Brèves

Les visites de l’archevêque de Paris
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Lundi, Mgr Michel Aupetit s’est joint à la distribution alimentaire à Saint Jean-Baptiste de la Salle (15e). Il a remercié les équipes de bénévoles qui assurent ces distributions. Il a également remercié les équipes du Service catholique des funérailles très sollicitées.

Mardi, Mgr Michel Aupetit a visité la maison Marie-Thérèse (14e) qui accueille les prêtres aînés.

Mercredi, l’archevêque de Paris a prêté main forte à la paroisse Saint Ambroise (11e) pour la distribution alimentaire.

Toutes ces visites sont une excellente chose. Mais alors ? Serait-il possible que l’archevêque, et ses prêtres, visitent les personnes pour les confessions ? Et si l’archevêque distribue de la nourriture pour les personnes dans le besoin, ne peut-il pas aussi distribuer la sainte communion ?

N’attendons pas de Dieu qu’il fasse des miracles
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Ainsi va la foi de Mgr Stenger, évêque de Troyes… :

Chers amis,

Nous expérimentons tout particulièrement en ce moment, à cause de l’épreuve du coronavirus, la justesse de la phrase de l’apôtre Paul : « C’est quand je suis faible que je suis fort ». Devant cette pandémie, nous expérimentons combien nous sommes impuissants. Nous ne pouvons que prendre acte chaque jour du nombre des personnes touchées et de celles qui meurent, des réunions et manifestations ajournées ou annulées, des confinements qui demandent de nouvelles organisations. Où donc est notre force dans ce contexte de crise que nous subissons ?

Elle est dans notre capacité de rester debout. Dans notre système de santé, des hommes et des femmes se battent jour après jour pour faire face à l’épreuve vécue par ceux qui sont malades. Et nous-mêmes ? Ce qui est interpellé d’abord, c’est notre solidarité. Nous conformer aux attitudes recommandées est le signe que nous voulons du bien à nos frères humains, que c’est même ce qui nous importe le plus. Ce qui est interpellé aussi c’est notre sens de la responsabilité. De notre attitude dépend l’intégrité physique de nos frères. Ce qui est interpellé enfin c’est notre foi. Croyons-nous que la force de Dieu vient au secours de notre faiblesse ? N’attendons pas de lui qu’il fasse des miracles, qu’il nous débarrasse du « coronavirus ». Mais sachons reconnaître qu’il accompagne avec amour notre faiblesse, qu’il habite et veut combler nos manques.

Il y a de fortes chances que d’autres mesures nous soient prescrites dans les jours à venir, en particulier concernant les messes du dimanche et autres rassemblements ordinaires. Accueillons-les avec confiance, dans une volonté de solidarité avec nos frères, avec un vrai sens de la responsabilité, avec foi et espérance. A mesure que les informations sur ce qu’il faut faire nous parviendront, nous vous les communiquerons.

Il y a une chose que nous pouvons faire dès maintenant et qui ne dépend d’aucun règlement. C’est de nous rejoindre dans la prière. Je vous propose une prière toute simple que nous pourrions dire chez nous, en communion avec nos frères et sœurs, et ensemble chaque fois que nous nous retrouverons.

Fraternellement.

+Marc STENGER

Nette amélioration au séminaire de Wigratzbad: le nombre de malades en baisse
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C’est une bonne nouvelle pour le séminaire de Wigratzbad: le nombre de malades du coronavirus aurait baissé. Il serait de moins d’une dizaine.

Voir aussi le blog du séminaire qui annonce cette heureuse nouvelle.

Un évêque espagnol sauve l’honneur de l’Église
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Une grande nuit religieuse s’étend sur la France, l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne : sous prétexte d’épidémie et de “principe de précaution”, appliqué de manière manifestement disproportionnée, toutes vies sont suspendues, même la plus importante de toute, la vie sacramentelle de l’Église. En France, dans de nombreux diocèses, plus de messes publiques, en tout cas de messes dominicales, plus de baptêmes, plus de mariages, les évêques ayant anticipé ou amplifié les décisions gouvernementales. Les cours de catéchisme ont cessé dans les paroisses. On semble revenu aux pires heures de la Révolution.

Pour l’honneur de l’Église, un évêque diocésain, Mgr Juan Antonio Reig Pla, évêque d’Alcalá de Henares, près de Madrid, dans un entretien du 20 mars donné à Andrea Zambrano a fait savoir qu’il avait décidé de maintenir messe et communion dans son diocèse pendant l’épidémie actuelle, avec toutes les précautions nécessaires pour éviter la propagation de la contagion : « En tant qu’évêque, j’ai décidé de maintenir les églises ouvertes et de respecter l’horaire habituel des célébrations de la Sainte Messe. Je veux ainsi offrir aux fidèles le signe que l’Église n’abandonne pas ceux qui ont besoin de l’aide de Dieu, en particulier des sacrements. À cette fin, nous organisons les célébrations en suivant toutes les directives préventives recommandées par les autorités sanitaires (1).

L’Homme nouveau rapporte le soutien que le cardinal Burke a immédiatement apporté à l’évêque espagnol. Mgr Athanasius Schneider parle de « dictature sanitaire », qui a pour effet « l’interdiction croissante et sans compromis de toute forme de culte public ».

Dans l’article qu’il consacre à la consolante nouvelle venue d’Espagne, L’Homme nouveau pose la question : « À quand un évêque français ? ».

Nous reprenons, pour notre part, cette question au nom de tous les catholiques de France : dans quinze jours s’ouvre la Semaine Sainte, dans moins de trois semaines sera la fête de Pâques. Nos pasteurs, permettront-ils que le culte public de l’Église continue d’être ainsi enchaîné pour le plus grand dommage des âmes ?

(1) L’information a été donnée en premier par Le Petit Placide. Le texte complet a été traduit par Jeanne Smits.

Wigratzbad: la plupart des prêtres et la moitié des séminaristes malades
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Riposte catholique avait rappelé que le séminaire de Wigratzbad était sous quarantaine. On apprend cette fois-ci  que la plupart des prêtres et que la moitié des séminaristes auraient contracté le coronavirus. C’est une triste nouvelle pour ce séminaire de la Fraternité Saint-Pierre.

Comme prévu, le virus a fait son oeuvre au séminaire, et désormais la plupart des prêtres et la moitié des séminaristes sont malades. Mais tout abandonnés à la Providence de Dieu.Avec le secours puissant de la foi, de l’espérance et de la charité, nous ne nous laissons pas abattre. Dans quelques jours, les premiers guéris pourront prendre le relais des nouveaux malades, pour maintenir la vie spirituelle et matérielle de la maison. Au temps de l’épreuve si inattendue, chacun mesure la grâce qui nous est faite de vivre ces temps difficiles en vrais chrétiens. Comme le Seigneur ne permet le mal que pour un plus grand bien, nous avons confiance que se produiront de nombreux retours à Dieu, seul capable de donner un sens à notre existence éphémère sur cette terre. C’est l’intention que nous confions aujourd’hui à Saint Joseph, patron de l’Eglise universelle et de la bonne mort. Bien sûr nous vous assurons tous, surtout les malades et le personnel soignant, de notre proximité et de nos voeux de bonne santé. Que Dieu vous garde, sursum corda !

Adjutorium nostrum in nomine Domini.

Source: blog du séminaire de Wigratzbad

Addendum du 22/03 : On m’indique qu’un des prêtres (français) du séminaire est actuellement hospitalisé.

Ils prient Saint Martial pour combattre le coronavirus
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Lundi soir, en l’église Saint-Michel des Lions, à Limoges, une dizaine de membres de la confrérie dédiée au premier évêque de Limoges, François Renard, curé de Saint-Michel, François Morin, vicaire général et Monseigneur Justin Kientega, évêque du Burkina-Faso, se sont réunis pour prier.

