Marche pour la Vie à Paris
Download PDF

Des milliers de personnes, une marée de pancartes – « 30 ans, ça suffit », « des lois pour la vie » –, ambiance joyeuse, musique ici, là cantiques et prières… Mais ce qui frappait surtout, dimanche, à la grande manifestation contre les 30 ans d’avortement légalisé qui ont déjà fait plus de 7 millions de morts en France, c’était la moyenne d’âge. Incroyablement jeune. Assurément, deux marcheurs sur trois avaient moins de 30 ans, peut-être moins de 25. Et s’il fallait compter les dizaines et dizaines de poussettes, et les nuées de petits enfants ! Beaucoup de manifestants étaient venus en famille, donnant une réplique de joie et d’espérance à la grisaille d’une société qui dévore ses propres enfants. La relève est prête. Il y a encore des sujets mobilisateurs, et même de plus en plus, semble-t-il. Par rapport à l’an dernier, l’affluence avait certainement doublé. Le chiffre de 15 000 avancé par les organisateurs ne m’a pas paru devoir être trop revu à la baisse pour compenser l’habituel optimisme de tout responsable de manifestation…

Et c’est un signe d’espoir qui se double d’autres bonnes nouvelles. La grande nouveauté pour cette troisième marche organisée pour coïncider avec d’autres manifestations du même genre, aux Etats-Unis notamment, était le soutien explicite de quatre évêques : Mgr Bagnard de Belley-Ars, Mgr Cattenoz d’Avignon, Mgr Centène de Vannes, Mgr Rey de Toulon-Fréjus. Et le concours inédit des Associations familiales catholiques, qui ont voulu marquer ainsi l’importance de cette question en une année électorale.

De la place de la République à l’Opéra, on occupait vraiment le terrain : marchant en rangs serrés (étalés comme des cégétistes, ils y seraient encore !), les différents groupes se suivaient et se mélangeaient, même s’ils ne se ressemblaient pas forcément. Ce fut là un autre signe d’espoir : pas de « tricards » parmi les défenseurs de la vie – des jeunes agglutinés autour de la sono au groupe de SOS Tout-petits fermant pieusement la marche, des Belges criant « avorter, c’est tuer ! », et des chrétiens évangéliques pour la vie à d’autres jeunes de l’Institut Civitas rassemblés autour d’un mot d’ordre, « Si tu veux ma voix, défends la vie », personne n’était exclu. Chacun était là avec son identité propre, et il y en avait de nombreuses, et elles cohabitaient sans se phagocyter ni se craindre.

Est-ce pour cela que l’on put constater, à l’actif de cette manifestation pro-vie qui est très loin d’être la première, un succès numérique peut-être sans précédent ?

Des personnalités ? Il y en avait à la pelle, impossible de les voir toutes et que l’on m’excuse donc les inévitables lacunes de ce compte-rendu. Mais il faut signaler la présence, jamais contestée, d’élus et responsables du FN, la plupart ceints de leurs écharpes : Michel Bayvet, Régis de la Croix-Vaubois, Michel Hubault, Michel de Rostolan, Christian Baeckeroot, Thibaut de La Tocnaye.… Ce dernier, responsable du chapitre de l’accueil de la vie dans le programme du FN, devait expliquer que la principale mesure demandée, et même la plus coûteuse du programme, était celle d’un salaire maternel ou parental. Et puis des prêtres de toutes tendances : soutanes, clergy, habit de dominicain et même des tenues plus soixantedixardes se remarquaient au long du cortège. Les « tradis » de la Fraternité Saint-Pie X, de la Fraternité Saint-Pierre, de l’Institut du Bon Pasteur, de Chéméré (et le père Argouarc’h, que l’on aperçut quelques instants perché sur les hauts rebords du monument de la République) voisinaient avec des prêtres diocésains. Mgr Wach était là avec plusieurs prêtres de l’Institut du Christ-Roi qui faisait partie du comité de soutien officiel de la Marche.

Très remarquée, la présence inattendue de Philippe de Villiers, venu (dit-il) à titre personnel mais avec quelques-uns des cadres de son mouvement : il s’indigna de ce qu’un Hulot appelle à protéger « les mésanges, les passereaux, les dauphins, les requins, les baleines : on pourrait peut-être défendre les petits d’homme ! ». Qu’on arrête de « privilégier la mort » au lieu de « privilégier la vie », dit-il.

On n’oubliera pas non plus la bonne humeur et l’allant de Cécile Edel, animant la marche avec un dynamisme communicatif ; ni les marcheurs venus du Portugal (où l’on vote le 11 février sur l’avortement), de Pologne, de Belgique et d’ailleurs ; ni la dizaine d’associations qui ont rendu l’événement possible grâce à leur coopération autour d’un Patrick Bray (association Rivage) très efficace pour mobiliser les soutiens et les médias.

Et comme il s’agit de se serrer les coudes, les organisateurs ont signalé, alors que la place de l’Opéra, bondée, était encore envahie par ces gens de bonne volonté, le prochain rendez-vous : celui de la Life Parade, avancée en raison des élections au 17 mars pour que la voix de la vie, de la famille et du refus de l’« homoparentalité » puisse être une nouvelle fois entendue.

Cet article de Jeanne Smits a paru dans Présent du 23 janvier 2007.

Marche pour la Vie aux Etats-Unis
Download PDF

Des centaines de milliers de participants, selon le site américain LifeNews.com, ont participé lundi à la Marche pour la Vie qui marque aux Etats-Unis le 34e anniveraire de la jurisprudence Roe versus Wade, avec une certitude commune : l’avortement tue une vie humaine innocente.

La donne a changé avec la défaite des Républicains aux dernières élections mais le mouvement pro-vie américain ne fléchit pas, et les militants invoquent volontiers l’hostilité d’une majorité des Américains à la majorité des avortements légaux. Si tel est réellement l’état de l’opinion il faut assurément en remercier les centaines et milliers de défenseurs de la vie qui font de l’information et de la dissuasion un combat quotidien, et il est à noter qu’ils revendiquent fortement le droit de décrire l’avortement tel qu’il est et de l’appeler par son nom : un crime.

Il faut aussi souligner le fait que la hiérarchie de l’Eglise catholique aux Etats-Unis a constitué un comité pour les actions pro-vie en son sein. Son président, le cardinal Rigali, a voulu souligner les raisons d’espérer : « Le taux et le nombre d’avortements aux Etats-Unis continuent de décroître, spécialement parmi les adolescentes. Un nombre croissant de citoyens en viennent à remettre en cause l’avortement et à reconnaître – comme point de départ pour une conversion plus profonde – qu’il y a quelque chose de radicalement mauvais dans l’avortement et dans le soutien que celui-ci reçoit à travers nos lois . »

« Homophobie » : acception de personnes…
Download PDF

La nouvelle majorité de gauche aux Etats-Unis ne perd pas de temps pour faire avancer la culture de mort, avec, déjà, des propositions en faveur de la recherche sur les cellules souches embryonnaires, des limitations à la liberté de manifester des pro-vie, et des projets d’aggravation des lois anti-homophobes. Ceux-ci ont de bonnes chances d’aboutir dans la mesure où ils bénéficient du soutien de Nancy Pelosi, présidente de la Chambre.

