Après le MRJC, le CMR

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Le Salon Beige fait remarquer que le mouvement Chrétiens dans le Monde Rural a défendu par un communiqué signé de Mélanie Cacace (Responsable de la communication) daté du 30 janvier le MRJC et “le droit fondamental à l’avortement”, qui se trouve reproduit dans le communiqué du 19 janvier. Le CMR s’en prend même aux autorités, sans doute Vincent Neymon et Mgr Ginoux, qui ont osé condamner ces propos contraires à l’enseignement de l’Eglise :

“Nous CMR (Chrétiens dans le Monde Rural) avons bien pris connaissance du message du MRJC, à l’occasion de « La Marche pour la vie », et nous désapprouvons fortement les réactions violentes qu’il a suscitées, ainsi que la condamnation globale de la part de certains responsables d’Eglise”

Précision intéressante : l’adresse web (url) du CMR est un nom de domaine de la CEF :

Il serait donc intéressant de savoir ce qu’en pense la CEF, Vincent Neymon et les évêques de France.

Il serait aussi très utile de savoir comment fonctionnent ces mouvements d’Eglise, et notamment sur quels fonds : qui finance, combien ? Est-ce que l’argent des fidèles catholiques est utilisé à faire vivre ces organismes ?

22 comments

  1. Affaire MRJC suite et malheureusement pas fin !
    7 février 2018 louisjacquesfrancois

    Bonsoir,

    L’hypocrisie de la Conférence des Evêques de France (CEF), n’a pas de limite. Elle savait très bien que le MRJC soutenait l’Avortement et n’a pas dit mot. Par contre essayez de défendre la Vie de la conception à la mort naturelle dans votre diocèse et vous serez illico mis au ban de l’Eglise ! J’en parle en connaissance de cause puisque c’est ce qui met arrivé dans mon diocèse de Bayeux et Lisieux. Je suis un chrétien catholique pratiquant et depuis que je lutte ouvertement contre l’Avortement.

    Je suis interdit de :

    Interdit de Lecture de la Parole de DIEU pendant les offices. Une anecdote: Le sacristain de mon église m’avait demandé de lire la 2ème lecture à la messe du dimanche; en son temps, je me suis donc approché du micro pour lire et en pleine messe, le curé m’a carrément fait savoir qu’il n’y aurait pas de 2ème lecture ce dimanche !
    Interdit de donner la communion
    Interdit d’animer les chants
    Interdit de porter l’eucharistie aux malades.

    Et cela avec l’accord implicite de l’Évêque du diocèse de Bayeux et Lisieux, Mgr Jean-Claude BOULANGER !

    Une anecdote personnelle, j’ai été EXPULSE, manu militari par la police, de la Basilique de Lisieux pour avoir déambulé silencieusement dans la Basilique, vide de tout office, pour m’être permis de passer dans les traverses de bancs avec un pancarte au cou, qui dénoncé le crime de l’Avortement et demandait d’aller manifester notre désapprobation au crime de l’Avortement à Paris !

    Et vous pensez que la Conférence des Evêques de France (CEF) n’était pas informée des pratiques de l’Avortement dans l’Eglise Catholique? C’est le même traitement qui est réservé à ceux qui dénoncent le crime de la pédophilie par des ecclésiastiques. L’Affaire du Cardinal BARBARIN est là pour nous le rappeler. Mais OFFICIELLEMENT ils ne savaient RIEN !

    Je sais que Notre Seigneur JESUS-CHRIST est bon et patient, mais Il est JUSTE. Et s’ils ne se convertissent pas et persistent dans leur mensonge, j’ai peur pour eux qu’ils passent à côté de la Résurrection à la suite, et au côté, de Notre Seigneur JESUS-CHRIST.

    Que DIEU qui est Père, Fils et SAINT-ESPRIT, vous bénisse et vous garde dans Sa Paix et Sa Joie !

    Gloire à la SAINTE TRINITE !

    Merci !

