Nette amélioration au séminaire de Wigratzbad: le nombre de malades en baisse
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C’est une bonne nouvelle pour le séminaire de Wigratzbad: le nombre de malades du coronavirus aurait baissé. Il serait de moins d’une dizaine.

Voir aussi le blog du séminaire qui annonce cette heureuse nouvelle.

Un cas de “coronavirus” ecclésial: les sacres illicites de Wuhan en 1958
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La ville de Wuhan (province du Hubei) fait l’objet d’une triste actualité. De cette localité serait parti le fameux coronavirus. Pour qui s’intéressent à la vie de l’Église en Chine, c’est dans cette ville – plus précisément à Hankou, une des trois villes de Wuhan – que furent ordonnés, sur la pression du parti communiste chinois, deux évêques sans mandat pontifical, le 13 avril 1958. Mgr Bernardin Tong Guang-qing, OFM et Mgr Marc Yuan Wen-hua, OFM furent tous les deux sacrés dans le cadre de ce qui a été improprement appelé “l’Église patriotique”. Ces ordinations illicites inaugurèrent un contentieux entre Rome et Pékin, qui n’a trouvé de réponse que tardivement, en septembre 2018. Il a débouché sur plusieurs dizaines de sacre sans mandat pontifical, même si certains ont été régularisés postérieurement (à partir de 1985). La tunique sans couture du Christ fut à nouveau déchirée. Faut-il voir un clin d’œil dans ces temps troublés et agités, surtout dans un pays où les chrétiens restent étroitement surveillés ?

La semaine de prière pour l’unité des chrétiens
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Paix Liturgique dans sa lettre du 15 janvier revient sur la semaine de prière pour l’unité des chrétiens (18 au 25 janvier 2020). Instaurée dans les années 1900, elle avait pour objectif de prière pour l’unité de tous les baptisés.

Balayer non devant, mais derrière sa porte

Car pourquoi, quand on prétend œuvrer pour l’unité, ne pas chercher d’abord à la retisser à l’intérieur de la maison ? N’y a-t-il pas hypocrisie à déborder de mansuétude et de bons sentiments ad extra, et de ne monter que rejet et exclusion ad intra.

Dans son livre Les dissensions ecclésiales, un défi pour l’Eglise catholique (Cerf, 2019), l’abbé Pierre-Marie Berthe, dans une perspective très centrée sur la Fraternité Saint-Pie-X, regrette cependant à juste titre le « deux poids, deux mesures » des autorités ecclésiales depuis le Concile, qui ne sont que gentillesse, ouverture et dialogue vis-à-vis des chrétiens séparés, mais dont le fond de l’attitude vis-à-vis des chrétiens traditionnels n’est que méfiance et rejet a priori.

Et malgré tout, 50 ans d’œcuménisme actif n’ont finalement abouti à aucun résultat concret avec les frères séparés. La seule exception n’en est pas une, puisqu’elle se modèle sur l’ancienne pastorale de l’uniatisme, qui réintégrait en corps, dans l’unité romaine, des Eglises orientales séparées. Il s’agit du retour au catholicisme d’un certain nombre d’anglicans – fort traditionnels au demeurant – organisé par la constitution apostolique Anglicanorum cœtibus de Benoît XVI, du 4 novembre 2009, qui permet, pour ces anglicans devenant catholiques, la création d’ordinariats personnels, des sortes de diocèses un peu semblables aux ordinariats militaires (les sujets ne sont pas les habitants d’un territoire, mais sont une catégorie déterminée de personnes, ici d’anciens anglicans bénéficiant des privilèges liturgiques).

Quelles sont alors les raisons de l’échec de l’œcuménisme ? Ses ambiguïtés fondamentales assurément, avec notamment cette étrange construction théologique de la « communion imparfaite » (Unitatis redintegratio, n. 3 : « Ceux qui croient au Christ et qui ont reçu validement le baptême, se trouvent dans une certaine communion, bien qu’imparfaite avec l’Église catholique »). Selon Unitatis redintegratio, on pourrait être dans la communion catholique partiellement, à 30% (les protestants), 40% (les anglicans), 80% (les orthodoxes), si on nous permet d’exprimer ainsi trivialement les choses Or, la théologie et le magistère antérieur tenaient au contraire que la foi – et donc la communion au Christ et à l’Eglise – ne se divise pas : on a ou on n’a pas la foi, et de la sorte on est ou on n’est pas en communion avec le Christ. Sauf, bien entendu pour ces chrétiens apparemment séparé, mais dont la bonne foi, dont Dieu seul juge, fait qu’ils sont en fait invisiblement catholiques.

Mais outre cette ambiguïté native de l’œcuménisme, l’autre raison de son échec est l’état intérieur de la communion catholique. Les défenseurs de l’œcuménisme ne cessent de dire que les divisions entre chrétiens sont des scandales, et qu’elles empêchent l’évangélisation d’être entendue. Il y a certes de nombreuses autres raisons à cette surdité de nos contemporains au message du Christ, mais celle-là est en effet très réelle. Sauf que cette difficulté redouble dès lors que les divisions se manifestent aussi, et plus vivement que jamais depuis le dernier concile, à l’intérieur de l’Eglise catholique. Divisions « de gauche », pour employer des catégories politiques très inadéquates dans le domaine religieux mais fort commodes pour se faire comprendre, à propos desquelles les autorités trouvent toujours des trésors de mansuétude et avec lesquelles elles arrivent toujours à composer ; divisions « de droite », qui sont traitées quant à elles – au moins dans un premier temps, et jusqu’à ce qu’on se rende compte qu’elles sont irréductibles – avec la dernière sévérité.

Il est vrai que certaines attitudes ou propos de ces chrétiens rejetés ou réduits au silence par leurs pasteurs ont pu être regrettables. Ils n’en constituent pas moins une communauté chrétienne pour laquelle l’amour, la patience, l’écoute, la compréhension seraient un exercice de charité normalement dû de la part de pères attentifs à toutes les brebis de leur troupeau.