À la fin du Xe siècle, on ne trouve pas de solution sur le plan médical, au mal des ardents, provoqué par l’egot de seigle. Guillaume IV, duc d’Aquitaine, les archevêques de Bordeaux, de Bourges, les évêques de Limoges, Clermont-Ferrand, du Puy, de Périgueux et Angoulême se sont retrouvés autour de la dépouille de Martial, premier évêque de Limoges. D’un commun accord, ils décident alors de porter les reliques du premier évêque de Limoges sur le point le plus haut de la ville. C’est donc au Montjovis, “mont de la joie”, qu’ils implorent le ciel de mettre fin à ce fléau. Saint Martial entend la prière de son peuple et des milliers de malades guérissent ce jour-là. D’où cette citation restée célèbre : « Dieu garde la ville, saint Martial les gens ».

Mgr Rey bénit la rade de Toulon
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Mgr Rey, depuis le Mont Faron qui surplombe la ville et la rade :

“Seigneur, bénis Toulon et l’ensemble de notre diocèse. Protège ses habitants. Accorde-nous de vivre cette épreuve dans l’Espérance.”

Il invite tous ceux qui le souhaitent à suivre en direct la messe qu’il célèbrera tous les jours à midi depuis l’évêché de Toulon à midi : soit sur le site du diocèse soit sur la chaîne YouTube de CNMedia

Lettre de Mgr Aillet à tous les prêtres, diacres, consacrés, séminaristes et fidèles laïcs du diocèse: « N’ayez pas peur »
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Message de Monseigneur Marc Aillet du 16 mars 2020

Chers frères et sœurs,

Vous aurez compris, à l’écoute des déclarations répétées et toujours plus graves du Premier ministre, que nous sommes invités à prendre très au sérieux cette épidémie COVID-19, tant ce virus peut être dangereux, en particulier pour les personnes à risque et plus âgées, et tant il se diffuse à la vitesse grand V. Face à un tel risque de contagion, on peut comprendre l’inquiétude du Gouvernement français, à l’instar de ses homologues italien et espagnol, nos installations sanitaires risquant de ne pas pouvoir faire face à l’augmentation annoncée des cas, et même des cas graves qui nécessiteront une hospitalisation, voire une réanimation.

I. DES MESURES À PRENDRE TRÈS AU SÉRIEUX

Participer à un effort de solidarité nationale

Nous ne pouvons donc pas ne pas participer à l’effort de solidarité nationale qui nous est demandé par les autorités légitimes de notre pays et imposé par les circonstances. Il s’agit non pas d’abord de sauver sa peau, mais de protéger nos concitoyens, à commencer par les plus fragiles et les plus vulnérables. C’est un acte de salut public et de charité chrétienne élémentaire. On comprend en effet, d’après toutes les études scientifiques sérieuses et d’après l’expérience des pays qui sont passés par là, comme la Chine ou l’Italie, voire de ceux qui ont su anticiper l’explosion contagieuse en tirant les leçons de l’expérience déjà vécue avec le SRAS, comme le Japon ou la Corée du Sud, qu’il n’y a guère, à vues humaines, que la « distanciation sociale » qui puisse limiter la propagation, sans compter les gestes-barrières d’hygiène élémentaire qui ont été abondamment rappelés, ces derniers jours.

Non seulement il faut garder une distance de sécurité dans les contacts interpersonnels d’un mètre, mais il est impératif de limiter les contacts non indispensables. C’est la raison pour laquelle le Premier Ministre a déclaré la fermeture de tous les établissements publics « non indispensables à la vie de la Nation » : les écoles, collèges, lycées, universités ; mais aussi les salles d’auditions, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usage multiple, centres commerciaux, restaurants et débits de boisson, bibliothèques et centres de documentation, salles d’expositions, établissements sportifs couverts, musées. Un arrêté du Ministère des solidarités et de la santé publique, en date du 14 mars, a été publié en ce sens. Dans les prochaines heures, nous serons même sans doute tenus au confinement.

Comme le Premier Ministre l’a précisé : « les lieux de culte resteront ouverts, mais les rassemblements et cérémonies devront être reportés ».

C’est la raison pour laquelle, dès samedi soir, j’ai adressé un message à tous les prêtres, mis en ligne sur le site diocésain, pour demander l’annulation des messes dominicales de ce troisième dimanche de Carême. J’ai conscience du sacrifice ainsi demandé, mais je ne doute pas de votre discipline et de votre compréhension.

Des dispositions exigeantes

Après concertation avec le Secrétariat général de la Conférence des Evêques de France, en lien étroit avec son Président, et après avoir consulté le Conseil épiscopal, je prends donc les dispositions suivantes :

1. Jusqu’à nouvel ordre, toutes les messes publiques, en semaine comme les dimanches et fêtes, sont annulées.

2. Toutes les célébrations de baptêmes, de confirmations et de mariages, d’institutions et d’ordinations, seront reportées.

3. Pour les funérailles, je demande aux curés de reporter les messes d’obsèques après la crise, et de proposer, pour accompagner le défunt, une prière d’absoute au cimetière, avec si possible la présence d’un prêtre ou d’un diacre ou à défaut d’un laïc formé. Insister pour que les assemblées soient réduites au strict minimum, à savoir la famille et assimilés.

4. Les communautés religieuses, les Séminaires diocésains, dans la mesure où les contacts avec l’extérieur peuvent être limités et où la présence d’un prêtre est possible, pourront continuer à avoir la messe quotidienne, à condition que la célébration soit fermée au public et que les gestes-barrière soient respectés. Ils auront conscience de représenter le plus dignement possible les fidèles privés en ce temps de l’Eucharistie.

5. Les prêtres célébreront chaque jour le sacrifice eucharistique privatim au nom de tous leurs fidèles, aux intentions demandées, et auront soin de célébrer une fois par semaine la Messe « Pour toute détresse » (Voir Missel Romain, « Pour intentions et circonstances diverses »), afin de demander au Seigneur l’éradication prochaine de cette épidémie. Les fidèles auront à cœur de s’unir au Sacrifice de la Messe, à l’aide de leur missel et/ou des moyens audio-visuels mis à leur disposition, en faisant un acte de communion spirituelle. Ils pourront ajouter la belle antienne mariale Sub tuum pour demander quotidiennement à la Vierge Marie une protection spéciale dans le péril actuel.

6. Les temps communautaires de prière, de rencontre ou de catéchèse d’adultes seront supprimés.

7. Les églises paroissiales demeureront ouvertes pour la prière personnelle, dans les heures qui seront consenties par les autorités civiles, si confinement il y a. On favorisera la possibilité pour les fidèles qui fréquenteront nos églises, de prier devant le Saint-Sacrement, de réciter le chapelet, d’accomplir un chemin de croix, en leur fournissant des supports pour la prière individuelle.

8. Je propose que chaque vendredi de Carême, à compter du 20 mars, soit consacré à une journée de jeûne et de prière pour implorer le secours du Seigneur

9. Tous les rassemblements diocésains (enfants, jeunes, fiancés etc.) sont annulés, les réunions de catéchèse et d’aumônerie, suspendues.

10. Les célébrations communautaires dans les EPHAD ou maisons de retraite, dans les Maisons d’Arrêt ou centres hospitaliers seront suspendues.

11. Pour le sacrement de l’onction des malades et la visite des mourants, les prêtres en discerneront l’opportunité, toujours en lien avec le personnel soignant. A l’hôpital, il faudra toujours avertir au préalable les responsables d’aumônerie : à Bayonne, sœur Solange : 0650308954 ; à Pau, l’abbé Jean-Marie Hiquet : 0683558063.

