Baisse spectaculaire de la mortalité maternelle au Pérou… sans avortement !

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Entre 2000 et 2009, selon l’Institut national de la statistique du Pérou, la mortalité maternelle dans ce pays a baissé de 44 %, passant de 185 à 103 morts maternelles pour 100.000 naissances vivantes. On reste très loin des chiffres de pays plus développés (l’Irlande, qui défend la vie, étant championne toutes catégories) mais l’avancée sur dix ans est spectaculaire et elle n’est en rien liée avec une libéralisation de l’avortement ou de la contraception. C’est pourtant cela que réclament les grandes « ONG » pour atteindre cet « objectif du Millénaire » qui sert de justification à leur programme.

Quelles sont les raisons de ce succès ?  Pour Renan Quispe Llanos, directeur de l’INEI, elles sont toutes liées au meilleur accès des femmes enceintes aux services de santé, qu’ils soient privés ou publics.

Réalisée sous forme d’enquête aux mêmes paramètres de 2000 à 2009, l’étude révèle qu’à la fin de la période elles étaient jusqu’à 94 % des femmes enceintes à s’être soumises à au moins un contrôle prénatal, ce qui avaient permis à l’immense majorité d’être averties des complications actuelles ou prévisibles de leur grossesse ; ce chiffre a progressé de 10 % depuis l’an 2000.

La progression des accouchements au sein d’un service de santé a été encore plus nette, passant de 57,9 % à 82 % sur la période de dix ans envisagée.

On a aussi constaté que moins de femmes souffrent d’anémie : de 31 % en 2000 elles sont passées à 21 % des femmes en âge de procréer, grâce notamment à la distribution de suppléments de fer au moment des contrôles prénataux.

A ces bons résultats pour les mères répondent des progrès presque aussi appréciables pour leurs bébés : on est passé de 33 décès pendant la première année de vie sur 1.000 naissances vivantes, à 20 décès en 2009, soit une mortalité qui a diminué de 39,4 %.

L’étude constate enfin que la mortalité infantile est presque deux fois plus forte chez les femmes moins instruites : en 2009, on a enregistré 29 morts sur 1.000 naissances vivantes chez les femmes ayant arrété l’école à la fin du primaire, contre 16 pour 1.000 chez celles ayant fait des études supérieures.

© leblogdejeannesmits

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