La franchise du cardinal Cañizares sur Zapatero et Obama

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Le journaliste Edward Pentin du Catholic Herald britannique a publié aujourd’hui l’interview qu’il a réalisée avec le cardinal Antonio Cañizares Llovera, préfet de la Congrégation pour le Culte divin, aussi appelé « le petit Ratzinger ». Très tôt au cours de l’entretien celui-ci décoche sa première flèche :

« Zapatero est intelligent mais lui et le gouvernement ont la même théologie dominante : l’homme sans Dieu. » « Obama est comme Zapatero », ajoute-t-il, puisque ces deux chefs d’Etat considèrent la liberté comme « absolue pour tous » et la mettent au-dessus des « droits humains ». Cette vision entraîne « le fait de pouvoir faire ce que l’on veut, de décider ce que l’on veut – cela élimine la préoccupation à l’égard d’autrui, de Dieu, de la loi ».

Comment lutter contre la culture de mort, demande Edward Pentin. Il faut travailler dans le domaine de la culture et l’évangéliser : « Evangéliser la culture signifie garder son regard fixé sur le Christ parce qu’un homme qui accepte le Christ – qui est vraiment homme – aura la mentalité, les pensées et les sentiments du Christ. (Construire) une civilisation de l’amour, comme y ont appelé Jean-Paul II et Benoît XVI, semble être un travail d’évangélisation parce que dans une telle société, Dieu est vraiment reconnu comme Dieu. Le problème de notre temps, s’est d’être une culture construite sans Dieu. »

« Il ne s’agit pas seulement de changer des lois, bien que cela soit nécessaire. Nous devons également changer la mentalité parce que la mentalité dominante n’est pas chrétienne : il nous faut une mentalité de l’Evangile. » Comment l’obtenir ? Parmi les mesures préconisées par le cardinal pour son pays : retrouver le sens de l’histoire chrétienne de cette nation et de sa naissance chrétienne au 3e concile de Tolède au 7e siècle, sans omettre le fait qu’elle a été « perdue aux Musulmans » et reconquise grâce aux batailles menées au Moyen Age. Mais aussi par le « renouvellement de la liturgie » et par la réintroduction d’un « juste sens de la liberté.

Pendant qu’il était encore archevêque de Tolède, le cardinal Cañizares n’avait pas ménagé ses critiques à propos des « lois maléfiques et injustes » du pouvoir zapatériste qui « faisaient trembler les fondements même de la famille ».

© leblogdejeannesmits.

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