Document : « Église catholique, où vas-tu ? »

Download PDF

Hier, samedi 7 avril, s’est tenue à Rome une réunion très attendue organisée par l’association Les Amis du cardinal Carlo Caffara. On se souvient que ce dernier, archevêque émérite de Bologne, rappelé à Dieu en septembre dernier, était un des quatre cardinaux signataires des Dubia adressées au Saint-Père pour qu’il éclaircisse certains points ambigus d’Amoris lætita. Avants son décès, le cardinal avait émis le vœu qu’une telle réunion soit organisée. Elle s’est donc tenue en présence des cardinaux Walter Brandmüller et Raymond Burke, de Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana (Kazakhstan) et de Marcello Pera, ancien président du Sénat italien. Une déclaration finale a été lue par Gianpaolo Barra, rédacteur en chef du mensuel catholique Il Timone, puis diffusée. En voici le texte intégral.

En raison des interprétations contradictoires de l’exhortation apostolique Amoris lætitia, la confusion et le désarroi vont croissant parmi les fidèles du monde entier.

La demande urgente d’environ un million de fidèles, de plus de 250 professeurs et aussi de cardinaux d’une réponse clarificatrice du Saint-Père à ce sujet, n’a toujours pas été entendue.

Devant le grave danger que cela cause à la foi et à l’unité de l’Église, nous, baptisés et confirmés, membres du Peuple de Dieu, nous sommes appelés à réaffirmer notre foi catholique.

Le Concile Vatican II nous autorise et nous encourage à le faire, lui qui, dans Lumen gentium, n. 33, déclare : « Ainsi, tout laïc, en vertu des dons qui lui ont été faits, constitue un témoin et en même temps un instrument vivant de la mission de l’Église elle-même “à la mesure du don du Christ” (Ep 4, 7) ».

Le bienheureux John Henry Newman nous y encourage aussi, lui qui, dans un écrit que l’on peut dire prophétique, Sur la consultation des fidèles en matière de doctrine, indiquait, déjà en 1859, l’importance du témoignage de la foi de la part des laïcs.

C’est pourquoi, nous témoignons et confessons selon l’authentique tradition de l’Église que :

1) Le mariage ratifié et consommé entre deux baptisés ne peut être dissous que par la mort.

2) Ainsi, les chrétiens qui, unis par un mariage valide, s’unissent à une autre personne alors que leur conjoint est encore en vie, commettent le grave péché d’adultère.

3) Nous sommes convaincus qu’il existe des commandements moraux absolus, qui obligent toujours et sans exception.

4) Nous sommes également convaincus qu’aucun jugement subjectif de conscience ne peut rendre bonne et licite une action intrinsèquement mauvaise.

5) Nous sommes convaincus que le jugement sur la possibilité d’administrer ou non l’absolution sacramentelle ne repose pas sur la question de l’imputabilité du péché commis, mais sur le propos du pénitent d’abandonner un mode de vie contraire au commandement divin.

6) Nous sommes enfin convaincus que les divorcés “remariés” civilement, qui ne sont pas disposés à vivre dans la continence, se trouvant dans une situation objectivement opposée à la loi de Dieu et ne peuvent accéder à la communion eucharistique.

Notre Seigneur Jésus-Christ dit : « Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples, et vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres » (Jn 8, 31-32).

Dans cette assurance, nous confessons notre foi devant le suprême pasteur et maître de l’Église en même temps que devant les évêques, et nous leur demandons de nous confirmer dans la foi.

38 comments

  1. Hervé Soulié

    Cette déclaration sonne juste.
    Elle est fidèle à l’Evangile.
    Elle est courageuse et honore les vrais fils de l’Eglise qui l’ont proclamée.

  2. PM de Montamat

    On ne peut que se réjouir de cette déclaration faite à Rome par 4 cardinaux et un évêque. C’est un témoignage très important d’une opposition claire aux dérives dénoncées.

    Pourquoi ces prélats n’étaient-ils pas plus nombreux ? Mystère… Le Cal Burke a donné des pistes.