    JFL

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    Avortement : le CMR (Chrétiens dans le Monde Rural) défend le MRJC et « le droit fondamental à l’avortement »

    Le communiqué m’avait échappé : il est daté du 30 janvier. Sur son site très officiel (l’url est même un nom de domaine de la Conférence des évêques de France -cef), le MRC soutient sans équivoque le MRJC sous le titre « Pour que le débat s’ouvre au sein de l’Église » et s’en prend même aux autorités ecclésiales qui ont repris le MRJC. Ce communiqué montre qu’il y a bien un problème de fond avec ces mouvements reconnus par l’épiscopat et que le communiqué initial du MRJC ne constitue par une maladresse ni une erreur de jeunesse :

    Capture d’écran 2018-02-07 à 17.12.23« Nous CMR (Chrétiens dans le Monde Rural) avons bien pris connaissance du message du MRJC, à l’occasion de « La Marche pour la vie », et nous désapprouvons fortement les réactions violentes qu’il a suscitées, ainsi que la condamnation globale de la part de certains responsables d’Eglise. Le MRJC est très à l’écoute de la vie réelle et concrète des jeunes de sa génération et particulièrement des jeunes femmes confrontées à la difficile question de l’accueil de la vie.

    En lien avec ce mouvement d’Action Catholique, le CMR partage le souci de l’importance du dialogue dans l’Eglise sur toutes questions sociétales particulièrement celles qui sont confisquées par un courant catholique qui veut ‘dogmatiser’ ses seules réponses. La réalité complexe des situations vécues ne cesse de nous interroger et nous ne pouvons nous contenter d’y opposer des réponses fermées ou perçues comme telles qui excluent des personnes en situation de fragilité. Comme le dit le pape François ‘entre l’idée et la réalité, il faut instaurer un dialogue permanent, en évitant que l’idée finisse par être séparée de la réalité’. Evangelii Gaudium 231″

    Et pour que les choses soient bien claires, le MRC fait suivre ce communiqué de celui du MRJC, du 19 janvier non modifié, qui défend le droit fondamental à l’avortement :

    Capture d’écran 2018-02-07 à 17.09.38Commençons par dialoguer du financement du MRC et du MRJC : d’où vient l’argent et combien ? Quels sont les diocèses qui financent ces mouvements ? Combien donne la CEF ?

    Michel Janva

  2. Eve

    Où donc, dans l’Evangile ces deux mouvements de ruraux ont-il trouvé :
    ” “le droit fondamental à l’avortement” ???
    Saint Paul a écrit :”si nous-mêmes ou quiconque ou un ange du ciel apporte un autre Evangile
    qu’il soit anathème “!!!

  3. Bouteiller

    il me semble que les personnes doivent être respectées, car ce sont des créatures de Dieu. Mais ce n’est pas pour autant que tous les actes qu’elles font doivent être approuvés, sans discernement.
    le respect de la vie de la conception jusqu’à la mort naturelle doit rester un principe fondamental et inaliénable, quelque soit le motif ou les raisons invoquées.
    De plus, je n’ai jamais entendu dire de quelqu’un, Femme ou Homme: “elle ou j’attends un fœtus”; “elle ou j’attends un amas de cellules”.

  4. lnoelle

    pourquoi posez vous des questions dont nous connaissons les réponses? pourquoi donner de l’argent à l’église pour financer de tels mouvements , pourquoi ne pas le donner aux monastères, aux abbayes beaucoup plus fréquentés que beaucoup de nos paroisses où beaucoup d’entre nous vont chercher ce qu’ils ne trouvent pas chez eux – nous le savons tant que le génération post soixante huitarde et post concilliaire sévira (je la connais, j’en suis)nous connaitrons cela ; alors prions pour la nomminations d’éveques attachés aux vraies valeurs de l’évangile et pour le courage de la nouvelle génération!
    (bien que je ne rejette pas cette sensibilité, je ne suis pas dite “intégriste”)

  5. Hervé Soulié

    L’utilisation par ces mouvements du nom de domaine “CEF” démontre la complicité du noyau dirigeant dur des évêques avec ces mouvements pro-avortement.
    C’est dégoûtant.

  6. dj86

    Le MCR écrit notamment:

    “La réalité complexe des situations vécues ne cesse de nous interroger et nous ne pouvons nous contenter d’y opposer des réponses fermées ou perçues comme telles qui excluent des personnes en situation de fragilité.”

    Question au MCR: qui est plus fragile que l’enfant à naître ?

  7. A. F.

    La question n’est pas d’avoir “un débat” au sein de l’Eglise.
    La question est que ces gens-là qui ne sont pas chrétiens doivent dégager une bonne fois pour toutes.

