Sri Lanka – Opposition des évêques catholiques à un projet de légalisation de l’avortement
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Alors que le gouvernement sri-lankais prépare une refonte du Code pénal et du Code de procédure pénale, et que celle-ci aboutirait à une légalisation de facto de l’avortement, les évêques appellent les catholiques du pays à manifester leur opposition à une telle réforme. Au Sri Lanka, l’avortement n’est légal qu’à partir du moment où la grossesse met en danger la vie de la mère. La réforme envisagée par le ministère de la Justice vise à légaliser l’avortement lorsque la grossesse résulte d’un viol, d’un inceste, lorsque la mère est âgée de moins de 16 ans ou bien encore en cas de malformation du fœtus.

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Assemblée plénière de la Fédération des Conférences épiscopales de l’Asie : la mission de miséricorde des familles
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L’Eglise en Asie a pour mission d’aider les familles à découvrir le Christ“. C’est ce qu’a déclaré S.Em. le cardinal George Alencherry, archevêque majeur d’Ernakulam-Angamaly, au Kerala, Président du Conseil épiscopal syro-malabare, au cours de la 11° Assemblée plénière de la Fédération des Conférences épiscopales de l’Asie (FABC), qui s’est tenue à Colombo du 28 novembre au 4 décembre dernier. 
« Nous avons tous besoin de trouver le Christ en nous-mêmes, pour aider les autres à le découvrir dans la vie de nos familles et de nos peuples : c’est cela l’évangélisation », a souligné le cardinal.
L’Assemblée, qui se tient tous les quatre ans, est composée de 140 cardinaux, archevêques et évêques provenant de quelques 40 pays d’Asie, outre des représentants tels que des théologiens et des laïcs engagés dans l’Eglise en Asie. Elle était centrée sur le thème « La famille catholique asiatique : l’Eglise locale des pauvres dans la mission de miséricorde. »

 

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Pakistan – Appel de la Conférence épiscopale en faveur du recensement de la population
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Un recensement de la population pakistanaise constitue une urgence, afin de mettre également à jour les données relatives aux minorités religieuses. C’est ce que constatent les évêques du Pakistan réunis ces jours derniers à Lahore dans le cadre de leur Assemblée annuelle. Le recensement est important pour le bon gouvernement de l’Etat et en vue d’une meilleure gestion des services sociaux tout comme pour une distribution équitable des ressources.