    On doit toutefois regretter l’absence de destinataires de cette profession de foi et demande de confirmation: le monde ? l’Eglise ? le Vatican ? François ?

    On doit toutefois regretter la référence à Vatican II. Qui est à l’origine de nombreux problèmes dans la crise que traverse l’Eglise universelle. D’autres points mériteraient d’être confessés par ces prélats et enseignés magistériellement par l’Eglise. Ce qui est une demande formulée antérieurement par d’autres prélats. Cela viendra peut-être…

    On doit toutefois regretter qu’un appel au Magistère n’ait pas été affirmé avec plus de clarté et de force. Car c’est le fondement de notre foi qui en dépend. Il y a bien discontinuité du ‘magistère’ actuel avec le Magistère antérieur. Comment sortira-t-on de ces difficultés? obligatoirement par le retour du Magistère. Et tous les concordistes-relativistes opposent des arguments fallacieux et déjà dénoncés. Cette clarification sur la Magistère viendra surement.

    Honneur à ces prélats, nous prions pour qu’ils continuent le bon combat à la face de l’Eglise.

  3. de la croix Guy

    On peut se réjouir de cette ”petite réunion… courageuse” mais moi je suis consterné de voir cette timide réaction qui devrait être un tsunami de r”volte contre les hérétiques qui occupent le vatican et surtout des cardinaux qui restent muets et silencieux sur cette crise apostate la plus excessive que l’église catholique aie connue depuis fondation… il y’a 2 000 ans..; il faudra bien, plus que cela pour que la Foi reprenne ses droits dans notreeglise…

  4. Chantal

    Saint-Marc X, 6-9
    “Car au commencement de la Création, Dieu les fit homme et femme {…} ainsi ils ne seront plus deux, mais une même personne. Or donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare point”.

  5. Chantal

    OUI!
    je témoigne et confesse selon l’authentique Tradition de La Sainte Eglise Catholique, les “SIX POINTS” notifiés ci-dessus..

  6. Henri

    Je veux rendre un immense hommage à la clairvoyance .et au courage de ces quatre cardinaux et de cet évêque, et je leur adresse un immense merci. Certes, ils ne sont pas nombreux, et l’on peut s’étonner et on doit vivement regretter le silence, pour l’instant du moins, de tous les autres, mais le courage de ces cinq là n’en est que plus remarquable, et leur rôle fondamental, car la vérité n’est pas affaire de nombre.

    Je témoigne que pour ma part, le fait que quelques-un au moins prennent et rendent publique cette position de bon sens, d’honnêteté et de foi est pour moi un immense réconfort dans ma tristesse. S’ils n’étaient pas là, j’aurais plus de mal à supporter cette situation aberrante que nous vivons avec un pape qui a perdu la foi et la raison; là j’ai plus de facilité à conserver l’espérance…

  7. Mireille

    Bien d’accord avec Henri. Cela nous réconforte un peu de voir qu’il y a quand même encore quelques justes dans la haute hiérarchie de l’Eglise.

  8. Rosinski

    Tout est juste et incontestable, sauf la dernière phrase : “de nous confirmer dans la foi.”. Il s’agit d’un rappel de la loi, confondu ici avec la Foi. Croyons nous en une loi, fut elle bonne, ou en Jésus Christ qui donne sa vie par amour ?
    Sinon on peut rejoindre les pharisien dont Jésus a combattu leur attachement à la lettre de la Loi, ou les musulmans.
    Nous savon que notre Foi va beaucoup plus loin, est beaucoup plus riche que n’importe quelle loi qui ne fait que mettre des gardes fous à nos comportement pécheurs…

    Dans la joie de la résurrection !

  9. Etoile de choisy

    De quel droit vous jugez les autres. vos interprétations vous égarent. les propos haineux ne sont pas du Christ. le Christ n’a pas jugé la samaritaine en l’accusant de péché mortel.

    ou est votre considération du monde d’aujourd’hui que vous jugez avec les propos d’un autre temps.

    • Antoine de Lisbonne

      Miséricorde et contrition…Repentir et Pardon.

