1 million d’euros de déficit pour le diocèse de Poitiers

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Mgr Pascal Wintzer commence à solder les comptes de son prédécesseur Mgr Albert Rouet. Depuis deux ans, l’archidiocèse de Poitiers affiche un déficit de près d’un million d’euros. Tout en sachant que la banque a accordé un prêt du même montant, à rembourser d’ici fin 2014… Les journalistes à la petite semaine qui répètent sans cesse que l’Eglise croule sous l’or feraient bien d’aller y voir de plus près.

Mgr Wintzer, lui, cherche des solutions. En bon économe (on dirait même en bon père de famille), il cherche à réguler les dépenses. Pas comme ces socialistes qui cherchent de l’argent pour ne pas avoir à renoncer à leurs fastes et leur gabegie. Cela va loin pour le diocèse, comme le révèle l’archevêque :

« Le traitement des salariés n’a pas été revalorisé depuis deux ans, nous nous sommes inscrits dans une optique d’économies d’énergie. En outre, nous avons dû nous séparer de biens immobiliers ».

Des presbytères, des salles paroissiales, des maisons individuelles, des terrains, des calvaires, ce sont près de 150 biens qui ont été répertoriés depuis deux ans par le diocèse.

Autre conséquence de ce déficit : le basculement de Radio Accords sur le réseau national RCF, et un poste de technicien supprimé.

En revanche, il y a une décision qui semble incompréhensible au premier abord : le séminaire a été supprimé et les 4 étudiants sont partis à Orléans. D’ordinaire, le séminaire consacre l’avenir d’un diocèse et l’expérience montre que les rapprochements avec d’autres diocèses tendent à raréfier les vocations. Mais on peut aussi penser que Mgr Wintzer a invoqué les problèmes d’argent pour supprimer un séminaire contaminé par l’esprit progressiste de son prédécesseur et, en l’état, totalement irréformable. Auquel cas, c’est une solution de bon sens pour écarter le professorat. Dans quelques années, il sera loisible de récréer ex-nihilo un séminaire sur de bonnes bases.

La campagne d’appel aux dons pour le denier de l’Église débutera le 10 févier. Le denier est la première ressource financière du diocèse.

6 comments

  1. senex

    Les catholiques pratiquants (ceux qui payaient)sont lucides ;ils refusent l’herméneutique de la rupture avec le “n’importe quoi.”..”Faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages”,comme dit la sagesse populaire…

  2. Chartron Jacques

    Pendant des années Mr. Rouet a dit que c’était une chance pour l’Eglise que le nombre de fidèles soit très restreint: seule la qualité subsistait. Pas de fidèles, pas d’argent…

  3. Brothier

    “En bon père de famille”, cette expression me fait sourire… Je ne dirai pas cela de ce monsieur W. Toutes les personnes qui ont été non reconduits dans leur mission n’ont pas été accompagné dans leur fin de contrat. Oui il manque surtout d’humanité…
    Les problèmes de sous sont ce qu’ils sont mais les responsables écclésiaux peuvent avoir du respect pour ce qui les entourent…

    • Laroche

      Je vois que vous semblez bien au courant de la situation qui s”est abattue sur certains salariés, employés à mi temps, soit 600 euros net par mois, dont les CDI ont été rompus de manière unilatérale. L’humanité des responsables ecclésiaux déficiente l’est moins cependant lorsqu’il s’agit de laisser subsister des salaires à 3000 euros net par mois. Ce montant explique aussi les problèmes financiers du diocèse, mais pour Mgr Rouet, de nombreuses relations personnelles n’avaient pas de prix

  4. Barusseau Claude

    Oui, c’est un fait, l’Eglise pour laquelle j’ai donnée et donne encore, aussi longtemps que je le pourrai, ne roule pas sur l’or, en tout cas la nôtre ainsi que notre secteur pastoral, nous sommes de plus en plus pauvres, mais pourquoi???… Quand on nous supprime notre journal qui était ” MISSIONNAIRE ” depuis 60 ans, que nos messes du dimanche sont également supprimées, une seule désormais par mois et le samedi soir parceque notre prêtre est fatigué, jeune, mais fatigué et ne veut pas en dire deux le dimanche, alors nous les ””Chrétiens ”” nous devons tourner et encore et toujours tourner, beaucoup don moi-même 80 ans, oui, nous sommes nous aussi fatigués, alors notre recours
    c’est la messe catodique, vive la télé!.. alors ne nous étonnons plus si les chétiens ne veulent plus donner, nous, nous continuons à donner, car la situation est grave, et nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour que notre eglise locale puisse encore tenir, mais combien de temps encore. Depuis l’âge de 18 ans je me suis donné, je donne encore de ma personne de différente manière, mais je vous avopue que je suis bien découragé. Amicalement. CB

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