  8. Jacques

    Cela fait quelques années que je ne finance plus aveuglément les mouvements d’action catholique, le CCFD, le secours catholique, le denier du culte.
    Il reste suffisamment de bonnes œuvres à soutenir : la construction d’un séminaire, les chrétiens d’Orient, une école vraiment catholique, les petites sœurs des pauvres, un curé priant qui évangélise…
    Asséchons financièrement ceux qui utilisent l’argent des chrétiens pour déchristianiser la France et le monde !

  9. L’affaire MRJC (suite)
    8 février 2018

    Bonjour,

    Cette affaire ne cessera que lorsque trois choses ne soient résolues:

    1 – Que le Mouvement Rural de la Jeunesse « Chrétienne » – MRJC – dise CLAIREMENT qu’il à changé d’avis et qu’il s’excuse, et que désormais il combat ce fléau de l’Avortement.

    2 – Que la Conférence des Évêques de France – CEF – dise CLAIREMENT que le Mouvement Rural de la Jeunesse « Chrétienne » cesse de faire partie des mouvement chrétiens, en cas de refus par ce Mouvement de dénoncer l’Avortement; et ne peut plus être un Mouvement de l’Eglise catholique et qu’elle cesse de lui verser un centime, somme qu’elle n’aurait JAMAIS dû payer.

    3 – Que la CEF réclame les subventions (pots de vin) versées au MRJC, plus de 500 000 € par an, pendant X années, soit depuis que le MRJC soutient l’Avortement.

    Que DIEU qui est Père, Fils et SAINT-ESPRIT, vous bénisse et vous garde dans Sa Paix et Sa Joie !

    Gloire à la SAINTE TRINITE !

    merci !

    JFL

    8888888

    MRJC : les bienfaits d’une polémique

    4101_36ae3f1173950bc73b0f2107266eb35bVoici déjà deux ou trois fois en dix jours que l’on nous dit que la polémique sur le MRJC est close, que le mouvement s’est excusé et que chacun peut « retourner sous sa tente » comme on dit dans l’Ecriture Sainte.

    Pour ceux qui auraient manqué les épisodes précédents, de quoi s’agit-il ?

    Le 20 janvier, le Mouvement rural de la jeunesse chrétienne (MRJC) a publié un communiqué diffamatoire contre la Marche pour la vie (en écriture inclusive s’il vous plaît !), dans lequel, non content d’insulter les défenseurs de la vie innocente, il vantait le « droit fondamental » à l’avortement. Il devrait être évident pour tout le monde (et plus spécialement pour des catholiques) que, dès lors qu’existe un droit fondamental à l’avortement, il ne peut plus exister de droits de l’homme du tout : si le droit à la vie de l’innocent est nié, aucun droit ne tient plus. Et, d’ailleurs, ce n’est pas simplement de la théorie : toute personne qui a des yeux pour voir peut constater que notre société devient de plus en plus ce fameux état de nature décrit par Hobbes comme la guerre de tous contre tous. Mère Teresa l’avait dit : « Le plus grand destructeur de la paix, aujourd’hui, est le crime commis contre l’innocent enfant à naître. »

    Ce communiqué du MRJC suscita un tollé. Il déclencha aussi une réaction de Vincent Neymon, directeur de la communication de la conférence des évêques de France qui déclara très nettement : « Ces propos sur l’avortement sont contraires à ce que dit l’Eglise. » En conséquence de quoi, il demandait le retrait du communiqué. A ma connaissance, cette netteté était une première pour la communication de la CEF depuis 40 ans. Et ce fut le premier bienfait de cette polémique.

    Pour éteindre l’incendie, le MRJC proposa un communiqué correctif… qui ne corrigeait rien : il maintenait les diffamations contre la Marche pour la vie et demandait l’ouverture d’un « dialogue » sur la question de l’avortement dans l’Eglise.

    Il ne s’agissait certes plus d’un refus clair et net de la doctrine catholique sur la défense de la vie innocente, mais, en réclamant que ce point soit mis en débat, le MRJC continuait à se placer en dehors de l’Eglise. Le propre d’un principe non négociable, c’est évidemment qu’il ne peut pas être débattu.

    Mais le plus grave était à venir : on apprit quelques heures plus tard que ce mouvement, à l’orthodoxie singulièrement « problématique », avait reçu plus de 574 000 € de l’épiscopat en 2016 et que l’un des trois jeunes envoyés pour représenter la France au pré-synode sur la jeunesse serait issu de ce mouvement.

