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Comment vivre la Semaine Sainte chez soi ? (FSSP à Versailles)
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Un lecteur nous a transmis ce message de la Fraternité Saint-Pierre à Versailles (Chapelle de l’Immaculée Conception) avec les propositions d’offices et de prières dans ce temps de confinement. 

Pour le chrétien, quelles que soient les circonstances, la Semaine Sainte doit demeurer le sommet de l’année liturgique. En cette période si particulière où nous sommes privés du contact physique avec le Seigneur au moyen des sacrements, en particulier celui de l’eucharistie, il nous est demandé de vivre ces beaux jours avec une foi encore plus grande.
Cette année, nous n’aurons pas la joie d’avoir le cadre de notre chapelle, avec nos belles chorales, nos nombreux enfants de chœur, les magnifiques fleurs sur nos autels, et, d’une manière générale, nous serons privés de tout le déploiement liturgique qui réjouit nos yeux, nos oreilles et nos cœurs, et qui élève nos âmes.
Cette année, la Semaine Sainte sera austère… mais elle pourra aussi être particulièrement riche, si nous acceptons de suive Jésus là où il veut nous conduire et de vivre dans une plus grande intimité avec Lui.
Soyons bien conscients que, malgré les difficultés que nous avons pour nous sanctifier en ce moment, le Seigneur nous donne ses grâces quand même !
D’une manière plus pratique, voici quelques conseils pour bien vivre la Semaine Sainte malgré le confinement.

Dimanche des Rameaux : 

  • Voiler la croix ou la statue du coin prière
  • Suivre en direct la Messe à l’Immaculée sur YouTube ou Facebook à 10h (cliquer ICI)
  • Ecouter la conférence sur la liturgie de la Semaine Sainte par l’abbé Bizard (conférence à télécharger ICI)

Lundi Saint, Mardi Saint et Mercredi Saint : 

  • Observer un temps de prière silencieuse de 10 min par jour
  • Suivre en direct la Messe sur YouTube ou Facebook à 18h (cliquer ICI)
  • Regarder la Passion de Mel Gibson ou le Dialogue des Carmélites de Bruckberger
  • Pour les enfants : colorier le chemin de Croix du Vendredi Saint (dessins à télécharger ICI)
  • Essayer d’aller se confesser

Jeudi Saint :

  • Prier tout spécialement pour les prêtres
  • La Messe chrismale avec l’évêque sera retransmise sur YouTube ou Facebook (Diocèse de Versailles) à 10h30
  • Suivre en direct la Messe Vespérale à l’Immaculée sur YouTube ou Facebook à 19h (cliquer ICI)

Vendredi Saint :

  • Regarder la Passion selon saint Jean de Bach (livret en français ICI)
  • Bien respecter le jeûne du Vendredi Saint
  • Faire le chemin de croix seul ou en famille (chemin de croix à télécharger ICI)
  • Suivre en direct l’Office de la Croix à l’Immaculée sur YouTube ou Facebook à 19h (cliquer ICI)
  • Dévoiler la croix du coin prière et faire un geste de vénération

Samedi Saint :

  • Vivre cette journée en observant des moments de silence et de recueillement, tout particulièrement en union avec Notre-Dame.
  •  Suivre en direct l’office des Ténèbres à l’Immaculée sur YouTube ou Facebook à 10h (cliquer ICI)
  • Suivre en direct la Vigile Pascale à l’Immaculée sur YouTube ou Facebook à 21h (cliquer ICI)
  • Dévoiler la statue du coin prière

Dimanche de Pâques :

  • S’habiller élégamment, comme pour un dimanche
  • Suivre en direct la Messe de Pâques à l’Immaculée sur YouTube ou Facebook à 10h (cliquer ICI)
  • Préparer un bon repas familial
  • Organiser une chasse aux œufs pour ceux qui le peuvent
  • Suivre les Vêpres à l’Immaculée sur YouTube ou Facebook à 18h (cliquer ICI)
  • Appeler des amis ou des membres de la famille isolés
Une lettre de Mgr Wach pour les amis et bienfaiteurs de l’Institut du Christ Roi
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Dans sa lettre aux Amis et Bienfaiteurs à l’occasion de la Semaine Sainte, Mgr Gilles Wach, prieur général de l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre, nous interroge sur les signes du Ciel à voir dans cette épidémie pour nous aider à revenir à l’essentiel, mais aussi de manière circonstanciel sur les décisions des évêques d’interdire les messes et offices liturgiques en ce temps si important du Carême et de la Semaine Sainte.

Il me semble qu’une épidémie d’une telle envergure peut être interprétée comme un signe permis du Ciel, ayant pour fin de nous ramener à l’essentiel, ainsi que le soulignent nombre de commentateurs. Mais quel est cet essentiel ? N’est-ce pas Dieu lui-même ? Dans les Saintes Écritures, Dieu donne des avertissements semblables pour stimuler à la conversion. « Un Jésus qui est d’accord avec tout et tous, écrivait Benoît XVI, un Jésus sans sa sainte colère, sans la dureté de la vérité et du véritable amour, n’est pas le vrai Jésus comme le montre l’Écriture, mais sa misérable caricature. Une conception de l’évangile où le sérieux de la colère de Dieu n’existe plus n’a rien à voir avec l’évangile biblique » (J. Ratzinger, Regarder le Christ).

De nos jours, on entend si peu parler des péchés, des fautes, des offenses que l’homme aurait pu commettre contre son Dieu et que la société contemporaine aurait pu promouvoir à son échelle. À peine reconnaît-on le Créateur comme le Maître absolu, et de la vie, et de la mort. L’expérience de la maladie et de la peur nous offre un double enseignement : la richesse et la grandeur de notre monde ne sont que vanité, puisque la petitesse d’un virus suffit à le mettre à genoux ; par ailleurs, nous devons redécouvrir le sens de notre humaine condition, l’amour du plus petit, du plus fragile, du plus vulnérable, et le sens rédempteur de la souffrance. Nous fêtons ces jours-ci le quinzième anniversaire du rappel à Dieu de saint Jean-Paul II, et, début mai, nous célébrerons le centenaire de sa naissance. Ce que le serviteur de Dieu nous a légué comme ultime témoignage, c’est une souffrance transfigurée par l’amour du Rédempteur, les impératifs de sa mission apostolique et la divine charité. Dans sa lettre encyclique Salvifici Doloris, dédiée au sens de la souffrance, il écrivait : « La souffrance est quelque chose d’encore plus ample que la maladie, de plus complexe et en même temps plus profondément enraciné dans l’humanité elle-même. L’ampleur de la souffrance morale et la multiplicité de ses formes ne sont pas moindres que celles de la souffrance physique… Pour découvrir le sens profond de la souffrance, il faut surtout accueillir la lumière de la Révélation, non seulement parce qu’elle exprime l’ordre transcendant de la justice mais parce qu’elle éclaire cet ordre par l’amour, source définitive de tout ce qui existe. L’amour est aussi la source la plus complète de la réponse à la question sur le sens de la souffrance. Cette réponse a été donnée par Dieu à l’homme dans la Croix de Jésus-Christ. »