12. La Maison diocésaine, le Centre diocésain du Béarn (CDB), la Bibliothèque diocésaine de Bayonne, la Bibliothèque de Culture religieuse de Pau, les librairies diocésaines seront fermés au public

13. Je demande en outre aux curés de rester en lien avec les paroissiens, en particulier à travers les sites paroissiaux ou les réseaux sociaux (et/ou leurs permanences dans les églises et les presbytères, en cas de nécessité et sans risque pour leur santé). Prêtres et fidèles n’oublieront pas les personnes âgées et isolées, invitées plus que d’autres à rester chez elles : s’il n’est pas conseillé de les visiter en ce moment, il convient d’organiser un service téléphonique pour leur apporter, par un autre mode de présence, soutien et réconfort.

II. RECOURIR AUX MOYENS SPIRITUELS DE LA PRIÈRE ET DE LA PÉNITENCE

Donner du sens à ces contraintes

Pour nous tous, en ce temps de Carême pas comme les autres, c’est une invitation à une vraie conversion dans nos modes de vie. Nous sommes appelés à une plus grande sobriété dans les moyens, les déplacements, les rythmes qui empoisonnent souvent nos existences et qui nous exposent parfois à l’insouciance, à l’étourdissement et à l’extériorité superficielle. Le ralentissement de la vie sociale, voire professionnelle, avec ses multiples relations interpersonnelles, est une invitation pressante à redécouvrir une vie plus sédentaire et domestique, en se recentrant sur les relations familiales. Pour les Catholiques que nous sommes, c’est l’occasion d’approfondir la vie intérieure. Si les églises restent ouvertes pour la prière personnelle, il serait opportun de mettre en place à la maison une liturgie domestique : partage de la Parole de Dieu, participation à l’Eucharistie à travers la TV, la radio, l’internet, les réseaux sociaux, avec communion spirituelle (nous ferons des propositions en ce sens sur le site diocésain), chapelet en famille…

La privation de l’Eucharistie, source et sommet de la vie chrétienne, pourra être l’occasion, en ce temps de jeûne, de redécouvrir son importance dans notre vie et sa signification profonde. Avant d’être un remède, elle est un moyen institué par le Seigneur pour nous unir à son Sacrifice rédempteur, c’est-à-dire à son offrande d’amour pour le Salut de tous les hommes. Elle est donc un moyen privilégié pour nous offrir avec lui, par lui et en lui, d’unir à son offrande notre vie, avec ses joies et ses épreuves. Nous le ferons de manière plus intérieure : c’est le sens de la communion spirituelle que je vous indiquais précédemment.

C’est aussi une épreuve que le Seigneur permet dans sa Providence pour nous rappeler combien nous sommes petits et vulnérables et que Dieu seul est le Maître du monde et de l’histoire. S’il faut se réjouir des progrès de la science et de la technique, en particulier en termes de recherche médicale et de soins, cette épidémie vient nous rappeler que nous ne pouvons pas nous fier qu’à la science. Comme l’affirme Jésus : « Sans moi, vous ne pouvez rien faire » (Jn 15, 5). Certes nous croyons en la juste autonomie des réalités terrestres : « Mais si par autonomie du temporel, on veut dire que les choses créées ne dépendent pas de Dieu et que l’homme peut en disposer sans référence au Créateur, la fausseté de tels propos ne peut échapper à quiconque reconnaît Dieu. En effet, la créature sans Créateur s’évanouit » (Gaudium et Spes n. 36).

Et si cette épidémie, qui vient paralyser toute l’activité humaine, au moment où l’homme s’érige un peu hâtivement en Maître de l’univers, pouvait aider nos contemporains à se tourner vers Dieu ou à revenir vers lui, à commencer par nous, chrétiens, qui sommes parfois contaminés par le virus de la sécularisation ?

Confiance dans le Seigneur et offrande de soi

Comme le dit le prophète Jérémie : « Béni soit l’homme qui met sa foi dans le Seigneur, dont le Seigneur est la confiance » (Jr 17, 7). Si nous devons faire tout ce qui est en notre possible pour lutter contre ce fléau – et nous devons être reconnaissants envers les personnels de santé qui œuvrent avec dévouement, parfois jusqu’à l’héroïsme, voire l’épuisement, au service des malades –, il nous faut nous tourner vers le Seigneur et le supplier avec foi d’épargner son peuple.

Devant la peine de la maladie et de la mort, qui sont les conséquences du péché des origines, le Seigneur dans sa grande miséricorde a envoyé son Fils, « non pas pour juger le monde, mais pour que par lui, le monde soit sauvé » (Jn 3, 17). Dans le Mystère de sa Passion et de sa mort sur la Croix, il a pris sur lui toute la peine due aux péchés des hommes : « En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé […] par ses blessures, nous sommes guéris » (Is 53, 4-5). Si nous sommes les premiers bénéficiaires de son Sacrifice rédempteur, nous sommes appelés à porter cette peine dans notre chair en union avec lui pour le Salut de nos frères. Cela peut aussi donner une signification profonde à ce que nous sommes appelés à vivre.

Il est très important que nous soyons exemplaires, sans doute dans l’application des précautions sanitaires qui nous sont demandées et qui peuvent encore sauver beaucoup de vies, mais surtout dans la confiance que nous mettrons dans le Seigneur. Ne mettons pas le Seigneur à l’épreuve, comme les hébreux qui disaient : « Le Seigneur est-il au milieu de nous, oui ou non ? » (Ex 17, 7). Croyons avec une foi inébranlable que Jésus est dans la barque et qu’il nous exauce en peu de temps, comme dans l’évangile de la tempête apaisée (cf. Mc 5, 35-41). Et demandons-lui : « Seigneur, augmente en nous la foi » (Lc 17, 5). Comment mieux conclure que par ces paroles du prophète Isaïe: « Le Seigneur, le Dieu d’Israël, vous l’avait dit : « Vous serez sauvés, si vous revenez et si vous restez calmes, votre courage sera de rester tranquilles et d’avoir confiance ». Le Seigneur attend pour vous faire grâce, il se dressera pour vous montrer sa tendresse, car le Seigneur est le Dieu juste : heureux ceux qui attendent tout de lui » (Is 30, 15.18).

Prier la Vierge Marie

La Vierge Marie elle-même, en visitant notre terre de manière répétée, ne nous a-t-elle pas promis son intercession toute-puissante, dans les heures difficiles de notre histoire, si nous la prions avec ferveur et si nous faisons pénitence ? Je vous invite à vous unir à la grande Neuvaine à l’Immaculée Conception du 17 au 25 mars, avec le Sanctuaire de Lourdes (chaque jour sur KTO à 15 h 30, par Internet ou par les réseaux sociaux). Le 25 mars, à l’issue de la Messe, je renouvellerai en votre nom à tous la Consécration du diocèse aux Cœurs unis de Jésus et de Marie. Croyons en la puissance de la prière et de la pénitence contre les fléaux qui affligent l’humanité.

Chers frères et sœurs, en fixant nos yeux sur Jésus-Christ, entrons dans le combat de Dieu. Si, solidaires de nos frères, nous devons traverser le désert, nous savons que nous marchons vers Pâques, vers la victoire du Ressuscité. Aussi nous sommes dans l’espérance.

Que le Seigneur vous bénisse et vous garde et que la Vierge Marie vous assiste de sa tendresse toute maternelle.

Avec mes sentiments dévoués et fraternels dans le Christ et son Eglise et ma prière fervente en ce temps d’épreuve.

      + Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, le 16 mars 2020

ANNEXES

Prière du Sub tuum

Sous votre protection nous venons nous réfugier, Sainte Mère de Dieu ; ne rejetez pas les prières que nous vous adressons dans nos besoins ; mais délivrez-nous de tous les dangers, Vierge glorieuse et bénie.

Acte de Communion spirituelle de Saint Padre Pio

Mon Dieu, je crois que vous êtes (ici) présent dans le Saint-Sacrement. Je vous aime par-dessus toutes choses et je désire ardemment vous recevoir. Mais puisque, en ce moment, je ne peux le faire sacramentellement, venez au moins spirituellement dans mon cœur. Comme si vous y étiez déjà présent, je vous adore et je m’unis entièrement à vous ; ne permettez pas que je me sépare jamais de vous.

Acte de Communion spirituelle proposée par Mgr Raymond Centène, évêque de Vannes

« Seigneur Jésus, je crois fermement que Tu es présent dans le Saint Sacrement de l’Eucharistie. Je T’aime plus que tout et je Te désire de toute mon âme. « Après toi languit ma chair comme une terre assoiffée » (psaume 62)

Je voudrais Te recevoir aujourd’hui avec tout l’amour de la Vierge Marie, avec la joie et la ferveur des saints.

Puisque je suis empêché de Te recevoir sacramentellement, viens au moins spirituellement visiter mon âme.

En ce temps de carême, que ce jeûne eucharistique auquel je suis contraint me fasse communier à Tes souffrances et surtout, au sentiment d’abandon que Tu as éprouvé sur la Croix lorsque Tu t’es écrié : « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ».

Que ce jeûne sacramentel me fasse communier aux sentiments de Ta Très Sainte Mère et de Saint Joseph quand ils T’ont perdu au temple de Jérusalem, aux sentiments de Ta Sainte mère quand elle Te reçut, sans vie, au pied de la Croix.

Que ce jeûne eucharistique me fasse communier aux souffrances de Ton Corps mystique, l’Église, partout dans le monde où les persécutions, ou l’absence de prêtres, font obstacle à toute vie sacramentelle.

Que ce jeûne sacramentel me fasse comprendre que l’Eucharistie est un don surabondant de Ton amour et pas un dû en vue de mon confort spirituel.

Que ce jeûne eucharistique soit une réparation pour toutes les fois où je T’ai reçu dans un cœur mal préparé, avec tiédeur, avec indifférence, sans amour et sans action de grâce.

Que ce jeûne sacramentel creuse toujours davantage ma faim de Te recevoir réellement et substantiellement avec Ton corps, Ton sang, Ton âme et Ta divinité lorsque les circonstances me le permettront.

Et d’ici là, Seigneur Jésus, viens nous visiter spirituellement par Ta grâce pour nous fortifier dans nos épreuves.

Maranatha, viens Seigneur Jésus. »

Acte de Communion spirituelle disponible en langue basque : en cliquant ici.

Un cas de “coronavirus” ecclésial: les sacres illicites de Wuhan en 1958
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La ville de Wuhan (province du Hubei) fait l’objet d’une triste actualité. De cette localité serait parti le fameux coronavirus. Pour qui s’intéressent à la vie de l’Église en Chine, c’est dans cette ville – plus précisément à Hankou, une des trois villes de Wuhan – que furent ordonnés, sur la pression du parti communiste chinois, deux évêques sans mandat pontifical, le 13 avril 1958. Mgr Bernardin Tong Guang-qing, OFM et Mgr Marc Yuan Wen-hua, OFM furent tous les deux sacrés dans le cadre de ce qui a été improprement appelé “l’Église patriotique”. Ces ordinations illicites inaugurèrent un contentieux entre Rome et Pékin, qui n’a trouvé de réponse que tardivement, en septembre 2018. Il a débouché sur plusieurs dizaines de sacre sans mandat pontifical, même si certains ont été régularisés postérieurement (à partir de 1985). La tunique sans couture du Christ fut à nouveau déchirée. Faut-il voir un clin d’œil dans ces temps troublés et agités, surtout dans un pays où les chrétiens restent étroitement surveillés ?

L’assemblée plénière des évêques reportée
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La Conférence des évêques de France a décidé, vendredi 13 mars, le report de son assemblée plénière, initialement prévue du 31 mars au 3 avril. L’épiscopat décide également de remettre en question toutes les sessions, réunions et assemblées « dont elle a la responsabilité dans les mois à venir ».

La CEF communiquera sur d’autres décisions et recommandations en fonction des annonces qui seront faites par le Premier ministre Édouard Philippe, qui vient d’interdire tout rassemblement de 100 personnes. Il pourrait être question d’annuler tous les rassemblements diocésains ou paroissiaux, ainsi que les activités des mouvements d’Eglise. Déjà le Frat et le pèlerinage Militaire International à Lourdes ont été annulés.

Mgr Aillet et le coronavirus
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Communiqué de l’évêque de Bayonne :

Par rapport aux précautions recommandées par la Conférence des Evêques de France et que nous avons publiées la semaine dernière sur le site du diocèse de Bayonne, je voudrais apporter quelques précisions.

Sans doute ces mesures préventives sont-elles justifiées, tant l’évolution de la situation sanitaire semble difficile à maîtriser, en particulier pour les personnes les plus vulnérables. Outre les gestes préventifs dont chacun doit avoir le réflexe – comme se laver soigneusement les mains et limiter les contacts physiques rapprochés –, on a recommandé d’être attentif au geste de la communion eucharistique. Si la communion dans la main est moins risquée que la communion sur la langue, comme l’affirment tous les spécialistes, le virus s’attaquant principalement au système respiratoire, il me semble toutefois que l’essentiel sera d’éviter le contact des mains du ministre de la communion avec la langue ou la main des fidèles. Et si l’on craint sérieusement d’être contaminé, on se contentera d’une communion spirituelle.

Il ne s’agit pas pour autant de céder à la panique collective entretenue par les informations qui nous sont transmises, heure après heure, par les autorités légitimes à travers les médias.

Il est manifeste, en effet, que l’apparition inattendue de ce nouveau virus, comme sa rapide diffusion, enfoncent un coin dans la prétention de l’homme moderne à résoudre tous les problèmes, en s’appuyant sur les seuls progrès indéniables de la science et de la technique, en particulier en matière de recherche médicale et de soins. Cette situation, dont il ne s’agit pas de minimiser les conséquences, parfois dramatiques, et pour lesquelles il convient de saluer le travail remarquable accompli par les autorités civiles et sanitaires, comme par les personnels soignants, rappelle aussi à nos contemporains la fragilité et la vulnérabilité de l’homme.

Aussi, pour nous chrétiens, il ne s’agirait pas d’en rester à des mesures seulement humaines, pour utiles qu’elles soient. Nous croyons en effet en un Dieu qui est Maître des temps et de l’histoire et qui n’abandonne pas son Peuple. Comme nos pères, nous aurons à cœur de puiser aux sources de la foi et de confier au Seigneur lui-même l’éradication de cette nouvelle épidémie qui sans être alarmante, du moins à l’heure où j’écris ces lignes, inquiète beaucoup de personnes et paralyse nombre de ressorts de la vie sociale et économique.

Loin de « déserter nos assemblées » (cf. He, 10, 25), nous ne manquerons pas de nous rassembler pour prier : veillées de prière, célébration de messes prévues par le Missel pour intentions et circonstances diverses, par exemple « Pour toute détresse ». Je laisse le soin aux pasteurs d’en discerner l’opportunité.

Rappelons-nous toujours, comme le psalmiste le chante à l’envi, en témoin privilégié de l’histoire du Peuple d’Israël qui se prolonge dans toute l’histoire de l’Eglise, que « Notre secours est dans le Nom du Seigneur qui a fait le Ciel et la terre » (Ps 123, 8).