Et donc, les autorités pourraient bien, à l’occasion de la Semaine de l’Unité, reconnaître le mal qu’elle a fait à ses enfants qui lui demandait le pain de la liturgie traditionnelle et qu’elle a rejeté avec dédain, quand ce n’est pas avec méchanceté. C’est d’ailleurs ce à quoi peut conduire un raisonnement théologique très simple.

Chine: ordination de deux évêques depuis l’accord provisoire sino-romain
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Deux évêques ont été ordonnés en Chine depuis l’accord provisoire sino-romain du 22 septembre 2018. Mgr Antonio Yao Shun, évêque de Jinping/Wulanchabu, ville située en Mongolie intérieure, a en effet reçu la consécration épiscopale le lundi 26 août 2019. C’est ce qu’a confirmé le directeur de la Salle de presse du Saint-Siège, Matteo Bruni. Mgr Antonio Yao Shun est âgé de 54 ans. Spécialiste de la liturgie, il a été ordonné dans un diocèse sans titulaire depuis juin 2017. Il a pris comme devise épiscopale “Misericordes sicut pater”. Le mercredi 28 août 2019, un deuxième évêque a été ordonné en Chine. Il s’agit de Mgr Hu Hongwei du diocèse de Hangzhong, situé dans le Shaanxi.

 

États-Unis: sept nouveaux prêtres pour la Fraternité Saint-Pie X
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Le 22 juin 2018, sept nouveaux prêtres ont été ordonnés pour la Fraternité Saint-Pie X (FSSPX) par Mgr Bernard Tissier de Mallerais au séminaire Saint-Thomas-d’Aquin de Dillwyn. Ce séminaire est situé dans l’État de Virginie.

Source FSSPX.org

Zaitzkofen (Allemagne): ordinations diaconales
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Lors de la vigile de Pentecôte, alors que les pèlerins marchaient en direction de Chartres ou de Paris, trois ordinations diaconales ont eu lieu au séminaire de Zaitzkofen, qui est l’un des six séminaires de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX). Ce dernier est situé en Allemagne.

Voici le communiqué de la FSSPX:

La vigile de la Pentecôte est traditionnellement consacrée aux ordinations diaconales au séminaire de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X de Zaitzkofen, en Allemagne.

 

Cette année n’a pas dérogé à la règle, car le 19 mai 2018, Mgr Bernard Tissier de Mallerais a donné trois nouveaux diacres à l’Eglise, lors d’une belle journée ensoleillée.

 

Les trois clercs majeurs vont désormais se préparer, dans la prière et l’étude, à gravir les ultimes marches qui doivent les mener au sacerdoce.

 

Photo reproduite avec l’aimable autorisation des responsables du site.

Source Site FSSPX.ORG

Ordination diaconale dans le diocèse de Toulon
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Le mardi 22 mai 2018, un diacre a été ordonné selon le rit traditionnel par Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon. Le superieur de l’Institut du Bon Pasteur (IBP), l’abbé Philippe Laguérie, participait à cette cérémonie d’ordination en tant que diacre d’honneur.

En outre, Mgr Arrigo Miglio, archevêque et primat de Sardaigne, a rendu visite au siège de l’IBP à Rome.

 

 

 

Une édition positive pour le pèlerinage Chartres-Paris
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Moins nombreux que ceux du Pèlerinage Paris-Chartres, ils étaient tout de même 6000 à marcher vers Paris. Le Pèlerinage de Tradition s’est aussi déroulé dans un climat de ferveur, mais aussi d’attention de la part de l’extérieur. Après avoir quitté Chartres, les pèlerins ont marché dans les Yvelines pour enfin sillonner les rues de Paris.

À titre anecdotique, lors de la messe célébrée le dimanche de Pentecôte, le plus âgé des célébrants est né en 1984: il est ainsi venu au monde après la mise en place des pèlerinages traditionnels. Il existe donc tout une jeunesse qui n’a pas connu les circonstances climatériques des années 1980, notamment lors de la fameuse année 1988. Il y a surtout une génération de prêtres et de fidèles nés ou ayant vécu dans le sillage des du pèlerinage unique (c’était le cas jusqu’en 1988), puis des deux pèlerinages. Les fruits ont été importants.

Il faut aussi noter certains discours et signes. Alors que dans l’autre pèlerinage, le cardinal Sarah a été extrêmement tonique, délivrant un message ferme, Mgr Fellay a, lui aussi, fait preuve de hauteur. Dans son sermon du dimanche de Pentecôte, le supérieur de la Fraternité Saint-Pie X a souligné le rôle du Saint-Esprit dans l’Église et mis en garde contre les risques de zèle amer dans les circonstances ecclésiales actuelles. C’est un appel à prendre de la hauteur dans la situation présente.

Dans la perspective d’une réconciliation à terme avec Rome – au-delà même de la question de la personnalité de tel pape -, une telle démarche présente tout son intérêt, notamment en raison d’une augmentation significative des effectifs de l’autre pèlerinage. On pourrait donc penser qu’à terme deux pèlerinages ne seront pas de trop entre Paris et Chartres à cause de l’inévitable question de la “ventilation” des pèlerins du Paris-Chartres qui a rassemblé 15 000 personnes. Cette question finira par se poser un jour ou l’autre.

Photos reproduites avec l’aimable autorisation du site FSSPX.ORG.

États-Unis: décès de l’abbé Daniel Cooper (FSSPX)
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L’abbé Daniel Cooper, prêtre américain de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX), est décédé à l’hôpital de Houston au Texas. Né en 1962, l’abbé Cooper avait été ordonné à Écône en 1987. C’est une figure de cette fraternité sacerdotale qui s’éteint donc aux États-Unis. Voici le communiqué de la FSSPX:

 

La Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X confie aux prières des fidèles le repos de l’âme de l’un de ses membres. L’abbé Daniel Cooper est pieusement décédé au matin du 1er mai 2018, à l’hôpital de Houston au Texas.

L’abbé Daniel Cooper est né le 12 décembre 1962. Il a effectué ses études ecclésiastiques au séminaire de Ridgefield au terme desquelles il a reçu l’ordination sacerdotale des mains de Mgr Marcel Lefebvre, fondateur de la Fraternité Saint-Pie X, le 29 juin 1987 au séminaire international d’Ecône, dans le Valais suisse.