Vendredi Saint, l’Église revivra les grandes heures de la Passion et de la Mort du Sauveur ; puissions-nous unir aux souffrances de la divine Victime nos propres croix, les maladies, la solitude, l’angoisse, les privations matérielles et spirituelles que nous impose cette longue quarantaine. Soyons bien convaincus que Dieu, si bon, si aimant, si miséricordieux, « ne veut pas la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse et qu’il vive. » (Ézéchiel, XXXI, 11)

Il me semble que certaines autorités ecclésiastiques ont trop rapidement et facilement décidé la fermeture des églises et la limitation – voire la suppression – de l’accès aux sacrements. Comment envisager de telles mesures quand les supermarchés et les banques restent ouverts ? La vie surnaturelle aurait-elle une valeur de moindre importance ? Serait-elle accessoire ? L’âme n’a-t-elle pas besoin d’être régulièrement nourrie, purifiée et soutenue, plus spécialement quand des épreuves sans nombre fondent sur elle ? Si l’on peut consulter notre médecin, toutes précautions prises, pourquoi ne peut-on pas, restant sauves ces précautions, rencontrer le prêtre, véritable médecin de l’âme ? Les dispositions prises dans les supermarchés et autres espaces de première nécessité, ne pouvaient-elles pas être mises en œuvre dans nos églises ? Les moyens actuels permettent de mettre en place des systèmes de précaution, même rigoureux, dans nos églises. Les évangélistes nous ont montré quel amour de prédilection le Christ portait aux infortunés de la vie et plus spécialement aux malades, leur accordant la rémission physique, comme simple gage de la guérison spirituelle : « Va, ta foi t’a sauvé ! »

Je remercie chaleureusement nos chanoines qui font ce qu’ils peuvent pour vous aider et, à travers vous, servir Notre-Seigneur, par leurs visites ou la retransmission des offices liturgiques. Dès à présent se profile une crise économique et humaine de grande envergure : nous devrons courageusement faire face à des pénuries de toute espèce. Je sais que, dans certaines maisons de l’Institut et couvents de nos sœurs, nous avons d’ores et déjà commencé à distribuer des vivres et à aider les familles qui font face à des difficultés alimentaires. Nous continuerons à développer et à organiser cette charité bien nécessaire. Mais convaincus que « l’homme ne se nourrit pas seulement de pains, mais de toute parole qui vient de la bouche du Très-Haut », nous pourvoirons également aux nécessités spirituelles, assurant, sans enfreindre les restrictions, la continuité de la vie sacramentelle. Car nous savons bien que le plus grand danger qui menace aujourd’hui notre société est d’ordre spirituel, plus encore que social ou économique.

Je me demande quelle théologie peut avoir un clerc qui se permet d’interdire l’accès aux sacrements, et qui, en même temps, préconise une meilleure coopération dans le domaine des réalités naturelles. Que l’une et l’autre des deux subsistances – matérielle et spirituelle – s’adaptent au contexte et respectent scrupuleusement les précautions d’usage, nul n’en disconviendra. Pour autant, la suppression des canaux ordinaires de la grâce n’est jamais une bonne solution. Si l’accès aux sacrements n’est pas un droit absolu des fidèles, le prêtre n’a-t-il pas quant à lui pour devoir d’en faciliter l’administration et de porter Dieu aux plus fragiles, aux plus esseulés, aux plus malheureux ? Que signifierait le sacrifice, la consécration pleine et constante de sa vie, sans cette perspective ?

Institut du Christ Roi (ICRSP)

Rappel à Dieu de Docteur Dor
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Annoncée malencontreusement hier soir, il vient de nous être confirmé (par le communiqué de SOS Tout Petits) le rappel à Dieu ce samedi 4 avril entre 12h et 13h du Docteur Xavier Dor, grand défenseur des enfant à naître. Il avait hospitalisé des suites de son infection au Coronavirus. Nous vous invitons à prier pour le repos de son âme.

Notre Président d’honneur et Fondateur, le Docteur Xavier DOR, est décédé aujourd’hui 4 avril entre 12 heures et 13 heures. Il avait reçu le Sacrement des malades. Nous prions pour lui et pour la défense des tout-petits à laquelle il consacrait sa vie.

On pourra lire l’hommage de Jeanne Smits sur son blog.

SOS Tout Petits

Vos prières pour le Docteur Dor
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Un lecteur nous confirme que selon des sources familiales, le Docteur Xavier Dor est toujours hospitalisé contrairement à ce que nous avions relayé malencontreusement hier soir avec plusieurs autres médias.

Nous assurons le Docteur Dor de toutes nos prières et vous invitons à vous associer au chapelet organisés par SOS Tout Petits aujourd’hui.

Acceptez nous excuses pour la diffusion d’une information non suffisamment vérifiée.

Du catéchisme pour les 8 à 12 ans en ce temps de confinement
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L’abbé Marin Cotard, Institut du Bon Pasteur, propose un catéchisme de confinement pour enfants de 8 à 12 ans dans le cadre sa proposition ‘Le Bon Pasteur vient chez vous. Une nouvelle vidéo chaque jour de semaine.

Faire célébrer des messes
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La Fraternité Saint-Pierre nous invite à prier pour les malades, les mourants, les familles … et notamment de faire célébrer des messes à leur intention.

Confier une intention de messe

Messes et sacrements en situation de pénurie !
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Paix Liturgique a ouvert ses colonnes à l’abbé Claude Barthe, fin observateur de l’Eglise (Lettre 731 du 31 mars 2020). Il nous livre son analyse de la crise sanitaire actuelle et des décisions des évêques dans cette situation particulière.

