« Enfant non désiré » : un concept pour promouvoir l’avortement

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Voici une histoire colombienne qui vaut pour le reste du monde. Une histoire qui raconte les manipulations auxquelles se livre le féminisme radical pour imposer l’avortement.

L’Amérique latine est sous le feu roulant des partisans du droit à l’avortement et il y a quelques jours, à la télévision colombienne, une nommée Florence Thomas, activiste française en Colombie, déclarait qu’aucun enfant non désiré ne devrait voir le jour. Parce que seul l’« Amour d’une mère » serait capable d’« humaniser » le fœtus. Permettre aux mères d’avorter leurs enfants non désirés permettrait d’arriver à une société avec davantage d’« enfants désirés »  car en les libérant d’une « charge pénible » elles auraient une « meilleure expérience de la maternité », au bénéfice de toute la société.

L’association d’aide aux futures mères « La Vida en Mi » (« Mi » pour moi et pour miséricorde) a réagi avec vigueur contre cette tarte à la crème des féministes qui, dans le monde entier, se traduit par la lutte pour les « droits reproductifs » (un enfant quand je veux, avec qui je veux).

C’est une « injustice » profonde, commente « Vida en Mi ». 99 % des avortements se décident non parce qu’un enfant ne serait pas désiré, mais parce que des circonstances extérieures : pauvreté, chômage, études à achever, toute la pression sociale qui présente les enfants comme une charge…

« Il faut souligner que nous qualifions ces enfants de “non désirés” parce qu’on nous a enseignés à les appeler ainsi. Lorsqu’ils naissent on nous demande si nous voulions les concevoir ou non, et cette statistique les marque à vie, tandis que nous répondons à l’enquête par oui ou par non, comme si cette classification était normale. »

Et à quoi sert la manœuvre ? Imaginez que vous fassiez partie des 100 plus riches du monde. S’il fallait confronter le problème de la pauvreté mondiale cela vous mènerait à réfléchir sur « la distribution injuste de la richesse », assure Vida en Mi. Pour éviter de traiter le problème au fond, vous auriez tout intérêt à trouver une solution plus avantageuse pour vous, « moderne, progressiste, bla, bla, bla ». « Passant de la théorie au concret, cela a mené dans les années 1970 au mythe de la surpopulation, on dirait chez nous en Amérique latine : le gâteau ne suffit pas, car il y a beaucoup de monde à la fête. »

Vida en Mi note que ce de cette époque que date un changement de langage : au lieu des périphrases utilisées jusqu’alors, elles utilisent désormais le terme d’« embarazo » (embarras) avec toute sa charge négative. « Nous avons été soumis à une manipulation de langage qui met l’accent sur la relation mère-père face à l’enfant, en faisant sentir que les manques dont ils souffrent sont dus à leurs propres décisions erronées, au très grand nombre de leurs enfants – soit deux – et non au maigre salaire qu’ils reçoivent même s’ils travaillent tous deux. »

C’est en mettant l’accent sur le couple « maternité-pauvreté » que le féminisme radical, en rejetant la faute de la pauvreté sur les pauvres, a pu construire « la façade parfaite pour promouvoir l’avortement sans rendre évident le contrôle des naissances qui se profile derrière lui, et voilà pourquoi il a reçu un gigantesque soutien de la part de ceux qui en tirent profit. Un pacte signé au dos d’un gros chèque et scellé du sang de beaucoup d’innocents… »


« Tristement, quand Florence suggère que seuls naissant les “enfants désirés”, elle fait la promotion des enfants des pauvres, et d’une culture qui dévalue la vie, comme cela se manifeste en France où la stérilité abonde, où l’on préfère dépenser des millions pour les animaux de compagnie plutôt que de gâcher leur vie avec un enfant qui dérange. Pour cela, le féminisme radical de genre devra demander pardon et rendre des comptes à la société… »


L’auteur de l’article avoue alors avoir été lui même un enfant non désiré, paru au moment où le couple de ses parents allait mal, né « dans des conditions adverses » parce que sa mère, s’accrochant malgré tout à l’espérance, a voulu lui donner la vie. « Elle m’a sauvé de la mort qui se cache derrière le discours sophistiqué de Florence Thomas, Monica Roa et d’autres. Et bien qu’il me reste beaucoup de chemin à parcourir, je ne renoncerai jamais à mon propos d’être un jour un meilleur fils, son soutien, sa fierté aux côtés de mes frères, et jusqu’à sa sécurité sociale, pour rendre une partie de l’Amour qu’elle me donne. »

© leblogdejeannesmits.

                                    

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