Finlande : de plus en plus d’avortements chimiques

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Le journal régional finlandais Karjaleinen révèle que désormais les trois quarts des avortements en Finlande sont pratiqués « à domicile », pour un quart d’avortements chirurgicaux. En Carélie du Nord, la proportion atteint  80 %.

 Mika Gissler, responsable de l’Institut national de la santé et du bien-être, a présenté ces chiffres en se félicitant des économies entraînées par cette tendance puisque la procédure chimique est moins onéreuse et qu’on évite le recours aux infrastructures hospitalières.

L’avortement à domicile permet de simplifier considérablement les démarches : la femme absorbe des comprimés sous la surveillance d’un médecin, puis retourne chez elle en attendant que l’avortement se déclenche.

C’est – presque – la banalisation ultime.

Car ces chiffres ne disent pas l’angoisse, la souffrance et la détresse psychologique que peut entraîner l’attente de la mort de son tout-petit, souvent dans l’isolement, puis le choc de l’avortement lui-même qui n’est pas moins ressenti parce qu’il se pratique à 4 ou 5 semaines de gestation…

Mais cette banalisation est exactement celle qui était souhaitée à l’origine par des partisans du « droit » à l’avortement. Pierre Simon, dans son autobiographie De la Vie avant toute chose, explique comment il rêve pour les femmes d’une sorte de « vidange utérine » mensuelle pratiquée par le médecin qui leur permettrait de ne jamais savoir si elles avortent ou non au cours d’un cycle… L’ancien Grand-Maître de la Grande Loge de France fut l’une des chevilles ouvrières de la loi Neuwirth et de la loi Veil (et l’on ose encore prétendre que celle-ci, appliquée à la lettre, était faite pour éviter des avortements !).

© leblogdejeannesmits.

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