+ Marc Aillet.

Evêque de Bayonne, Lescar et Oloron.

Le 6 mars 2020.

Et maintenant les Fraternités Monastiques de Jérusalem
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Communiqué de Frère Jean-Christophe Calmon, prieur général des frères des Fraternités Monastiques de Jérusalem, et Sœur Rosalba Bulzaga, prieure générale des sœurs des Fraternités Monastiques de Jérusalem :

La récente parution d’un livre mettant en cause le comportement de notre fondateur, le père Pierre-Marie Delfieux, au cours des premières années de nos communautés, nous a profondément bouleversés.

Ces faits, s’ils sont avérés, sont graves et nous réprouvons fermement toute atteinte à la liberté et à la dignité des personnes.

Nous ne pouvons pas vivre à l’écoute de l’Esprit Saint sans l’entendre nous parler à travers nos frères et sœurs, à travers tout homme, dans toute circonstance.

C’est pourquoi nous avons, dès le 10 décembre 2019, lancé un appel à témoignage à l’adresse des personnes qui auraient pu être victimes d’abus au sein des Fraternités.

Pour pérenniser cette démarche, nous nous engageons à présent dans la mise en place d’une cellule d’écoute indépendante, aux moyens et compétences renforcés, garante de la confidentialité des témoignages reçus.

Nous nous sommes ainsi rapprochés de la CORREF, la CIASE et la Cellule pour les dérives sectaires de la Conférence des Évêques de France afin de procéder au recrutement de personnes compétentes, sans lien avec les Fraternités monastiques et laïques de Jérusalem.

Un prochain communiqué précisera la composition, les modalités de fonctionnement et le cadre éthique et déontologique de la cellule d’écoute

Pierre Delfieux, né le 4 décembre 1934, fut condisciple au collège de Georges Soubrier, futur évêque de Nantes. Après son baccalauréat, il entre au Grand séminaire de Rodez. Il est envoyé pour finir sa théologie à l’Institut catholique de Toulouse, puis pour des études de philosophie et de sciences sociales, à Paris, à la Sorbonne. Après deux ans de service militaire, qu’il effectue dans la coopération à Madagascar, où il enseigne dans un collège de jésuites, il est ordonné prêtre dans la cathédrale de Rodez, le 29 juin 1961 et reste quelques années à Rodez comme vicaire épiscopal de la cathédrale. En 1965, il devient, à la demande du futur cardinal Lustiger, aumônier des étudiants en langues du Centre Richelieu où il côtoie notamment Jacques Perrier, Francis Deniau et Guy Gaucher. En ces années 1960, il découvre aussi le désert et devient, au Centre Richelieu, le spécialiste des méharées au Sahara, vers Tamanrasset et les lieux habités par Charles de Foucauld. Aussi quand, au bout de sept ans de cet apostolat, marqué par les bouleversements introduits par Mai 68, il lui est proposé de prendre une année sabbatique, il ne résiste pas à l’appel du désert et part d’abord pour Béni Abbès, dans la communauté des Petits frères de Jésus, puis à l’Assekrem, dans le massif du Hoggar. Pierre-Marie Delfieux se construit de ses mains un ermitage, auquel il donne le nom de Bethléem ; il va y passer une année, puis une seconde, avec pour seule compagnie le frère Jean-Marie, la Bible et le Saint-Sacrement. En juin 1974, il quitte l’Assekrem et confie au cardinal Marty, alors archevêque de Paris, son désir de devenir moine dans la ville. L’église Saint-Gervais lui est alors confiée pour y établir la future fraternité. La première liturgie est chantée par une douzaine de frères, dans l’église Saint-Gervais, le 1er novembre 1975, fête de la Toussaint. Une fraternité de moniales naît à son tour, le 8 décembre 1976. Même si frères et sœurs chantent ensemble toutes les liturgies, dès le départ les logements et les gouvernements des deux Fraternités sont bien distincts. Une étape décisive est franchie en 1978-1979 lorsque les Fraternités reçoivent le nom de « Jérusalem ». Après le temps des découvertes et des tâtonnements, dont une première fondation à Marseille, en 1979, à la demande du cardinal Roger Etchegaray, qui ne peut tenir, vient à partir des années 1990, le temps des fondations, alors que les Fraternités comptent déjà une centaine de frères et sœurs. En 2001 naissent les Fraternités du Mont-Saint-Michel et de Bruxelles ; en 2004, la première Fraternité outre-Atlantique est établie à Montréal : en 2006, les Fraternités sont appelées sur le domaine de la Trinité-des-Monts, , puis de Saint Sébastien sur le Palatin à Rome et enfin en 2009, à Cologne et en 2010, à Varsovie. Au terme d’un long processus de rédaction et d’approbation par les Congrégations de la Vie consacrée et de la Doctrine de la Foi, les Constitutions des Fraternités monastiques de Jérusalem sont définitivement approuvées par le cardinal Jean-Marie Lustiger, le 31 mai 1996. Pierre-Marie Delfieux meurt le 21 février 2013 en Sologne, où il s’était retiré.

Les évêques de France à Rome
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Alors que Rome a suspendu les messes publiques en raison de l’épidémie du coronavirus, les évêques de France ont commencé leur visite ad liminaire. Seront-ils mis en quarantaine à leur retour ?

Messe carnavalesque
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Messe costumée en l’église Sainte-Thérèse à Coudekerque (Nord), avec le père Yves Béguin et la bénédiction du vicaire épiscopal Bruno Cazin.

Le pape salue les 350 ans du séminaire de Rennes
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Le séminaire Saint-Yves de Rennes fêtait ce week-end les 350 ans de sa fondation par le Nomand saint Jean Eudes. Un anniversaire qui a eu les honneurs d’un courrier daté du vendredi 6 mars, en provenance du Vatican et signé « Franciscus Pp » :


Programme de la 1ere visite ad limina
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Du 9 au 13 mars, cette première visite concerne les provinces de Rouen, Rennes, Poitiers, Tours et Bordeaux soit  33 évêques.

Au programme

Lundi 9

  • 7.30 Messe à la Basilique Papale de Saint-Pierre (Autel de la Tombe de Saint-Pierre), présidée par Mgr d’Ornellas
  • 10.30 Audience avec le Saint-Père
  • 15.00 Conseil Pontifical de la Culture (Via Conciliazione, 5)
  • 16.00 Conseil Pontifical pour la Promotion de l’Unité des Chrétiens (Via Conciliazione, 5)
  • 16.00 Conseil Pontifical pour les Textes Législatifs (P.zza Pio XII, 10)
  • 16.00 Conseil Pontifical pour le Dialogue Interreligieux (Via Conciliazione, 5)

Mardi 10

  • 7.30 Messe à la Basilique Papale de Saint-Jean-de-Latran, présidée par Mgr James
  • 9.30 Congrégation pour les Évêques (P.zza Pio XII, 10) – groupe 1
  • 9.30 Congrégation pour la Doctrine de la Foi (P.zza Sant’Uffizio) – groupe 2
  • 11.30 Congrégation pour les Évêques (P.zza Pio XII, 10) – groupe 2
  • 11.30 Congrégation pour la Doctrine de la Foi (P.zza Sant’Uffizio) – groupe 1
  • 15.30 Tribunal de la Pénitencerie Apostolique (Piazza della Cancelleria, 1)
  • 7.00 Congrégation pour l’Éducation Catholique (Piazza Pio XII, 3)
  • 18.30 Secrétairerie d’État et Seconde Section (Relations avec les États)