Le défunt a exercé pendant plus de trente ans un apostolat fructueux et varié dans le district des Etats-Unis. Il passa notamment par les prieurés d’Armada, Los Gatos, Veneta, Arcadia et Dickinson, qui fut son dernier poste.

Né le jour de la fête de Notre-Dame de Guadalupe, un 12 décembre, il a remis son âme à Dieu au terme d’une longue maladie le jour de la fête saint Joseph, qui est aussi le patron de la Bonne Mort, un 1er mai.

R.I.P

Photo et communiqué reproduits avec l’aimable autorisation des auteurs du site FSSPX.NEWS.

“Église où vas-tu ?” Un symposium sur la crise de l’Église
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Le site fsspx.news en parle: le samedi 7 avril 2018, un symposium intitulé “Église où vas-tu ?” se tiendra à Rome. Avec la participation de prélats (cardinaux et évêques), cette “réunion entend proposer un bilan critique de la vie de l’Eglise depuis le début de l’actuel pontificat qui est entré dans sa sixième année, ce 13 mars 2018.”

 

Bref, une démarche qui fait suite aux différentes initiatives qui ont eu lieu depuis 2014, allant des ouvrages collectifs de cardinaux à la Correctio Filialis en passant par les dubia de 2016. Ce symposium sera donc à suivre attentivement, car il proposera à l’Église et au monde une declaratio ou profession de foi concise sur les principaux points de la foi et de la morale catholiques les plus contestés aujourd’hui.”

Elle est organisée par un collectif italien « Les amis du cardinal Carlo Caffarra », en référence au prélat défunt qui fut l’un des signataires des fameux dubia implorant le pape de faire la clarté sur les points les plus controversés de l’exhortation Amoris lætitia, restés sans réponse à ce jour.

Le but de ce symposium – qui se place sous le patronage spirituel du cardinal Henry Newmann – est de proposer une définition claire de la fonction du magistère suprême dans l’Eglise, ainsi que de marquer les limites de l’autorité du pape et des évêques.

D’ores et déjà, le cardinal Francis Arinze, ancien préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements aujourd’hui dirigée par le cardinal Robert Sarah, et le cardinal Joseph Zen, évêque émérite de Hong-Kong, ont confirmé leur venue : d’autres hauts prélats, dont les noms seront dévoilés d’ici peu, ont assuré les organisateurs de leur présence.

La réunion devrait s’achever – selon ce que rapporte le vaticaniste Sandro Magister – par la lecture d’une declaratio ou profession de foi concise sur les principaux points de la foi et de la morale catholiques les plus contestés aujourd’hui.

Cette declaratio ne sera pas signée par quelques prélats comme les dubia des cardinaux Brandmüller, Burke, Caffarra et Meisner, mais proposée à l’Eglise et au monde comme l’écho fidèle du sensus fidei des baptisés. Puisse-t-elle être reçue avec attention par le Successeur de Pierre dont le silence face aux dubia cause un trouble sans cesse grandissant.

Source : Settimo Cielo – FSSPX.Actualités – 21/03/2018

Ordres mineurs et sous-diaconat au séminaire Saint-Thomas-d’Aquin (États-Unis)
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Comme le révèle le site fsspx.news, des ordinations au sous-diaconat ont eu lieu au séminaire Saint-Thomas-d’Aquin de Dillwyn (États-Unis), le samedi 17 mars 2018. Elles ont été conférées par Mgr Alfonso de Galarreta. Cinq séminaristes ont ainsi reçu le sous-diaconat. Elles suivent des ordinations aux ordres mineurs qui, elles, ont eu lieu la veille; cinq séminaristes sont, en effet, devenus portiers et lecteurs, tandis que trois sont devenus exorcistes et acolytes.

Quelle est la fonction du sous-diacre ? Le site fsspx.news en donne une brève description:

Outre l’engagement au célibat, les sous-diacres sont tenus de réciter quotidiennement l’intégralité du bréviaire. Durant la cérémonie, le pontife demande au Saint-Esprit de remplir les nouveaux sous-diacres de ses dons, afin qu’ils puissent remplir dignement les hautes fonctions que leur confie l’Église.

Voici quelques photos:

Pour un accès à un nombre plus complet de photos, on peut cliquer sur ce lien.

Photos reproduites avec l’aimable autorisation des responsables du site fsspx.news.

Bénédiction d’un monastère au Nouveau-Mexique
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Un nouveau monastère de bénédictines a été créé au Nouveau-Mexique. Le 10 février 2018, Mgr Felllay a béni cette nouvelle maison.  Comme l’a affirmé le supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X, « il s’agit du premier monastère contemplatif que nous avons la grâce de bénir sur le sol américain ». Cette initiative est intéressante :  elle démontre la vitalité du catholicisme de Tradition outre-Atlantique et sa capacité à susciter des œuvres contemplatives.

Les religieuses fondatrices du monastère de bénédictines Saint-Joseph de Silver-City, au Nouveau-Mexique, ont assisté à la bénédiction de la toute nouvelle maison de leur congrégation par Mgr Bernard Fellay, Supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X.

La bénédiction a eu lieu en la fête de sainte Scholastique, 10 février 2018, jour de liesse pour la branche féminine de l’Ordre bénédictin.

Mgr Fellay a souligné l’importance de l’événement : « cette cérémonie est décisive pour la Tradition ; il s’agit en effet du premier monastère contemplatif que nous avons la grâce de bénir sur le sol américain ».

Avant la bénédiction, Mgr Fellay a prêché trois jours de retraite aux religieuses. Le matin même de la cérémonie, il a célébré une messe solennelle cours de laquelle trois religieux bénédictins ont reçu la tonsure.

Ces journées de fête se sont achevées par une procession aux flambeaux en l’honneur de la Très Sainte Vierge Marie, suivie d’un magnifique feu d’artifice.

 

 

Photos reproduites avec l’aimable autorisation des responsables du site fsspx.news.

Source : sspx.org – FSSPX.Actualités du 01/03/18

Nominations dans le diocèse de Paris
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Dans le numéro 1703 de Paris Notre-Dame daté du 25 janvier 2018, on apprend ainsi quelques nominations dans le diocèse de Paris de la part de son nouvel archevêque, Mgr Michel Aupetit. Certains de ces noms ne sont pas inconnus des lecteurs de Riposte catholique.

