Pour qui sonne le glas

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A San Giovanni di Fiore, c’est pour les enfants avortés. Le curé de cette paroisse calabraise a décidé de faire sonner les cloches tous les mercredis avant la messe, pendant 52 secondes, pour marquer le fait que des enfants à naître sont légalement tués ce jour-là, jour des « IVG », dans l’hôpital à quelques dizaines de mètres de l’église Santa Lucia, paroisse du diocèse de Cosenza. Don Emilio Salatino ne cherche à « critiquer » personne par ces sonneries « aux morts » qu’il a voulues un peu différentes de celles qui annoncent les enterrements pour les rendre clairement reconnaissables ; ni les médecins, ni les femmes qui subissent l’avortement. Au contraire : il appelle les paroissiens qui viennent ainsi à la messe en semaine à prier pour les enfants qui ne naîtront pas, mais aussi pour leurs mères, leurs familles, et tous ceux qui concourent à l’acte.

Vidéo ici.

« Je veux que l’on pense à l’intériorité de la personne. C’est une invitation à entrer en nous-mêmes pour penser à la présence de cet Amour qui pour nous, s’est incarné, s’est laissé crucifier et qui, par l’offrande de son Précieux Sang, nous a rachetés », a-t-il expliqué dans la presse locale. Il veut inviter à la prière pour « sensibiliser la communauté à la valeur de la vie humaine naissante en partant d’un fait dont la notoriété n’est en rien dépendante d’une sonnerie de cloche. » Une invitation à la prière qui vient ponctuer une réalité que tous connaissent…

Il a été pleinement soutenu par le responsable des communications sociales du diocèse, don Enzo Gabrieli, alors qu’il venait de déclencher un tollé médiatique :

« Nous remarquons une étrange merveille quand il s’agit de la liberté de proclamer l’inviolabilité de la vie qui est toujours don, don de Dieu. C’est une merveille qui n’a pas eu l’écho d’autant d’énergie médiatique lorsque la communauté du populeux chef-lieu a été privé de son point naissance.

« En des temps où chacun se voit reconnaître la possibilité d’exprimer librement sa propre pensée, étrangement (et surtout médiatiquement) on la refuse aux chrétiens, que l’on veut reléguer dans la sacristie, dans des cercles fermés, et que l’on manifeste comme une gène sociale lorsqu’ils s’expriment en dehors du chœur, tandis que l’on cherche des “circonstances atténuantes” à celui qui crie avec virulence et sans respect sa manière de penser et de voir, jusqu’à l’insulte qui bien souvent dégénère en violence. »

© leblogdejeannesmits

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