Fait divers ? Ou preuve de l’extrémisme des partisans du contrôle de la population ?

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Pour moi, c’est un fait divers. Bien triste. Un militant écologiste, tourneboulé par les théories de Darwin et de Malthus, a été abattu mercredi après-midi dans les locaux de la chaîne Discovery, près de Washington D.C., après avoir retenu en otages trois employés de la chaîne. Il était armé d’un pistolet et, selon la police, portait sur lui une bombe prête à amorcer. Le déséquilibré – car il s’agit forcément de cela – était bien connu sur les lieux. Cela faisait des années qu’il y protestait contre la chaîne au motif que celle-ci n’en faisait pas assez pour promouvoir le contrôle de la population.

Pour autant James J. Lee – d’origine hawaïenne – avait toujours pu tranquillement manifester, réclamant des mesures coercitives pour « stériliser les minables », « arrêter les naissances », « mettre un terme à la naissance d’enfants humains parasites » pour « sauver la planète »… Il avait été arrêté une seule fois, en 2008, pour avoir troublé l’ordre public.

« La civilisation doit être révélée comme la saleté qu’elle est. Cela, et toutes ses répugnantes racines religieuses et culturelles et sa gloutonnerie. Diffusez ce message jusqu’à ce que la pollution de la planète soit inversée et que la population humaine ! C’est votre devoir », écrivait-il à Discovery sur son site, pêle-mêle de textes de partisans du malthusianisme et d’incantations incohérentes.

Il semblerait que James J. Lee visait particulièrement la chaîne pour deux séries qu’elle diffuse depuis plusieurs années : l’une sur une famille de huit enfants (« Kate plus Eight ») et l’autre sur une famille chrétienne de 19 enfants (« 19 Kids and Counting »).

En passant à la prise d’otages et aux menaces de mort, arme au poing, le « militant écologiste » aura finalement signé son propre arrêt de mort, que plusieurs heures de négociations avec les forces de l’ordre n’auront pu éviter.

Curieusement, si la presse américaine met l’accent sur l’activisme de Lee pour la réduction de la population humaine, politique réclamée de manière drastique par le mouvement Deep ecology, et qui inspire à plus ou moins grande échelle les mesures de contrôle de la population recommandées et soutenues par de grands organismes supranationaux, la presse française qui a largement rapporté ce fait divers insiste plutôt sur le côté « militant écologiste » de James J. Lee, le présentant comme un « solitaire », un atypique.

Certes, son action violente n’aura engagé que lui. Même si, de fait, elle aura été l’écho de prises de position d’apparence plus convenable qui ont contribué à désaxer le cerveau de James J. Lee.

Cela, gageons que personne ne le dira.

Imaginez pourtant qu’un militant du respect de la vie se soit ainsi comporté : manifestations quotidiennes, année après année, puis passage à l’acte. Je croirais les entendre d’ici, les réactions : on dénoncerait « un commando pro-vie », « chauffé à blanc par un discours de haine », « un adversaire du droit des femmes », « prêt au crime pour combattre l’IVG », « il faut arrêter le harcèlement du personnel médical », « l’extrémisme des activistes anti-IVG »…

Entre le fait divers qui hélas a abouti à mort d’homme et mon scénario hypothétique (mais pas tant que ça : si le Dr Dor entre dans une clinique avec un chapelet, il mérite la prison) il y a cependant une différence de taille : l’avortement tue, et ses adversaires ne sont pas à confondre avec des individus isolés qui pour autant passent parfois à l’acte violent. Le contrôle de la population existe, il cause déjà le génocide des filles dans plusieurs pays du globe, il bafoue les droits des familles et s’appuie sur la contraception à hautes doses, éventuellement abortive, et le droit à l’avortement sans danger et légal.

© leblogdejeannesmits.

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