Tout d’abord, l’abbé Albert Jacquemin a été confirmé dans ses fonctions de vice-official, tout en étant nommé vicaire épiscopal pour l’officialité. Le chanoine Marc Guelfucci, curé de Saint-Eugène-Sainte-Cécile, a été nommé vicaire épiscopal pour les mariages  jusqu’au 31 août 2019 (il n’est donc pas désigné pour un an, mais bien pour deux ans); c’est une reconnaissance significative pour un canoniste compétent. Enfin, Mgr Patrick Chauvet a été nommé vicaire épiscopal pour l’usage de la forme extraordinaire du rite romain et pour le service de l’Imprimatur jusqu’au 31 août 2018. Il a notamment permis et accueilli la célébration pour les 10 ans du Motu Proprio Summorum Pontificum à la cathédrale Notre-Dame de Paris le 10 juillet 2017.

Gérer la situation des catholiques orientaux de France tout en évitant les confusions
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S’occuper des chrétiens d’Orient est une mission certainement délicate. Pour des raisons logiques liées à la présence de paroisses orientales sur le sol Français, l’Église de France s’est adaptée pour gérer cette situation. À l’exception des certaines communautés catholiques disposant d’une structure épiscopale spécifique – c’est le cas des arméniens catholiques, des maronites et des ukrainiens catholiques, qui disposent d’une éparchie -, les autres communautés sont placées sous la responsabilité de l’archevêque de Paris. Ce dernier est, en effet, l’ordinaire des catholiques des catholiques orientaux de France. Cette institution a été créée en 1954. Ainsi, Mgr Michel Aupetit a été nommé dans cette fonction en janvier 2018, juste dans le sillage de sa nomination comme archevêque de Paris. Il est assisté d’un vicaire général qui est, depuis 2014, Mgr Pascal Gollnisch, directeur de L’Œuvre l’Orient. Ce dernier a été reconduit dans ses fonctions à la suite de la désignation du nouvel archevêque de Paris comme ordinaire des catholiques orientaux de France.

 

On ne peut que se réjouir de la présence de structures adaptées, pourvues par des personnes compétentes. En revanche, une difficulté est susceptible d’apparaître en raison d’un élément qui risque d’interférer dans la mission de l’intéressé : la qualité de directeur général de L’Œuvre d’Orient. Dans le passé, les vicaires généraux de l’ordinariat des catholiques orientaux de France n’étaient pas simultanément directeurs généraux de L’Œuvre d’Orient. Or la situation de Mgr Gollnisch est bien une première dans l’histoire de l’Église de France. Cette dernière a-t-elle fait le choix d’une « concentration » de tout ce qui a trait aux chrétiens d’Orient en France ?

 

L’ordinaire – donc, de fait, le vicaire général – est appelé à prendre des décisions sensibles pour la vie des catholiques de rite oriental. Ainsi, il nomme les curés des différentes paroisses catholiques orientales. En outre, comme l’indique le site de l’Église de Paris, « l’Ordinariat est en relation étroite avec la Congrégation romaine pour les Églises Orientales, ainsi qu’avec les Patriarches des Églises catholiques orientales qui résident dans les pays du Proche et du Moyen Orient. » Le vicaire général est donc conduit à prendre des mesures concrètes qui affecteront la vie des catholiques orientaux de France. Certes, s’occuper d’une association en contact étroit avec les chrétiens d’Orient peut faciliter les choses (contacts, etc.), mais la médaille a aussi son revers.

 

L’Œuvre d’Orient est certainement une structure fortement liée au diocèse de Paris. Pour autant, elle n’est pas une structure canonique dont la mission est de gérer la vie des catholiques orientaux de France. À proprement parler, elle n’est pas un organe du diocèse de Paris qui aurait pour mission de s’occuper des catholiques orientaux de France. Elle reste, avant tout, une association visant à aider – dans le sens le plus large – les chrétiens d’Orient dans les différents pays où ils sont établis. Elle représente certainement le diocèse de Paris dans ce « volet » dédié aux chrétiens d’orient, mais elle n’a pas vocation à administrer la vie des catholiques orientaux de France. Le risque serait de confondre les deux aspects, alors qu’une saine clarification exigerait une distinction élémentaire. Adopter des actes s’inscrivant dans une juridiction canonique ne saurait être confondu avec la gestion d’une association.

 

Qui plus est, il existe d’autres associations susceptibles d’entrer en contact avec les paroisses catholiques orientales de France. Certaines ont un rôle plus discret, mais non moins réel. La qualité de directeur général de L’Œuvre d’Orient influencera-t-elle ces relations avec les autres associations ? La question est posée. Le soutien aux chrétiens d’Orient doit être aussi diversifié que possible tant les besoins sont exponentiels.

 

En tout état de cause, les conflits d’intérêts sont loin de se limiter à la politique ou à la sphère administrative. Ils concernent aussi la vie de l’Église. Aux chrétiens de s’interroger sur la portée de certaines pratiques. Voir d’en tirer les conséquences pour ne pas prêter le flanc à des critiques qui affectent la « société civile ».

Prises de soutane à Flavigny
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Le 2 février 2018, à Flavigny, lors de la fête de la Présentation de Jésus au Temple et de la Purification de la sainte Vierge, 16 séminaristes (12 Français, 1 Camerounais, 1 Canadien, 1 Italien et 1 Suisse) ont  reçu l’habit ecclésiastique des mains de Mgr Alfonso de Galarreta. Outre les familles des séminaristes, on pouvait noter la présence de séminaristes d’Écône et d’une trentaine de prêtres, mais également d’élèves des écoles tenues par la Fraternité Saint-Pie X.

Photos : reproduction avec l’aimable autorisation du site  fsspx.news

Succès du pèlerinage du Christ-Roi à Lourdes
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Le district de France de la Fraternité Saint-Pie X organise son pèlerinage annuel à Lourdes. Cette année, il a lieu le 21, 22 et 23 octobre 2017.