      Quant au temps que vous évoquez, un péché est un péché et l’adultère reste ce qu’il est. Aujourd’hui comme hier.

    • hermeneias

      Vous avez du mal lire “Etoile de choisy” ou bien vous tordez le texte à votre convenance !

      Ceux qui défende la “doctrine” catholique ne sont pas les “légalistes” et “moralistes” que vous voudriez et que voudrait et que fustige outrageusement ce pape .
      Si les gens comme vous acceptaient de vrais et francs débats , plutôt que l’invective facile , ils seraient vite moins fiers ……

      La doctrine , l’enseignement fidèle aimant et intelligent , emprunte une voie étroite , une ligne de crète ….qui vaut pour tout le monde

  10. Hervé Soulié

    Chacun observera que les médias qui se disent catholiques, à commencer par” La Croix” font un silence obstiné sur ce colloque.
    Un signe de plus que le cancer est profond dans le monde officiel prétendument chrétien.

    • Carolus Magnus

      @Hervé : oublie définitivement “La Croix” qui n’est plus un quotidien catholique mais cathoLAÏQUE.

      Pour le reste il s’agit d’affrontements “picrocholins” entre “très haut gradés” de la Curie qui fut “romaine” (…et ne l’est plus!) depuis que tous, sans exception, y compris les rédacteurs des DUBIA avaient accepté et “digéré” le Concile Vatican II dans toute sa fourvoyance délétère…

      Or ne reconnait-on pas l’arbre à ses fruits ?
      Et ces cardinaux qui s’insurgent aujourd’hui, où étaient-ils donc hier pour dénoncer la dérive moderniste et laïcarde de l’Église qui leur avait été confiée ?
      N’ont-ils pas tous été ordonnés prêtres selon le nouveau rite moderniste ?
      Donc ils avaient bien accepté ce qu’ils dénoncent aujourd’hui.
      Comment leur faire confiance ?

  11. jpm

    nous verrons ce qu’il se passe quand les très courageux évêques allemands recevront une réponse de la Doctrine de la Foi ; en attendant pareille proclamation fait du bien !

  12. xavier

    Saint-Marc X, 6-9
    “Car au commencement de la Création, Dieu les fit homme et femme {…} ainsi ils ne seront plus deux, mais une même personne. Or donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare point”.

    Cet verset ne s’applique pas exclusivement au mariage, mais aussi a tout les dérives actuels qui cherchent a dénaturer lui unité ontologique naturel et divine de l’Homme fait homme et femme.

  13. Pingback: En attendant la rencontre de ce soir de la CEF avec Emmanuel Macron aux Bernardins ... - Cril17

  14. Gilberte

    Il y a des évêques qui pensent qu’il est normal qu’un père ou une mère de famille abandonne ses enfants pour être heureux ailleurs. Ou sans enfant de dire à son conjoint “c’est fini, je ne t’aime plus, je pars” . La loi devrait être inutile pour interdire le divorce, il faut être responsable de ses actes

  15. Pierre

    A Etoile de Choisy

    Mais ne voyez-vous pas que c’est vous qui jugez les autres, en accusant ceux qui défendent la foi et la raison de tenir des propos haineux. Reconnaissez en tout cas que les quatre cardinaux et l’évêque sont parfaitement courtois et respectueux des personnes dans leur propos. C’est l’erreur, non les personnes, qu’ils jugent.

    Or, à ce qu’ils disent, vous n’apportez pas le début du commencement d’une réponse, et pour cause, d’ailleurs, car face à la vérité, il n’y a pas de réponse honnête et raisonnable possible.

    Je vous mets d’ailleurs au défi de répondre juste à une seule question, en référence à la position de Jean-Paul II que je rappelle.

    Saint Jean-Paul II, que l’on ne saurait taxer de manquer de miséricorde, ni d’appliquer les lois morales « comme si celles-ci étaient des pierres lancées à la vie des personnes » (Exhortation apostolique Amoris laetitia[AL] n. 305), a réaffirmé au nom de l’Eglise la discipline, ” fondée sur l’Ecriture”, selon laquelle les personnes divorcées remariées et ne pratiquant pas la continence ne peuvent recevoir la communion:.

