Au Mexique, une conférence internationale sur la famille parle clair

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Quels sont les promoteurs de la culture de mort, et qu’est-ce qui les motive ? Le IXe Congrès international « Vie et Famille » qui s’est ouvert samedi à Mexicali, en Basse-Californie (Mexique) entend poser ces questions clairement et y répondre encore plus clairement. Réunissant des conférenciers internationaux, le Congrès a été inauguré par le président municipal de Mexicali. Invité d’honneur : Nick Vujicic, Australien de 28 ans né sans bras et sans jambes. Candidat rêvé à l’avortement thérapeutique. Victime à 10 ans d’une crise de désespoir qui l’a mené à tenter de se suicider. Mais sa foi et le soutien de ses parents ont empêché le pire, et aujourd’hui il fait le tour du monde pour témoigner de son… bonheur. Et de sa gratitude de pouvoir témoigner de l’amour de Dieu pour les plus faibles…

Le Mexique est – comme beaucoup de pays d’Amérique du Sud – au centre d’un âpre combat pour imposer l’avortement légal, qui a déjà abouti dans le District Fédéral de Mexico, faisant 40.000 morts en moins de trois ans. A Mexicali, on a dénonce les manipulations de chiffres et de logique des promoteurs de l’avortement qui servent des intérêts économiques, politiques et sociaux.

Ce fut le thème de la conférence d’ouverture de Mauricio Ratz, docteur en droit et membre de l’Association internationale des chercheurs en bioéthique, pour qui l’eugénisme, l’impérialisme, l’idéologie de genre, le contrôle des naissances, le néo-marxisme et la discrimination raciale sont les moteurs de la promotion de l’avortement. Pour lui la « culture de mort » a des sources plus lointaines parfaitement reconnaissables : le calvinisme, le malthusianisme, le racisme et le darwinisme social. et il a montré comment le langage et les médias sont manipulés pour promouvoir non seulement l’avortement, mais aussi la contraception, la stérilisation et l’euthanasie.

Eugénisme racial ? Son existence est évidente selon le Pr Ratz puisque les campagnes pour le contrôle des naissances s’intensifient dans les quartiers latinos et noirs…

Le producteur du film anti-avortement Bella, récemment primé par le public au Festival international de cinéma de Toronto, Jason Jones, identifia quant à lui les promoteurs de l’avortement au Mexique dans la droite ligne de l’eugéniste Margaret Sanger, fondatrice du Planning familial : les laboratoires IPAS qui vendent le matériel médical pour la réalisation des avortements, la Fondation mexicaine pour le planning familial qui œuvre pour la « santé reproductive » – et dont les cliniques ont été implantées dans les zones les plus pauvres du pays, les industries pharmaceutiques, les agences gouvernementales américaines et l’ONU. « C’est une minorité qui a un très grand pouvoir économique et qui consacre beaucoup de ressources à la promotion de l’avortement », a-t-il dit.

Mais il n’est pas seulement question de gagner de l’argent et d’éliminer la pression démographique des pauvres – notamment dans une zone frontalière qui « touche » les Etats-Unis.

Pour Mauricio Ratz, il faut chercher plus loin et désigner le plan néo-marxiste d’élimination de la maternité, du mariage et de la famille à travers la légalisation du mariage homosexuel, l’avortement jusqu’à 12 semaines et le divorce express, que le parti de la révolution démocratique au pouvoir à Mexico a imposés dans le District fédéral.

« Abolir la famille » : la phrase est en toutes lettres dans le Manifeste de Marx et Engels, ce dernier ayant clairement assis les bases de l’union entre le marxisme et le féminisme dans son livre L’origine de la famille, de la propriété privée et de l’Etat. La première lutte des classes étant dès lors celle entre l’homme et la femme, et la première « oppression » celle du mariage monogame.

Il faut en effet comprendre les racines du mal pour mieux le combattre.  Puis, se battre pied à pied.

A cet égard ce qui se fait à Mexicali – mais qui a entendu parler de Mexicali ? – me paraît exemplaire. Une coalition des groupes pour la Vie et pour la Famille s’y est constituée en 1997, avec l’appui, jamais démenti depuis lors, de l’évêque du lieu, Mgr José Isidro Guerrero Macias, pour favoriser l’adoption de lois pro-famille, pour veiller sur les programmes d’« éducation sexuelle » des collèges, et les dénoncer et contrer année après année, pour alerter en permanence le public sur le danger des politiques publiques qui respectent « la perspective de genre ». Le groupe a pu s’intégrer dans les instances d’élaboration des programmes scolaires pour intervenir directement sur l’élaboration des manuels de sciences et de biologie. Le groupe a apporté son soutien à la modification de la constitution de Basse Californie adoptée en 2008, qui affirme « le respect de la vie des personnes depuis le moment de la fécondation jusqu’à la mort naturelle ». Le groupe recueille des pétitions mais multiplie aussi les conférences dans les paroisses et les écoles, et organise des marches pour la vie, ainsi que des conférences annuelles qui réunissent des conférenciers des deux continents américains et au-delà.

C’est une mobilisation cohérente et complète.

Peut-être des actions de cette envergure ne sont-elles pas possibles en France où la majorité des familles ne s’inquiète même pas de savoir ce que l’école enseigne à leurs enfants et où l’avortement « droit » semble approuvé par la majorité. Mais qui pense à former quotidiennement la conscience des gens ? Qui peut le faire sinon une « minorité créative » prête à faire front contre la culture dominante ?

Plusieurs sources, dont celle-ci.

© leblogdejeannesmits.

2 comments

  1. Merci pour votre réaction…

    Como me he enterado de su congreso ? Buscando con “Google” en las noticias de lengua española con la palabra llave : aborto…

    Con mucha admiracion por su trabajo…

    Si tiene otras noticias para mi, es aqui: jeanne punto smits at present punto fr.

    Gracias !

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