    Mgr Ginoux, évêque de Montauban, monta courageusement au créneau (en précisant qu’il était soutenu par une quinzaine d’évêques) et demanda que l’on cesse de financer ce mouvement avec l’argent des catholiques. Il s’interrogea aussi sur le fait que des grands mouvements de jeunesse, comme les Scouts d’Europe ou la communauté de l’Emmanuel, fidèles à l’enseignement de l’Eglise, et autrement plus dynamiques que le MRJC, ne soient pas représentés au synode, alors que le MRJC, en fort déclin et bien éloigné de l’enseignement catholique, lui, était supposé y représenter les jeunes catholiques de France.

    Le polémique ne désenflant pas – et un appel au boycott du denier du culte se répandant sur les réseaux sociaux –, la conférence épiscopale reçut le mouvement le 29 janvier. Au passage, signalons qu’il ne s’agissait pas d’un acte d’autorité ni d’une convocation, comme on l’a parfois lu, mais d’une réunion prévue de longue date.

    S’en est suivi un communiqué (bizarrement non signé du MRJC) qui, après avoir évoqué la liberté de parole et l’attachement des évêques à la culture de vie, se concluait ainsi : « Une rencontre suscitée ce jour avec les responsables du MRJC et leur aumônier a permis de clarifier ce sur quoi il y avait eu interpellation, et de nous remettre d’accord sur le pacte de confiance qui oblige un mouvement d’Église. »

    Comme il était prévisible, ce communiqué ne résolut rien.

    Face à une polémique déclenchée par le refus d’un mouvement d’Eglise d’adhérer à un principe non négociable, il n’existe en effet que deux façons de trancher : soit le mouvement se rétracte et affiche clairement son adhésion à ce principe ; soit l’Eglise lui retire son caractère de « mouvement d’Eglise ».

    Le communiqué du 29 janvier ne faisant ni l’un ni l’autre, suscita l’amusement de « Libération », quotidien peu connu pour sa connaissance des arcanes de l’Eglise catholique, et moins encore pour sa défense des principes non négociables, qui notait (hélas avec raison) : « Sur le fond, le MRJC n’a rien lâché. »

    Nous en sommes là.

    Depuis ce communiqué, on ne cesse de nous dire que la polémique est close. Mais, encore une fois, elle ne peut pas l’être de cette façon. Elle ne peut l’être que par l’adhésion claire et sans ambiguïté du MRJC à la défense de toute vie humaine innocente, de sa conception à sa mort naturelle, ou par la déclaration, elle aussi claire et sans ambiguïté, des évêques de France que le MRJC ne peut plus être considéré comme un mouvement catholique.

    J’entends bien que certains craignent, « en haut lieu », que cette polémique n’ait des conséquences graves sur les recettes de l’Eglise de France et préfèrent jouer l’apaisement. Mais il est extrêmement facile d’éviter toute hémorragie des recettes : il suffit de répondre à ces deux questions simples : oui ou non, le MRJC s’oppose-t-il avec détermination à l’avortement ? Et, si non, continuera-t-il à recevoir de l’argent des évêques de France ?

    On me rétorquera peut-être qu’une diversité de points de vue est légitime dans l’Eglise. Certes. Mais pas sur tout. Cela se disait naguère ainsi : in necessariis unitas, in dubiis libertas, in omnibus caritas – dans les choses nécessaires (comme les dogmes ou, en l’occurrence, le respect de la loi naturelle, l’unité ; sur les questions douteuses, la liberté ; en tout, la charité.

    Imaginons un instant que le MRJC, pour « améliorer » les relations avec l’islam, dénonce les haineux partisans du concile de Nicée et demande que l’on « ré-ouvre un espace de dialogue au sein de l’Eglise » (pour reprendre son jargon) sur la Trinité – de la même façon que, pour « améliorer » ses relations avec la gauche libertaire, il a soutenu la loi Taubira ou qu’il soutient aujourd’hui l’avortement, dénonce la « haine » de la Marche pour la vie et demande un « espace de dialogue » sur « l’IVG » dans l’Eglise. Bien sûr, on lui dirait que la Trinité n’est pas facultative dans l’Eglise. On peut en débattre, on peut avoir une liberté de parole, car il existe bien des voies d’approfondissement de ce grand mystère. Mais on ne peut pas débattre de son existence même : soit on est catholique et l’existence de la Trinité est une réalité qui s’impose à nous ; soit on n’est pas catholique. De la même façon, on peut débattre de l’avortement pour réfléchir aux stratégies pour le supprimer à long terme, pour en diminuer les catastrophiques effets à court terme… Tout le monde n’est pas sans doute appelé, dans l’Eglise, à s’engager en politique, de même que tout le monde n’est pas appelé à rejoindre une antenne d’écoute pour les femmes en détresse. Mais on ne peut débattre de l’opportunité d’appliquer ou non la loi naturelle ; tout le monde doit s’opposer au « crime abominable » dont parle Vatican II.