Paix liturgique – Monsieur l’Abbé, vous avez publié un article dans la revue L’Homme nouveau  pour saluer l’attitude des évêques polonais et de onze évêques espagnols, qui ont maintenu – avec toutes sortes de prudentes conditions à respecter – le principe d’une célébration publique de la messe. Qu’en est-il en France ?

L’abbé Claude Barthe – Malheureusement, l’Église de France n’a pas suivi cette ligne pastorale. Elle a même anticipé ou aggravé les mesures gouvernementales. Plus aucune messe publique n’est permise, plus aucun baptême, plus aucun mariage.

En outre, l’administration des hôpitaux interdit désormais aux prêtres de visiter les malades, quelle que soit d’ailleurs la maladie qui afflige ceux qu’ils voudraient visiter pour leur donner les sacrements, confession, communion, sacrement des malades. Mais ceci est le fait de l’administration, pas de la Conférence des Évêques. Et il faut saluer l’initiative de Mgr Benoist de Sinety, vicaire-général du diocèse de Paris, qui a demandé aux autorités d’autoriser tous les malades qui en expriment le désir, ou dont la famille manifeste ce désir, à recevoir la visite d’un aumônier (Le Figaro, 29 mars 2020). Il l’a même demandé pour les autres religions, dialogue oblige.

Paix liturgique – On vit une sorte d’éclipse sociale de la religion.

L’abbé Claude Barthe – Oui, temporaire, comme toutes les éclipses, mais qui se produit au moment du Carême, de la Semaine Sainte et de Pâques. Cela aura des conséquences. D’abord, pour le salut des âmes : ne plus baptiser… Par ailleurs, il importe beaucoup, pour la société elle-même, que le culte rendu à Dieu, et spécialement la messe, soit célébrée au grand jour. Enfin, l’éloignement des fidèles vis-à-vis de leurs pasteurs, dont souffre déjà l’Église, risque de s’aggraver.

Il est curieux, à ce propos, de voir quelqu’un comme Mgr Athanasius Schneider se retrouver de l’avis d’un prêtre de la Mission de France, le P. Denis Chautard ! Mgr Schneider dans un entretien à The Remnant, (traduction https://leblogdejeannesmits.blogspot.com/) déclare : « Tant que les supermarchés sont ouverts et accessibles et que les gens ont accès aux transports publics, on ne voit pas de raison plausible d’interdire aux gens d’assister à la messe dans une église. On pourrait garantir dans les églises des mesures de protection hygiénique identiques, voire meilleures. […] On pourrait limiter le nombre de participants et augmenter la fréquence de la célébration des messes. Le P. Chautard  demande quant à lui aux prêtres de ne pas se séparer de leur troupeau : « Nous n’avons pas pour vocation à célébrer la messe seuls, confinés, même si la messe “en solitaire” peut avoir une profond sens mystique ». Les prêtres n’ont pas à priver les chrétiens de l’eucharistie « et encore moins – en ces temps du Carême – du sacrement du Pardon ». Bien sûr il recommande, comme nous le faisons tous, la communion de désir, tout en avertissant de ne pas s’habituer à un « sacré de substitution », il veut dire un sacré par Internet. J’ajoute que les messes que l’on peut suivre en ligne sont assurément une aide très appréciable pour la piété, mais notre religion est une religion de l’Incarnation : attention à la dérive virtuelle ! Les pasteurs savent déjà qu’en période normale trop de fidèles se dispensent de la messe pour de faibles raisons et estiment qu’il leur suffit alors d’« assister » à une messe télévisée ou en ligne. On peut craindre l’installation de mauvaises habitudes.

Paix liturgique – Concrètement, qu’est-il encore possible de faire en matière de célébration publique de la messe ?

L’abbé Claude Barthe – Légalement, en Italie, plus rien. En France, très peu de chose. En France, théoriquement, tout « rassemblement » pour une cérémonie est désormais interdit, sauf pour les enterrements mais pour moins de vingt personnes. En revanche, les églises peuvent rester ouvertes. Un nombre très conséquent de prêtres profitent de cette permission, y exposent le Saint Sacrement, et entendent les confessions. Tout cela en suivant de rigoureuses précautions, spécialement des conditions de distances, qui sont d’autant plus faciles à respecter que très peu de catholiques profitent de leurs déplacements « liés à l’activité physique » pour venir y prier.

Rien n’interdit alors aux prêtres de dire une ou plusieurs messes « privées » dans un lieu de culte ouvert, auxquelles les fidèles venus pour prier peuvent assister de loin. C’est ce que font d’ailleurs un certain nombre de prêtres. Et c’est cette possibilité extrêmement modeste, avec toutes les précautions d’hygiène imposées, que demande de mettre en œuvre une pétition lancée par des amis, qui ont pris le nom de « Fidèles catholique » (Doc 1), pétition que j’invite chacun à signer et à faire circuler, comme toutes celles qui vont dans le même sens.

Nous vous invitons bien sûr d’une part à lire l’intéressante contribution de Mgr Schneider mais aussi de signer cette supplique de fidèles pour demander à nos évêques de ne pas abandonner leur troupeau.

Une abbatiale pour Donezan
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Dans le dernier numéro de sa revue (326), Una Voce évoque la construction de l’abbatiale de l’Abbaye Notre-Dame de Donezan en Ariège. Cette abbaye fille de Fontgombault s’est re-fondée il y a une douzaine d’année en pleine montagne pour que les moines trouvent la paix et la quiétude dans cette région moins touristique.

Certains de nos amis ont suivi l’extraordinaire histoire de la fondation par Fontgombault d’une nouvelle communauté bénédictine à Gaussan (Aude) d’abord, près de Narbonne, en 1994, puis sur le plateau de Mourouscles, à Carcanières en Ariège, à partir de 2004, et de la nomination, comme Abbé, du Père Marc Doat (jusque-là Prieur). Pari foi que de créer à 1300 m d’altitude (pour comparaison, Montserrat, de l’autre côté des Pyrénées, est à 720 m) une abbaye, Notre-Dame de Donezan, plus propice à la prière, – par sa solitude – et aussi pour des raisons climatiques, communales et agricoles. La communauté (entre dix et vingt moines) avait à Gaussan une production surtout vinicole ; à Donezan, c’est l’élevage qui prime : un troupeau de vaches superbes alimente la fromagerie de l’abbaye, fameuse dans cette région qui lui ouvre ses marchés (le ‘Mountagnol” d’un kilo est à 28 € par la poste, chèque libellé à La Ferme du Plateau, Route du Col des Hares, 09460 Carcanières).
Faute de finances suffisantes, la construction de l’abbaye est lente. Primum vivere : les vaches n’attendent pas ; l’étable et la fromagerie ont eu priorité, avec la chapelle provisoire. La construction de l’église abbatiale fut longtemps interrompue, – felix interruptio, “qui a permis des améliorations considérables dans la conception et le plan” Et soudain, en 2019, voici la charpente qui se dresse, en attendant le clocher, plus léger qu’à Gaussan (dont les lourdes cloches sont parties à Clear Creek, la fondation de Fontgombault en Oklahoma).