Comme cela est indiqué par le site officiel officiel de la Fraternité Saint-Pie X, ce pèlerinage est organisé

en action de grâce pour la foi reçue et conservée en ces temps difficiles, et pour supplier le Ciel de rester fidèle au combat de la Tradition. Pour le règne du Christ Roi, pour le triomphe du Cœur Immaculé de Marie, pour la sainte Église catholique et romaine.

Voici quelques photos de la messe célébrée le samedi 21 octobre dans la basilique Saint-Pie X de Lourdes par l’abbé Troadec:

On notera, à nouveau, le bon accueil des autorités du sanctuaire de Lourdes qui ont rendu possible ce pèlerinage et les célébrations.

SOURCE – FSSPX.NEWS

Pologne – Succès du “Rosaire aux frontières”
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Ce sont plus d’un million de polonais qui ont dit le rosaire en entourant toute la Pologne. Le 7 octobre 2017, les polonais ont dit le rosaire pour la paix dans le monde. Cette opération est un tel succès et constitue le plus grand rassemblement de prière européen depuis les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) qui eurent lieu également en 2016… en Pologne ! C’est une chaîne priante qui a entouré la Pologne, des frontières en passant par les plages de Baltique tout en longeant l’Oder. Le Premier ministre polonais, Madame Beata Szydlo, a même salué cette initiative.

  

Bénédiction de l’hôtellerie de Chéméré-le-Roi
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Ce samedi 7 octobre 2017, il y avait beaucoup de Monde au couvent de Chéméré-le-roi. Dans ce petit village de la Mayenne, le couvent Saint-Thomas d’Aquin s’agrandissait d’une nouvelle hôtellerie, en cours d’achèvement. On pouvait retrouver toute la communauté de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier et des fidèles venus de toute la France. L’évêque de Laval, Mgr Scherrer, a procédé à la bénédiction. Mais avant de bénir les lieux, il a prononcé une allocution touchante. Il a cité ce que le pape Benoît XVI avait déclaré en 2011 aux chartreux de Calabre: “les monastères servent à purifier l’environnement d’une autre manière”. “Avec les prieurés, l’Église constitue cette Église des puits”, a également affirmé  l’évêque de Laval. Les nombreux amis de Chéméré-le-Roi ont pu visiter la nouvelle hôtellerie qui accueillera les retraitants, mais aussi des prêtres et des religieux. Tout évêque pourra même être accueilli. Des pierres qui prêchent ? Mieux que cela: un projet qui avance. Et sérieusement.

Voici quelques photos de cette mémorable journée :

Un évêque américain soutient la Correctio filialis
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Un évêque catholique a demandé d’être ajouté à la Correctio filialis. Mgr René Henry Gracida, évêque émérite de Corpus Christi (Texas), a approuvé l’initiative de prêtres et de laïcs demandant au pape François de réagir face à certaines ambiguïtés qui minent la foi catholique contenues dans l’exhortation apostolique Amoris Laetitia. Mgr Gracida est né en 1923. Moine bénédictin, il avait fini par rejoindre l’état séculier en 1961, date où il fut incardiné dans le diocèse de Miami. Il avait été nommé évêque auxiliaire de Miami par Paul VI. Il a renoncé à sa charge d’évêque de Corpus Christi en 1997.

SOURCE – www.lifesitenews.com

Cérémonie sacrilège dans le diocèse d’Évreux ?
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Sur le site de La Croix, on apprend qu’au terme d’un « long cheminement», « “Philippe et Annie” », divorcés et remariés, ont célébré leur « retour à l’Eucharistie » lors d’une messe présidée par le père Jean-François Berjonneau, l’un des trois missionnaires de la miséricorde du diocèse d’Évreux représentant l’évêque». La cérémonie a eu lieu le samedi 19 août à 10 h 30, dans l’église Saint Antonin d’Epaignes (Eure).

En effet,

« Après un long cheminement, un temps de discernement de leurs motivations, avec l’aide d’un accompagnateur spirituel et une journée de retraite dans une abbaye où ils ont reçu le sacrement du pardon », rapporte sur son blog le père Denis Chautard.

En revanche, “Philippe et Annie” ont-ils été admis à la communion après l’engagement de vivre comme frère et soeur ? La doctrine – la question n’est pas que disciplinaire – refuse tout accès à la communion eucharistique de la part de personnes qui continueraient à vivre more uxorio. Aussi controversée soit-elle, l’exhortation Amoris Laetitia n’a nullement révoqué les exigences de Familiaris Consortio, même en se livrant à des ambiguïtés qui apparaissent en filigrane. Aucun changement canonique ou même normatif n’a eu lieu, l’exhortation se gardant même de reconnaître une quelconque dérogation, même par voie d’exception, à la législation toujours en vigueur.

L’article de La Croix ne dit pas si les intéressés se sont engagés à la continence, mais il laisse quand même tendancieusement entendre que la condition substantielle de s’abstenir d’actes propres aux époux n’a pas été respectée, ne serait-ce qu’en raison du ton et de la référence à certaines évolutions qui apparaissent dans le même article. La question est clairement préoccupante, car ni plus, ni moins certaines cérémonies aboutissent à commettre des sacrilèges sous prétexte de miséricorde. À quand une réaction contre ces graves abus ? Le “retour à l’Eucharistie” ne doit pas avoir une note salée pour le respect du Seigneur… La profanation du corps du Christ ne doit pas être prise à la légère. C’est un sujet d’une immense gravité.

Décès du cardinal Caffarra
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Spécialiste réputé de la théologie morale, le cardinal Caffarra est décédé le matin du mercredi 6 septembre 2017 à l’âge de 79 ans. Avec les cardinaux Brandmüller, Burke et Meisner, il a été l’un des signataires des dubia relatifs à l’exhortation apostolique Amoris Laetitia. Créé cardinal par Benoît XVI, il avait été archevêque de Bologne de 2003 à 2015. Comme l’a indiqué le cardinal Sarah, dans l’un de ses tweets, c’est un “immense serviteur de l’Église, ami de Jean-Paul II, théologien extraordinaire”. Riposte catholique reviendra plus dans le détail sur cette figure importante. RIP.