Mercredi 11

  • Messe en souvenir des attentats St Louis 19h
  • 9.00 Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements (Piazza Pio XII, 3)
  • 10.30 Congrégation pour les Causes des Saints (Piazza Pio XII, 3)
  • 10.30 Congrégation pour les Églises Orientales (Via Conciliazione, 34)
  • 12.00 Conseil Pontifical pour la Promotion de la Nouvelle Évangélisation (Via Concil., 5)
  • 15.30 Commission Pontificale pour la Protec. des Mineurs (Villa Aurelia, Via Leone XIII, 459)
  • 17.00 Dicastère pour la Communication (Via Conciliazione, 5)
  • 19h Messe à Saint Louis, présidée par Mgr Lebrun

Jeudi 12

  • Messe au séminaire ? présidée par Mgr Wintzer
  • 9.00 Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie (P.zza San Calisto,16)
  • 10.30 Dicastère pour le Service du Développement Humain Intégral (P.zza San Calisto,16)
  • 12.00 Tribunal de la Rote Romaine (Piazza della Cancelleria, 1)
  • 15.00 Congrégation pour le Clergé (Piazza Pio XII, 3)
  • 17.30 Congrégation pour les Instituts de Vie Consacrée et les Sociétés de Vie Apostolique (Piazza Pio XII, 3)
  • 18h30 Conférence Bioéthique Mgr d’Ornellas – Ambassade

Vendredi 13 Saint Georges, Fête Patronale du Saint-Père

  • 16.00 Messe à la Basilique Papale de Saint-Paul-hors-les-Mur, présidée par Mgr Jordy

Samedi 14

  • 7.30 Messe à la Basilique Papale de Sainte-Marie-Majeure, présidée par Mgr Lebrun (?)
  • 9.30 Tribunal Suprême de la Signature Apostolique (Piazza della Cancelleria, 1)
34 séminaristes dans l’archidiocèse de Rennes
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En septembre 2019, 29 séminaristes ont fait leur rentrée au séminaire Saint Yves de Rennes. En plus, 6 séminaristes sont en stage sur le terrain, en France (en paroisses, dans les quartiers) ou à l’étranger (Guinée, Canada). Qui sont-ils ?

Au Séminaire Saint-Yves de Rennes, la majeure partie des prêtres de l’Église catholique de Bretagne, de Basse Normandie, ainsi que du diocèse aux Armées et de Reims, sont aujourd’hui formés.

Ces 34 séminaristes se répartissent ainsi :

Bretagne

  • 11 séminaristes pour le diocèse de Rennes, Dol & Saint-Malo
  • 6 séminaristes pour le diocèse de Saint-Brieuc & Tréguier
  • 5 séminaristes pour le diocèse de Quimper & Léon
  • 4 séminaristes pour le diocèse de Vannes

Basse-Normandie 

  • 2 séminaristes pour le diocèse de Bayeux & Lisieux
  • 3 séminaristes pour le diocèse de Coutance & Avranches

Autres diocèses

  • 2 séminaristes pour le diocèse aux Armées
  • 1 séminariste du diocèse de Reims

Parmi ces 34 séminaristes, 2 sont membres de la Société des pères de St Jacques et 2 sont membres de la Communauté de l’Emmanuel : ils seront au service des diocèses de Bretagne.

Le diocèse de Rennes compte aujourd’hui 199 prêtres diocésains dont 120 retraités. 125 prêtres sont donc en fonction pour 77 paroisses.

La France compte actuellement 14 séminaires et (en 2018), 828 séminaristes.

Les formateurs

Les séminaristes sont accompagnés tout au long de leur formation par une équipe animatrice ainsi que des enseignants réguliers ou encore des intervenants ponctuels, en fonction des sujets étudiés. Les formateurs consacrés ou laïcs originaires de tous horizons viennent apporter les meilleures connaissances aux séminaristes. Ils sont bien souvent doctorants ou agréés.

Jusqu’au Haut Moyen-Âge on communiait dans la main : fake news
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Suite aux récentes mesures de l’épiscopat français sur l’interdiction de la communion sur la langue dans certains diocèses, les lecteurs sont nombreux à réagir.

Pour justifier ses “mesures de précautions” le diocèse de Paris a publié une vidéo pleine de mensonges et d’approximations.

Voici donc quelques éléments:

On vous raconte qu’au cours des premiers siècles de l’ère chrétienne, le rite de la communion aurait comporté la manipulation des hosties consacrées par les fidèles se tenant debout. Avec cette présentation historique, on peut évidemment faire passer ensuite la nouveauté pour une vieille tradition remise à l’honneur.

En fait, il s’agit là d’une tentative malhonnête de justifier par une coutume prétendument « antique » la pratique récente, bien postérieure au concile Vatican II (1962-1965) et, de plus, absolument pas ordonnée ni même prévue par celui-ci. Feuilletez donc attentivement les documents conciliaires et vous constaterez que nous disons vrai.

Quant au véritable rite antique de la communion à genoux et sur la langue, on vous raconte de manière tout aussi trompeuse que ce serait un phénomène médiéval. Or, pour mentionner brièvement ici quelques éléments de réfutation, signalons que le pape Sixte I (117-126) avait déjà interdit de toucher les mystères sacrés si l’on ne faisait pas partie du clergé (ut mysteria sacra non tangerentur, nisi a ministris). Le pape Saint Eutychian (275-283) interdira que la communion à porter aux malades soit confiée à un laïc ou à une femme (nullus praesumat tradere communionem laico vel feminae ad deferendum infirmo). Déjà Tertullien de Carthage (160-250) attestait que la sainte eucharistie était reçue uniquement du prêtre et pas d’autrui (nec de aliorum manu sumimus). Le pape Saint Léon I (440-461) notait, pour sa part, que l’on reçoit en bouche ce qui est cru par la foi (hoc enim ore sumitur quod fide tenetur). Plus tard, à savoir en 536, le pape Saint Agapet I accomplira un miracle de guérison après avoir donné l’hostie en bouche à quelqu’un (cumque ei Dominicum corpus mitteret in os). C’est le pape Saint Grégoire I (590-604) qui le relate, attestant également la pratique de l’Église dans les premiers siècles de l’ère chrétienne.

En l’an 380, le concile de Saragosse avait en son canon 3 lancé l’anathème contre ceux qui voudraient encore toucher la sainte eucharistie comme en temps de persécution. Saint Basile, Père grec et Docteur de l’Église (329-379), avait expliqué qu’en des circonstances pareilles et en l’absence de prêtre ou de diacre pour administrer la communion et la porter aux malades, on avait pu jadis « recevoir la communion au moyen de sa propre main ». L’historien Eusèbe de Césarée (270-339) attestait déjà au livre VI de son « Histoire ecclésiastique » que cela se faisait seulement en cas de véritable nécessité. La pratique normale avait toujours été que les fidèles communient à genoux et sur la langue. Devant des abus locaux, le concile de Rouen rappellera en 650 cette norme apostolique, interdisant la communion avec les mains (nulli autem laico aut feminae Eucharistiam in manibus ponat, sed tantum in os ejus).