    Pour revenir à la question du denier du culte et des recettes de l’Eglise, si la conférence épiscopale ne peut pas trancher la question de la catholicité du MRJC, il faut impérativement que les évêques le fassent pour leur propre diocèse. Pour nous, catholiques, donner au denier du culte est une obligation morale grave. Mais nous ne pouvons, en conscience, dans l’état actuel des choses (dont j’espère de tout mon cœur qu’il va changer rapidement par le retour du MRJC dans le périmètre visible de l’Eglise catholique), pas donner à un diocèse qui ne dirait pas de la façon la plus nette qu’il refuse de subventionner, directement ou indirectement, un mouvement non catholique.

    Or, d’après ce qu’a expliqué Mgr Ginoux à « Famille chrétienne », la CEF ponctionne les diocèses. Cela semble logique pour financer les services nationaux. Mais il faut impérativement, si l’on veut éviter une hémorragie financière, que les évêques, d’une part, refusent de subventionner directement le MRJC, et, d’autre part, puissent exiger que la somme que leur diocèse verse à la CEF annuellement ne soit utilisée que pour des mouvements dont ils pourraient vérifier la catholicité.

    Ces deux conditions découlent logiquement de la notion même de principe non négociable.

    Il serait d’ailleurs sain que le site internet de la CEF et celui de chaque diocèse dise publiquement quelles associations reçoivent quelles sommes.

    Si ces mesures de clarté élémentaires n’étaient pas rapidement prises, il est probable qu’un nombre croissant de catholiques en tireraient les conséquences et verseraient leur denier du culte, non plus nécessairement dans leur diocèse, mais dans les diocèses qui auraient fait le nécessaire pour rassurer les fidèles sur l’utilisation de leurs dons.

    En tout cas, d’ores et déjà, cette polémique a eu d’heureux effets. D’abord, parce qu’elle clarifie la notion de principes non négociables (dont l’Eglise de France n’était guère familière voici quelques années, c’est le moins que l’on puisse en dire). Par ailleurs, nous autres, catholiques pro-vie, avions parfois pris l’habitude de nous faire insulter par nos propres pasteurs ; il est réjouissant de voir bon nombre de ces derniers s’engager résolument dans la défense de la vie innocente. Je sais bien que les journalistes bien-pensants vont encore parler de « radicalisation ». Mais nous leur répondons bien volontiers que, oui, bien sûr, notre engagement à la suite du Christ est un engagement radical, dans lequel, malgré nos faiblesses et nos péchés, nous voulons engager toute notre vie ! Enfin, je ne trouve pas que ce soit un petit avantage que de comprendre un peu mieux comment sont financés les mouvements catholiques et donc de pouvoir commencer à faire un peu de ménage pour réserver l’argent des catholiques aux mouvements qui se préoccupent d’évangéliser et de promouvoir la vision catholique de l’homme et de la société.

    Ne serait-ce que pour ces trois bienfaits du « MRJCgate », il faudrait se réjouir de cette polémique. Mais j’ai bon espoir que ces bienfaits soient bientôt augmentés d’une clarification sur l’utilisation de nos dons à l’Eglise. Et, surtout, par le retour, que j’espère prochain, de frères égarés à la lumineuse doctrine du Christ, dans son intégralité et sa radicalité !