Prochain Pèlerinage Summorum Pontificum à Rome
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Même si il est un peu tôt pour y penser… un bon moyen d’oublier le confinement pourrait être de participer au 9ème Pèlerinage Summorum Pontificum à Rome en octobre 2020 dont le célébrant principal sera le cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements.

Chers Amis,
Il y a exactement deux mois je vous avais adressé un premier courrier vous annonçant le lancement de notre prochain pèlerinage.
Depuis cette date, le monde a plongé dans la terreur du coronavirus et la plupart de nos pays sont soumis à un confinement total. L’Italie connait des heures très dures.
Du coup, dans un certain nombre de pays de notre vieil Occident chrétien, en ce temps de carême, le culte public est interdit. La Semaine Sainte et Pâques s’annoncent sans cérémonies ni messes publiques. Plus de baptêmes, plus de mariages, parfois plus de sacrements des malades. Tout cela est dramatique pour le salut des âmes.
Mais comme le carême s’achève avec Pâques, la fête de la Résurrection de Notre-Seigneur, nous prions pour que la crise actuelle, spécialement que cet emprisonnement de la religion, se termine aussi par une résurrection.
Or, quelle plus belle et plus grande preuve de notre foi en la Résurrection pouvons-nous donner que celle de savoir que dans six mois, le 24 octobre, débutera notre 9ème pèlerinage vers le tombeau de Saint-Pierre ?
Voilà pourquoi je suis particulièrement heureux de vous donner quelques nouvelles de ce qui se prépare :
– Comme l’an dernier, nous débuterons le pèlerinage Summorum Pontificum, le vendredi 23 octobre, dans l’église Sainte-Marie des Martyrs du Panthéon, cette fois-ci par des Vêpres pontificales.
– Le lendemain, le samedi 24 octobre, nous partirons en procession, comme de coutume, de l’église San Lorenzo in Damaso, pour rejoindre la basilique Saint-Pierre où sera célébrée, par le Cardinal Robert Sarah, notre messe pontificale d’action de grâce à l’autel de la Chaire.
Nous sommes encore trop englués dans les événements actuels pour lancer notre campagne de communication en faveur de cet événement.
Cependant il est temps de diffuser cette information pleine d’espérance à tous nos amis et vous demander de bien vouloir ne pas oublier dans vos prières la belle œuvre dont nous espérons tant de grâces et de bienfaits en faveur de la paix dans l’Eglise.
João Silveira,
Secrétaire Général Adjoint du Cœtus Summorum Pontificum

La revue Una Voce (Mars – Avril) disponible pour tous
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Una Voce vous propose de lire en ligne le dernier numéro de sa revue (n°326, Mars-Avril 2020) à défaut de pouvoir le faire imprimer… un beau moyen de découvrir cet revue qui fait faire la promotion du chant grégorien et de la liturgie latine.
Son dossier est consacré aux Saints Martyrs et mystiques : Saints Pierre et Paul, Saint Symphorien ou encore Sainte Gertrude.

Confinés
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La Province de France de l’Institut du Christ Roi, outre sa chaine Youtube, propose un petit journal hebdomadaire d’une quarantaine de pages, intitulé “Confinés avec Sainte Corona” avec des textes de méditations et de réflexions pour adultes et enfants, des jeux et autres activités dédiées pour enfants… pour nous aider à vivre ce temps de confinement et à monter sereinement vers Pâques :

Grandir spirituellement, intellectuellement, culturellement, culinairement… Voilà la chance qui nous est donnée avec cette quarantaine forcée. Profitons-en, ne laissons pas passer cette occasion sans la saisir. Ces quelques pages se veulent un moyen de partager les talents de tout un chacun pour dissiper, de quelques rayons d’une chaleureuse lumière, les froides ténèbres du confinement…

Confinés avec Sainte Corona n°2

3 minutes pour les mourants
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L’Abbaye Sainte-Marie de Lagrasse lance une belle initiative de prières pour accompagner tous ceux qui rendent leur âme à Dieu seul dans cette période de confinement. Donnons leur 3 minutes par jour pour les accompagner, les soutenir de notre prière.

Abbaye de Lagrasse

De l’absence de sacrements
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L’abbé Hubert Bizard, FSSP, évoque ce temps de confinement et l’absence de sacrements dans la dernière lettre de la Confraternité Saint-Pierre. La Confraternité Saint-Pierre est une association regroupant toutes les personnes qui se sentent proches de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre et souhaitent soutenir son charisme par leurs prières et leurs sacrifices. Elle contribue ainsi au service de la Sainte Église Catholique, encourageant les vocations nombreuses, la sanctification des prêtres et leur rayonnement apostolique.

“On ne se moque pas de Dieu”. (Ga, 6, 7).

Chers amis membres de la Confraternité,

Comment ne pas penser aux apparitions de la Salette où la Vierge Marie, en pleurs, disait jadis ne plus pouvoir retenir le bras de son Fils ?

La pandémie frappant aujourd’hui le monde entier contraint chacun à courber la tête, mais provoquera-t-elle pour autant ce nécessaire retour vers Dieu “qui ne veut pas la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse et qu’il vive” (Ez, 33, 11) ? Dans l’Ancien Testament, le peuple hébreu fut régulièrement frappé par des châtiments quand il s’écartait de la loi divine et se tournait vers les idôles. Et il comprenait la leçon. Puisse-t-il en être de même aujourd’hui avec cette épreuve.

La plupart d’entre vous aujourd’hui vivent concrètement privés des sacrements et de la possibilité d’assister au saint Sacrifice de la Messe. Nous voilà un peu orphelins.

