Moins de mortalité maternelle dans les pays où l’avortement est interdit ou limité

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Parfois le diable porte pierre. Le rapport annuel du Forum économique mondial sur le « l’écart entre les genres », qui voit le salut de l’humanité et de l’économie dans la stricte égalité entre  hommes et femmes sur le marché du travail, comporte un dernier chapitre sur la mortalité maternelle. Il en ressort, signale C-Fam, que les pays qui intedisent ou restreignent l’accès à l’avortement ne sont pas ceux où la mortalité maternele est la plus élevée, loin de là. Pourtant, à en croire les avocats de l’avortement légal et si possible gratuit, c’est pour la santé des femmes et pour la préservation de leur vie que l’avortement doit être imposé comme un droit.

Championne toutes catégories, l’Irlande – où l’avortement direct est toujours interdit – n’enregistre qu’un décès maternel pour 100.000 naissances (contre 8 en France… et 1.500 au Tchad). Au total, un demi million de femmes meurent chaque année en donnant la vie. Sans surprise, c’est dans les pays d’Afrique sub-saharienne que survient la moitié de ces morts maternelles, plus un tiers en Asie du Sud. On continue de nous dire que ces pays ont besoin de plus de contraception et de l’avortement légal pour commencer à se hisser au rang des pays développés, mais le fait est qu’ils ont surtout besoin d’aide aux mères et d’infrastructures médicales adéquates. Le rapport est d’ailleurs obligé de constater que “quelque 80 % des morts maternelles pourraient être évitées si les femmes avaient accès aux services de maternité essntiels et aux soins sanitaires de base.

Parmi les pays africains, le mieux placé – et de loin – se trouve être l’Ile Maurice (15 pour 100.000) où le statut de l’enfant à naître est parmi les mieux protégés et où, ajouterai-je, la régulation naturelle des naissances a été officiellement promue depuis 1963 plutôt que les pratiques contraceptives. L’Afrique du Sud, pays à l’image plus moderne mais aux lois très libérales sur l’avortement compte 400 morts maternelles pour 100.000.

C-Fam souligne également qu’en Amérique du Sud, où les chiffres varient entre 16 et 290 (en Bolivie) et 470 (en Guyane), c’est le Chili où la vie de l’enfant à naître bénéficie d’une protection constitutionnelle que le meilleur score est atteint. En Guyane, l’avortement est un « droit » quasiment sans restriction depuis 1995, observe C-Fam.

En Asie, le Népal où l’avortement est quasi totalement libre compte 830 morts maternelles sur 100.000, tandis que le Sri Lanka, dénoncé par les lobbies pro-avortement comme ayant un des systèmes les plus restrictifs au monde n’en compte que 58, à peine plus qu’en Croatie (7 pour 100.000) où l’avortement reste légal mais est devenu totalement marginalisé.

Les Etats-Unis, où les lobbies pro-avortement comme le Guttmacher Institute continuent de faire pression pour faire légaliser l’avortement au nom de la survie des femmes, comptent quant à eux 11 morts maternelles pour 100.000 naissances, se trouvant en 33e position au même rang que le Portugal ou le Belarus.

Et la Pologne, bête noire de l’Europe pour ses lois anti-avortement ? On y compte 8 morts maternelles pour 100.000

Qu’on cesse donc d’imaginer une corrélation entre la santé des femmes et le libre accès à l’avortement : les faits la démentent.

© leblogdejeannesmits.

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