 

Écroulement du toit de l’église Ta Giezu de Rabat (Malte)
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Dans la nuit du 22 au 23 août, le toit de l’église “Ta Giezu” de Rabat (Malte) s’est effondré, détruisant l’autel moderne, mais laissant intact l’autel traditionnel. Cet effondrement n’a fait aucune victime. L’église date de 1500. Elle est administrée par les franciscains. L’archevêque de Malte, Mgr Charles Scicluna, s’est rendu sur les lieux, affirmant son soutien aux franciscains.

Mgr Scicluna est connu pour avoir admis ouvertement la communion aux divorcés remariés, sans amendement de leur état de vie. On notera aussi l’affichage de la part de l’archevêque à des positions et des thèmes “bergogliens”, comme on peut le voir sur son compte Twitter. Pour certains, cet écroulement qui n’a atteint que l’autel moderne est un signe par rapport à quelques récents événements “maltais” (communion donnée aux adultères, légalisation récente du mariage homosexuel…).

SOURCE – Malta independent

Succès du Pèlerinage de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X à Fatima
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Ne serait-ce que du point de vue de la fréquentation, la commémoration par les évêques, les prêtres et les fidèles liés à la Fraternité Saint-Pie X des apparitions de Notre Dame à Fatima a été un véritable succès. Ainsi, à Os Valinho, on a dénombré, au total, 10 000 fidèles. Prêtres et religieux étaient nombreux, soit environ 300 personnes présentes. Et cette fois-ci, il faut noter le très bon accueil des autorités diocésaines réservé à la Fraternité Saint-Pie X.

Le succès de ce rassemblement, sur les lieux où la Sainte Vierge est apparue cent auparavant presque jour pour jour, peut être tenu pour un signe fort. On notera aussi le rappel par Mgr Bernard Fellay des propos de Benoît XVI, qui avait souligné que les messages de Notre Dame à Fatima étaient particulièrement actuels.

SOURCES – Le Salon Beige et FSSPX. NEWS

 

Acte de consécration de la Russie par les évêques de la Fraternité Saint-Pie X au Cœur immaculé de Marie
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Les trois évêques de la Fraternité Saint-Pie X ont procédé à la consécration de la Russie au Coeur immaculé de Marie le dimanche 20 août 2017. Cet acte de consécration à été prononcé par Son Excellence Mgr Bernard Fellay, Supérieur général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, et par NN.SS. Bernard Tissier de Mallerais et Alfonso de Galarreta.

Voici le texte de l’acte de consécration :

Prosternés au pied de votre trône de grâce, ô Reine du Très Saint Rosaire, nous nous proposons d’accomplir autant qu’il est en nous les demandes que vous avez exprimées en venant, il y a cent ans, nous apparaître sur cette terre.

Les abominables péchés du monde, les persécutions dirigées contre l’Eglise de Jésus-Christ, plus encore l’apostasie des nations et l’abandon des âmes chrétiennes, l’oubli enfin de votre maternité de grâce par le grand nombre, accablent votre Cœur douloureux et Immaculé, si uni dans sa Compassion aux souffrances du Sacré-Cœur de votre divin Fils.

Afin de réparer tant de crimes, vous avez demandé l’établissement de la dévotion réparatrice à votre Cœur Immaculé ; et dans le but d’arrêter les fléaux de Dieu que vous prédisiez, vous vous êtes faite la messagère du Très Haut pour requérir du Vicaire de Jésus-Christ, uni à tous les évêques du monde, la consécration de la Russie à votre Cœur Immaculé. Hélas, on n’a pas encore tenu compte de votre message.

C’est pourquoi, afin d’anticiper sur l’heureux jour où le Souverain Pontife accèdera enfin aux requêtes de votre divin Fils, sans Nous attribuer une autorité qui ne nous appartient pas, mais par une humble supplication adressée à votre Cœur Immaculé, en Notre titre d’évêque catholique, pénétré de sollicitude pour le sort de l’Eglise universelle et uni à tous les prêtres et croyants fidèles, Nous sommes résolus à répondre pour Notre part aux demandes du Ciel.

Daignez donc, ô Mère de Dieu, agréer en premier lieu l’acte solennel de réparation que Nous présentons à votre Cœur Immaculé pour toutes les offenses dont, avec le Sacré-Cœur de Jésus, il est accablé de la part des pécheurs et des impies.

En second lieu, Nous donnons, livrons et consacrons, autant qu’il est en notre pouvoir, la Russie à votre Cœur Immaculé : Nous vous supplions, dans votre maternelle miséricorde, de prendre cette nation sous votre puissante protection, d’en faire votre domaine où vous régniez en Reine, une terre d’élection et de bénédiction. Nous vous conjurons de vous soumettre si bien cette nation qu’elle devienne un nouveau royaume pour Notre-Seigneur Jésus-Christ, un nouvel héritage pour son doux sceptre. Que revenue aussi de son ancien schisme, elle retourne à l’unité de l’unique bercail du Pasteur éternel, et que soumise ainsi au Vicaire de votre divin Fils, elle devienne un ardent apôtre du Règne social de Notre-Seigneur Jésus-Christ sur toutes les nations de la terre.

Nous vous supplions de plus, ô Mère de miséricorde, par ce miracle si éclatant de votre toute puissance suppliante, de manifester au monde la vérité de votre médiation universelle de grâce. Daignez enfin, ô Reine de la paix, apporter au monde la paix que le monde ne peut donner, la paix des armes et la paix des âmes, la paix du Christ dans le Royaume du Christ, et le Royaume du Christ par le règne de votre Cœur Immaculé, ô Marie ! Amen.

