Mgr Matthieu Rougé nommé évêque de Nanterre

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Le pape François a nommé, mardi 5 juin, Monseigneur Matthieu Rougé, évêque de Nanterre. Ce dernier était jusqu’à présent, curé de Saint-Ferdinand-Sainte-Thérèse, doyen des Ternes à Paris, et professeur à la Faculté Notre-Dame de l’École Cathédrale.

Né le 7 janvier 1966, dans le département des Hauts-de-Seine, Monseigneur Matthieu Rougé est entré à la Maison Saint-Augustin (année de discernement et de formation spirituelle du diocèse de Paris) en 1985, après deux années de classes préparatoires littéraires. Au terme d’une maîtrise de philosophie au Séminaire Saint-Paul et à l’Institut Supérieur de Philosophie de Louvain-la-Neuve en Belgique, et de son service militaire comme homme du rang dans l’infanterie mécanisée, Monseigneur Matthieu Rougé étudie la théologie au Séminaire Français et à l’Université Grégorienne des Jésuites à Rome.

Ordonné prêtre en 1994, il obtient son doctorat en théologie en 1998. Il partage ensuite son temps entre l’enseignement de la théologie à la Faculté Notre-Dame (principalement sur la grâce, l’eucharistie, le sacrement de l’ordre et la théologie politique) et différents ministères :

  • vicaire à la paroisse Saint-Séverin (1996-2000),
  • secrétaire particulier du Cardinal Lustiger (2000-2003),
  • curé de Sainte-Clotilde et directeur du Service Pastoral d’Etudes Politiques (2003-2012),
  • Il prit ensuite une année d’études à Madridà l’Université San Dámaso.
  • curé de Saint-Ferdinand et Doyen des Ternes (2013-2018).

Monseigneur Matthieu Rougé a publié plusieurs ouvrages, en particulier L’Église n’a pas dit son dernier mot. Petit traité d’antidéfaitisme catholique (Robert Laffont, 2014).

L’ordination épiscopale de Monseigneur Matthieu Rougé et son installation auront lieu dimanche 16 septembre à 15h à la cathédrale Sainte-Geneviève de Nanterre.

Message aux diocésains

Nanterre, le 5 juin 2018

Chers frères et sœurs du diocèse de Nanterre,

« Voyez comme il est grand l’amour dont le Père nous a aimés : Il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu et nous le sommes ! » (1 Jean 3, 1). Quelle joie de savoir que nous sommes aimés inconditionnellement par le Père, dans la liberté et l’intimité ! Quelle joie d’être ensemble, grâce au Christ, enfants de Dieu et donc frères et sœurs es uns des autres ! Quelle joie d’être invités à témoigner, dans la force de l’Esprit, en paroles et en actes, dans le monde de ce temps, de cette intimité et de cette fraternité ! Appelé par le pape François à devenir votre évêque, je n’ai qu’un seul désir : être le serviteur de cette triple joie, pour qu’elle s’approfondisse en chacun et qu’elle rayonne grâce à tous.

C’est avec émotion que je reçois cette mission mais avec confiance aussi, sûr que l’Église avance « sous la conduite de l’Esprit » (Galates 5, 25) et qu’il est à l’œuvre en vous tous. Je pense avant tout en ce jour à ceux qui sont dans la détresse : c’est à vous en premier que je suis envoyé comme témoin de l’amour du Père, plus fort que tout ce qui semble lui faire échec. Je pense aux catéchumènes et à tous ceux qui cherchent la vérité : que nous sachions vous aider à « goûter et voir comme est bon le Seigneur » (cf. Psaume 33, 9). À tous les fidèles du diocèse, aux enfants, aux jeunes, aux laïcs en mission ecclésiale, aux consacrés, aux diacres, aux prêtres, aux séminaristes, je souhaite dire mon impatience de faire votre connaissance pour que nous puissions collaborer au service de l’Évangile. Mon cœur est comme saisi d’affection pour chacun d’entre vous.

Je bénis Dieu pour le ministère de mes prédécesseurs durant ces cinquante années d’existence de notre diocèse, dont vous avez rendu grâces récemment : Mgr Jacques Delarue, Mgr François Favreau, Mgr Gérard Daucourt (avec le concours de Mgr Nicolas Brouwet) et Mgr Michel Aupetit. Dans leur sillage, c’est tous ensemble que nous avons à écrire une nouvelle page de l’histoire de notre Église, sûrs que « le Seigneur est avec nous tous les jours jusqu’à la fin des temps » (cf. Matthieu 28, 20). Je vous donne rendez-vous le dimanche 16 septembre à 15 heures pour mon ordination épiscopale à la cathédrale Sainte-Geneviève de Nanterre et le début de cette aventure missionnaire partagée. D’ici-là, j’aurai eu la joie de commencer à vous rencontrer.

« Je vous confie à Dieu et à sa parole de grâce » (Actes 20, 32) ainsi qu’à l’intercession de Marie, Mère de l’Église, et de sainte Geneviève, la lumineuse et audacieuse sainte patronne de notre diocèse. Priez aussi pour moi, comme vous l’avez fait si fidèlement déjà – sans que nous sachions que c’était pour moi – depuis le départ de Mgr Aupetit. Vôtre de tout cœur.

+ Matthieu Rougé

Évêque nommé de Nanterre

Message à ses paroissiens :

Chers paroissiens de Saint-Ferdinand,

Il est public à l’instant que le Pape François m’a nommé évêque de Nanterre. Profondément ému par cet appel et par l’ampleur de cette nouvelle mission, je rends grâces à Dieu de ce que nous avons vécu ensemble pendant cinq ans à Saint-Ferdinand. Merci à chacun de ce qu’il m’a apporté par le témoignage de sa foi, de son espérance et de sa charité. Merci de m’avoir aidé à progresser dans le Christ. Ces années de grâce à Saint-Ferdinand resteront pour moi inoubliables.

J’espère pouvoir vous annoncer très vite le nom de mon successeur. Nous confierons au Seigneur cette nouvelle étape pour la paroisse et votre actuel curé dès vendredi prochain lors de la Messe solennelle du Sacré Cœur à 20h.

Je célébrerai une Messe d’action de grâces le dimanche 24 juin à 11h et c’est le dimanche 16 septembre à 15h que je serai ordonné évêque à la cathédrale de Nanterre. Avec ma très reconnaissante amitié et ma prière.

+ Matthieu Rougé, évêque nommé de Nanterre.

1 comment

  1. Curieuse endogamie du clergé parisien, qui semble se reproduire en circuit fermé : André Vingt-trois etait le vicaire puis l’auxiliaire de Jean-Marie Lustiger, Michel Aupetit a été auxiliaire d’André Vingt-Trois. Dans 8 ans, Matthieu Rougé , curé parisien et évêque nommé de Nanterre, pourra être un prétendant sérieux pour succéder à Michel Aupetit sur le siège de Paris. Merci de ne pas faire de tous ces gens des présidents de la CEF: ils connaissent peu la France rurale.

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