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Triste automne… Avant la réunion de Lourdes – octobre 2016
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feuillesautomneLes déclarations épiscopales françaises tombent en rafales. Après la relance du scandale « Di Falco », les interminables soubresauts de l’« affaire Barbarin », la coupe est pleine. Les grandes douleurs ne peuvent plus être muettes. Depuis des années, on se dit que cela ira mieux demain. Mais rien ne vient. Quand va-t-on prendre à bras le corps le problème de la gouvernance dans l’Église de France ?
Depuis Vatican II, l’Église catholique est devenue, pour le meilleur et plus souvent pour le pire, « épiscopalienne ». Tous les garde-fous traditionnels du pouvoir absolu que les siècles avaient disposé ont été effacés. Le drame, c’est que si l’on dit élévation du niveau de la fonction, il aurait fallu élever corrélativement le niveau de la sélection et de la formation. Or, on le voit bien, depuis, rien n’a changé. La même opacité, la même endogamie politico-administrative (en français : copinage) qu’avant. Moralité, au moins en France, le règne d’une « inaptocratie » générale.
On juge l’arbre à ses fruits. Même corrigé de la variation saisonnière du bouleversement anthropologique de la modernité, l’échec est confondant. Il est d’autant moins acceptable qu’il est consenti. Dans chaque diocèse, se succèdent depuis des décennies, des figures falotes, remplies d’autosatisfaction et de bonne conscience. Engoncés dans des structures administratives d’un autre âge, ils oscillent au gré des tocades et des lubies qui traversent leur corporation : synodes inutiles, maisons diocésaines ruineuses, vente à l’encan des biens ecclésiaux, inauguration des chrysanthèmes, politiques de communication vide de sens. La litanie des échecs serait interminable. Un seul dénominateur commun : leur éloignement du clergé dont ils sont supposés être les « frères et les pères » (pape François). Seule convergence : éteindre les initiatives, étouffer les voix qui portent, ralentir l’inexorable progression des « catholiques traditionnels ». Quelques évêques sortis du lot, par un hasard qui confine à la Providence, sont entourés d’un cordon sanitaire qui, de facto, limite leur influence et les prive du minimum de soutien que leurs initiatives mériteraient de la part de leurs collègues moins inventifs ou audacieux. Une conférence épiscopale, aux pouvoirs canoniquement discutables, verrouille, magouille et tripatouille pour maintenir l’étouffoir.
Dans les diocèses, depuis des années, les prêtres les plus courageux, les plus entreprenants, les communautés les plus libres et apostoliques ont été écartées, réduites au silence. Les plus « virils », les plus « identitaires » ont été entourés du mépris de leurs supérieurs, bâillonnés, placardisés. Que cela ait été eux source d’approfondissement spirituel et de conversion, tant mieux. En face, règnent les entourages épiscopaux les plus médiocres, ceux dont la foi est la plus ambiguë. Dans les facultés de théologie (une exception méridionale mise à part), pérorent les plus hétérodoxes, les plus ambigus, les plus compromis avec le mensonge. Quoi qu’on dise, les séminaires continuent à se vider, car toute confiance a été perdue dans l’institution. Les candidats les plus valables, qui ne sont plus dupes, vont frapper ailleurs. On pourrait poursuivre la litanie indéfiniment.
Face aux grands débats contemporains, un rideau de fumée d’une ampleur inégalée. C’est l’Église du silence, mais pas celle des catacombes : celle du temps des chiens muets. Mondialisme, immigration, destruction de la famille et des identités, libéralisme-libertaire, pornocratie, financiarisation du monde, transhumanisme, décroissance, face à ces défis, c’est la même vacuité, les mêmes refrains dépassés, une commune atonie intellectuelle, invariable tétanie du lapin pris dans les phares. Les ultimes déclarations n’y changent rien, parce chaque propos qui pourrait sortir de l’ornière, est corrigé immédiatement par une dégoulinade de « consensus » (quel horrible mot dirait Coluche !) médiatique. Par contre, pas de difficulté pour repérer en creux un alignement sur l’« agenda » mainstream. Car ils ne perdent jamais de se prétendre prophétiques pour porter l’antienne contre le repli, de contre la peur de l’autre, contre le réchauffement climatique, contre l’enfermement dans les frontières et pour encenser béatement le « vivre-ensemble » « notre » République, l’Europe, bref, hurler avec les loups. Conformisme et alignement sont les deux mamelles de ce « Ralliement » en forme de reddition.
Il faut finir par le plus honteux. Une caste de petits (très petits) marquis, à la virilité vacillante, s’est infiltrée dans l’institution ecclésiale au point de devenir un lobby influent. Même le pape François l’a dit. On s’est empressé d’oublier son propos politiquement incorrect. Allons jusqu’au bout : un des problèmes majeurs de l’Église, du clergé, même en France, ce n’est pas la « pédophilie » dont, entre parenthèses, ne pourront pas nous sortir les usines à gaz technocratico-administratives mises en place récemment. C’est l’arbre, mieux l’arbuste, qui cache la forêt. La question est ailleurs. Mais qui osera le dire ? Qui osera affronter la meute des chiens de garde. Qui osera faire le ménage ? Personne, parce que c’est indicible. Les rares qui y songent s’épouvantent rien que d’y penser.
Que les évêques de France ne se fassent pas d’illusion. Nous savons qui ils sont. Nous voyons ce qu’ils font et ne surtout ce qu’ils ne font pas, à quelques heureuses exceptions près. Nous savons aussi que ce n’est pas une fatalité, d’autres épiscopats se portent mieux, malgré les difficultés. Nous ne sommes plus dupes, et nous ne serons pas indéfiniment complices de leur lâcheté, de leur incompétence et de leur manque de courage, voire même de leur corruption. Il faudra bien mettre le fer dans la plaie, faute de quoi, d’autres le feront, sans nos scrupules et notre amour de l’Église.