Et pourtant, loin des sacrements sans qu’il en soit de notre faute, soyons bien persuadés que les grâces ne nous feront jamais défaut. Le Seigneur reste et demeure au milieu de ceux qui veulent lui être fidèles et continue à nous assister chaque jour ; d’une autre manière. Peut-être pouvons-nous mettre à profit ce jeûne eucharistique imposé par les circonstances pour préparer une magnifique Communion sacramentelle que nous pourrons, si Dieu veut, accomplir dans quelques semaines ? A nous d’en faire une communion “extra-ordinaire” par sa préparation qui peut commencer aujourd’hui.

Si vous ne pouvez pour la plupart assister physiquement à la messe, soyez sûrs que vous êtes cependant bien présents intentionnellement à toutes ces messes quotidiennement célébrées par vos prêtres. Ils ne vous oublient pas à l’autel.

Le confinement a créé dans beaucoup de familles de très belles initiatives religieuses comme la reprise de la récitation du chapelet en commun. Si nous ne pouvons nous réunir dans nos églises pour y faire monter nos prières vers Dieu, que nos maisons, “églises domestiques” comme les appelait Jean-Paul II, soient le théatre d’un hommage quotidien montant vers le ciel. La maison est le premier lieu où l’on apprend à aimer Dieu. Aimons à redécouvrir ces litanies proposées par l’Eglise (que l’on trouve dans tous les missels) qui toutes commencent si justement par demander à Dieu d’avoir pitié de nous.

Il n’y aura pas de guérison ou de protection sans que la miséricorde divine n’ait été implorée. Nous (les sociétés apostates auxquelles nous appartenons) ne méritons pas d’être épargnés. Nous devons le demander à Dieu comme une grâce. A défaut de pouvoir faire les processions que nous voudrions peut-être organiser, n’hésitons pas à mettre à nos fenêtres ou à nos balcons un lampion ou une petite statue de la Sainte Vierge, afin de montrer à ceux qui nous entourent, mais aussi à Dieu et aux Anges, que nous attendons bien notre secours du ciel.

Et demandons à Dieu d’avoir pitié de nous et de nous pardonner nos infidélités. Celles de nos pays, mais aussi les nôtres. Parce que la racine de tout mal est bien dans cette infidélité générale à Dieu qui nous touche tous d’une certaine manière et qui ne peut que créer un profond désordre, jusque dans l’équilibre de la nature.

Profitons de ce temps de confinement imposé pour lire davantage et réaliser le trésor qu’est notre famille. Ce temps imposé de purification doit porter du fruit dans nos âmes. Un fruit de conversion car nous avons tous besoin de nous convertir. Serons-nous meilleurs au sortir de cette épreuve ?

Confiance enfin par-dessus tout: nous sommes dans les mains d’un Père très aimant, et pas un des cheveux de notre tête ne tombera sans permission.

Que la Vierge du Sourire qui jadis vînt guérir la petite Thérèse alors au bord de la mort nous montre son beau Visage.

La Messe à vos intentions sera célébrée le jour de Pâques. Prions bien les uns pour les autres. C’est aussi cela la Confraternité saint-Pierre.

En retraite chez vous avec la Fraternité Saint-Vincent Ferrier
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🛐 En retraite chez vous ! 😷
▶️ Du lundi 30 mars jusqu’à Pâques
🔔 Redécouvrez toute la vie du Christ, de l’Annonciation jusqu’à sa glorieuse Résurrection
Tous les jours : instruction, messe, chapelet, en direct sur la page Facebook de la Fraternité Saint Vincent Ferrier
👉 Inscrivez-vous et invitez vos amis sur https://www.facebook.com/events/884061712030238/
👉 Programme de la retraite sur https://www.chemere.org/agendaliste/objectif-paques
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Objectif Pâques – en retraite chez vous

🛐 En retraite chez vous ! 😷▶️ Du lundi 30 mars jusqu’à Pâques 🔔 Redécouvrez toute la vie du Christ, de l’Annonciation jusqu’à sa glorieuse RésurrectionTous les jours : instruction, messe, chapelet, en direct sur la page Facebook de la Fraternité Saint Vincent Ferrier👉 Inscrivez-vous et invitez vos amis sur https://www.facebook.com/events/884061712030238/👉 Programme de la retraite sur https://www.chemere.org/agendaliste/objectif-paques🔔🔔Vainqueurs avec le Christ !🔔🔔

Publiée par Fraternité Saint Vincent Ferrier sur Jeudi 26 mars 2020

Libération des 4 membres de SOS Chrétiens d’Orient
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L’Elysée a annoncé en début de soirée ce jeudi 26 mars la libération des 4 collaborateurs de SOS Chrétiens d’Orient, dont 3 Français. Il semble qu’ils soient en bonne santé. Deo gratias !

SOS Chrétiens d’Orient se félicite et se réjouit de la libération de ses quatre collaborateurs disparus le 20 janvier dernier à Bagdad, en Irak.
L’association remercie vivement les autorités françaises pour leur travail, ainsi que les autorités irakiennes.
SOS Chrétiens d’Orient souhaite saluer et remercier ses soutiens pour l’incroyable mouvement de prières et de solidarité qui s’est formé à l’annonce de ces disparitions.

Soutenir SOS Chrétiens d’Orient

Il faut préciser que si une partie des bénévoles a dû être rapatriée en raison de la crise sanitaire… l’association poursuit ses actions dans un contexte toujours délicat.

Du 4ème vendredi de Carême : la résurrection de Lazare
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Dom Guéranger nous invite à réfléchir ce jour sur l’évangile de la résurrection de Lazare :

Parcourons avec espérance cet admirable récit qui nous raconte ce que Jésus opère dans les âmes ; rappelons-nous ce qu’il a fait en faveur de la nôtre, et conjurons-le d’avoir enfin pitié de nos Pénitents, qui, en si grand nombre, par toute la terre, se disposent à recevoir ce pardon qui doit leur rendre la vie. Aujourd’hui ce n’est plus une mère qui demande la résurrection de son fils ; ce sont deux sœurs qui implorent cette grâce pour un frère chéri ; l’Église, par cet exemple, nous engage à prier pour nos frères. Mais suivons la sublime narration de notre Évangile.

