Profanations et assassinats en haine de la foi dans le Paris de la commune

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En ce 24 mai, le blogue du Mesnil-Marie nous rappelle que nous commémorons le 140e anniversaire du martyre de Mgr Darboy, archevêque de Paris, assassiné par les communards.
Et que nous commémorons aussi la fin de la profanation de Notre-Dame des Victoires. J’ignorais cet épisode, aussi suis-je heureux de vous citer les quelques lignes qu’y consacre le blogue du Mesnil-Marie:

“Le 17 mai, jour où l’on annonce que les Versaillais vont entrer par la porte Maillot, notre témoin écrit : “Les communeux ont pillé Notre-Dame des Victoires, et y ont fait toutes sortes de profanations. Après des crimes aussi horribles, n’avons-nous pas à craindre que la vengeance de Dieu ne tombe sur cette ville si coupable.”
Les communards aux abois avaient en effet commencé à allumer des incendies en plusieurs points de la capitale : le palais des Tuileries sera l’une des plus célèbres victimes de cette folie incendiaire.
Ils vinrent à la basilique de Notre-Dame des Victoires en trainant des barils de pétrole, malmenèrent les prêtres et les fidèles qui voulaient s’opposer à ce sacrilège, mais avant de livrer l’église aux flammes ils voulurent la piller et la profaner de manière systématique.
Le Tabernacle fut violé, les Saintes Hosties jetées à terre et piétinées ; la statue de la Vierge à l’Enfant fut dépouillée des couronnes offertes par le Bienheureux Pie IX, puis souillée de la plus ignominieuse façon ; les vases sacrés – que le curé avait pourtant tenté de préserver en les dissimulant dans le cénotaphe de Lully – furent profanés par des beuveries blasphématoires ; la châsse de Sainte Aurélie (jeune martyre des premiers siècles retrouvée dans les catacombes et dont les reliques avaient aussi été offertes à la basilique par le Bienheureux Pie IX) fut ouverte et ses ossements jetés au hasard ; le tombeau du saint abbé Desgenettes fut fracturé et sa tête, arrachée de son corps, piquée sur un fusil, fut promenée au milieu des rires et des blasphèmes…
En apprenant ces profanations, Sainte Catherine labouré déclara : “Ils ont touché à Notre-Dame des Victoires : ils n’iront pas plus loin!”
Le 24 mai, jour de la fête de Marie Auxiliatrice, après sept jours de profanations et de scènes orgiaques, les fédérés s’enfuirent au son du clairon des Versaillais : la basilique du Coeur immaculé de Marie avait été terriblement éprouvée, mais elle avait échappé aux flammes et la statue miraculeuse, malgré les profanations, restait debout!”

1 comment

  1. Au sujet de Mgr Darboy, archevêque de Paris fusillé par la commune, on peut rappeler ce que Léon Bloy écrivit:

    “Son exécution lui aurait été prédite par Maximin Giraud, un des jeunes voyants de la Salette, le 4 décembre 1868, au cours d’une entrevue au cours de laquelle Mgr Darboy s’était exprimé de manière négative sur les apparitions de la Vierge Marie qui eurent lieu en 1846 à La Salette :
    – “Votre prétendue Belle Dame, dit l’archevêque au jeune homme, il est stupide son discours”
    – “Monseigneur, répondit Maximin avec force, il est aussi vrai que la Sainte Vierge m’est apparue et qu’elle m’a parlé, qu’il est vrai qu’en 1871 vous serez fusillé par la canaille.”
    Aux personnes qui, trois ans plus tard à la prison de La Roquette où il était détenu, tentaient de le sauver Mgr Darboy répondait:
    “C’est inutile, Maximin m’a dit que je serais fusillé”.

    ( d’après “Celle qui pleure” – Léon Bloy – Mercure de France MCXXXIII).

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