Gaston Champenier
(à suivre)

Vietnam : Un visiteur inattendu lors de la deuxième assemblée annuelle des évêques
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La deuxième assemblée annuelle des évêques catholiques du Vietnam, qui s’est tenue au centre pastoral de l’archevêché de Saigon, à partir de la soirée du 3 octobre 2016, a été marquée par deux événements : le mercredi 5 octobre, la nomination d’une nouvelle direction et, le mardi 4 octobre, la présence d’un visiteur inattendu en la personne du responsable du Front patriotique, qui est aussi membre du Bureau politique du Parti communiste vietnamien.

Mercredi 5 octobre, les évêques du Vietnam se sont donné de nouveaux responsables. Le nouveau président de la Conférence est Mgr Joseph Nguyên Chi Linh, évêque de Thanh Hoa. Cet évêque de 67 ans remplacera l’archevêque de Saigon, Mgr Paul Bui Van Doc, arrivé au terme de son mandat.

La sérénité voulue de ce genre de débats, l’affabilité affichée des autorités venues, au début de la réunion, saluer l’assemblée ne peuvent faire oublier les responsabilités assumées par le nouveau président de la Conférence. En premier lieu, se pose la question de la manière dont il va gérer la lutte actuelle des catholiques du Centre-Vietnam pour l’indemnisation des victimes de la récente catastrophe écologique qui a touché cette région et pour la restauration des dégâts causés à l’environnement et à l’économie locale ? Trois jours seulement s’étaient écoulés depuis la plus grande manifestation jamais survenue au sein de la République sociale du Vietnam. Le 2 octobre, clergé et fidèles du doyenné de Ky Anh (diocèse de Vinh), au nombre de 18 000, avaient cerné le complexe industriel responsable de la pollution de leur région ; la police, semble-t-il, avait été prise de court.

Le nouveau président de la Conférence épiscopale devra de plus se soucier des grands projets ecclésiaux en cours, dont certains se développent moins vite que prévus ; on peut citer ici l’édification du centre marial de Notre-Dame de La Vang, le fonctionnement et le développement du nouvel Institut catholique du Vietnam qui vient d’ouvrir ses portes dans des locaux provisoires, et peut-être, les premiers pas de l’Eglise dans le domaine éducatif. Il devra aussi réagir à la loi « sur les croyances et la religion » qui va être votée au cours de la deuxième session de l’Assemblée nationale, qui aura lieu du 20 octobre au 18 novembre 2016. Il lui faudra trouver enfin des solutions aux querelles de propriété qui opposent encore certaines communautés catholiques à l’Etat.

Pour les guider dans la recherche de solutions à toutes ces tâches, les évêques ont choisi un homme d’expérience, de caractère et d’esprit pratique. Docteur en philosophie, Mgr Joseph Nguyên Chi Linh, évêque de Thanh Hoa, est issu du diocèse Nha Trang ; il appartient à la génération des prêtres qui ont fait leurs études au cours de la guerre du Vietnam, mais qui ont dû attendre les premières années de la politique du dôi moi (‘renouveau’) pour être ordonnés prêtres. En 1975, au moment du changement de régime, il a déjà terminé ses études au petit séminaire de Nha Trang, et a entamé la théologie à l’Institut pontifical de Dalat. Lorsque celui-ci ferme ses portes en 1977, commence pour lui une période très difficile. De cette période, la biographie diffusée par le Vatican à l’occasion de sa nomination épiscopale disait : « A cause des événements politiques de son pays, il fut obligé de revenir dans sa famille et travailler très durement pendant quatorze ans tout en accomplissant un service pastoral. » Il devra attendre le 20 décembre 1992 pour être ordonné prêtre. Après trois années de ministère pastoral, il est ensuite envoyé en France où il obtient au bout de quelques années d’études un doctorat de philosophie, avec une thèse sur le philosophe Maurice Blondel. Après son retour au Vietnam, il est rapidement nommé évêque dans le diocèse de Thanh Hoa, lieu d’origine de sa famille, qui a quitté la région au moment de l’exode de 1954. Il a rapidement pris une place importante au sein de l’épiscopat du Nord-Vietnam.