Lazare a d’abord été malade et languissant ; enfin il est mort. Le pécheur commence par se laisser aller à la tiédeur, à l’indifférence, et bientôt il reçoit la blessure mortelle. Jésus n’a pas voulu guérir l’infirmité de Lazare ; pour rendre ses ennemis inexcusables, il veut opérer un prodige éclatant aux portes même de Jérusalem. Il veut prouver qu’il est le maître de la vie à ceux-là même qui, dans quelques jours, seront scandalisés de sa mort. Au sens moral, Dieu juge quelquefois à propos, dans sa sagesse, d’abandonner à elle-même une âme ingrate, bien qu’il prévoie qu’elle tombera dans le péché. Il la relèvera plus tard ; et la confusion qu’elle ressentira de sa chute servira à la maintenir dans l’humilité qui l’eût préservée.

Les deux sœurs, Marthe et Marie, apparaissent ici avec leurs caractères si tranchés ; toutes deux éplorées, toutes deux unanimes dans leur confiance. A Marthe, Jésus annonce qu’il est lui-même la Résurrection et la Vie, et que celui qui croit en lui ne mourra point de cette mort qui est la seule à craindre ; mais quand il voit les pleurs de Marie, de celle dont il connaissait tout l’amour, il frémit, il se trouble. La mort, châtiment du péché de l’homme, source de tant de larmes, émeut son cœur divin. Arrivé en face du tombeau qui recèle le corps de Lazare son ami, il verse des pleurs : sanctifiant ainsi les larmes que l’affection chrétienne nous arrache sur la tombe de ceux qui nous furent chers. Mais le moment est venu de lever la pierre, d’étaler au grand jour l’affreux triomphe de la mort. Lazare est là depuis quatre jours : c’est le pécheur envieilli dans son péché. N’importe : Jésus ne repousse pas ce spectacle. D’une voix qui commande a toute créature et qui épouvante l’enfer, il crie : Lazare, sors dehors ! et le cadavre s’élance hors du sépulcre. Le mort a entendu la voix ; mais ses membres sont encore enchaînés, son visage est voilé ; il ne peut agir ; la lumière n’a pas lui encore à ses yeux. Jésus commande qu’on le délie ; et par son ordre, des mains humaines rendent aux membres de Lazare la liberté, à ses yeux la vue du soleil. C’est jusqu’à la fin l’histoire du pécheur réconcilié. La voix seule de Jésus pouvait l’appeler à la conversion, émouvoir son cœur, l’amener à confesser son péché ; mais Jésus réserve à la main de ses prêtres de le délier, de l’éclairer, de lui rendre le mouvement. Grâces immortelles au Sauveur qui, par ce prodige opère dans les jours mêmes où nous sommes, mit le comble à la fureur de ses ennemis, et se dévoua par ce dernier bienfait à toute la rage qu’ils avaient conçue contre lui. Désormais il ne s’éloignera plus de Jérusalem ; Béthanie, où il vient d’accomplir le miracle, n’en est qu’à quelques pas. Dans neuf jours, la ville infidèle verra le triomphe pacifique du fils de David ; il retournera ensuite chez ses amis de Béthanie ; mais bientôt il rentrera dans la ville pour y consommer le sacrifice dont les mérites infinis sont le principe de la résurrection du pécheur.

Cet espoir consolant porta les premiers chrétiens à multiplier sur les peintures des Catacombes l’image de Lazare rappelé à la vie ; et ce type de la réconciliation de l’âme pécheresse, sculpté pareillement sur le marbre des sarcophages des IVe et Ve siècles, se reproduisit jusque sur les verrières de nos cathédrales. L’ancienne France honorait ce symbole de la résurrection spirituelle par une pieuse coutume qui s’est conservée dans l’insigne abbaye de la Trinité de Vendôme, jusqu’au renversement de nos institutions catholiques. Chaque année, en ce jour, un criminel condamné par la justice humaine était amené à l’Église Abbatiale. Il avait la corde au cou et tenait à la main une torche du poids de trente-trois livres, en mémoire des années du divin Libérateur. Les moines faisaient une procession à laquelle le criminel assistait humblement, ainsi qu’au sermon qui la suivait. On le conduisait ensuite au pied de l’autel, où l’Abbé, après une exhortation, lui enjoignait pour pénitence le pèlerinage de Saint-Martin de Tours. Il lui ôtait ensuite du cou la corde qu’il avait portée jusqu’à ce moment, et il le déclarait libre. Cet usage liturgique, si chrétien et si touchant, remontait à Louis de Bourbon, comte de Vendôme, qui, en 1426, durant sa captivité en Angleterre, avait fait le vœu, si Dieu lui rendait la liberté, d’établir dans l’Église de la Trinité, comme monument de sa reconnaissance, cet hommage annuel au Christ qui délivra Lazare du tombeau. Le Ciel agréant la piété du prince, celui-ci ne tarda pas à recevoir la grâce qu’il implorait avec tant de foi.

Nous prierons aujourd’hui pour la conversion des pécheurs, en empruntant cette touchante prière au Pontifical Romain, dans la réconciliation des pénitents.

Extrait de Introïbo (pour lire l’évangile correspondant)

A propos du Carême
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Dom Louis-Marie, abbé de l’Abbaye Sainte Madeleine du Barroux, évoque le sens du Carême dans la dernière lettre Les amis du Monastère (n° 173, 19 mars 2020) :

Alors que pour une grande majorité de chrétiens le carême est synonyme de pénitence, chez saint Benoît, c’est un temps à vivre en toute pureté, conformément à la vocation de chacun. C’est donc une période durant laquelle nous nous efforçons de vivre en dignes fils et filles de Dieu, et qui nous conduit, lors de la Veillée pascale, à renouveler les promesses de notre baptême.

La courte exhortation de notre Père saint Benoît décrit le carême comme un entraînement à la sainteté, et non pas comme une parenthèse dans notre vie habituelle. Car la sainte quarantaine demeure un temps de conversion en profondeur, un temps pour changer nos cœurs, pour perdre de mauvaises habitudes et en acquérir de bonnes. C’est un combat de la vertu, qualité de l’âme acquise par des actes concrets et volontaires. Saint Augustin, dans ses Confessions, avoue que son combat le plus rude, dans le choix décisif de Dieu, fut celui des mauvaises habitudes. En effet, une chaîne, une corde, un lien même le plus faible, le retenait dans les bras boueux des choses terrestres. Mais la grâce fut là et, au moment opportun, il fit le choix qui décida de son éternité et, dans une grande mesure, de l’avenir de la chrétienté. Jamais il ne le regretta.