Concerned Women for America (CWA) s’élève contre ces nouvelles lois de police de la pensée qui visent la « prévention des crimes de haine », notamment le projet H.R 254 qui prévoit d’aggraver les peines pour les crimes commis contre des homosexuels.

Rappelant quelques faits divers qui ont récemment ému l’Amérique (un homme est soupçonné d’avoir décapité sa fille de 4 ans ; trois jeunes New-yorkaises sont actuellement en détention pour avoir brutalement battu une jeune fille de 13 ans et, ensuite, avoir posté la vidéo de leur orgie de violence sur internet) CWA note que logique de ce texte aboutirait à condamner plus lourdement les coupables de tels méfaits si leurs victimes avaient été homosexuelles.

Commentaire de CWA :

« H. R. place un groupe d’Américains au-dessus des autres, en créant une classe à part de victimes. Toutes choses étant égales, cela signifie que si une grand-mère de 1,60 m est violemment attaquée dans la rue, elle vaudra moins devant la justice qu’un homme homosexuel de 1,95 m attaqué par le même assaillant. »

Glendon confirmée comme ambassadeur près le Saint-Siège
Download PDF

undefined
Le choix annoncé le 5 novembre dernier par le président George W. Bush de Mary Ann Glendon comme futur ambassadeur des
États-Unis près le Saint-Siège en remplacement de Francis Rooney, nommé en 2005 (cf. americatho.over-blog.com/article-13630677.html), vient d’être approuvé, mercredi soir, 19 décembre, par le Sénat américain, mettant fin au suspense dû à l’opposition de plusieurs
sénateurs, tant républicains que démocrates, au choix du chef de l’exécutif. Des sénateurs républicains reprochaient à ce professeur de droit présidente de l’Académie pontificale des
sciences sociales
, d’avoir été conseiller politique de Mitt Romney, candidat à l’investiture du Parti Républicain pour les présidentielles de 2008, jugé non suffisamment
conservateur sur les questions sociales. Les sénateurs démocrates, désormais majoritaires à la Chambre haute, quant à eux, “chauffés” par l’association Catholics for Free Choice
(un lobby “catholique” pro-avortement condamné par les évêques américains), ne voyaient pas d’un très bon œil cette militante indiscutablement pro-vie. Il ne s’agissait pourtant pas d’une
“nomination” à la Cour suprême, mais plus modestement de la désignation d’un nouvel ambassadeur auprès du Saint-Siège. Les sénateurs ont fini par admettre que l’enjeu n’était pas aussi
considérable que l’affirmaient quelques lobbys ou sites internet. Ils ont donc confirmé, sans opposition et sans guère de brouhaha médiatique, le choix de George W. Bush.
Toutefois, la date de prise de fonction n’a pas encore été précisée.
£ 9 000 pour un bébé sur mesure
Download PDF

Une femme britannique a payé 9 000 livres sterling pour obtenir l’implantation d’un embryon commandé sur mesure auprès d’une banque d’embryons américaine qui permet aux futurs parents de sélectionner leur bébé sur internet. La procédure permet aux candidats « parents » de sélectionner aussi bien le donneur de sperme que la donneuse d’ovule en consultant leurs photos et leurs dossiers médicaux, scolaires et sociologiques, parmi un panel de diplômés d’université. Il suffit alors d’attendre une quinzaine de jours que l’embryon soit fabriqué, puis congelé.

L’entreprise en question s’appelle le « Centre de vie Abraham » et se trouve au Texas : elle a déjà réalisé deux implantations d’embryons en Amérique du Nord.
Cette procédure est interdite au Royaume-Uni mais rien n’empêche des couples d’en profiter à l’étranger.

Soit dit en passant, cela n’est pas un argument recevable pour justifier la légalisation de la procédure là où elle demeure interdite…

Source : ici.

$ 1 000 pour « homophobie »
Download PDF

Un conseiller municipal catholique de Kamloops, British Columbia (Canada) a été contraint de s’excuser auprès d’un couple homosexuel et de lui payer 1 000 dollars pour avoir qualifié les actes homosexuels de « pas normaux et pas naturels » lors d’un conseil municipal en juin dernier.

Les deux hommes en ménage homosexuel, John Olnyck et Greg Koll, avaient porté plainte en août contre John DeCicco, qui s’était exprimé ainsi contre une résolution proclamant la « fierté homosexuelle », non sans avoir vandalisé sa boutique de barbier en bombant les mots « Mort à l’homophobie » sur la porte d’entrée au lendemain de ses déclarations prétendument « homophobes ».

John DeCicco s’est exécuté dans un premier temps en présentant des excuses formelles aux deux hommes mais le tribunal des droits de l’homme du British Columbia a augmenté la pression en déclarant la plainte des deux militants homosexuels recevable : les 1 000 dollars de dommages constituent l’arrangement qui évite de procéder à l’audience, outre un communiqué officiel où il devra avouer que ses propos « n’étaient pas appropriés, et pouvaient blesser certains ».

Source : LifeSite.

Voyage apostolique de Benoît XVI aux États-Unis
Download PDF

undefined
Le premier voyage apostolique de Benoît
XVI
aux États-Unis, se déroulera du 15 au 20 avril 2008 à Washington D.C. et à New York. C’est donc dans la capitale fédérale que le Saint-Père fêtera son 81ème anniversaire (16 avril
1927) et à New York le 3ème de son élection au Souverain Pontificat (19 avril 2005).
Le programme de cette importante visite est désormais arrêté.
Mardi 15 avril : arrivée à Washington.
Mercredi 16 avril : le Saint-Père sera reçu par le président George W. Bush à la Maison Blanche puis rencontrera en soirée tous les évêques américains à
la basilique du Sanctuaire National de l’Immaculée Conception (www.nationalshrine.com/site/pp.asp?c=etITK6OTG&b=106948).
Jeudi 17 avril : le Saint-Père célèbrera une Messe au Nationals Park de Washington (www.washington.nationals.mlb.com/was/ballpark/newstadium.jsp) qui est le grand stade de baseball de la
capitale fédérale. S’ensuivra une rencontre avec les présidents des universités catholiques des États-Unis et avec tous les responsables diocésains en matière d’éducation à la Catholic
University of America
(papalvisit.cua.edu) où il prononcera un discours sur l’éducation. Le Pape rencontrera ensuite des
représentants de différentes religions au John Paul II Cultural Center (www.jp2cc.org).
Vendredi 18 avril : Benoît XVI quitte Washington pour New York : il prononcera un discours aux Nations Unies. Dans la soirée le Pape rencontrera des
responsables engagés dans le travail œcuménique dans une paroisse de l’archidiocèse de New York.
Samedi 19 avril : le Saint-Père célébrera une Messe en la cathédrale St. Patrick de New York pour les prêtres, les diacres et les consacrés. Il
rencontrera des jeunes catholiques au St. Joseph Seminary (www.ny-archdiocese.org/seminary/st-josephs-seminary-dunwoodie).
Dimanche 20 avril : le Pape se rendra à « Ground Zero » puis célèbrera une Messe publique dans le Yankees Stadium (newyork.yankees.mlb.com/index.jsp?c_id=nyy) le grand stade de l’équipe de baseball des Yankees de
New York.
Lundi 20 avril : Benoît XVI quitte les États-Unis pour son voyage de retour.
Des précisions supplémentaires pourront être trouvées sur les sites des archidiocèses de Washington (www.adw.org/news/news.asp?ID=497&Year=2007) et de New York (www.ny-archdiocese.org).
Le logo officiel figurant en tête de cet article a été tout spécialement conçu pour ce voyage apostolique par Donna Hobson qui dirige le département des éditions de la
Catholic University of America.
Pression sur la Pologne
Download PDF

