrère comme un évêque «plié». Mgr Aillet est le jeune et fougueux évêque de Bayonne : dans trois ans, aura-t-il tellement vieilli
    ? Quant à Mgr Dominique Rey, évêque de Toulon, c’est lui qui possède, depuis au moins deux ans maintenant, le plus grand nombre de séminaristes. Il y a plus de jeunes qui se préparent à
    devenir prêtre à Toulon qu’à Paris… S’il coule un jour, ce sera de surcharge ! Mais je crois qu’en ce domaine comme en beaucoup d’autres, abondance de biens ne nuit pas… Le naufrage de
    Mgr Rey est simplement un vilain fantasme auquel publiquement cède son confrère Mgr Guéneley, avec une de ces délectations qu’autrefois, non sans raison, on appelait moroses.

  • Oh ! Ces mots doux ne seraient rien. On est tellement habitué au mépris des évêques français pour leurs fidèles que l’on n’est guère surpris de constater qu’ils se méprisent aussi entre
    eux
    . Mgr Guéneley fait partie de ces évêques de l’Est de la France qui s’appuient les uns sur les autres pour refuser a priori toute idée de réforme de la réforme de Vatican II. Les
    derniers idéologues ? C’est eux ! Cela signifie de leur part des prises de position qui ne sont pas seulement religieuses, mais aussi politiques. Ainsi, dès les premiers numéros de son
    Bulletin diocésain, Mgr Gueneley a-t-il éprouvé le besoin de faire savoir à ses diocésains qu’il participait à certaines réunions du Cercle Condorcet
    , un groupe de réflexion dont on ne
    peut pas douter de l’orientation quand on considère le patronage sous lequel il est établi et quand on se souvient de la généalogie qui est la sienne et qui le fait remonter à la Ligue
    française de l’enseignement,
    qui a créé ce Cercle en 1987 pour prendre la suite des Cercles Jean Macé. Voilà pour la politique. Mais du point de vue religieux qu’en est-il ? En écoutant
    Mgr Gueneley en podcast sur RCF, on se rend compte par exemple qu’il n’a aucune prévention contre les protestants. Il explique que le dimanche de la Mission est marqué dans
    son diocèse par l’arrivée de deux Pasteurs protestants « qui sont là pour plusieurs années » et qui vont « parler avec les gens et les rencontrer » (sic).
    C’est une des deux initiatives dont l’évêque impavide crédite sa « semaine de la mission ». Vis-à-vis des protestants, il est vraiment très ouvert ! Mais à quoi n’est-il pas ouvert ?
    Aux catholiques de Tradition.”
Visite pastorale de Mgr Lacrampe
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l-copie-6.jpgL’évêque de Besançon a rencontré mardi 8 décembre, des enseignants et éducateurs, des élèves de la maternelle au lycée des établisssements
catholiques de Gray ; puis il a visité la maison familiale rurale de Chargey-Les-Gray, et en soirée il a rencontré les acteurs du monde de la santé et des visiteurs de malades. Mercredi 9
décembre, il a visité la scierie Chausse, à Fresne-St- Mamès, et a rencontré des enseignants de l’enseignement public en soirée.

Les photos que vous pouvez admirer sont celles du 8 décembre, jour de la fête de l’Immaculée Conception.
b.JPG 

Jean-Paul II moqué au séminaire des Carmes
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c-copie-20.jpg

Le séminaire des Carmes est un séminaire interdiocésain. Il compte actuellement 45 séminaristes, toutes années confondues. Vendredi dernier a
eu lieu la cérémonie des admissions et des institutions, dirigée par Mgr Stenger, évêque de Troyes, à l’issue
de laquelle s’est déroulée une fête, qui a mal tourné, comme le raconte e-deo :

“Après la messe et un pot, arrive le moment du repas et… des sketches. Que retenir de ceux-ci ? Tour à tour, un père directeur et une religieuse plantent du riz avec… la bouche, le
supérieur du séminaire, le Père Scholtus et l’évèque de Troyes Mgr Stenger se donnent la becquée avec des baguettes, des directeurs et des séminaristes se déguisent en sumo. L’un
d’entre eux, histoire de jouer le jeu jusqu’au bout, n’avait en dessous de la ceinture que le strict minimum…

Au moment du dessert, l’impensable se produit. Dans un lieu qu’on aurait pu croire protégé de ce genre d’humour, un prêtre (a priori nouvellement ordonné) arrive déguisé en
pape (Jean-Paul II) sur une chaise roulante, faisant semblant d’être sous perfusion, cette dernière étant reliée à une croix de procession (était-ce la même que celle utilisée pour la
messe ?)
. En réaction à cette insulte faite à la Croix (Rappelons les paroles du pape aux jeunes lors de sa venue en France : “je vous confie la Croix.”) et au Saint-Père, plusieurs
séminaristes se lèvent et quittent la table
.

 

Un certain malaise a fait suite aux excès de ces sketches même si certains participants ont semblé les accepter par lassitude. A moins qu’il ne s’agisse d’une complaisance
naissante (“c’est choquant, mais bon il faut s’y faire, et on ne peut se couper de la communauté dans laquelle on va vivre plusieurs années“). Selon nos informations, ce n’est
malheureusement pas la première fois que de tels sketches ont lieu au séminaire inter-diocésain des Carmes à Paris
.”

Mgr Hippolyte Simon revoit son catéchisme
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c-copie-19.jpg
De nouvelles orientations pour la catéchèse (et non pas ‘catéchisme’,
allez savoir…) sont en cours d’élaboration dans le diocèse de Clermont-Ferrand.

Depuis fin octobre, un projet de “nouvelles orientations pour la catéchèse” dans le diocèse est distribué dans les paroisses, les divers services et mouvements, ou encore les
établissements d’enseignement catholique, pour être soumis à la réflexion de tous. Les “acteurs de la vie diocésaine” sont invités à témoigner de leur expérience. Une grille de travail est proposée. L’équipe de pilotage souhaite récolter un maximum de
réactions, réflexions, d’ici janvier 2010, pour enrichir ces orientations diocésaines. Un texte définitif sera promulgué par Mgr Simon à la Pentecôte 2010.
L'ACAT oublie le premier des droits de l'Homme
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Sur le site de la Conférence des évêques de France, on trouve
un entretien avec Anne-Cécile Antoni, Présidente de l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT), à l’occasion de l’anniversaire de la Déclaration des Droits de l’Homme. Extrait :
  •  “Quelles sont les avancées ?
  • La principale, c’est le combat contre la peine de mort. Le nombre de pays qui l’ont abolie ou qui ont renoncé à l’appliquer, est passé, ces vingt dernières années, de 51 à 139, soit les
    deux tiers des Etats du monde. Les derniers sont le Burundi et le Togo. L’ACAT est très active au sein de la Coalition mondiale contre la peine de mort. C’est à ce titre que nous pouvons nous
    réjouir de cette avancée.”
a-copie-11.jpgCe qui est totalement scandaleux, c’est que, ce que ne dit pas l’ACAT, la
peine de mort existe en France de façon abominable avec le meurtre légal des enfants à naître
. Le premier des droits de l’homme, c’est le droit à la vie. Il  est inutile de lutter contre
la peine de mort si on ne lutte pas contre la peine de mort appliquée aux enfants à naître.

Quand est-ce que la Conférence épiscopale donnera la parole à une association qui défend la vie ?

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