Abbaye Sainte Madeleine du Barroux

Sept nouvelles préfaces approuvées pour la forme extraordinaire du rite romain
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La Congrégation pour la Doctrine de la Foi a approuvé 7 nouvelles préfaces pour la célébration de la Messe dans la forme extraordinaire du rite romain et publie un décret concernant la célébration des saints canonisés après 1960.

Quatre des formules de prière nouvellement approuvées ont été tirées du missel de la forme ordinaire du rite romain, mais elles proviennent essentiellement de sources liturgiques anciennes, selon un texte explicatif de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Les trois autres préfaces sont des prières qui étaient d’usage général avant la réforme liturgique et qui ont été autorisées par la suite dans les diocèses français et belges. Désormais, elles peuvent être utilisées dans le monde entier pour la célébration de la messe sous la forme extraordinaire.

En outre, la Congrégation pour la doctrine de la foi a fait en sorte que les saints canonisés après 1960 soient intégrés dans le canon de la messe sous la forme extraordinaire du rite romain. Le canon liturgique était en effet auparavant déterminé par les livres liturgiques valables en 1962, c’est pourquoi les saints canonisés plus tard n’étaient pas mentionnés.

Une démarche dans la continuité de Summorum Pontificum

Le pape Benoît XVI avait de nouveau largement autorisé la célébration du rite pré-conciliaire avec son Motu Proprio Summorum Pontificum de 2007. La liturgie selon les livres de 1962 – avec quelques mises à jour – a depuis lors été appelée “forme extraordinaire du rite romain” et elle est préférée par un nombre minoritaire mais croissant de fidèles catholiques liés par la tradition.

Le rite romain, qui est le plus répandu des 23 rites de culte différents de l’Église catholique (les autres rites étant pratiqués par des Églises orientales en communion avec Rome), compte donc une forme ordinaire elle-même sujette à quelques adaptations locales (par exemple à Milan, avec le rite ambrosien), et une forme extraordinaire pratiquée par des catholiques de sensibilité traditionnelle, mais ces formes correspondent à un seul et même rite, pleinement reconnu par l’Église catholique.

Le décret sur les nouvelles préfaces pour la forme extraordinaire du rite romain est intitulé Quo magis, celui des célébrations liturgiques en l’honneur des saints est appelé Cum sanctissima. Tous deux sont datés du 22 février 2020, date de la fête de la Chaire de Saint-Pierre, et ont été élaborés par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Une section de ce dicastère est responsable des fidèles orientés vers la tradition et de leurs communautés. À la demande du Pape François, elle a repris les attributions de l’ancienne Commission Ecclesia Dei.

Le prochain Pèlerinage de Chartres
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La Nef interroge Jean de Tauriers, président de Notre-Dame de Chrétienté, qui évoque le prochain pèlerinage de Pentecôte vers Chartres.

Extrait (interview complète sur la Nef)

La Nef – Vous allez organiser le 38e pèlerinage de Paris à Chartres ! On admire une telle longévité : comment faites-vous pour éviter l’essoufflement ou de tomber dans une certaine routine qui tue la créativité ? Autrement dit, quoi de nouveau sous le soleil… de Chartres ?
Jean de Tauriers – L’enthousiasme que suscite ce pèlerinage rend impossible la lassitude. Les pèlerins viennent toujours plus nombreux, les générations se succèdent. NDC (le Centre Henri et André Charlier au début) forme une grande famille, heureuse de se retrouver chaque année. Personnellement, j’attends avec impatience le Salut du Saint Sacrement dans la nuit le dimanche soir, un moment exceptionnel. Cette année, nous attendons quelques événements comme le développement du chapitre des évangélisateurs (Emmaüs), le chapitre de pèlerins gabonais et bien sûr quelques surprises que nous préparons.

Avant d’aller plus loin, la question que tout le monde attend : le pèlerinage peut-il être annulé en raison de l’épidémie du coronavirus ?
NDC est en relation très étroite avec les autorités et fera savoir en mai ce qu’il en est de la possibilité ou non de faire le pèlerinage sous sa forme actuelle. Quoiqu’il arrive, le pèlerinage aura lieu, sous une forme marchante ou non, avec différentes options sur lesquelles nous travaillons. Cette œuvre de pénitence, de conversion aura lieu comme tous les ans. Je demande à tous les pèlerins de réserver les 30, 31 mai et 1er juin pour la plus grande gloire de Dieu.

Le journal La Nef vous propose sa prochain édition en ligne à défaut d’avoir la possibilité de pouvoir l’envoyer en version papier. N’hésitez pas à soutenir

Nette amélioration au séminaire de Wigratzbad: le nombre de malades en baisse
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C’est une bonne nouvelle pour le séminaire de Wigratzbad: le nombre de malades du coronavirus aurait baissé. Il serait de moins d’une dizaine.

Voir aussi le blog du séminaire qui annonce cette heureuse nouvelle.

Prière pour les temps d’épidémie
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Lu sur le site de la Fraternité Saint-Pierre à Nantes

A la demande expresse de Monsieur l’Abbé André Komorowski, supérieur Général de la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre, chaque prêtre dira cette ” Prière en temps d’épidémie” (extraite du Rituel Romain). Nous vous invitons à la dire en famille chaque jour auprès d’un Crucifix.
Vos prêtres prient pour chacun de vous+

PRIÈRE EN TEMPS D’ÉPIDÉMIE (extrait du Rituel Romain, Titulus IX, Caput X)

“Exaucez-nous, ô Dieu notre Sauveur, et par l’intercession de la bienheureuse et glorieuse Marie mère de Dieu toujours vierge et du bienheureux Sébastien votre martyr et de tous les saints, délivrez votre peuple des terreurs de votre indignation et rassurez-le par les dons de votre miséricorde…. 

“Soyez propice Seigneur à nos supplications et remédiez aux langueurs de nos corps et de nos âmes, afin que délivrés de ces maux, nous soyons toujours dans la joie par un effet de votre bénédiction…

“Nous vous prions Seigneur de nous accorder l’effet de notre humble prière et d’éloigner avec bonté la peste et la mortalité, afin que les cœurs des hommes comprennent et sentent que de tels fléaux procèdent de votre indignation et cessent par votre miséricorde. Par le Christ Notre-Seigneur”. 