Le Comité officiel des Nations unies, CEDAW, la Convention pour l’élimination de tout forme de discrimination à l’égard des femmes, dont la 37e session est actuellement en cours à New York, passe au peigne fin les politiques des pays membres afin de vérifier si les « stéréotypes » ne continuent pas d’y sévir. Les Etats signataires s’engagent en effet à mettre en œuvre « une politique d’intégration des questions sexospécifiques dans toutes leurs stratégies politiques », le but étant d’instaurer une totale égalité entre hommes et femmes et un semblable accès au marché du travail.

Objectif doublé par la politique européenne qui vise à intégrer 80 % des femmes au marché de l’empoi, tout en parvenant à une répartition équilibrée des obligations entre hommes et femmes…

La lecture, ici, de l’audition de la délégation polonaise, le 16 janvier, et de son interrogatoire par une série d’expertes de différents pays du monde mérite une lecture attentive, tant elle montre le sens des pressions exercées par cette puissante organisation internationale pour promouvoir son programme qui est au fond celui de l’idéologie du genre. Celle-ci repose sur l’idée que les différences entre homme et femme sont d’ordre culturel (et doivent, mais cela n’est pas ouvertement dit ici) être transcendées dans le libre choix de l’orientation sexuelle. On notait ainsi l’insistance de la délégation polonaise à reconnaître « qu’en Pologne les femmes étaient toujours perçues comme responsables du foyer, alors que les hommes sont considérés comme ceux qui subviennent par leur travail aux besoins de la famille ». Et ce spécialement dans les zones rurales, où les femmes manquent d’informations sur leurs droits.

Plusieurs questions posées à la délégation polonaise portent sur l’accès à la contraception (on reproche au gouvernement polonais de ne promouvoir que la régulation naturelle des naissances – à tort d’ailleurs). La déléguée croate devait ajouter une dimension ubuesque à l’interrogatoire en exprimant « sa consternation quant à l’existence de foyers accueillant les mères célibataires ou enceintes ». « Mais qu’en est-il des femmes qui ne sont ni célibataires, ni enceintes, mais qui ont besoin d’une aide ? », a-t-elle demandé.

Outrepassant ses droits théoriques, le Comité, par la voix des expertes, a également posé des questions sur l’accès à l’avortement, sur les médecins qui refuseraient de pratiquer les avortements qui demeurent légaux dans certaines circonstances (sont-ils radiés, demanda la Cubaine). La Croate voulait savoir la quantité d’avortements clandestins : en Pologne le nombre avancé varie selon les sources, tournant autour de 30 000 ou 40 000 par an selon les unes et atteignant jusqu’à 80 000 et même 200 000 selon des ONG (probablement celles qui militent pour la légalisation, NDLR).

C’est en somme une pression continue reposant sur l’idée que légaliser l’avortement est bien et conforme aux normes de la communauté internationale. Selon le site pro-vie LifeSite, la déléguée polonaise répondit que « tout avortement est une tragédie » et que le premier souci de son gouvernement est de créer les conditions qui permettront aux femmes de compter sur l’assistance les assurant de pouvoir concevoir et élever des enfants dans de bonnes conditions. Ces propos sont apparemment transcrits de façon sibylline dans le rapport officiel de la réunion : « Notre problème est que le Gouvernement n’est pas en mesure d’offrir des prestations appropriées aux femmes seules, enceintes et isolées, a-t-elle indiqué. »

On reste tout de même pantois devant les questions agressives posées – par exemple – par l’experte chinoise ou cubaine dont les compatriotes féminines vivent dans des conditions autrement plus condamnables…

Veronica Connolly, handicapée, pro-vie, risque la prison
Download PDF

Cela se passe non pas en Chine, mais au Royaume-Uni, et la protagoniste de cette histoire se nomme Veronica Connolly, et non Guen Guangcheng. Et elle n’est pas aveugle, comme lui, mais clouée dans son fauteuil roulant. Cette grand-mère catholique de 50 ans sera entendue mardi devant la Haute Cour de Londres qui examinera l’appel de sa condamnation en première instance pour avoir envoyé des photos d’avortements à des pharmacies commercialisant la pilule du lendemain. Les premiers juges l’avaient estimée coupable d’envoi de publications « offensantes », et avaient prononcé une amende à son encontre.

S’estimant justifiée en conscience Veronica Connolly avait refusé de s’acquitter de la somme, ce qui la rend passible d’une peine de prison – qu’elle est d’ailleurs prête à accomplir, a-t-elle déclaré à The LifeLeague, l’association pro-vie au sein de laquelle elle milite.

Elle avait été condamnée en première instance en mai, le même jour qu’Edward Atkinson et pour le même motif : celui-ci avait envoyé des photos de fœtus avortés à des employés du Queen Elizabeth Hospital. Récidiviste, Atkinson, 74 ans, était condamné à 500 livres d’amende et quatre semaines de prison, plus deux encore pour avoir refusé de payer une première amende de 500 livres prononcée en 2002. La condamnation de mai dernier était assortie d’une période de cinq ans de placement sous contrôle judiciaire pour agissements anti-sociaux, sous peine de cinq ans d’emprisonnement en cas de nouvelle récidive.

A cette occasion, l’hôpital Queen Elizabeth dont il dépend l’avait en outre radié d’une liste d’attente pour une chirurgie de remplacement de la hanche, établissant une interdiction de tout soin à son encontre, hormis les interventions d’urgence.

Cela se passe au Royaume-Uni, pas en Chine…

Source : ici (attention, photos en première page).

La Marche pour la Vie américaine : “Silent no more”
Download PDF

La Marche pour la Vie qui se déroulera à Paris ce dimanche (place de la République, 14 h 30) sera comme l’écho d’un rassemblement similaire organisé depuis Roe versus Wade au mois de janvier outre-Atlantique. Pour la cinquième année consécutive, rassemblées sous la bannière « Silent no more » (plus jamais silencieuses) des centaines de femmes qui regrettent d’avoir avorté participeront aux événements pro-vie organisés à Washington. 35 d’entre elles – dont une en compagnie de son mari – prendront la parole lundi soir devant la Cour Suprême pour dire la douleur physique, psychologique et morale qu’elles ont vécue à la suite d’un acte qui leur avait été décrit comme anodin. Vingt autres rassemblements de ce genre seront organisés pendant la deuxième quinzaine de janvier à travers les Etats-Unis.