SOURCE – FSSPX.NEWS

 

Mgr Schneider: sur Vatican II et la crise de l’Église
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C’est un texte de Mgr Schneider, évêque auxiliaire d’Astana, qui propose quelques solutions concernant l’interprétation du dernier concile. Mgr Schneider est déjà monté au créneau sur les questions doctrinales. La traduction, faite par Jeanne Smits, a été relue Mgr Schneider. Pour ne retenir qu’une seule affirmation, on peut citer cette remarqué pertinente de l’évêque: “le problème de la crise actuelle de l’Eglise consiste en partie dans le fait que certaines affirmations de Vatican II qui sont objectivement ambiguës, ou ses rares affirmations qui peuvent difficilement s’accorder avec la tradition magistérielle constante de l’Eglise ont été « infaillibilisées ». C’est par ce moyen qu’on a bloqué le sain débat assorti d’une nécessaire correction implicite ou tacite.” Le traducteur, que nous remercions, souhaite une large circulation de ce texte. C’est précisément ce que Riposte catholique entend faire. On pourra également se reporter à l’analyse du site fsspx.news.fr.
La situation de crise sans précédent où se trouve actuellement l’Eglise est comparable à la crise générale au IVe siècle, lorsque l’arianisme, ayant contaminé l’immense majorité de l’épiscopat, occupait une position dominante dans la vie de l’Eglise. Nous devons chercher à aborder cette situation avec réalisme, d’une part, et de l’autre, avec un esprit surnaturel – avec un profond amour de l’Eglise, notre mère, qui souffre la Passion du Christ en raison de cette confusion doctrinale, liturgique et pastorale formidable et généralisée.

Nous devons renouveler cette foi par laquelle nous croyons que l’Eglise est entre les mains très sûres du Christ, sachant qu’Il intervient toujours pour renouveler l’Eglise au moment où le navire de l’Eglise semble devoir couler, comme c’est évidemment le cas de nos jours.

 

En ce qui concerne l’attitude à l’égard du concile Vatican II, nous devons éviter deux extrêmes : le rejet complet (tel celui des sédévacantistes et d’une partie de la Fraternité Saint-Pie X), ou l’« infaillibilisation » de tout ce qui a été exprimé par le concile.

 

Vatican II était une assemblée légitime présidée par les papes et nous devons garder envers ce concile une attitude respectueuse. Néanmoins, cela ne signifie pas qu’il nous soit interdit d’exprimer des doutes bien fondés ou des suggestions respectueuses d’amélioration en ce qui concerne certains points spécifiques, en nous basant toujours sur l’ensemble de la Tradition et du Magistère constant de l’Eglise.

 

Les affirmations traditionnelles et constantes du Magistère recouvrant une période de plusieurs siècles, ont préséance et constituent un critère de vérification par rapport à l’exactitude de déclarations magistérielles postérieures. Les nouvelles affirmations du Magistère doivent, en principe, être plus exactes et plus claires, et en aucun cas ambiguës et en contradiction apparente avec des affirmations magistérielles antérieures.

Les affirmations de Vatican II qui sont ambiguës doivent être lues et interprétées à la lumière des affirmations de la Tradition dans son ensemble et du Magistère constant de l’Eglise.

En cas de doute, les affirmations du Magistère constant (les conciles antérieurs et les documents des papes, dont le contenu est manifestement l’expression d’une tradition certaine et réitérée au cours des siècles dans le même sens) prévalent sur les affirmations objectivement ambiguës ou nouvelles de Vatican II, difficiles à accorder avec des affirmations spécifiques du Magistère antérieur constant (par exemple, le devoir de l’Etat de vénérer publiquement le Christ, Roi de toutes sociétés humaines, le sens véritable de la collégialité épiscopale par rapport à la primauté de Pierre et au gouvernement universel de l’église, la nocivité de toutes les religions non catholiques et le dangerosité qu’elles représentent pour le salut éternel des âmes).

Vatican II doit être considéré et reçu tel qu’il est, et tel qu’il était réellement : un concile avant tout pastoral. Ce concile n’avait pas pour intention de proposer des doctrines nouvelles ni de les proposer sous une forme définitive. Dans une grande partie de ses affirmations, le concile a confirmé la doctrine traditionnelle et constante de l’Eglise.

Parmi les nouvelles affirmations de Vatican II (par exemple, la collégialité, la liberté religieuse, le dialogue œcuménique et inter-religieux, l’attitude à l’égard du monde) certaines n’ont pas un caractère définitif, et comme elles se trouvent être en apparence ou en réalité en contradiction avec les affirmations traditionnelles et constantes du Magistère, elles doivent être complétées par des explications plus exactes et des suppléments plus précis, à caractère doctrinal. L’application aveugle du principe de l’« herméneutique de la continuité » n’est pas d’un réel secours puisqu’à travers celle-ci on fabrique des interprétations forcées qui ne sont pas convaincantes et qui n’aident pas à atteindre une compréhension plus claire des vérités immuables de la foi catholique et de leur application concrète.

Il y a eu des cas dans l’histoire où les affirmations non définitives de certains conciles œcuménique ont été par la suite – grâce à un débat théologique serein – précisées ou corrigées de manière tacite (par exemple, les affirmations du concile de Florence à propos de la matière du sacrement de l’ordre, à savoir que la matière serait constituée par la porrection des instruments, alors que la tradition plus sûre et constante affirmait que l’imposition des mains de l’évêque était suffisante, une vérité qui serait en fin de compte confirmée par Pie XII en 1947). Si après le concile de Florence les théologiens avaient aveuglément appliqué le principe de l’herméneutique de la continuité à cette affirmation concrète du concile de Florence (une affirmation objectivement erronée), en défendant la thèse selon laquelle la remise des instruments constituait la matière du sacrement de l’ordre était en accord avec le magistère constant, on ne serait probablement pas parvenu au consensus général des théologiens par rapport à la vérité qui affirme que seule l’imposition des mains de l’évêque constitue la matière réelle du sacrement de l’ordre.

Il est nécessaire de créer au sein de l’Eglise un climat serein de discussions doctrinales par rapport à celles des affirmations de Vatican II qui sont ambiguës ou qui ont été à l’origine d’interprétations erronées. Une telle discussion doctrinale n’a rien de scandaleux : au contraire, elle va contribuer à faire expliciter de manière plus sûre et complète le dépôt immuable de la foi de l’Eglise.

