La pilule du lendemain dans les écoles britannniques

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De nouveaux chiffres commentés dimanche soir par le Daily Telegraph révèlent que dans certaines régions du Royaume-Uni, la moitié des écoles secondaires possèdent désormais des services intégrés de « santé sexuelle » où la pilule du lendemain peut être délivrée aux adolescentes sans l’autorisation de leurs parents. Le journal précise que des milliers de jeunes filles peuvent y avoir accès dès l’âge de 11 ans. On y distribue aussi bien des tests de grossesse, des pilules du lendemain que des préservatifs, sans compter les conseils en contraception.

Au total 226 écoles ayant effectivement délivré la pilule du lendemain ont été identifiées. L’une d’entre elles a avoué le chiffre de 345 prescriptions en quatre ans.

Tout cela à la satisfaction des pouvoirs publics alarmés par le nombre de grossesses adolescentes : 7.462 cas en 1998, 7.588 en 2005 (soit un taux proportionnel légèrement plus bas). Ils souhaitent la multiplication des centres de santé sexuelle présents dans l’enceinte des écoles secondaires, mais aussi dans les établissements d’enseignement supérieur.

On ne peut pas dire pourtant que les campagnes d’éducation sexuelle et de mise à disposition de produits contraceptifs ou contragestifs soient une franche réussite, et l’affaire sent l’idéologie. Ainsi, l’an dernier, Beverley Hughes, ministre des Enfants (sic), recommandait-elle que l’on encourage les jeunes à remettre à plus tard leur premier rapport, tout en publiant le projet de loi facilitant l’accès aux contraceptifs et aux préservatifs gratuits…

En avril dernier, l’organisme officiel de veille sur l’éducation, Ofsted, s’en prenait carrément aux écoles où l’on « prêche » l’abstinence. Au terme d’une étude menée auprès de 350 écoles, il assurait :
« La recherche porte à croire qu’une éducation qui fait la promotion de l’abstinence mais qui retient l’information sur la contraception peut placer les jeunes dans uns situation de plus grand risque. »

On ne peut pas dire que tout cela soit affirmé avec beaucoup de vigueur mais le résultat se lit dans la dérive totalitaire des autorités qui dénoncent de plus en plus explicitement les écoles confessionnelles où seule l’abstinence est au programme.

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