Où va le diocèse d’Angoulême (5) ?

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Voici la suite de notre petite série (les relire ici : 1, 2, 3 et 4) sur le diocèse de Mgr Gosselin. Le site internet du diocèse nous apprend qu’il y aura une messe “unique” le samedi 5 mai 2018 à 19 h à la cathédrale :

Le 5 mai, au cours d’une messe unique pour tout le diocèse, présidée par Mgr Hervé Gosselin, les charentais recevront les orientations diocésaines 2018.

On connaissait la messe basse, la messe chantée, la messe solennelle, la messe pontificale… Voici maintenant la messe unique ! Une manœuvre bien connue pour forcer les fidèles à y participer et donner l’impression du nombre…

Au cours de cette messe, il y aura du bla bla bla pour donner des orientations aux chrétiens de Charente! A quoi servent donc les tables rondes, forums… de la Journée du 5 mai au Lycée Saint Paul? La Messe est en effet précédée d’une journée qui débute le matin vers 10 h.

Des orientations d’ailleurs à appliquer concrètement!

En fin de journée, au cours de la messe célébrée pour tout le diocèse à la cathédrale à 19h, le texte final et ses mises en application concrètes seront promulguées par notre évêque.

Quel autoritarisme! Une orientation n’est qu’une orientation. Ce n’est pas juridique, ce n’est pas un décret. Ce n’est qu’une simple suggestion.

Déjà, les fidèles avaient subi le folklore à l’Espace Carat du Grand Angoulême  pour  l’ordination de Monseigneur Gosselin. C’était le dimanche 10 janvier 2016 à 15 h. C’était tellement amusant que lors de l’ordination épiscopale du nouvel évêque d’Angoulême, “on” ne savait plus où se trouvait le Livre des Evangiles à déposer sur les épaules de l’ordinand  (cf. le Rituel de l’ordination des évêques). Le cérémoniaire, l’abbé Martial Leblanc (responsable de la liturgie dans le diocèse ; il est allé se former à L’Institut Catholique de Paris, envoyé pour cela par Mgr Dagens) avait même oublié l’existence de ce rite et avait égaré le Livre. L’évêque consécrateur Mgr Wintzer était un peu gêné. Il y eut un moment de confusion, de flottement. L’abbé Leblanc parcourait de long en large le podium de Carat, encombré d’une quantité impressionnante de photocopies  dans un classeur sous les bras… car on se plaît évidemment à refaire éternellement le Rituel donné par Rome.

Les choses se sont répétées lors de “Festi Jeunes” (Rassemblement diocésain du 7 mai 2o17, sur le site de Plaisance à Barbezieux Sud-Charente) avec comme summun, la démonstration du Père Benoît Lecomte, grand acteur du Rassemblement, qui enlève son aube et son étole à l’issue de la Messe et se met à danser et se convulsionner devant l’assemblée médusée qui applaudissait le prêtre…

Revenons à la Messe Unique du 5 Mai à Angoulême. Cette messe unique laisse supposer qu’il est fortement conseillé aux  quelques prêtres de ne pas s’aventurer  à célébrer une autre messe que celle prévue à la Cathédrale. Le diocèse ne veut pas de concurrence. Madame Lamas, employée du diocèse, qui n’est pas là pour remplir les églises, sera contente d’avoir au moins remplie la cathédrale le temps d’une messe, en ayant vidé toutes les églises du diocèse pour cela. Pensons à toutes ces personnes qui n’auront pas le courage de venir jusqu’à cette cathédrale et qui se verront ainsi privées de messe.

Au delà de la Messe Unique,  c’est aussi une messe anticipée du dimanche qui va laisser libres les prêtres, qui pourront aller se promener… On espère que ces fantaisies n’auront aucune incidence sur les quatre séminaristes en formation.

Il y a quelques années, lorsqu’on emmenait des jeunes à Rocamadour, la messe du Dimanche était devenue optionnelle. Il avait fallu parlementer avec le Père Lecomte pour obtenir tout de même, la messe du Dimanche. On avait  signifié à ce prêtre que la messe du Dimanche n’était pas matière à option et que même s’il y avait une messe avant ou après le Dimanche, le Dimanche était le Jour par excellence de la messe.

11 comments

  1. DUFIT THIERRY

    Un bon catholique doit refuser la dictature moderniste et maçonnique de l’évêque d’Angoulème. Il faut refuser de participer à toutes ces messes modernes qui tournent au sacrilège. Des prêtres qui dansent : voila ou nous conduit la messe désacralisée et protestantisée du franc-maçon Bugnini.
    Les fidèles devraient profiter de ce dimanche pour assister à la Messe traditionnelle qui est célébrée à la chapelle Saint Aptone 355-357 rue de Périgueux. Il y a a peut-être aussi d’autres lieux à Angoulème ou dans le diocèse où la Messe traditionnelle est célébrée. Ce pourrait être l’ooccasion pour des fidéles de découvrir la Messe traditionnelle.
    La nouvelle Messe mène à la protestantisation et à la destruction de l’Eglise.
    On en a une nouvelle preuve.