En Orient, le concile de Constantinople statuera pareillement en 692, frappant d’excommunication tous ceux qui s’aviseraient de prendre l’hostie en main alors qu’un évêque, un prêtre ou un diacre sont disponibles pour la leur dispenser en bouche. Dans une homélie sur la première épître à Timothée, Saint Jean Chrysostome (347-407) indiquait déjà cette humble et pieuse attitude de réception de la part des fidèles : « Que rien d’amer ne sorte de la bouche qui a été gratifiée d’un si grand mystère ; que la langue, sur laquelle le divin Corps a été déposé, ne profère rien de déplaisant. »

On ne vous rapporte pas des citations de ce genre. On ne vous donne aucune référence pertinente, pas même celle alléguée comme étant de Saint Cyrille de Jérusalem (313-386), à savoir les « Catéchèses mystagogiques » dont on vous épingle un passage cité hors de son contexte qui aurait pu vous faire réaliser que ce n’est pas un texte chrétien normal. En effet, on vous cite seulement ce qui fait penser à la pratique moderne : « Lorsque tu t’avances pour Le recevoir, ne t’approche pas sans respect, les paumes des mains grandes ouvertes ou les doigts écartés ; mais avec ta main gauche, fais un trône pour la droite où va reposer le Roi. Reçois le Corps du Christ dans le creux de ta main et réponds Amen.»

Les passages sautés sont notamment ceux-ci : « Sanctifie tes yeux par le contact du saint Corps » et puis, après avoir bu au calice, « lorsque tes lèvres en sont encore mouillées, touche-les avec les mains et passe sur tes yeux, ton front et tous tes autres sens, pour les sanctifier.» (sic)”

Mgr Centène encourage la communion spirituelle
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Voilà qui nous change un peu de l’obligation de communier dans la main :

Afin de contribuer à la lutte contre cette épidémie et de suivre les dernières recommandations transmises hier soir par M. le ministre des Solidarités et de la Santé, Mgr Centène, évêque de vannes, demande à l’ensemble des prêtres des paroisses du diocèse de Vannes de respecter les mesures suivantes au cours des messes et autres célébrations dans leurs églises :

    • Remplacer la communion eucharistique par une communion spirituelle ou proposer de recevoir la communion dans la main ;
    • Ne pas proposer de communion au calice pour les fidèles (ni par intinction) ;
    • Demander aux prêtres concélébrants de communier par intinction ;
    • Pour le lavabo de l’offertoire et pour celui qui suit la communion, on peut utiliser une aiguière avec de l’eau savonneuse ;
    • Pour toutes les formes de bénédictions ( par exemple bénédiction d’enfant) éviter tout contact ;
    • Demander aux ficèles de ne pas échanger de poignée de main en signe de paix pendant les messes (préférer un signe de la tête) ;
    • Vider les bénitiers présents dans les églises.

Pour les fidèles, nous rappelons que la communion par intinction, réservée aux prêtres, consiste à recevoir la communion en trempant l’hostie consacrée dans le vin consacré.

Mgr Centène invite à prier pour les personnes atteintes de cette maladie, et d’une façon plus générale pour tous les malades et tous les soignants.

Mgr Centène remercie chacun pour le respect de ces consignes temporaires, jusqu’à nouvel ordre.

Monseigneur Jean-Claude Boulanger a remis sa démission
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L’évêque de Bayeux-Lisieux a eu 75 ans le 1er mars. Il explique à Tendance Ouest :

J’attendrai qu’il accepte. En attendant qu’il nomme un successeur, il peut choisir de me nommer évêque administrateur. Je continuerai d’administrer le diocèse, mais je ne peux plus, par exemple, nommer de curé. Ou bien je prends ma retraite tout de suite et c’est un prêtre du diocèse qui devient administrateur.”

Comment est nommé un évêque ?

“Tous les trois ans, dans chaque région, les évêques proposent trois noms. Parmi ceux-là, trois sont présentés au pape, qui peut en choisir un ou nommer quelqu’un d’autre. Ce n’est pas forcément un Normand. J’espère qu’au début de l’été, l’évêque aura été nommé. Si un candidat dit non, il faut recommencer toute la procédure.”

Il peut y avoir des refus ?

“Il y en a. Il faut savoir encaisser, avoir un certain âge, une expérience de la responsabilité. Les gens demandent un évêque présent, à l’écoute, proche d’eux. Quelqu’un qui ne vienne pas mettre de l’huile sur le feu mais de l’huile dans les rouages. Il faut faire confiance à ses collaborateurs. Il y a, dans le diocèse, 160 prêtres et diacres en activité, 150 salariés et des milliers de bénévoles, au moins 5 000. Enfin, il faut être en bonne santé.”

Qu’allez-vous faire ensuite ?

“Je vais m’occuper de mon jardin ! Je vivrai comme un simple prêtre. Je vais retrouver mes amis et ma famille entre Boulogne, Calais, Saint-Omer… Mes racines.”

Communion dans la main : des fidèles choqués
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Un lecteur donne ces quelques conseils à nos prêtres en ces temps obscurs de coronavirus…

  • Supprimer les occasions de contamination que sont la quête, les chants d’assemblée, l’usage d’un même micro par une foule de lecteurs et animateurs, la concélébration.
  • Remplacer la “feuille de messe” par un livre personnel et réutilisable.
  • Pour éviter l’échange de miasmes, tourner le célébrant dos à l’assemblée.

Un autre écrit aux évêques :

Vos Excellences,

Avec tout le respect filial que je vous dois en tant que successeur des apôtres et princes de l’église, je vous écris cette lettre, en exerçant mes droits selon le canon 212 du code du droit canonique. 

Depuis quelques semaines, le coronavirus (Covid-19) se trouve sur le territoire national, ainsi les évêques de nombreux diocèses ont pris des précautions afin de limiter la transmission du virus parmi les fidèles rassemblés pour les offices, surtout la messe, ce qui pose un défi particulier en raison de la distribution de la communion.

Je copie ci-dessous les instructions du communiqué de votre frère l’archevêque de Paris :

  • proposer la communion uniquement dans les mains des fidèles et refuser de la donner dans la bouche
  • ne pas proposer de communion au calice pour les fidèles
  • demander aux concélébrants de communier par intinction
  • demander aux fidèles de ne pas échanger de poignée de main en signe de paix pendant les messes
  • vider les bénitiers présents dans l’église

D’une part, les fidèles doivent comprendre les raisons pour lesquelles Son Excellence Mgr Aupetit a agi pour protéger ceux qui assistent dans les églises parisiennes, puisque un prêtre a déjà circulé parmi les clercs du diocèse, après avoir attrapé le virus en Italie. Evidemment, personne ne veut que les fidèles deviennent malades à cause du contact auprès leurs prêtres durant une liturgie.

D’autre part,  en interdisant la réception de la communion sur la langue, les évêques ont posé des problèmes aux consciences des fidèles qui ne reçoivent le Saint Sacrement que dans cette façon.

Permettez-moi de raconter l’histoire de ma vie spirituelle depuis mon adolescence, ce qui me conduit à écrire cette lettre à vous, Messeigneurs les évêques de France.

Quand j’avais sept ans, j’ai fait ma première communion dans un esprit pieux, portant une jolie chemise blanche et une cravate un beau dimanche d’avril. Nous avons appris à présenter nos mains, la droite dessus la gauche, dans la manière d’un petit trône afin de recevoir Notre Seigneur dans une manière révérante.  Puis, nous avons pris la main gauche pour lever l’hostie blanche à nos bouches, faisant ensuite le signe de la croix avec la main droite comme d’habitude, dans un acte d’amour et de reconnaissance au Seigneur. Telle est la manière dans laquelle j’ai reçu la communion jusqu’à l’âge de douze ans, lorsque j’ai découvert le christianisme dans sa plénitude, selon sa tradition, c’est-à-dire, dans la liturgie traditionnelle célébrée en latin selon les livres liturgiques d’avant le Second Concile du Vatican.

Afin de profiter du sacrement de confession, étant un garçon adolescent comme tous les autres, où les changements du corps et de l’esprit rendent plus difficile la tâche de contrôler les passions. (je parle non seulement de la luxure, mais de toutes les passions : les adolescents changent beaucoup dans tous les domaines de vie et posent un défi à l’école, chez eux, etc.), ma famille a cherché une solution spirituelle au combat entre l’esprit et la chair qui se trouve chez moi (encore, mais certainement à l’époque de mes douze ans).