Le but de ces manifestations ? Montrer que le « droit à l’avortement » n’apporte aucun bien à la femme, mais seulement des regrets et un cortège de problèmes (suicide, déprime, toxicomanie, divorce, etc.) de plus en plus précisément décrits aux termes d’enquêtes indépendantes.

http://www.lifenews.com/nat2879.html

Chen Guangcheng, Ségolène Royal : un communiqué de “Rivage”
Download PDF

« Que lors de son voyage, Ségolène Royal prenne des nouvelles d’un militant anti-avortement chinois lourdement condamné a de quoi laisser pantois. La candidate socialiste, collègue de Véronique Neiertz qui instaura une loi répressive à l’encontre des militants pro-vie français ne manque décidément pas d’air (ce qui peut se comprendre du haut de la Muraille de Chine).

« Les associations du Respect de la Vie, qui organisent la manifestation du 21 janvier prochain à Paris (14 h 30, place de la République) ne sont pas dupes. En effet, lorsque des militants pacifiques ont été condamnés en France, on n’a pas entendu Mme Royal protester. Mais l’attitude de cette dernière, qui leur fait aujourd’hui indirectement du pied à quelques mois des élections, montre qu’elle a parfaitement compris que de nombreux Français, opposés à l’avortement, ne trouvent plus aujourd’hui en France de parti ouvertement pro-vie. Et que si les associations du respect de la vie et la CNAFC appellent ainsi à manifester, en grand nombre, c’est qu’elles représentent une force non négligeable et de nombreux électeurs potentiels. »

Patrick Bray
Rivage, BP 43844, Tours cedex 1, tél. 02 47 20 10 71.

Source : www.present.fr.

Chine : Chen Guancheng toujours persécuté
Download PDF

La cour d’appel de Linyi City en Chine vien de confirmer la condamnation de Chen Guangcheng, l’avocat aveugle militant contre les avortements et stérilisations forcés dans le province orientale de Linyi, à quatre années de prison. Chen n’était pas poursuivi dans le cadre de son combat pour la vie mais s’était vu poursuivre pour dégradations de biens publics lors d’une manifestation à laquelle il n’avait même pas participé.

La cour a estimé que toutes les preuves invoquées contre l’avocat en première instance étaient « irréfutables » et que par conséquent la décision du tribunal du peuple de Yinan était justifiée : à cette occasion, les avocats désignés par le prévenu avaient été détenus pendant l’audience et ses deux avocats commis d’office ne connaissaient pas l’affaire.

Devant la Cour, les avocats de Chen ont pu plaider mais deux témoins clef avaient disparu avant l’audience et un troisième a été détenu par les autorités locales, selon certaines informations.

Source : ici.

L’évêque de Fatima prêche pour la vie
Download PDF

Merci au Salon beige qui signale le pèlerinage pro-vie qui s’est déroulé à Fatima pour le premier « treize » de l’année à l’approche du référendum portugais sur l’avortement . Après la messe du vendredi soir, une nuit d’adoration pour le respect de la vie a réuni plusieurs centaines de personnes. Samedi 13 janvier, le nouvel évêque du lieu (ancien élève et ami de Benoît XVI), don Antonio Marto, a prononcé l’homélie qui suit. Elle mérite à mon sens d’être connue et j’en propose cette rapide traduction.

Soyez les sentinelles de la dignité et de l’avenir de la vie

Vous êtes bénie, et le fruit de vos entrailles est béni !

L’Evangile d’aujourd’hui offre à notre contemplation le mystère joyeux de la Visitation de Notre Dame à sa cousine Elisabeth. C’est le mystère de la communication et de l’accueil mutuel entre deux femmes enceintes et entre trois générations (Elisabeth, plus âgée, Marie, plus jeune et les enfants à naître).

Chacune de ces femmes porte avec elle un secret difficile à communiquer et en même temps, difficile à tenir caché : le secret le plus intime et le plus profond dont une femme puisse faire l’expérience sur le plan physique-psychique : l’attente d’un fils.

Marie se dirige « en hâte » à la rencontre d’Elisabeth, non seulement pour aider mais aussi pour recevoir de l’aide. Quand les deux femmes se rencontrent, il se produit une explosion de joie.

Elisabeth entendit la salutation de Marie et immédiatement l’enfant tressaillit en son sein. Sur un bas-relief de la sainte maison de Lorette, nous pouvons contempler l’affectueuse étreinte et une salutation pleine de tendresse et de profond enthousiasme, disant pour ainsi dire : « Courage ! Je te comprends. N’aie pas peur ! Moi aussi je m’apprête à avoir un enfant. »

Elisabeth se sent comprise au plus profond d’elle-même et sa crainte se transforme en joie. Au même moment, elle comprend le secret de Marie : « Tu es bénie et le fruit de tes entrailles est béni », ou, d’une autre façon : « Tu es bénie et le Seigneur qui se manifeste dans le fruit de tes entrailles es béni : » Marie aussi se sent comprise, accueillie, reconnue, aimée.

Et du registre humain, elles passent à la communication de la foi qui les unit et à la louange pour les dons que Dieu réalise en elles et à travers elles. Elles contemplent leur mission de femmes et de mères et celle de leurs fils à la lumière du grand dessein de Dieu en faveur de l’humanité.

Voici donc deux femmes qui se rencontrent dans la perspective de la construction de la vie et du service de l’humanité.

Contempler la merveille et le mystère de la vie humaine naissante

Ce cadre de la Visitation est un appel à contempler et à méditer la merveille et le mystère de la vie humaine naissante. Qui ne voit ici reflétée, en un sens, cette expérience unique vécue par les parents qui engendrent un enfant ? Depuis la profonde émotion, quand la mère se rend compte de sa grossesse, à l’accompagnement de la gestation où elle sent les battements du cœur et les premiers mouvements de l’enfant, jusqu’au mélange d’angoisse et d’espérance alors qu’approche l’accouchement ; et pour finir, le sentiment d’émerveillement et d’étonnement quand ils se penchent sur lui, le contemplent et se trouvent face à ses traits uniques, qui grandirent cachés dans le sein maternel et voient aujourd’hui la lumière du jour.

Même en sachent qu’il est le fruit de leur fécondité et de leur amour, les parents accueillent l’enfant comme un don confié à leur sollicitude, et non comme une chose ou un objet dont ils seraient propriétaires et dont ils pourraient disposer arbitrairement.

Quel est le secret ultime de cette nouvelle vie orientée vers l’épanouissement dans la fleur de la conscience et la gloire de la liberté ? A la lumière de la foi chrétienne, la génération de l’être humain plonge ses racines dans le mystère de Dieu Créateur, source de toute vie. Ce n’est pas le simple produit du hasard irrationnel, et dépourvu de sens, de l’évolution. Elle porte en elle la marque de la créature « à l’image de Dieu ». « Chaque enfant qui naît nous apporte le sourire de Dieu et nous appelle à reconnaître que la vie est un don venant de Lui, à accueillir avec amour et à protéger toujours et à chaque instant » (Benoît XVI).