  2. Antoine de Lisbonne

    J’ai peine à croire ce qui est ici relaté. Nous sommes revenus à ce qui se faisait de pire il y a 40 ans à la différence que les églises sont vides.

    Saint Michel, viens à notre secours !

  3. Antoine

    Il est à craindre que certains de nos clercs aient oublié que les péchés qu’ils auront fait commettre à leurs ouailles (manquer la messe dominicale par exemple mais pas que !) seront mis à leur charge puisqu’ils en seront les responsables.
    Je leur souhaite un bon face à face avec Celui dont nous disons chaque dimanche ”Il est assis à la droite de Dieu, le Père tout-puissant, d’où Il viendra juger les vivants et les morts”.

  4. MPS

    Pourquoi vous acharnez vous ainsi sur certains diocèses avec autant de pugnacité? Il y a une messe unique peut être tout simplement parce que ce jour là tous les prêtres sont à la cathédrale. Il faut espérer que les paroisses ont organisé des services de bus et des covoiturages pour permettre au plus grand nombre de s’y rendre….
    La désertification de certains lieux sans prêtre et sans messe dominicale me préoccupe davantage.

  5. Bernard Pellabeuf

    Ce genre d’initiative pose un certain nombre de problèmes.
    Il y a celui que vous soulignez, des fidèles qui ne pourront pas se déplacer et n’auront ainsi pas de messe.
    On peut aussi se demander en quelle estime on tient les communautés paroissiales, puisqu’on admet que la messe puisse ne pas y être célébrée tous les dimanches.
    Mais surtout cela oblige les prêtres,
    – soit à concélébrer – dans des conditions sans doute liturgiquement douteuses,
    – soit à ne pas célébrer du tout,
    – soit à célébrer en forme privée.
    Or la nature même de la concélébration exclut qu’on puisse forcer qui que ce soit à y participer. En effet concélébrer suppose qu’on ait l’intention de ne faire qu’un seul acte avec celui du célébrant : la moindre réticence, quelle qu’en soit le motif, vicie cette intention.
    Abbé Bernard Pellabeuf

  6. Christian Loddé

    Vous oubliez les MESSES ” FESTIVES ” !!!!

    Nous en avions à une époque récente dans le diocèse d’Orléans .

    Nos évêques ne savent plus quoi inventer , toutes les nouveautés incessantes depuis 50 ans ont

    ”foiré” .Revenons à la Tradition , seules églises dans lesquelles on peut y voir des jeunes .

    Sursum corda !

  7. Hervé Soulié

    C’est triste de voir à quel degré de déchéance un diocèse comme celui d’Angoulême, peut parvenir.
    Franchement, Dagens, Gosselin, Lecomte, Leblanc (et tutti quanti) portent une lourde responsabilité dans ce qui ressemble fort à un naufrage de l’église catholique en Charente.
    Je vois comme une vraie grâce du Seigneur que ce clergé ne se reproduise pas ou très peu.
    Mieux vaut rien du tout que cette comédie pseudo-catholique.

  8. rocheteau

    naïvement je me dis que puisque c’est un samedi les messes du dimanche auront sans doute lieu normalement…. ce qui limiterait les dégâts !
    j’étais heureuse de l’arrivée de Mgr Gosselin à Angoulême après la catastrophe Dagens…. que faut-il en penser ?
    quand donc les pauvres Angoumois retrouveront-ils une catholicité simple, sûre, et vraie ?

  9. lnoelle

    les messes uniques sont à la mode – il y en a au moins une par an dans le diocese de grenoble – je me souviens fort bien il y a 3 ans je crois, pour le dimanche de la pentecote – grande journée festive à vienne (isere) qui se terminait par une messe l’après midi – quant vous habitez au sud du département de l’isere ou même à grenoble il n’y a pas de moyen de locomotion sinon passer par lyon ou valence!!! mais dans les paroisses, cela existe aussi, alors qu’il y a plusieurs pretres qui ne disent pas plus qu’une seule messe le samedi ou le dimanche et parfois concelebration, il y a des dimanches (par es xemple dimanche de rentrée) ou il y a une fiesta avec une seule messe l’après midi!!!! ce n’est pas comme cela que les fidèles repratiqueront régulièrement- d’ailleurs les pretres le disent :”pas la peine d’aller dire la messe, il n’y a persone ou juste une ou deux vieilles…”

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