Argentine : les demandes d’avortement se précipitent – et ne se ressemblent pas

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Alors que la procédure judiciaire de deux mois autour du cas d’une jeune fille de Comodoro Rivadavia enceinte a abouti à l’avortement de son enfant à 18 semaines de gestation, tôt ce vendredi matin, le Comité de bioéthique de l’hôpital de la ville vient de donner son aval pour un avortement sur une autre jeune fille violée et enceinte, Maria, 15 ans. Elle en est à 20 semaines de gestation. Cela a été confirmé lors d’une audience devant la juge des familles Diana de Kazakevich qui a eu pour seule préoccupation de savoir si Maria était vraiment ferme dans sa volonté d’avorter. Il apparaît que le Comité de bioéthique était autrement composé que celui qui avait refusé cette intervention à l’autre jeune fille. La juge des familles devrait se prononcer lundi, étant entendu que l’avocat de Maria s’est appuyée sur la jurisprudence qui résulte de l’autre affaire et que les chances de survie du petit enfant à naître sont donc minimes.

Pourtant les choses ne se terminent pas toujours ainsi. Dans la province argentine de Santiago del Estero, une adolescente de 14 ans violée par son oncle qui en a 26 a renoncé à avorter alors que sa famille avait sollicité l’intervention. La jeune fille est enceinte de plus de quatre mois (17 semaines de gestation). Apprenant, début février, qu’elle était enceinte, elle avait fait une crise de nerfs et réclamé la suppression de l’enfant, et sa mère s’était adressée à la justice pour obtenir une autorisation. Mais après avoir écouté les médecins détailler les risques pour la santé de sa fille qu’une telle intervention pouvait entraîner, elle s’était désistée. Et la jeune fille a décidé de proposer son enfant à l’adoption.

Sa famille, de très humble condition, rapporte El Clarin, a découvert avec horreur que les deux aînées de ses sept enfants, de 14 et 13 ans ont été violées par leur oncles et menacées de mort si elles en parlaient à leurs parents. Les parents ont d’abord songé à faire justice eux-mêmes mais ont préféré finalement s’adresser au défenseur des mineurs : c’est-à-dire l’équipe de la Direction de l’enfance, de l’adolescence et de la famille (DINAF) qui a persuadé la jeune fille de laisser naître son enfant. Elle et sa famille seront relogées et assistées financièrement.

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