N’importe quel homme ou femme de bonne volonté, même s’il ne croit pas, a l’intuition que dans la vie humaine qui naît il y a une valeur sacrée, qui inspire le respect et peut être perçue à la lumière de la raison. Un non-croyant comme Umberto Eco affirme : « J’estime que la naissance d’un enfant est une chose merveilleuse, un miracle naturel que nous devons accepter ! » Et dans cette même logique, un autre philosphe italien, Norberto Bobbio, laïc et socialistr, affirme que la défense de la vie humaine, avant et après la naissance, est « une cause progressiste, démocratique et réformiste » qu’il ne faut pas laisser aux seuls croyants.

L’acceuil, le soin et la protection de l’enfant dans sa gestation et de la mère qui l’engendre

Nous constatons avec satisfaction que la sensibilité s’accroît en ce qui concerne la protection des enfants, des conditions dignes pour la maternité, et l’égalité entre les êtres humaine, et la défense et la protection de l’environnement. En même temps croît dans le monde entier l’opposition à la peine de mort et à la torture. Mais, paradoxalement, nous assistons à une banalisation croissante de l’avortement qui provoque la mort silencieuse d’un être humain silencieux, sans défense et innocent.

Pourquoi cette dévalorisation de la vie humaine naissante, sur l’échelle des valeurs ? Comment a-t-il été possible dans notre culture, qui se réclament autant d’humanisme, de mettre la liberté humaine en opposition avec la vie humaine ? Pourquoi cette distinction discriminatrice entre êtres humains déjà nés et les enfants à naître, en gestation ? Pourquoi ne nous arrêtons-nous pas dans la contemplation et la réflexion devant le moment lumineux du commencement de la vie humaine que les nouvelles techniques mettent aujourd’hui devant nos yeux ? Pourquoi ce contraste impressionnant entre un grand intérêt pour l’écologie de la nature et le peu d’intérêt pour l’écologie de la vie de l’être humain à l’état d’embryon ? Ce sont des interrogations qui donnent à penser !

Le phénomène de l’avortement comme plaie sociale est le symptôme d’un mal-être plus profond de la culture et de la civilisation, de la société elle-même. Il désigne une vision matérialiste qui réduit le concept de vie humaine à un simple produit ou matériau biologique ; c’est une vision pragmatico-utilitariste qui relègue absolument la sensibilité morale au-delà des frontières des coûts, du bien-être, du confort, etc. Et alors, notre société devient simultanément fragile (face aux problèmes de la vie) et « dure » (dans les solutions drastiques) en fonction d’une logique utilitariste et concurrentielle.

Nous n’ignorons pas, nous ne pouvons ignorer que souvent, la décision d’avorter est le fruit de grandes souffrances et angoisses (sans oublier les pressions), et qu’elle est un véritable drame pour beaucoup de femmes. Mais nous pensons qu’à un drame on ne doit pas répondre par un autre drame : celui de détruire une vie humaine qui se développe et qui est l’élément le plus fragile de tout ce processus. La réponse véritablement humaine et humaniste à ce drame est un projet solidaire, galvanisant toutes les ressources de la société civile et de l’Etat, pour offrir toute la sollicitude, tout l’accueil et la protection d’ordre social, économique et psychologique aussi bien à l’enfant à naître qu’à la mère qui l’engendre. Nous ne pouvons considérer l’un sans l’autre ; et encore moins opposer l’un à l’autre. La libéralisation de l’avortement, même maquillée sous la forme juridique de la dépénalisation, n’est pas la réponse digne et juste. C’est une fuite en avant, pour ne pas attaquer le problème à la racine. Ce n’est pas un chemin de progrès, d’avenir et de liberté.

Tout cela exige un sursaut et une mobilisation des consciences pour une Nouvelle Alliance entre la Liberté, la Vie et l’Amour – indissolublement unis – et pour une action solidaire. Comme le dit le poète latino-américain Oscar Campana :

S’il n’a pas un chemin qui nous porte,
Nos mains l’ouvriront ;
Et il y aura de la place pour les enfants,
Pour la vie et la vérité,
Et ce lieu sera à tous
Dans la justice et la liberté.
Si quelqu’un se lève, écoutez,
Nous serons deux pour commencer !

Que cet appel du poète éveille, dans la société et dans les communautés chrétiennes, la volonté de donner une aide concrète aux femmes qui se trouvent dans des situations dramatiques et donner un accueil aux bébés qui naissent dans des situations défavorables.

Avec humilité, mais fermement, nous continuerons de proclamer la valeur immense de la vie humaine. La défense de la vie avec les moyens de la paix, avec conviction et par le témoignage, avec les moyens d’une démocratie plurielle, est une dette d’honneur pour l’avancée de notre civilisation ordonnée à un humanisme intégral et solidaire. A vous tous je confie, donc, une mission : soyez les sentinelles de la dignité et de l’avenir de la vie humaines dans toutes ses phases et dans toutes les circonstances, depuis son premier instant jusqu’à sa mort ! N’ayez ni peur ni honte d’être les champions de la sympathie, de l’estime et de l’amour pour toute la vie humaine !

Sainte Mère du Rédempteur et Mère spirituelle de l’humanité :

Nous t’adressons avec confiance notre prière, pour que se développe dans les consciences, surtout sur notre continent européen, le respect sacré pour la vie de chaque être humain, dans toutes ses phases, depuis son premier instant jusqu’à sa mort.

L’Evangile nous dit que, à ta salutation, l’enfant tressaillit de joie dans le sein d’Elisabeth.

Nous nous demandons devant toi : les enfants d’Europe tressaillent-ils de joie dans le sein de leurs mères ?

Sautent-ils tous de joie avec l’espérance d’une vie qui naît de l’amour qui les accueille, de la tendresse que les reçoit ? Qui reçoit même ceux d’entre eux qui pourraient venir au monde avec difficulté, dans des situations difficiles pour la famille.

Est-elle présente chez les enfants d’Europe, qui se trouvent dans le sein maternel, cette espérance que nous leurs préparons un avenir d’amour, d’accueil, de paix ?

C’est cela qui trouble notre courage, ô Marie, que de penser à cette Europe qui vieillit, à cette société faste mais désenchantée, qui a peur de vivre et de donner la vie.

Fais, ô Mère, que ce tressaillement de joie dans le sein maternel soit pour tous un tressaillement d’espérance et de confiance en l’existence d’une humanité bonne, saine et courageuse ; en l’existence de pères et de mères capables de recevoir les enfants avec amour ; qu’il y ait, là où se trouve une situation difficile, aussi des communautés chrétiennes et des sociétés disposées à prendre soin de l’avenir de ceux qui vont voir la lumière du jour.

