Salomon, reviens ! Ou encore une histoire de bébés substitués

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BioEdge rapporte cette histoire supposée toute de générosité d’un couple américain. Carolyn et Sean Savage, habitants de l’Ohio, avaient déjà deux garçons conçus naturellement et une fille conçue par fécondation in vitro. Voulant un autre enfant en 2009, ils ont de nouveau eu recours à une FIV. Mais, patatras, alors que Carolyn était enceinte à la suite de la procédure, le couple allait apprendre que le bébé implanté avait le patrimoine génétique de Shannon et Paul Morell : c’était un embryon de ce couple qui avait été transféré par erreur chez Carolyn.

Les Savage ont décidé de ne pas choisir l’avortement : c’était leur première option (toutes proportions gardées, celle de la mère qui avait perdu son propre bébé dans l’histoire du jugement de Salomon…).

Au contraire, ils ont décidé de mener la grossesse à terme.

Plus extraordinaire encore, ils n’ont pas exigé des tribunaux d’avoir la garde de l’enfant. Ils l’ont donné dès sa naissance aux Morell, sans même demander un droit de visite. « Qui sommes-nous pour demander quoi que ce soit ? Nous ne le pouvons pas. Chaque photo que nous recevrons sera un cadeau, et nous le savons. Il est leur fils. Mais il sera toujours mon bébé », a déclaré Carolyn au Daily Mail.

Pendant qu’elle menait à terme le petit garçon, le couple Savage a tout de même pris contact avec une mère porteuse pour pouvoir avoir un enfant à eux.

Ils ont écrit un libre sur leur expérience (Inconceivable, « Inconcevable ») qui se termine peu avant la naissance, chez la mère porteuse, de leur petite Jennifer.

Ils reconnaissent l’ironie de la situation qui leur a fait vivre la souffrance de la « gestation pour autrui » et qui leur a fait en même temps recourir à une mère porteuse.

Et elle ne souffre pas, elle ?

Carolyn et Sean remercient leur avocat en droit de la famille pour les avoir aidé à surmonter ces contradictions.

Mais on aurait plutôt besoin d’un Salomon qui rappelle la réalité d’un lien familial, et l’absurdité de le contredire volontairement au nom du droit à l’enfant et de l’exigence démesurée du bonheur qu’il apporte.

© leblogdejeannesmits.

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