    « L’Église (…) réaffirme sa discipline, fondée sur l’Ecriture Sainte, selon laquelle elle ne peut admettre à la communion eucharistique les divorcés remariés » (FC n. 84). Il précise ensuite : « La réconciliation par le sacrement de pénitence ‒ qui ouvrirait la voie au sacrement de l’Eucharistie – ne peut être accordée qu’à ceux qui se sont repentis d’avoir violé le signe de l’Alliance et de la fidélité au Christ et sont sincèrement disposés à une forme de vie qui ne soit plus en contradiction avec l’indissolubilité du mariage. Cela implique concrètement que, lorsque l’homme et la femme ne peuvent pas, pour de graves motifs – par exemple l’éducation des enfants – remplir l’obligation de la séparation, ils prennent l’engagement de vivre en complète continence, c’est-à-dire en s’abstenant des actes réservés aux époux » (FC n. 84).

    Ma question est simple: saint Jean-Paul II était-il un plaisantin? Expliquez-nous en tout cas, si vous pensez que c’est le cas, où il s’est trompé.

    Vous aurez du mal, car il ne s’est pas trompé, lui. Si vous le voulez, je vous en apporterai la preuve ici même, elle est facile à apporter.

  16. Marcel

    Et dire que pratiquement toute la presse fait le black-out ! Et pratiquement tous les cardinaux , évêques, prêtres, diacres, et laïcs. C’est à vous écoeurer. L’Eglise, décidément, apparaît comme une structure de péché, tellement les exceptions, éminentes certes, sont rares.

    • hermeneias

      La sainteté est rare ? Nooooon pas possible ! C’est une nouvelle
      Sur un autre plan , un Soljenytsine bien oublié a parlé du “déclin du courage” ….Mais n’est ce pas plus ou moins la règle depuis l’origine de l’humanité ?

      Le pape actuel , lui , en politique retors a voulu faire oublier et disparaitre un J.Paul 2 / K. Wojtyla , d’une autre stature que lui , en lui associant un Jean XXIII ….canonisé le même jour par une procédure inédite de “canonisation express” ( là encore ce pape , François 1er , s’est affranchi de toutes les Traditions éprouvées de l’Eglise se comportant en idéologue aurocrate )

  17. Jacques

    Et Bergoglio qui nous fait le coup de produire une nouvelle Exhortation pour brouiller les pistes, et tous les medias brosse-à-reluire qui en redemandent. Y-en a marre, marre, marre !!!!!!!

  18. Il n’y aura pas d’explication complémentaire d'”Amoris laetitia”. Le pape a dit clairement que la situation des divorcés-remariés devait faire l’objet, s’ils sont demandeurs, d’un discernement trés éxigeant avec le confesseur et que , dans des situations trés exceptionnelles, ils pourraient avoir accés à la réconciliation, “y compris sacramentelle” Affirmer qu’un péché n’est en aucun cas pardonnable me semble bien téméraire.

  19. Pierre

    A Philneri

    Si je comprends bien, selon vous, saint Jean-Paul II était bien téméraire !!!!. Voyez en effet ce que je rapporte ci-dessus.

    Le défi que je lance à Etoile de Choisy vaut parfaitement pour vous aussi, Philneri.

    • Jean-Paul II a dit des choses différentes de Pie IX sur la liberté de conscience et de Pie XII sur l’évolution. L’enseignement d’un pape n’est intégré à l’enseignement traditionnel de l’Eglise qu terme d’une trés longue période de validation.

  20. Michel

    Ce pape ignore superbement les questions qui lui sont posées avec déférence et en parfaite régularité canonique par cardinaux, qui plus est qui sont dans la vérité, et il nous joue maintenant les grands inspirés en lançant un appel vibrant à la sainteté!!!!

    Horripilant, et propre à vous donner l’envie de tout envoyer balader….