Fais, ô Marie, que l’Europe ne regarde pas seulement vers le passé, qu’elle ne pense pas seulement à survivre dans un monde de vieux, mais qu’elle dirige ses yeux, avec joie, confiance et générosité, vers un avenir plein de nouvelles vies humaines.

Et pour cela, ô Marie, enseignez-nous à vivre notre vie avec sérénité ; à faire joyeusement les sacrifices quotidiens, à accepter avec joie les petits renoncements qui trempent le corps et l’esprit et donne du goût à l’existence ; à être solidaires avec ceux qui souffrent les angoisses de la vie.

Nous nous confions à toi, nous voulons nous laisser conduire par toi ; ton Cœur tendre et maternel, ton Cœur Immaculé nous inspirera d’aimer, de protéger, de défendre et de servir la vie, la paix et la justice dans toute l’humanité. Amen !

Antonio Marto, évêque de Leiria-Fatima, Sanctuaire de Fatima, 13 janvier 2007.

Source : ici .

EWTN va de nouveau télédiffuser une Messe selon la forme extraordinaire
Download PDF
Pour la deuxième fois depuis le 14 septembre dernier (americatho.over-blog.com/article-11858517.html), Eternal World Television Network (www.ewtn.com) télédiffusera en direct, ce samedi 15 décembre, la Messe du jour, dite « Rorate »
Latin-Mass-12-15-07.jpg
– Messe votive célébrée en
l’honneur de la Bienheureuse Vierge Marie pendant le temps de l’Avent – depuis le sanctuaire du Très-Saint Sacrement de Hanceville (Alabama). Elle sera
télévisée en direct à 8 h du matin (heure locale) puis rediffusée en différé le même jour à 16 h et dimanche à midi.
C’est l’abbé John Berg, supérieur général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre (www.fssp.com) qui célébrera les Saints
Mystères et délivrera l’homélie. Il sera assisté de prêtres et de séminaristes du Our Lady of Guadalupe Seminary, le séminaire de la FSSP de Denton (Nebraska).
En outre, l’abbé John Berg sera reçu la veille dans le programme de Raymond Arroyo, The World Over Live, d’EWTN, et traitera du
motu proprio Summorum Pontificum, de la Messe traditionnelle et des sessions de formation à la forme extraordinaire organisées avec succès par la FSSP aux
États-Unis.

PS : merci à Christophe (Île-de-France) et à Xavier (Californie) de m’avoir alerté…

Les chercheurs veulent des chimères
Download PDF

Le gouvernement britannique s’apprête probablement à interdire toute création d’embryons hybrides mélangeant du matériel génétique humain et animal. Cette décision devrait marquer la conclusion d’une consultation menée par le Département de la Santé à propos des changements projetés de la législation britannique sur la fertilité : 340 des 535 réponses au questionnaire soumis mettaient même l’accent sur cette question des hybrides, 80 % d’entre elles se montrant très opposées.

Bonne nouvelle ? Cette affaire démontre seulement que le public est moins enclin que les instances de recherche et de gouvernement à accepter les aberrations les plus évidentes, et que les pouvoirs publics préfèrent parfois ne pas outrepasser ces sentiments. Mais de nombreux scientifiques britanniques se sont indignés de cette pusillanimité, d’aucuns assurant même que les résultats de l’enquête avaient été faussés par la pression indue de groupes conservateurs.

On apprend ainsi que la prestigieuse revue Nature affirme dans son dernier éditorial, le 4 janvier, que de toute évidence, il est nécessaire de produire des embryons hybrides, et qu’il appartient aux scientifiques de présenter l’affaire au public de manière plus « nuancée ». Quant aux chercheurs, ils se répandent en affirmations catastrophistes, assurant que des centaines de milliers de patients souffrant de maladies du système nerveux pourraient ne pas avoir accès à des traitements capables de sauver leurs vies si l’on interdit l’expérimentation sur les embryons hybrides.

C’est le mode opératoire habituel du lobby des apprentis sorciers : faire croire que toute entrave à la recherche, à n’importe quelle recherche, équivaut à la signature d’arrêts de mort pour un nombre incalculable de malades. C’est ce que l’on met en avant pour la recherche sur les cellules souches embryonnaires, qui n’ont jamais soigné personne, alors que la recherche sur les cellules souches « éthiques », prélevées sur le malade lui-même, sur le cordon ombilical ou dans le liquide amniotique, se révèlent déjà riches de potentiel thérapeutique.

Source : ici, via BioEdge.

Nigéria : le préservatif ne protège pas du sida…
Download PDF

Le cardinal Anthony Olubumni Okogie, archevêque de Lagos, vient de condamner la prochaine construction d’une usine de fabrication de préservatifs à Yenagoa, fruit de l’accord entre le gouvernement Nigérian et une ONG des Etats-Unis, Family Health International. Son message de voeux pour le Nouvel An précise :

« Le préservatif, on le sait très bien, n’offre pas une protection sûre contre le virus du sida. Il est largement admis aujourd’hui que le moyen de protection le plus sûr face au sida est l’abstinence. »

Pour le cardinal, l’usage du préservatif encourage « l’immoralité, le sexe à la demande, la promiscuité, l’irresponsabilité et la prostitution », ainsi qu’il l’avait fait savoir il ya un an lors de l’ouverture de négociations entre le gouvernement de son pays et l’ONG américaine. Il ajoutait que « l’utilisation du préservatif contredit sciemment et intentionnellement les fins du mariage, à savoir la procréation : elle dit non aux enfants et oui à la promiscuité ».

Sources : ici,

Cellules du cordon contre la leucémie
Download PDF

Présent daté du 9 janvier reproduit une dépêche de l’AFP relatant le cas d’une fillette sauvée d’une leucémie à la suite d’un traitement à partir du sang prélevé sur son propre cordon ombilical, congelé lors de sa naissance il y a six ans. Olivier Figueras commente : « A l’heure où de nombreux scientifiques se prononcent en faveur de l’emploi de cellules souches embryonnaires, et, pour faire court, du “bébé-médicament”, les hésitations des médecins et la réalité de cette guérison, après un traitement lourd, sont particulièrement parlantes. Comme l’est aussi le délai de publication d’une affaire qui remonte à trois ans… »

La transfusion sanguine avait en effet été décidée il y a trois ans, rapporte la revue américaine Pediatrics de janvier. La fillette, avait alors déjà subi les traitements « classiques », comprenant une chimiothérapie qui avait abouti à une rechute, et un retraitement dix mois plus tard. On décida alors non seulement de procéder à une chimio encore plus agressive et une irradiation complète, mais de recourir à une greffe sanguine. Aucun donneur compatible n’ayant pu être trouvé parmi ses proches, le Dr Ammar Hayani a décidé d’utiliser le sang du cordon que les parents de la fillette avaient décidé de faire stocker à sa naissance.

« Il y a une forte chance que la procédure ait sauvé sa vie. Elle est en rémission et a une excellente chance de guérison », a précisé le médecin, ajoutant que le bénéfice du traitement était bien supérieur à celui constaté lors de l’utilisation de cellules souches provenant de donneurs.