Puisque la paroisse territoriale n’offrait la confession qu’une petite demi-heure le samedi après-midi, ce qui ne suffisait pas, on est arrivé chez les prêtres de la Fraternité St-Pierre, où, au-delà des horaires généreux de confession (tous les jours, avant toutes les messes publiques), j’ai trouvé très agréable la messe en latin. Elle étaient, sinon plus révérencieuses a priori, célébrées d’une manière où on peut trouver le silence et la paix intérieur, quelque chose très profond, très beau, que je n’ai jamais vu auparavant.

J’ai aussi découvert la théologie du pape Benoît XVI, ce qui a laissé une marque profonde dans mon âme grâce à son amour pour Jésus Christ, rédempteur de tous, et pour la sainte liturgie qui le manifeste sur chaque autel, dans chaque tabernacle, aux quatre coins du monde, jusqu’à la fin du temps.

Enfin, bref, après quelques années de service fidèle à l’autel en forme ordinaire, où on pouvait recevoir sur la langue mais non sur les genoux, pour assurer l’unité de l’assemblée (un euphémisme, peut-être, pour éviter un conflit avec l’archevêque) je suis passé à la messe traditionnelle, où il n’y a pas de choix : la communion est distribuée seulement sur la langue de chacun qui se met à genoux. Ici on est tous d’accord : selon l’enseignement de l’Eglise, les espèces du pain ou du vin (pour quelqu’un atteint de la maladie) suffisent, chacune contenant le Corps et le Sang du Seigneur, son âme et sa divinité, quel que soit l’argument pour la distribution habituelle ou occasionnelle des deux espèces au sacrifice de la messe. (Si vous me permettez une digression, je dois noter qu’il a fallu aux prêtres durant les premières concélébrations dans les années 60 leurs propres patènes et calices ainsi qu’une hostie et du vin. Autrement dit, seulement ceux qui étaient directement autour de l’autel ont concélébré la messe au début : vous pouvez même voir les images prises dedans la basilique St-Pierre qui montrent ceci.)

J’aurai vingt-cinq ans cet été, ce qui veut dire que je n’ai pas touché le Corps du Christ avec mes mains depuis treize ans, car j’avais douze ans au moment où j’ai pris la décision de ne plus recevoir l’eucharistie dans la main. Ce n’est plus seulement une question de choix, mais d’habitude et de pensée, c’est-à-dire, je n’imagine pas la possibilité de toucher l’hostie, même en cas d’urgence. Je préférais lâcher le sol que prendre l’eucharistie dans les mains si je trouvais une hostie tombée, comme en Chine communiste pendant la révolution maoïste ou même dans nos églises françaises d’aujourd’hui. Il est tout à fait impensable que je fasse autrement, au moins si mes mains ne sont pas ointes par l’évêque selon la tradition de l’Eglise romaine durant la cérémonie d’ordination sacerdotale.

Nous venons d’entrer au désert pour passer quarante jours de jeûne et de prière comme Notre Seigneur et déjà nous sommes avec lui afin de passer les heures de sa Passion. Il ne m’échappe pas qu’il n’y a plus d’eau bénite, comme après la messe de la cène, et pour ceux qui célèbrent selon le rite traditionnel, ni de Saint-Sacrement, comme le vendredi saint. Mais nous ne sommes pas prêts ! C’est pourquoi il faut le Carême, pour nous aider d’entrer dans la Passion. Je dirais qu’il vaut mieux un monde sans les messes publics suivant les ordres d’un gouvernement, hostile ou non, que celui où nos évêques eux-mêmes nous privent de sacramentaux et même le Corps du Seigneur lui-même sans provocations.

Oui, vous me répondriez, mais qu’en est-il du saint pape Pie X et la réforme de l’âge de raison et la fréquence de réception ? Vous auriez raison, à mon avis, si vous me posiez cette question. Notre situation n’est guère très traditionnelle, mais l’on ne doit pas prendre ce précieux don des fidèles, certainement sans leur laisser la possibilité de discerner leur propre fréquence de reception, en tenant compte de toutes les risques à leur santé, après avoir confessé et fait pénitence.

Je ne me traîne pas trop sur le droit canonique, mais vous avez créé un conflit, parce qu’il y a un droit de non seulement recevoir le Saint-Sacrement si vous vous présentez au prêtre (cf. le canon 912) mais de se mettre aux genoux et recevoir sur la langue. En fait, l’indult Memoriale Domini, qui permet la réception du sacrement dans la main, prévoit que la réception sur la langue soit toujours préservée. Rien n’a abrogé ce document du pape saint Paul VI. Chez les Américains, la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements a même corrigé la Présentation Générale du Missel Romain pour préserver ces deux droits et éviter une correction des fidèles par le prêtre en faveur de la réception debout et dans les mains, ce qui est explicitement condamné par la même congrégation romaine.

Voici, tout ce que je dois vous dire, Vos Excellences.

Seigneur, ayez pitié de nous. Jésus-Christ, ayez pitié de nous. Seigneur, ayez pitié de nous.

Rassurez-vous de mes prières. Je baise vos saints anneaux.

Un jeune catholique

Toutes les messes annulées dans le diocèse de Beauvais
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Il n’y a pas de messe dominicale en raison du coronavirus, mais le magasin Auchan est ouvert… La religion du Verbe incarné doit s’écraser, mais pas la religion du consumérisme… Comme l’écrit Laurent Dandrieu

Dans les temps où l’on avait la foi, en cas d’épidémie on emplissait les églises pour prier Dieu de nous en préserver. Aujourd’hui, on se calfeutre chez soi en espérant être assez chanceux pour s’en tirer. Et l’Eglise elle-même collabore à cette écœurante laïcisation.

Voici le communiqué de Mgr Jacques Benoit-Gonnin, évêque de Beauvais, Noyon et Senlis

Chers frères et sœurs,

Un arrêté du Préfet de l’Oise, sur décision du Ministre de l’Intérieur, interdit tout rassemblement dans l’Oise, jusqu’à nouvel ordre. Cela vaut pour les messes dominicales.

J’ai donc demandé aux curés de prendre acte de ce dispositif et de le mettre en œuvre pour toutes les célébrations prévues, dès ce week-end.

Ne pas célébrer l’eucharistie dominicale, est-ce bien juste ? Ça l’est, parce que le dispositif mis en œuvre par les autorités civiles se justifie par la nécessité de protéger la population de l’Oise, considérée comme particulièrement exposée, face à un virus contagieux  réclamant des mesures spécifiques, notamment pour des populations à risque, bien présentes dans notre population.

Pour autant, nous ne manquerons pas de vivre le « Jour du Seigneur » ! La chaîne de TV France 2 diffuse la messe ; la radio France Culture fait de même.

Nous pouvons prier avec les textes du 1er dimanche de Carême, facilement accessibles, si nous n’avons pas de missel.

Les curés et tous les prêtres ne manqueront pas de célébrer, chez eux, et ils le feront pour tous les fidèles et toute l’humanité, contrariés, de multiples manières, dans la possibilité de célébrer leur foi chrétienne.

Enfin, le Seigneur ne fera pas reproche aux fidèles qui voulaient se réunir et qui ne peuvent pas le faire ! Il donnera à chacune et chacun, dans les circonstances exceptionnelles que nous connaissons, les grâces dont il a besoin pour poursuivre sa route et témoigner de sa foi.

À toutes et à tous mes sentiments cordiaux et dévoués, ainsi que l’assurance de ma prière suppliante et confiante.

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