    Guillaume de Thieulloy

    Directeur du Salon beige

    Le Salon Beige

  10. abbé Guy Pagès

    “Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors comme le sarment et il se dessèche ; on les ramasse et on les jette au feu et ils brûlent. (Jn 15.6)”

  11. TONY

    Il aura été donné à notre époque de voir et d’entendre des voix “chrétiennes” soutenir l’avortement!
    Et ce avec le silence assourdissant de beaucoup d’évêques et de prêtres! Le dernier rempart à la barbarie de l’infanticide est tombé.
    Eglise de Jésus Christ , es-tu encore mienne? Tu laisses sacrifier des Innocents sans lever la voix, te taisant, et te conformant à la pensée antihumaine des puissants et des démons. Tu ne reprends pas les Frères qui sont un chemin de perdition et qui vont manquer leur Vie et leur Salut Eternel.
    Qui prendra la voix du Cardinal Saliège dénonçant la Shoah et l’immense offense faite au Peuple élu, qui prendra la voix du Grand Jean Paul II qui fut le Pape de la Défense de la Vie et fit trébucher l’hydre Communiste. Qui prendra leur Voix, qui sera un vrai Prophète? Peut-être un rescapé des avortoirs!

    • Courivaud

      Merci, cher Tony, d’avoir évoqué le courage du cardinal Saliège.
      On peut aussi évoquer le courage de l’évêque de Münster, en Allemagne, Mgr von Galen, protestant contre les pratiques d’euthanasie décrétées par le “gouvernement” du IIIème Reich.

      Toute complicité vis-à-vis de LOIS ou de REGLEMENTS qui enfreignent la loi naturelle est punie par l’Eglise catholique, en application de son magistère ; les évêques qui, par leur silence et leur abstention pratique, se montrent ainsi complices, sont AUSSI concernés par cette punition.

      Le sait-on à la CEF ?

  12. Gilberte

    Même la nouvelle messe depuis Vatican II est obsolète car la prière eucharistique III commence par:”Tu es vraiment saint, Dieu de l’univers, et toute la création proclame ta louange, car c’est toi qui donne la vie … On voit mal comment on peut se permettre de la supprimer, alors modernisons la messe, on a l’habitude

  13. Pagès

    Faire d’une pierre deux et peut-être coups :

    1) Retrancher, comme la gangrène, le MRJC et maintenant le MCR du nombre des mouvements catholiques.
    2) Procéder à un examen rigoureux et public de toutes les autres dépenses de la CEF.

    Cela aura pour effets :

    1) de faire faire de substantielles et certainement bienvenues économies à la CEF.
    2) de lui permettre de retrouver un peu de crédibilité qu’elle ne cesse si dangereusement de dilapider.

    3) A quand une confession publique de nos évêques reconnaissant leurs péchés de lâcheté, leurs compromissions et leurs trahisons (Jc 5.16), avant qu’ils ne le fassent au Jour du Jugement?

  14. Courivaud

    Cher Monsieur l’abbé,

    Vous savez, on peut douter d’un retour de crédibilité de la CEF. Cela fait près de 50 ans que cette association dont le statut canonique est mis en doute (sans réponse d’ailleurs des juristes du saint-Siège, ou du moins une réponse satisfaisante) se comporte ainsi.

    Je crois qu’il faut “aller à l’ANTICOR”, mais surtout c’est à nous, fidèles, de prendre cette initiative afin de “libérer les évêques” (je ne dirai pas “libérer la parole”, c’est en ce moment très connoté, au sens péjoratif) qui doivent redevenir “les maîtres” pour l’expression du magistère de l’Eglise.

  15. Cela ne suffit pas !
    10 février 2018 louisjacquesfrancois

    @Mgr Georges Pontier

    Bonjour,

    Pour qui nous prend-on ? Pour des vaches à lait ?

    A propos du scandale du « Mouvement Rural de la Jeunesse « catholique » » – MRJC -, la simple excuse de la « Conférence des Evêques de France » – CEF – est loin, très loin, de satisfaire le simple catholique pratiquant que je suis.

    Enfin, voilà des ecclésiastiques, qui soutiennent financièrement les pro-Avortements et ils ne savaient pas ? Nous prennent-ils pour des demeurés ou des imbéciles ! Personnellement, dans mon diocèse de Bayeux et Lisieux, j’ai la preuve qu’ils étaient très bien au courant. Ils n’hésitez pas à museler ceux qui dénonçaient ce fléau de l’Avortement. J’en ai, personnellement, été la victime.

    Je dis qu’il faut aller jusqu’à la démission de la « Conférence des Evêques de France » -CEF -. L’Affaire du »Mouvement Rural de la Jeunesse « chrétienne » « , n’est que la partie visible de l’iceberg. Rien ne sera réglé avant cette démission.