La Fraternité Saint-Pierre en ligne pendant ce temps d’épidémie
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De nombreux apostolats de la Fraternité Saint-Pierre en France proposent la messe en direct (ou en replay), ainsi que des temps d’enseignements, de prières… en quelque sortes des “décrochages régionaux” pour vous permettre de rester aux contacts de ceux qui se donnent pour vos âmes tout au long de l’année. Nous mettons le lien vers ces différentes chaînes avec l’horaire du “direct” pour la messe (si il est connu et fixe).

Bordeaux – Eglise Saint-Bruno : dimanche 9h ; lundi à samedi 9h

Chartres (28) – Eglise Saint Aignan

Clermont (40) – Eglise Sainte Madeleine

Dijon (21) – Basilique de la Maison Natale de Saint Bernard

Grenoble (38) – Collégiale Saint-André : dimanche 11h ; lundi à vendredi 11h

Lyon (69) – Collégiale Saint-Just : dimanche 10h ; lundi à vendredi 18h45, samedi 11h

Nantes (44) – Eglise Saint-Clément

Paris (75) : dimanche 9h30 et 19h45 ; lundi à samedi 9h00 et 19h45

Pau (64) – Eglise Saint- Louis de Gonzague

Perpignan (66) – Eglise Saint-Mathieu

Quimper (29) – Eglise Saint Mathieu

Saint-Martin de Bréthencourt (78) – Eglise Saints Pierre et Paul : dimanche 10h30

Sainte-Sève (29) – Eglise Sainte-Sève

Valence (26) – Eglise Notre-Dame

Vernon (27) – Collégiale Notre-Dame

Versailles (78) – Chapelle de l’Immaculée Conception : dimanche 10h, semaine 18h, samedi 11h

Une chose est sûre toutes ses initiatives sont des aides, des encouragements à la prière personnelle, mais ne peuvent (ne doivent) la remplacer !

District de France de la Fraternité Saint-Pierre

De la limitation de l’activité pastorale (FSSPX Allemagne)
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Le District d’Allemagne de la Fraternité Saint-Pie X diffuse le communiqué suivant explicitant sa position (de bon sens) sur l’interdiction des offices publics en Allemagne :

Nous considérons l’interdiction du culte public comme une mesure de précaution et entendons la respecter, en nous fondant sur les considérations suivantes :

1) En principe, l’État a le droit de prendre des mesures pour protéger la population contre les dangers. Le fait que l’ampleur du danger puisse être évaluée différemment par les individus ne les dispense pas de l’obéissance civile.

2) Obéir aux lois de l’État n’est pas en contradiction avec la foi.

3) Il est un fait que la maladie du coronavirus chez les personnes âgées a souvent une évolution grave et peut être mortelle.

Le précepte du dimanche n’oblige pas à de sérieux désagréments personnels. Par conséquent, les prêtres ne sont pas tenus de garantir les messes dominicales publiques si eux-mêmes et les fidèles sont menacés d’une sanction.

Les pasteurs ont une grave obligation d’administrer les sacrements si ceux qui les demandent doivent subir un préjudice spirituel grave s’ils ne les reçoivent pas. Or, ceux qui ne peuvent pas assister à la messe du dimanche parce qu’elle n’est pas célébrée publiquement, ne souffrent pas de ce grave dommage spirituel. L’annulation des messes dominicales en raison de circonstances défavorables très graves n’est pas une question de foi. C’est une question de prudence.

L’essentiel est de garantir le culte divin fondamental et d’être toujours disponible pour les besoins spirituels et sacramentels des fidèles. Se retrouver avec des couvents fermés par l’autorité publique ou mis en quarantaine stricte pour non-respect de ces normes, ou avec des prêtres gravement malades ou morts, ne contribuerait certainement pas à atteindre ces objectifs.

À l’époque des martyrs, les fonctions religieuses étaient interdites par haine de la foi. L’interdiction actuelle de la célébration publique de fonctions religieuses est plutôt motivée par le désir de protéger la population contre la contagion. Aujourd’hui, si quelqu’un était puni pour avoir désobéi à l’interdiction, il ne serait certainement pas un « martyr » pour cela. Il y a cent ans encore, à cause de la grippe espagnole, des interdictions similaires ont été prononcées et l’Église les a acceptées.

Rapporté par le Forum Catholique

Wigratzbad: la plupart des prêtres et la moitié des séminaristes malades
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Riposte catholique avait rappelé que le séminaire de Wigratzbad était sous quarantaine. On apprend cette fois-ci  que la plupart des prêtres et que la moitié des séminaristes auraient contracté le coronavirus. C’est une triste nouvelle pour ce séminaire de la Fraternité Saint-Pierre.

Comme prévu, le virus a fait son oeuvre au séminaire, et désormais la plupart des prêtres et la moitié des séminaristes sont malades. Mais tout abandonnés à la Providence de Dieu.Avec le secours puissant de la foi, de l’espérance et de la charité, nous ne nous laissons pas abattre. Dans quelques jours, les premiers guéris pourront prendre le relais des nouveaux malades, pour maintenir la vie spirituelle et matérielle de la maison. Au temps de l’épreuve si inattendue, chacun mesure la grâce qui nous est faite de vivre ces temps difficiles en vrais chrétiens. Comme le Seigneur ne permet le mal que pour un plus grand bien, nous avons confiance que se produiront de nombreux retours à Dieu, seul capable de donner un sens à notre existence éphémère sur cette terre. C’est l’intention que nous confions aujourd’hui à Saint Joseph, patron de l’Eglise universelle et de la bonne mort. Bien sûr nous vous assurons tous, surtout les malades et le personnel soignant, de notre proximité et de nos voeux de bonne santé. Que Dieu vous garde, sursum corda !

Adjutorium nostrum in nomine Domini.

Source: blog du séminaire de Wigratzbad

Addendum du 22/03 : On m’indique qu’un des prêtres (français) du séminaire est actuellement hospitalisé.

La Province de France de l’Institut du Christ Roi sur Youtube
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La Province de France de l’Institut du Christ Roi propose une chaîne Youtube avec différentes homélies, vidéos de formation pour adultes et enfants pour nous aider à cheminer pendant le Carême :

Chers amis, nous sommes heureux de vous annoncer la création d’une chaîne Youtube pour la Province de France de l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre. Sur cette chaîne, vous retrouverez les sermons quotidiens sur les textes liturgiques à partir du 19 mars 2020. Seront publiées également toutes les semaines des vidéo-formations et des vidéos destinées aux enfants.

Youtube ICRSP Province de France

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