Ottawa : tout ficher, y compris les préférences sexuelles des enfants…

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MercatorNet – depuis les antipodes, puisque c’est là qu’est basé cet excellent réseau de blogs d’information pro-famille – s’étrangle devant une nouvelle initiative du ministère de l’Education de l’Ontario et plus précisément du bureau de district des écoles du district d’Ottawa-Carleton. Celui-ci vient de publier le projet d’enquête qui s’adressera aux parents et aux enfants de la zone pour évaluer les conditions de la réussite scolaire. Les jeunes sont invités à y répondre avec l’aide de leur parents, dans le primaire, voire seuls, s’ils sont dans le secondaire. Certes les parents auront l’option de ne pas laisser participer leur progéniture mais pour cela il leur faudra cocher la case correspondante et signer…

Ils auront toute raison de ce faire, pourtant. D’une indiscrétion totale sur de très nombreux points, l’enquête passe carrément les bornes en invitant les jeunes du secondaire, dès le niveau de la 5e en France, à préciser leur « genre » : féminin, masculin, transgenre, ou même « je préfère ne pas le révéler ».


La question suivante leur propose d’identifier leur orientation sexuelle, en précisant qu’ils peuvent en choisir plusieurs. Dans l’ordre : « bisexuel, lesbienne (féminine), transsexuel, gay (mâle), folle, « two-spirited » [travestis dans la culture aborigène américaine], hétérosexuel (“straight”, hétéro), en recherche, préfère ne pas le dire ».


Même sans ces deux « items », l’enquête est d’une indiscrétion monumentale. Le ministère veut tout savoir (même si les enquêtes complétées seront considérées comme « confidentielles » et « anonymes ») : l’origine ethnique, nationale, les langues parlées à la maison, les activités extra-scolaires, la religion, le temps passé quotidiennement à des activités religieuses, les difficultés de comportement ou les « problèmes de santé mentale » comme « l’anxiété », le niveau socio-culturel des parents, le harcèlement ou les pressions subies en raison d’une différence, à l’école ou sur le trajet domicile-école, et toutes les discriminations possibles et imaginables, y compris une présence insuffisante de telle ou telle catégorie de  personnes dans les manuels scolaires et les posters illustrant les classes.

Parents ou enfants sont également invités à préciser si le jeune objet de l’enquête vit avec ses parents biologiques, ou s’il est dans un foyer de n’importe quelle autre configuration, y compris composé de « deux mères » ou de « deux pères ».

Cela se passe de commentaires, non ?

© leblogdejeannesmits.

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