Avant cette nomination, une délégation des autorités civiles était venue, au matin du mardi 4 octobre, rendre visite aux évêques. Certes, ce type de visite est très habituel et a lieu à chaque réunion de la Conférence. Mais, cette fois-ci, le cortège était conduit par une personnalité de très haut niveau, Nguyên Thiên Nhân. Président du Comité central du Front patriotique, Nguyên Thiên Nhân est aussi membre de la plus haute instance politique du Parti, le Bureau politique.

Non seulement la présence de ce haut responsable est étonnante, mais également les propos élogieux tenus par lui. Loin de reprocher aux chrétiens de rester à l’écart des « luttes patriotiques », comme c’est souvent le cas, il a loué leur amour de la patrie. Au surlendemain de la manifestation du 2 octobre, le membre du Bureau politique a déclaré publiquement : « Là où se trouvent nos compatriotes catholiques, on trouve aussi l’esprit d’union, l’amour mutuel, la paix et le développement. » Dans le discours du responsable du Front patriotique, seule une petite incise restrictive peut être comprise comme une allusion aux événements récents. En effet, après avoir loué le patriotisme des milieux catholiques, il a ajouté : « (…) bien qu’il y ait des moments de vicissitudes. »

La Conférence épiscopale a également élu l’évêque de Phat Diêm, Mgr Joseph Nguyên Nang, vice-président de la conférence. Le nouveau secrétaire général est Mgr Pierre Nguyên Van Kham, évêque de My Tho. Le vice-secrétaire général est l’évêque de Hai Phong, Mgr Joseph Vu Van Thiên.

Source : Eglises d’Asie

Etude – Suisse – L’Eglise fermement opposée à une mort planifiée
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En Suisse, bien plus de 100‘000 personnes ont maintenant rejoint une organisation d’aide au suicide. Il est même question de revendiquer la possibilité que des personnes qui ne sont pas en fin de vie puissent organiser plus facilement leur décès. Mgr Felix Gmür a clairement affirmé aujourd’hui lors d’une conférence de presse à Berne son opposition à une mort planifiée.

Notre société a tendance à réduire la vie à des considérations économiques et à l‘éliminer lorsqu’elle est perçue comme un fardeau – que ce soit avant la naissance à l’aide du DPI ou par le suicide avec l’âge avançant et en cas de maladie grave. Or, le suicide ne doit pas devenir l’expression d’une “responsabilité sociale”! Les personnes qui ne sont pas ou plus performantes ne perdent pas leur dignité. La vie est un cadeau et elle demeure précieuse jusqu’à son terme. Une normalisation du suicide par la société relève d’une banalisation de la vie. Une mort digne ne se trouve pas dans un acte de suicide. Les aînés, les malades et les personnes fragiles sont d’une valeur inestimable, du fait que l’attention que nous leur portons est l’expression d’une société de la vie, et non d’une société de la mort. En lieu et place du suicide organisé, nous avons besoin d’accompagnements et d’offres pour améliorer encore les soins palliatifs.

A travers une brochure éditée par la Commission nationale Justice et Paix, l’Eglise catholique veut enrichir la discussion dans le grand public sur l’autonomie, la fragilité, la mort et l’aide au suicide.

 

Télécharger les études sur le site de la conférence des évêques suisses

Info – IVG – Réaction discrète de la CEF
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Alors que les catholiques se démènent face à Laurence Rossignol, fer de lance de l’IVG en France, la Conférence épiscopale est restée bien discrète.

Ce n’est qu’hier que, par tweet, son porte-parole s’est risqué à une question

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Info – Zambie – L’Eglise présente son plan stratégique 2017/2026
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Le plan stratégique de l’Eglise en Zambie pour la période 2017-2026 veut contribuer à réaliser la mission de porter l’Evangile à toute la terre, selon le commandement de Jésus Christ. « Ce document aidera l’Eglise à diffuser l’Evangile de manière intelligente. Il s’agira d’une feuille de route, avec l’aide de l’Esprit Saint ». C’est ce que souligne l’Archevêque de Lusaka, S.Exc. Mgr Telesphore Mpundu, Président de la Conférence épiscopale de Zambie qui, à l’occasion du lancement du plan précité a également annoncé le changement de dénomination de l’organisme qui s’appellera désormais Zambia Conference Catholic Bishops (ZCCB).

 

 

Source Agence Fides

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