Suisse : comment tirer profit du tourisme de la mort ?

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Rien dans la vie n’est jamais sûr, sinon la mort et les taxes, rappelle en substance BioEdge : les Suisses envisagent de combiner les deux certitudes en appliquant une « taxe sur la mort » aux étragers qui viennent tirer profit des ses lois laxistes sur le suicide assisté pour venir y « vivre » leur auto-euthanasie.

Mais, mieux qu’une taxe, il s’agit en réalité d’une proposition à but dissuasif qui vise à imposer une amende publique à l’organisme « Dignitas », organisateur de voyages à sens unique : 50.000 francs suisses (près de 34.000 euros) pour chaque fourniture de lieu et de moyens suicidaires à un étranger qui n’aurait pas vécu au moins un an à l’intérieur des frontières helvétiques avant son décès programmé. L’affaire sera soumise à référendum le 28 novembre, à la demande de l’Union démocratique fédérale (à forte composante évangélique).

Le motif ? Il s’agit non seulement de faire prévaloir le but éthique, mais de mettre en avant la très mauvaise image que donne le tourisme du suicide à la Suisse. Pour l’UDF, la mise en place d’une amende aussi lourde conduira forcément à alourdir la facture pour les étrangers candidats au départ assisté, déjà assez cher entre frais de voyage et honoraires pour les praticiens… Au point qu’il ne viendraient plus.

Ludwig Minelli, fondateur de Dignitas, assure d’ores et déjà qu’il contestera l’éventuelle adoption du projet devant les tribunaux suisses et la Cour européenne des droits de l’homme.

© leblogdejeannesmits.

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