Mobilisation contre le Nicaragua ?

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C’est en tout cas ce que semble souhaiter la fraction de la population nicaraguayenne “consternée” par la repénalisation de l’avortement dans ce pays, mesure qui a emporté l’adhésion de 52 députés sur 90, soit 28 sandinistes, 18 du parti libéral constitutionnaliste et 6 du parti libéral nicaraguayen.

Fort d’un soutien déjà apporté par de nombreuses instances internationales, le “Mouvement autonome des femmes” a déjà annoncé son intention d’introduire un recours devant la Cour suprême de justice, et encore devant la Cour interaméricaine des droits de l’homme, et enfin devant le Comité des droits de l’homme de l’ONU. Il entend soutenir que la pénalisation de l’avortement contrevient au statut laïc de l’Etat du Nicaragua.

Motivation intéressante : il ne s’agit pas de jouer principalement sur le plan des “droits de la femme”, comme on aurait pu s’y attendre, mais de faire admettre que la condamnation pénale générale de l’avortement relève d’une conviction religieuse qu’on ne peut imposer à autrui.

C’est bien là que se situe le débat…

Affaire à suivre de très près, donc : si une Cour internationale est en effet amenée à juger une loi interne de protection de la vie, et si une condamnation s’ensuit, on sera bien fixé sur la philosophie mortelle qui anime la “communauté internationale”, sur le sens de la laïcité et sur la tyrannie (la “dictature du relativisme”) qu’elle entraîne.

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