    Que DIEU qui est Père, Fils et SAIN T-ESPRIT, vous bénisse et vous garde dans Sa Paix et sa Joie !

    Gloire à la SAINTE TRINITE !

    Merci !

    JFL

    8888888

    09 février 2018
    Affaire du MRJC et conscience du donateur : L’Eglise peut-elle continuer à financer un mouvement qui bafoue ses principes intangibles ?

    De Cécile Edel, vice-présidente de la Marche pour la vie et présidente de Choisir la vie :

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    Le flou demeure après le débat suscité par le MRJC sur le « droit fondamental à l’avortement ». Au débat sur le fond s’ajoute le malaise lié à la question du financement de ce mouvement par l’Eglise. Loin d’être le simple versant matériel et secondaire de cet épineux dossier, cette subvention met en cause le respect de la conscience des contributeurs au denier du culte.

    Consentir un don, c’est donner des moyens d’action ! Ainsi le croyant donne-t-il à l’Eglise pour œuvrer en accord avec l’Evangile et avec sa conscience.

    Cette question de la conscience, Choisir la vie y est sensible depuis sa création. Nommée AOCPA (association pour l’objection de conscience à toute participation à l’avortement) quand elle fut créée, en 1982, notre association a d’abord en effet cherché à contourner les effets de la loi Roudy et du remboursement de l’avortement par le budget de l’Etat. L’objectif était alors que le contribuable ne soit plus obligé d’être complice d’un acte que sa conscience réprouvait. D’aucuns comprendront donc notre réactivité sur le sujet soulevé par « l’affaire » MRJC. Les 574 000 euros de subvention annuelle versés par l’Episcopat français font inévitablement de nous, donateurs, les complices d’une idéologie qu’il est sensé contrer et que nous combattons depuis plusieurs décennies. Nous ne pouvons l’accepter.

    La CEF a-t-elle clarifié la situation ?

    L’expression, par voie de communiqué, d’une « distance » prise avec la Marche pour la Vie et d’une reconnaissance d’un « droit fondamental à l’avortement » est à l’origine de la controverse. Le recadrage de la Conférence des Evêques de France (CEF) était inévitable. Est-il de nature à modifier les positions des responsables du MRJC ? Personne de sensé ne peut le croire. La CEF a été certes ferme sur les principes, mais elle n’a aucun pouvoir sur les consciences obscurcies depuis des années. Ces derniers continueront donc à agir selon leurs convictions, avec un militantisme affiché, et sans respect pour les points non négociables de l’Eglise dont ils font pourtant partie. Le respect de la vie reste, à leurs yeux, contrebalancé par un « droit fondamental » à l’avortement. Et les jeunes qui leur sont confiés continueront sans doute à bénéficier de leur week-end de formation militante « LGBTQ et féminisme en milieu rural »… Le tout visiblement financé à hauteur de 1/5 par les contributeurs au denier du culte, qui abonde les finances de nos diocèses.

    L’enjeu : notre confiance à l’égard de l’Eglise et de nos pasteurs

    Déçus, nous le sommes, oui ! A l’heure où les repères sont dilués et les convictions endormies, le manque de fermeté de nos Pasteurs confirme d’une part les plus indécis dans leur syncrétisme moral et, d’autre part, il blesse la confiance que de nombreux fidèles placent en eux, pour coordonner une action en accord avec le message de l’Evangile. L’épiscopat français est-il un bon berger, pour une part garant de nos actes et gardien de nos consciences ?

    Il faut malheureusement affirmer que la CEF reste au stade de l’affirmation des principes, mais pèche par manque de fermeté, que son statut de « mère » lui impose. L’honnêteté intellectuelle et financière impose en effet que chacun prenne ses responsabilités. La CEF ne peut se contenter sur ce point d’une rencontre et d’un communiqué… Elle doit aux fidèles et à ses donateurs davantage de clarté et doit sanctionner fermement un mouvement qui se détache de l’enseignement multiséculaire de l’Eglise du Christ. Surtout, elle ne peut mettre volontairement ses fidèles en porte à faux avec leur conscience. Quant au MRJC, il doit avoir le courage d’assumer ses convictions et rechercher un autre mode de financement, compatible avec ces dernières.

    Michel Janva

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