Avortement tardif : l’aveu

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Fin octobre, un nouveau centre d’avortements tardifs a ouvert ses portes à Dallas, Texas, s’ajoutant aux quatre avortoirs actifs dans cette ville des Etats-Unis avec un total de 11 000 interventions par an. Le « Southwestern Women’s Surgery Center » se spécialise dans les « IVG » jusq’à 24 semaines, pratiquées sur place par son propriétaire, le seul médecin du Nord-Texas qui accepte (ou pour reprendre ses paroles, qui « possède le savoir-faire ») de supprimer des enfants à naître à ce stade de la grossesse. Dr Curtis Boyd avait été le premier a ouvrir un avortoir au Texas en 1973, après avoir pratiqué des milliers d’avortements illégaux au cours des 1960. Il a été en pointe du mouvement « pro-choix », a lui-même développé des méthodes d’avortement tardif et a contribué à fixer les « bonnes pratiques » pour l’avortement chirurgical. Il venait de fermer sa clinique il y a quelque temps, sans doute en vue d’ouvrir ce « centre chirurgical », structure exigée pour les avortements à 16 semaines et au-delà. Et il sait ce qu’il fait…

« Suis-je en train de tuer ? Oui, c’est ce que je fais. J’en suis conscient. »

C’est ce que le Dr Curtis Boyd vient de répondre à la chaîne WFAA TV qui a diffusé des extraits de son entretien lors d’un journal télévisé en fin de semaine dernière (voir ici). C’est clair et net. Sans états d’âme. Il draine des patientes depuis les Etats d’Oklahoma, Arkansas, Louisiana et de l’ensemble du Texas. Et même de très jeunes patientes : Curtis Boyd affirme avoir reçu dans sa clinique des petites jeunes filles de 9 ou 10 ans. (Question : prévient-il alors la justice du viol qui a nécessairement eu lieu ?)

Dans le cadre de ses cliniques légales, il estime que 300 000 avortements ont été pratiqués depuis 1973.

Curtis Boyd était un très proche ami de George Tiller, le spécialiste d’avortements tardifs récemment assassiné au Kansas. Plus bizarrement, il a été « ordonné » ministre baptiste, avant de changer de secte protestante pour devenir unitarien. Il disposait dès le début de son activité d’avorteur d’un réseau de ministres protestants et juifs qui offraient leurs conseils spirituels à des jeunes femmes enceintes sans l’avoir désiré, avant de leur indiquer son adresse, rendez-vous à la clef..

Curtis Boyd affirme dans son interview sur WFAA « prier souvent ». « Je demande par exemple que l’esprit de cette grossesse retourne à Dieu avec de l’amour et de la compréhension », explique-t-il.

Dans un entretien publié par un site « pro-choix » le médecin pro-mort expliquait que les femmes qui font le choix d’avorter agissent de manière spécialement responsable et posent une décision morale. « Même aujourd’hui, elles entrent dans mon cabinet en pensant que ce qu’elles font est mal et qu’elles sont mauvaises parce qu’elles le font. Et ça, c’est vraiment triste parce que ce qu’elles font témoigne souvent d’un développement moral plus élevé que celui de la plupart des autres gens. »

Pourquoi Curtis Boyd continue-t-il d’avorter alors que, de son propre aveu, c’est tuer ? Parce que c’est « important », parce qu’il est seul à savoir faire des avortements tardifs dans la région, parce qu’il se dit davantage « troublé par les tourments » vécus par ses patientes.

En attendant, cela rapporte…

Source : ici et autres.

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