Il ne faut pas mettre à ce point l’accent sur un concile donné, qu’on en vienne à l’absolutiser et à le placer de fait sur le même pied que la parole de Dieu orale (la Tradition sacrée) ou écrite (l’Ecriture Sainte). Vatican II lui-même a très justement affirmé (cf. Dei Verbum, 10) que le Magistère (le pape, les conciles, le magistère ordinaire et universel) ne se situe pas au-dessus de la parole de Dieu mais en-dessous, lui étant subordonné: il est seulement son serviteur (serviteur de la Parole orale de Dieu, c’est-à-dire la Tradition sacrée, et de la Parole écrite de Dieu, c’est-à-dire l’Ecriture Sainte).

D’un point de vue objectif, les affirmations du Magistère (les papes et les conciles) qui ont un caractère définitif ont plus de valeur et de poids que les affirmations à caractère pastoral, dont la qualité est naturellement changeante et provisoire, sujette aux circonstances historiques ou apportant une réponse à des situations pastorales d’une période donnée, comme c’est le cas pour la plupart des affirmations de Vatican II.

L’apport original et précieux de Vatican II réside dans l’appel universel à la sainteté qui s’adresse à tous les membres de l’Eglise (chapitre 5 de Lumen Gentium), dans la doctrine relative au rôle central de Notre Dame dans la vie de l’Eglise (chapitre 8 of Lumen Gentium), dans l’importance du rôle des fidèles laïcs par rapport à la sauvegarde, la défense et la promotion de la foi catholique, et dans leur devoir d’évangéliser et de sanctifier les réalités temporelles conformément au sens pérenne de l’Eglise (chapitre 4 de Lumen Gentium), dans la primauté de l’adoration de Dieu dans la vie de l’Eglise et la célébration de la liturgie (Sacrosanctum Concilium n° 2 ; 5-10). Le reste peut être considéré jusqu’à un certain point comme secondaire, temporaire et sera, à l’avenir, probablement jugé oubliable, comme cela fut le cas pour certaines affirmations non définitives, pastorales et disciplinaires de divers conciles œcuméniques par le passé.

Les sujets suivants : Notre Dame, la sanctification par les laïcs de leur vie personnelle en même temps que la sanctification du monde selon le sens pérenne de l’Eglise, ainsi que la primauté de l’adoration de Dieu, sont les aspects les plus urgents qui doivent être vécus en notre temps. En cela Vatican II a un rôle prophétique qui, malheureusement, n’a pas encore été réalisé de manière satisfaisante.

Au lieu de vivre ces quatre aspects, une part considérable de la Nomenklatura théologique et administrative au sein de la vie de l’Eglise a promu au cours de ces cinquante dernières années, et continue de promouvoir des thèmes doctrinaux, pastoraux et liturgiques ambigus, altérant ainsi l’intention originelle du Concile ou en utilisant abusivement ses affirmations doctrinales moins claires, voire ambiguës, en vue de créer une autre Eglise – une Eglise de type relativiste ou protestant.
Nous vivons de nos jours l’aboutissement de ce développement.

Le problème de la crise actuelle de l’Eglise consiste en partie dans le fait que certaines affirmations de Vatican II qui sont objectivement ambiguës, ou ses rares affirmations qui peuvent difficilement s’accorder avec la tradition magistérielle constante de l’Eglise ont été « infaillibilisées ». C’est par ce moyen qu’on a bloqué le sain débat assorti d’une nécessaire correction implicite ou tacite.

En même temps, on a encouragé la fabrication d’affirmations théologiques contrastant avec la tradition pérenne (par exemple, en ce qui concerne la nouvelle théorie d’un double sujet suprême ordinaire du gouvernement de l’Eglise, c’est-à-dire le pape seul et le collège épiscopal tout entier ensemble avec le Pape ; la doctrine de la neutralité de l’Etat par rapport au culte public qu’il doit rendre au vrai Dieu, qui est Jésus-Christ et qui est aussi Roi de chaque société humaine et politique ; la relativisation de la vérité selon laquelle l’Eglise catholique est l’unique chemin du salut, voulu et ordonné par Dieu).

Nous devons nous libérer des chaînes qui ont « absolutisé » et entièrement « infaillibilisé » Vatican II. Nous devons réclamer un climat de débat serein et respectueux, à partir de l’amour sincère pour l’Eglise et pour la foi immuable de l’Eglise.

Nous pouvons voir un signe positif dans le fait que le 2 août 2012, le pape Benoît XVI a écrit une préface au volume relatif à Vatican II dans l’édition de ses Opera Omnia. Dans cette préface, Benoît XVI exprime ses réserves par rapport à certains contenus spécifiques dans les documents Gaudium et spes et Nostra ætate. La teneur des paroles de Benoît XVI laisse voir que des défauts concrets au sein de certaines sections de ces documents ne sont pas susceptibles d’amélioration par « l’herméneutique de la continuité ».

Une FSSPX, canoniquement et pleinement intégrée dans la vie de l’Eglise, pourrait également apporter une précieuse contribution à ce débat – tout comme le souhaitait Mgr Marcel Lefebvre. La présence canonique plénière de la FSSPX dans la vie de l’Eglise en notre temps contribuerait également à créer le climat général d’un débat constructif, de telle sorte que ce qui a été cru toujours, partout et par tous les catholiques au cours de 2 000 ans puisse être cru de manière plus claire et plus sûre également aussi de nos jours, réalisant ainsi la véritable intention pastorale des Pères du concile Vatican II.

L’intention pastorale authentique vise le salut éternel des âmes – un salut qui ne sera réalisé que par la proclamation de la volonté tout entière de Dieu (cf. Actes 20: 27). L’ambiguïté dans la doctrine de la foi et dans son application concrète (dans la liturgie et dans la vie pastorale) constituerait une menace pour le salut éternel des âmes et serait par conséquent anti-pastoral, puisque la proclamation de la clarté et de l’intégrité de la foi catholique et de son application concrète fidèle constituent la volonté explicite de Dieu.

Seule l’obéissance parfaite à la volonté de Dieu – qui nous a révélée par le Christ, Verbe incarné, et par les Apôtres, la foi véritable, la foi interprétée et pratiquée de manière constante et dans le même sens par le Magistère de l’Eglise – amènera avec elle le salut des âmes.


                                                                                   + Athanasius Schneider,

       Evêque auxiliaire de l’archidiocèse de Sainte-Marie d’Astana au Kazakhstan
 SOURCE – Blog de Jeanne Smits
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