La pilule du lendemain ne réduit pas le nombre de grossesses non désirées
Download PDF

Aux termes d’une méta-étude conduite par Elizabeth Raymond, James Trussell et Chelsea Polis, chercheurs universitaires dans le domaine de la population et de la « santé reproductive », un meilleur accès à la « contraception d’urgence » – aussi appelée pilule du lendemain – n’a d’effet ni sur le nombre des grossesses non désirées, ni sur les taux d’avortement. Cela ressort de l’ensemble des 23 études retenues pour la méta-analyse, qui portaient à la fois sur des statistiques randomisées, des observations de cohortes et le suivi d’interventions politiques ou sociales.

Le seul effet visible lié à l’accès plus facile à ces pilules surdosées qui doivent être prises dans les 72 heures d’un rapport « non protégé » pour éviter l’ovulation, ou à défaut, en cas de fécondation accomplie, la nidation, est, aux termes de 22 de ces études sur 23, leur utilisation plus fréquente (« améliorée », comme le dit leur étude, parue dans le numéro de janvier du Journal of Obstetrics & Gynecology).

Les chercheurs, qui ne sont pas personnellement défavorables à l’avortement et qui ont pu, précédemment (c’est le cas de Trussell), militer pour un meilleur accès à la pilule du lendemain afin d’éviter des grossesses non désirées et des avortements cliniques, avouent ne pas pouvoir donner une explication au phénomène.

La conclusion du résumé de leur étude précise ainsi : « Des recherches approfondies sont indispensables pour expliquer ce constat et pour définir les meilleures manières d’utiliser la contraception d’urgence en vue d’obtenir un bénéfice pour la santé publique. »

En effet, l’étude n’aboutit pas à autre chose qu’un constat d’échec sur toute la ligne : alors même que la pilule du lendemain progresse aucun de ses bienfaits annoncés ne peut être constaté, et ce dans dix pays observés par des chercheurs peu suspects de préjudice défavorable.

Rappelons qu’en France, c’est Ségolène Royal qui a rendu possible l’administration de la pilule du lendemain, surdosée en hormones et potentiellement abortive, à des adolescentes dans le cadre des infirmeries scolaires et à l’insu de leurs parents. Cétait en 2000.

L’avortement tue… au Portugal
Download PDF

L’avortement tue aussi la mère parfois : c’est même l’un des arguments du lobby de la légalisation qui invoque les statistiques des décès et complications liés aux avortements clandestins pour donner mauvaise conscience aux pro-vie.

Cela n’empêche pas le même lobby de faire de la publicité pour des méthodes d’auto-avortement très dangereuses. Ce fut le cas au Portugal, où Rebecca Gomperts, invitée à une émission de télévision alors que son bateau-avortoir, « Women on Waves », mouillait en 2004 dans les eaux internationales au large de Lisbonne, interdit d’entré dans les eaux territoriales. Elle conseillait alors aux femmes portugaises qui n’ont pas accès à l’avortement d’avaler du misoprostol, molécule assocée à la mifégyne (RU-486) pour faire aboutir un avortement chimique. Cet anti-ulcéreux est vendu en pharmacie sur ordonnance.

Depuis il y a eu des accidents au Portugal : alors que le référendum sur la légalisation de l’avortement approche le Pr Luis Graça, président du collège des gynécologues-obstétriciens de l’Ordre des médecins a rappelé qu’une jeune Portugaise de 14 ans est morte récemment pour avoir avalé une dose massive de Cytotec en vue de se débarrasser de l’enfant qu’elle portait.

Les effets secondaires de ce médicament sont des vomissements, la diarrhée aiguë et la rupture de l’utérus, et il ne doit pas être pris sans prescription médicale…

Le lobby de l’avortement cherche-t-il vraiment le bien des femmes en faisant des recommandations aussi irresponsables ?

Source : ici.

Décrets bioéthiques
Download PDF

Deux ans après le vote des lois bioéthiques qui autorisaient le principe de la recherche sur des embryons humains obtenus in vitro, un décret d’application de ces textes vient de paraître au Journal officiel pour traduire en acte le nouveau « droit » de sélectionner des « bébés-médicaments ». « La démarche clinique », se félicite Hervé Chabaud, dans L’Union, est « strictement encadrée » : et donc, « la polémique est inutile », l’idée de fabriquer un enfant capable de soigner son frère ou sa soeur gravement malade « répond à une éthique de la responsabilité et de l’amour validée par la loi ». Circulez, il n’y a rien à voir. Un décret sacro-saint a nommé le mal bien, l’homme a affirmé sa toute-puissance tout en se parant des atours de la vertu et de la compassion. C’est le cadeau de Noël offert samedi dernier par le gouvernement Villepin… à qui ?

Eh bien non, cela n’est pas supportable. Une première forme de diagnostic préimplantatoire (DPI) légalisée en 1994 sous la pression du Téléthon, avec son décret d’application pris quatre ans plus tard, a autorisé le tri embryonnaire (après une stimulation ovarienne et la « fabrication » d’embryons multiples) pour mettre au rebut les porteurs de tares génétiques et ne réimplanter qu’un enfant sain. C’est cet eugénisme d’autant plus contestable qu’il est « strictement encadré », comme dirait Chabaud, et donc organisé et justifié par la loi, qui dérivera désormais vers une sélection encore plus féroce des enfants à naître. D’après les chiffres officiels, trois centres de DPI sont actuellement agréés en France, où l’on assure 150 DPI par an (sur combien de séries d’embryons ?) « pour 30 naissances », souligne l’Agence française de biomédecine. Et combien de morts ?

Ce DPI pourra désormais se doubler d’une deuxième procédure, d’un deuxième test à franchir pour ne pas finir à la poubelle : l’embryon devra être non seulement sain, mais « compatible » avec le frère ou la soeur gravement malade, qu’une fois né, il servira à soigner soit par le sang placentaire au moment de l’accouchement, soit par un don de moëlle osseuse ou au prélèvement de cellules souches sanguines. Il sera utilisé, qu’il le veuille ou non – et personne ne crie à l’exploitation…

Pour mieux faire avaler la pilule, le Pr René Frydman (« père » d’Amandine, premier bébé-éprouvette) a suggéré de ne plus parler de « bébé-médicament » mais de « bébé- docteur » : comme si le tout-petit rescapé de la sélection y était pour quelque chose. Plus perfide encore, le gouvernement avait choisi d’anesthésier les consciences en parlant de « bébés du double espoir », précisément en raison de la double barrière à franchir pour échapper à l’absence totale d’espoir de vie pour les non-conformes.

Un autre décret paru le 23 décembre dernier et porté à une plus large connaissance du public en la fête des Saints Innocents précise les conditions du don de gamètes, de la conservation des embryons et de leur utilisation dans le cadre d’expériences destructrices en cas de défaut de « projet parental ». Généthique.org précise que les textes placent sous le contrôle de l’Agence de la biomédecine, et non plus d’une commission sous tutelle du ministère de la Santé, les pratiques du diagnostic prénatal, de l’assistance médicale à la procréation (AMP) et du don de cellules sexuelles. Il revient également à l’Agence de la biomédecine de veiller aux « déplacements transfrontaliers d’embryons humains conçus in vitro et conservés par congélation ». A ce propos, Généthique rappelle que le conseil d’orientation de l’Agence de la biomédecine est présidé par Alain Cordier, ancien président du directoire de Bayard Presse… l’ex « Bonne Presse ».