    • hermeneias

      Oui et l’imposture de la “sainteté” selon François 1er serait d’accueillir sans discernement les migrations de masse organisées par des passeurs , des islamistes et des politiques ( dont des évêques et ….un pape ) et mondialistes roués

  21. Barth Jean Paul

    le jour de l’élection du pape François la foudre est tombée trois fois sur la Vatican……………..

    POURQUOI ?

    KYRIE ELEISON

  22. Etienne

    A Philneri

    “Affirmer qu’un péché n’est en aucun cas pardonnable me semble bien téméraire”, dites-vous?

    Mais qui dit cela? La vérité, qui est la base connue de tous sauf vraiment des plus ignorants, est que la condition nécessaire et suffisante pour qu’un péché puisse être pardonné est le repentir.

    Ne nous dites pas quand même, Phineri, que vous n’êtes pas informé de cela!

  23. André

    A Philneri,

    Merci de vos réponses, vous avez donc essayé de relever le défi…

    Cela permet de clarifier les choses, car vos réponses ne sont pas satisfaisantes et illustrent que la déraison et le mensonge (ce qui est finalement la même chose, car ceux qui déraisonnent en l’occurrence en sont sûrement quelque part un peu conscients) sont à l’œuvre dans les positions de Bergoglio et de ceux qui le suivent.

    En effet, à la contradiction que je relève entre la position de saint Jean-Paul II et celle de Bergoglio, vous faites deux réponses, qui ne conviennent ni l’une ni l’autre.

    Prenons la première: ” Si le Seigneur a envoyé un jésuite comme pape, c’était probablement pour qu’il le fasse bénéficier du charisme de son ordre : le discernement. Autrement dit, Saint Jean-Paul II manquait, lui, de discernement!!!!

    C’est énorme. Dire cela illustre d’ailleurs le fait que cette histoire de discernement qui viendrait ajouter quelque chose à la mise en jeu de la foi combinée avec l’exercice de la droite raison est une falsification. Tout découle de la foi et de la raison commune. Le discernement ne peut qu’en découler. Ce n’est pas une approche différente qui pourrait conduire, honnêtement et raisonnablement, à des conclusions différentes. On constate d’ailleurs bien que les discours qui se réclament du discernement comme ajoutant à la raison et à la foi sont en pratique des discours de sophistes.

    Là où vous avez raison, c’est de dire que Bergoglio est jésuite et adepte du discernement, car c’est vrai. Mais justement, ce faisant, il rejoint le mensonge moderniste qui nie la pertinence générale des lois universelles de la raison, en prétendant pouvoir la dépasser par la baguette magique du discernement. Ce chancre s’est répandu dans le monde et dans l’Eglise, et le dessein de Dieu, en laissant placer Bergoglio à la tête de l’Eglise, est de permettre de crever l’abcès, en révélant au grand jour cette folie. Mais pour que ce dessein s’accomplisse, il faut que les esprits droits et généreux se lèvent pour dénoncer cette folie. le devoir nous appelle à le faire.

    Et pour la seconde réponse: “Jean-Paul II a dit des choses différentes de Pie IX sur la liberté de conscience et de Pie XII sur l’évolution. L’enseignement d’un pape n’est intégré à l’enseignement traditionnel de l’Eglise au terme d’une très longue période de validation”. Oui, mais pour ce qui est des différences que vous évoquez, Pie IX et Pie XII n’avaient pas indiqué que leurs positions concernées, modifiées ensuite par Jean-Paul II, étaient “fondées sur l’Ecriture”, alors que celles rappelées cette fois par Jean-Paul II et que Bergoglio s’est permis de modifier ensuite sont “fondées sur l’Ecriture” comme l’a souligné Jean-Paul II. C’est donc l’Ecriture même que Bergoglio, cette fois, modifie.

    Sur un autre sujet, vous dites: “Le seul péché qui n’est pas pardonnable, c’est le péché contre l’Esprit Saint.” Le seul péché qui ne soit pas pardonnable est celui dont celui qui l’a commis ne s’est pas repenti. Je le répète donc: c’est curieux que vous ne sachiez pas cela, je vous le rappelle donc.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *