DPI : éliminer les strabismes

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La clinique de procréation médicalement assistée de London Bridge a obtenu l’accord officiel de la « Human Fertilisation and Embryology Authority » (HFEA) pour pratiquer un diagnostic préimplantatoire sur les embryons d’un couple obtenus après fécondation in vitro. Le père souffre, comme son grand-père avant lui, d’un strabisme.

On prélèvera donc pour examen une cellule sur une série d’embryons au stade de huit cellules pour en sélectionner un qui ne présenté pas le gêne défectueux susceptible de causer le même défaut. Pour les autres, ce sera le rebut.

Pour le Dr Gedis Grudzinkas, il ne s’agit pas d’un simple défaut esthétique, dans la mesure où une fibrose des muscles extra-oculaires peut induire un strabisme divergeant jusqu’à 90° de l’orientation du visage. Cela dit cette condition n’a aucune incidence sur la santé ni sur l’espérance de vie, ni même sur la capacité de séduction, puisque le père et le grand-père dans cette histoire ont par définition réussi à convaincre leurs femmes de partager leurs vies…

A combien de degrés, désormais, un strabisme sera-t-il considéré comme acceptable ?

L’octroi de l’agrément administratif signe un nouveau pas dans la logique eugéniste, et traduit concrètement la volonté affirmée en mai dernier par la HFEA britannique d’élargir les cas où le DPI serait considéré comme acceptable.

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