Dans l’indifférence quasi générale, la France s’enfonce dans le Meilleur des Mondes.

Source : Présent.

Pas de baiser pour l’enfant Jésus…
Download PDF

Le curé de la paroisse portugaise de Arouca et Santa Eulalia – un jeune prêtre – a étonné ses ouailles venues pour la messe de la Nativité : contrairement à l’habitude, il ne leur a pas tendu l’image du petit Jésus de la crèche à la fin de la célébration afin que tous puissent l’embrasser. Il s’en est expliqué en arguant de la proximité du référendum sur l’avortement qui se déroulera le 11 février prochain : le père Joao Pedro Bizarro a voulu qu’ils réfléchissent aussi bien aux nombreuses mères qui ne n’embrassent pas le petit enfant qu’elles ont porté dans leur sein, pour cause d’arrêt de la grossesse par l’avortement, et aux tout-petits eux-mêmes qui ne seront jamais embrassés, pour avoir été « assassinés » avant leur naissance.

Le prêtre n’a pas voulu invoquer des arguments reposant sur des présupposés religieux, philosophiques ou scientifiques, mais faire appel à la conscience de ceux qui vont voter dans moins d’un mois et demi. Il a voulu montrer que l’affaire n’est pas excusivement religieuse ou simplement politique, mais profondément humaine, touchant à l’intime conscience des personnes.

Source : ici.

Au fond, il a voulu secouer ses paroissiens alors que tant de journaux et de moyens de communication portugais prennent le parti de la culture de mort.

Le premier devoir de l’Etat
Download PDF

Et au Portugal, où l’on votera le 11 février à l’appel des socialistes pour faire de l’avortement un droit, l’évêque de Funchal, Don Teodorio de Fario rappelait mardi : « Notre temps est moralement un temps de décadence, une grande décadence. De façon particulière, les pays riches, les pays qu’on appelle développés, les pays qu’on appelle démocratiques, veulent avoir le pouvoir sur la terre et dans le ciel. Et le Ciel ? Ils l’ont fermé. Ils veulent vivre comme si Dieu n’existait pas. (…) Le premier devoir de l’Etat est de protéger la vie, la vie des citoyens, parce que le premier droit fondamental est celui de vivre. Et l’Etat qui ne protège pas la vie de ses citoyens cesse d’être un Etat – parce que tous les autres droits viennent après celui-là. »

Source : www.present.fr.

Portugal : les hôpitaux catholiques résistent à l’avortement
Download PDF

Même si l’avortement devait devenir légal au Portugal après un « oui » au référendum du 11 février, les hôpitaux des Miséricordes, établissements catholiques qui « doivent obéissance aux titulaire du diocèse où ils sont situés » refuseront d’en pratiquer. La décision de dire « rondement non à l’avortement a été prise et elle vaut pour l’avenir », a déclaré une source de la Conférence épiscopale portugaise.

On s’attend à ce que les évêques fassent à ce propos des déclarations de rappel dans chaque diocèse, quelle que soit la confiance dont ils gratifient les responsables de ces établissements. Le directeur de la Santa Casa de Misericordia de Vila Verde a précisé qu’il n’avait nullement besoin de ce rappel, pas plus que les 18 autres « Miséricordes » disposant d’un service de chirurgie, tout en expliquant qu’il est normal que les évêques peuvent, « de manière formelle ou informelle, rappeler que les Misericordias ont des valeurs fondamentales dont elles ne peuvent s’écarter fût-ce d’un millimètre ».

Source : ici.

ONU : le Vatican ne signe pas la convention sur les handicapés
Download PDF

Le représentant du Vatican à l’ONU a refusé de signer la Convention sur les droits des personnes handicapées en expliquant qu’il ne pouvait apporter le soutien du Saint-Siège à un texte qui, pour la première fois, officialise les termes de « santé reproductive », que le Vatican combat pied à pied dans toutes les négociations internationales de textes concernant les droits des personnes.

C’est l’article 25 cité plus bas qui exige la protection de la « santé sexuelle et génésique » des personnes handicapées (sexual and reproductive health en anglais), des termes que le lobby de la culture de mort cherche à imposer de façon récurrente dans les instruments internationaux parce qu’elle les fait recouvrir le droit au libre accès à la contraception et à l’avortement.

Certes, une quinzaine d’Etats ayant voté la Convention ont formulé des réserves explicites, précisant qu’un aucun cas les termes employés ne devaient être entendus comme recouvrant le droit à l’avortement légal, ce qui complique un peu la tâche de ceux qui les utilisent précisément à cette fin. Il s’agit, outre le Vatican et les Iles Marshall, des Etats-Unis, du Canada, du Pérou, du Honduras, de l’Ouganda, de l’Egypte, de l’Iran, du Nicaragua, de la Libye, du Costa Rica, des Philippines, de la Syrie et d’El Salvador.

Mgr Celestino Migliore, représentant du Saint-Siège, ne s’est pourtant pas contenté de cette restriction explicite, commentant :

« Nous nous sommes opposés à l’inclusion d’une telle phrase dans cet article parce que dans certains pays, les services de santé génésique comprennent l’avortement, niant ainsi le droit inhérent à la vie de chaque être humain affirmé dans l’article 10 de la Convention. (…) Il est assurément tragique que, là où un défaut du foetus est une condition ouvrant droit à la proposition ou à la pratique de l’avortement, c’est précisément la Convention qui a été élaborée pour protéger les personnes handicapées face à toute discrimination par rapport à leurs droits, puisse être utilisée pour dénier le très fondamental droit de vivre de personnes à naître handicapées. »

En d’autres termes, le Saint-Siège ne signera que lorsque le droit de vivre des handicapés affirmés dans l’article 10 sera respecté par toutes les parties.

Source : ici.

L’ONU contre l’euthanasie par omission…
Download PDF

La nouvelle Convention sur les droits des personnes handicapées signée dans le cadre de l’ONU la semaine dernière est critiquable à certains égards, mais elle comporte au moins une disposition qui mérite d’être signalée avec intérêt. Son article 25 engage les Etats Parties à empêcher « tout refus discriminatoire de fournir des soins ou services médicaux ou des aliments ou des liquides en raison d’un handicap ». C’est l’interdiction par un instrument international de la mise à mort lente infligée à Terri Schiavo, la jeune femme américaine morte l’an dernier quelques jours avant Jean-Paul II à la suite de l’arrêt de son alimentation artificielle, qui se trouvait être le seul soin dont elle bénéficiait. Un soin ordinaire, de ceux qu’on ne refuse que lorsqu’ils sont devenus totalement inutiles à la survie ou démesurément pénibles.

Source : ici.

Traduire le site »